{"id":1898,"date":"2021-03-20T09:07:53","date_gmt":"2021-03-20T08:07:53","guid":{"rendered":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.ovh\/lireecrireterrasson\/?p=1898"},"modified":"2021-03-20T09:07:53","modified_gmt":"2021-03-20T08:07:53","slug":"atelier-de-confinement-mars-2021-jeu-2-ambiance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/2021\/03\/20\/atelier-de-confinement-mars-2021-jeu-2-ambiance\/","title":{"rendered":"Atelier de confinement Mars 2021, jeu 2, ambiance"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Jeu 2&nbsp;: <\/strong><strong>ambiance<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Recr\u00e9er un moment d\u2019une journ\u00e9e d\u2019\u00e9t\u00e9 en privil\u00e9giant les sensations physiques.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ambiance senstivale .<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les vaguelettes clapotent dans les ruisseaux qui d\u00e9gringolent de la plage .&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les grains de sable emport\u00e9s par la mar\u00e9e froufroutent et les bernard-l&rsquo;ermite glougloutent , bouscul\u00e9s par le courant descendant .<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Mes l\u00e8vres se d\u00e9lectent de ce petit d\u00e9p\u00f4t sal\u00e9 , accroch\u00e9 au coin de ma bouche .<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>En marchant , pour rejoindre , au loin , cette ligne bleut\u00e9e , moutonnante , des algues naufrag\u00e9es chatouillent mes doigts de pieds .<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Une odeur d\u00e9licate , fragment\u00e9e nimbe l&rsquo;espace et ravit mes papilles .&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Enchant\u00e9e de cette atmosph\u00e8re enveloppante , je zigzague tel un crabe vers l&rsquo;horizon azur\u00e9 o\u00f9 la terre et le ciel se confondent .<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>HGT<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je m&rsquo;allonge sur l&rsquo;herbe drue et je ferme les yeux. Le contact de la terre chaude sous mon corps, les chatouilles des brins d&rsquo;herbe sous mes doigts. La caresse du soleil et du l\u00e9ger vent sur mon visage, mes jambes, mes orteils. Le bruit du clapotis de l&rsquo;eau dans le ruisseau, tout proche. Les feuilles des arbres qui s&rsquo;agitent. Le chant de plusieurs esp\u00e8ces d&rsquo;oiseaux, comme si ces derniers dialoguaient entre eux. Le bourdonnement des abeilles, des insectes, l&rsquo;aboiement des chiens au loin. L&rsquo;odeur des fleurs, des plantes, de la terre labour\u00e9e, de l&rsquo;air \u00e0 la fois sec et doux. Derri\u00e8re mes yeux clos je devine l&rsquo;intensit\u00e9 de la lumi\u00e8re. Je joue avec cette lumi\u00e8re en resserrant ou en desserrant mes paupi\u00e8res, tout s&rsquo;obscurcit ou tout devient plus clair selon mes envies. Je ne pense plus \u00e0 rien si ce n&rsquo;est \u00e0 toutes ces sensations offertes par mes sens. Je constate que seul le go\u00fbt n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9. Je profite encore de ce moment d&rsquo;\u00e9t\u00e9 avant de me lever, lentement, pour aller siroter une grenadine.<\/p>\n\n\n\n<p><em>LD<\/em><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><em>&nbsp;<\/em><em>Pour occuper cette chaude journ\u00e9e d\u2019\u00e9t\u00e9, papa propose d\u2019aller au bord de son ruisseau.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il le connait depuis toujours&nbsp;; donc, c\u2019est son ruisseau. S\u2019y rendre est d\u00e9j\u00e0 un peu aventureux pour mes jambes de petites filles, entre herbes hautes et orties \u00e0 \u00e9viter. Il faut aussi transporter panier de victuailles, , nappe, serviettes, bou\u00e9es\u2026Enfin, c\u2019est l\u2019heure d\u00e9licieuse o\u00f9 je peux plonger les pieds dans l\u2019eau fra\u00eeche. Le sable dor\u00e9 scintille comme un arbre de No\u00ebl. Papa s\u2019adonne au plaisir de traquer les truites. Le soleil est au-dessus de nous mais les arbres nous procurent encore une fra\u00eecheur bienfaisante.<\/p>\n\n\n\n<p>Midi \u2013 les d\u00e9lices pr\u00e9par\u00e9s pour le pique-nique sont \u00e9tal\u00e9s sur la nappe color\u00e9e d\u00e9di\u00e9e \u00e0 ces agapes. Quiches, terrines et salades, melons, fraises, avec leurs couleurs acidul\u00e9es et leurs parfums s\u2019offrent au regard des gourmands impatients.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mains et les assiettes se tendent, les plats se vident dans une joyeuse cacophonie. Le soleil dore les \u00e9paules nues et fait appara\u00eetre un vol de chapeaux qui se posent sur les petites t\u00eates. La chaleur devient plus \u00e9crasante. Apr\u00e8s le pique-nique, le silence se fait. Des effluves de caf\u00e9 luttent avec le parfum de la cr\u00e8me solaire. Les heures s\u2019\u00e9tirent doucement entre somnolence, lecture ou confidences chuchot\u00e9es. Seuls, le murmure de l\u2019eau qui clapote sur les rochers et le bruissement de quelques insectes qui butinent troublent la douce torpeur qui r\u00e8gne au bord du ruisseau.