{"id":1950,"date":"2021-06-29T08:38:40","date_gmt":"2021-06-29T06:38:40","guid":{"rendered":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.ovh\/lireecrireterrasson\/?p=1950"},"modified":"2021-06-29T08:38:40","modified_gmt":"2021-06-29T06:38:40","slug":"jeux-decriture-juin-2021-textes-chauds-textes-froids-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/2021\/06\/29\/jeux-decriture-juin-2021-textes-chauds-textes-froids-2\/","title":{"rendered":"Jeux d&rsquo;\u00e9criture juin 2021: textes chauds, textes froids 2"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Jeu 1 <\/strong><strong>texte \u00ab&nbsp;chaud&nbsp;\u00bb ou texte \u00ab&nbsp;froid&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Voici <\/em><em>un<\/em><em> texte descriptif \u00ab&nbsp;neutre&nbsp;\u00bb. Vous <\/em><em>le<\/em><em> transformerez en texte chaud ou en texte froid<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>T<\/strong>out \u00e0 coup devant moi se leva une digue. C\u2019\u00e9tait un haut remblai de terre couronn\u00e9 de peupliers. Je le gravis et je d\u00e9couvris la rivi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>E<\/strong>lle \u00e9tait large et coulait vers l\u2019ouest. Gonfl\u00e9es par la fonte des neiges, ses eaux puissantes descendaient en entra\u00eenant des arbres. [&#8230;].<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>E<\/strong>n aval, divisant le flot, s\u2019\u00e9levait une \u00eele. Des berges abruptes couvertes de saules \u00e9paisses en rendaient l\u2019approche difficile ; c\u2019\u00e9tait une \u00eele vaste o\u00f9 poussaient en abondances de bouleaux et des peupliers. [&#8230;].<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>Q<\/strong>uand je ramenai mes regards vers les rivages, je m\u2019aper\u00e7us que, juste \u00e0 mes pieds, sous la digue, une petite anse abritait une plage de sable fin. L\u00e0 les eaux s\u2019apaisaient. [\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S<\/strong>ur le sable on voyait des traces de pieds nus. Elles s\u2019en allaient de l\u2019eau vers la digue. Les empreintes \u00e9taient larges, puissantes..<\/p>\n\n\n\n<p><em>________________________________________________________________________________T<strong>e<\/strong><strong>xte froid<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Tout \u00e0 coup devant moi se dressa une vague. C&rsquo;\u00e9tait un haut rouleau d&rsquo;\u00e9cume m\u00eal\u00e9 de sable et de sel.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait large et coulait vers la gr\u00e8ve. Gonfl\u00e9es par le courant et la mar\u00e9e montante, ses eaux puissantes approchaient en faisant vaciller surfeurs et baigneurs.<\/p>\n\n\n\n<p>En aval, au plus loin des flots, s&rsquo;\u00e9levait une vague \u00c9NORME. Les berges trop \u00e9loign\u00e9es des baigneurs rendaient toute survie impossible ; c&rsquo;\u00e9tait une vaste plage o\u00f9 bronzaient en nombre des touristes et des locaux insouciants.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand je ramenai mes regards vers les rivages, je m&rsquo;aper\u00e7us que, juste \u00e0 mes pieds, sous le sable, une petite trappe abritait une pi\u00e8ce secr\u00e8te. L\u00e0, incroyable mais vrai, les eaux ne pouvaient y p\u00e9n\u00e9trer.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette pi\u00e8ce on voyait des traces de pieds nus. Elles s&rsquo;en allaient de l&rsquo;entr\u00e9e vers le plus profond des eaux, mais toujours au sec. Ces empreintes m&rsquo;attir\u00e8rent dans la pi\u00e8ce, me faisant ainsi \u00e9chapper \u00e0 la vague meurtri\u00e8re qui approchait.<\/p>\n\n\n\n<p>L.D.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout \u00e0 coup, comme un barrage, d&rsquo;une hauteur incroyable s\u00e9leva devant moi. Je crus d\u00e9faillir tellement je me sentis vuln\u00e9rable et petite. En r\u00e9alit\u00e9 ce n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un imposant remblai de terre, surmont\u00e9 d&rsquo;arbres en bataille, tortur\u00e9s par le vent.<\/p>\n\n\n\n<p>Me risquant \u00e0 le gravir, haletant, je finis par voir le fleuve.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait large et puissant, il grondait en charriant dans son courant de sombres troncs et d&rsquo;\u00e9tranges formes comme des gravats arrach\u00e9s \u00e0 la pile d&rsquo;un pont&#8230;J&rsquo;avais froid et je m&rsquo;accrochais \u00e0 la v\u00e9g\u00e9tation environnante pour ne pas tomber. Soudain, levant les yeux vers l&rsquo;aval, j&rsquo;aper\u00e7us une \u00eele divisant les flots. Ses abords semblaient abrupts et inaccessibles tant la crue se d\u00e9cha\u00eenait&#8230;Elle \u00e9tait investie par un bois touffu de peupliers et de bouleaux aux troncs luminescents, au milieu desquels j&rsquo;aper\u00e7us des tours de pierre, un \u00e9trange ch\u00e2teau d\u00e9labr\u00e9. Quelqu&rsquo;un pouvait-il encore vivre l\u00e0 o\u00f9 n&rsquo;\u00e9tait-ce que ruine&nbsp;? Quand je ramenai mes regards vers les rives du fleuve, je fus sid\u00e9r\u00e9e de d\u00e9couvrir \u00e0 mes pieds, sous l&rsquo;immense amas de terre et de rochers que j&rsquo;avais gravi, une petite anse de sable fin&#8230;Mais mon \u00e9tonnement charm\u00e9 se changea en effroi lorsque j&rsquo;aper\u00e7us des marques sur le sable comme des empreintes de pas sortis de l&rsquo;eau et marchant vers la digue, qui n&rsquo;avaient rien d&rsquo;humain, tant elles \u00e9taient larges et profondes&#8230;Quel \u00eatre habitait donc ce lieu, dans l&rsquo;angoisse de me trouver nez \u00e0 nez avec un monstre, je pris mes jambes \u00e0 mon cou dans le d\u00e9sir ardent de vite retrouver les miens.<\/p>\n\n\n\n<p>S.D.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Texte froid<