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les pieds dans l\u2019herbe encore fra\u00eeche, c\u2019est le moment pour moi de r\u00eaver, de contempler le lac au loin qui miroite. Instants de gr\u00e2ce o\u00f9 tout est suspendu.Pour occuper cette chaude journ\u00e9e d\u2019\u00e9t\u00e9, papa propose d\u2019aller au bord de son ruisseau.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il le connait depuis toujours&nbsp;; donc, c\u2019est son ruisseau. S\u2019y rendre est d\u00e9j\u00e0 un peu aventureux pour mes jambes de petites filles, entre herbes hautes et orties \u00e0 \u00e9viter. Il faut aussi transporter panier de victuailles, , nappe, serviettes, bou\u00e9es\u2026Enfin, c\u2019est l\u2019heure d\u00e9licieuse o\u00f9 je peux plonger les pieds dans l\u2019eau fra\u00eeche. Le sable dor\u00e9 scintille comme un arbre de No\u00ebl. Papa s\u2019adonne au plaisir de traquer les truites. Le soleil est au-dessus de nous mais les arbres nous procurent encore une fra\u00eecheur bienfaisante.<\/p>\n\n\n\n<p>Midi \u2013 les d\u00e9lices pr\u00e9par\u00e9s pour le pique-nique sont \u00e9tal\u00e9s sur la nappe color\u00e9e d\u00e9di\u00e9e \u00e0 ces agapes. Quiches, terrines et salades, melons, fraises, avec leurs couleurs acidul\u00e9es et leurs parfums s\u2019offrent au regard des gourmands impatients.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mains et les assiettes se tendent, les plats se vident dans une joyeuse cacophonie. Le soleil dore les \u00e9paules nues et fait appara\u00eetre un vol de chapeaux qui se posent sur les petites t\u00eates. La chaleur devient plus \u00e9crasante. Apr\u00e8s le pique-nique, le silence se fait. Des effluves de caf\u00e9 luttent avec le parfum de la cr\u00e8me solaire. Les heures s\u2019\u00e9tirent doucement entre somnolence, lecture ou confidences chuchot\u00e9es. Seuls, le murmure de l\u2019eau qui clapote sur les rochers et le bruissement de quelques insectes qui butinent troublent la douce torpeur qui r\u00e8gne au bord du ruisseau.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les pieds dans l\u2019herbe encore fra\u00eeche, c\u2019est le moment pour moi de r\u00eaver, de contempler le lac au loin qui miroite. Instants de gr\u00e2ce o\u00f9 tout est suspendu.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>DDou<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord une odeur de vase et d\u2019iode m\u00eal\u00e9es, \u00e0 laquelle la brise frisquette ajoute celle de la cr\u00e9osote qui recouvre les hangars \u00e0 bateaux et les cabanes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, la lumi\u00e8re douce du petit matin sur le bassin&nbsp;; la m\u00eame blancheur de la mer et du ciel sans fronti\u00e8re\u2026 comme une page ponctu\u00e9e de signes myst\u00e9rieux\u2026 une sorte de partition compos\u00e9e par les piquets des parcs coiff\u00e9s \u00e7a et l\u00e0 de mouettes endormies.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le silence, serein, \u00e0 peine soulign\u00e9 par le clapotis des vaguelettes et le tac-tac du moteur \u00e0 deux temps d\u2019une pinasse au loin.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019eau fra\u00eeche saisit les chevilles et les mollets qui se souviennent encore de la chaleur du lit, tandis que je ram\u00e8ne le cano\u00eb sur la berge. Le bref tintamarre de l\u2019attirail sur la coque m\u00e9tallique c\u00e8de la place \u00e0 la cadence l\u00e9g\u00e8re du passage r\u00e9gulier des pagaies dans l\u2019eau.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la zone de p\u00eache, le fr\u00eale esquif d\u00e9rive sans bruit. Sans une parole, dans une douce torpeur on attend la secousse br\u00e8ve dans le poignet, plus ou moins vive , l\u2019\u00e9clair d\u2019argent qui jaillira des profondeurs pour retomber dans le bateau, \u00e0 moins que dans un \u00e9lan ultime le poisson se d\u00e9tache avant de dispara\u00eetre, alors que la tension du fil se rel\u00e2che lentement.<\/p>\n\n\n\n<p>Les heures passent dans une langueur de loutre, au ralenti, avec la mar\u00e9e, les piquets disparaissent progressivement du paysage maintenant inond\u00e9 d\u2019un soleil implacable qui br\u00fble tout ce qui d\u00e9passe des v\u00eatements ou du chapeau. La vie reprend dans le cri des mouettes, le bruit plus r\u00e9guliers des moteurs et , au loin, les rumeurs de la ville qui s\u2019\u00e9veille. Les vagues provoqu\u00e9es par le passage d\u2019un engin \u00e0 moteur choque la coque et nous fait tanguer un instant, et la paix s\u2019installe \u00e0 nouveau.<\/p>\n\n\n\n<p>La partition musicale se dessine \u00e0 nouveau sur les flots qui s\u2019agitent un peu, le courant s\u2019inverse&nbsp;; il est temps de bander les muscles des bras pour rejoindre la c\u00f4te et la cacophonie ordinaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Ddor<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeu 2&nbsp;: ambiance Recr\u00e9er un moment d\u2019une journ\u00e9e d\u2019\u00e9t\u00e9 en privil\u00e9giant les sensations physiques. Ambiance senstivale . Les vaguelettes clapotent dans les ruisseaux qui d\u00e9gringolent de la plage .&nbsp; Les grains de sable emport\u00e9s par la mar\u00e9e froufroutent et les bernard-l&rsquo;ermite glougloutent , bouscul\u00e9s par le courant descendant . 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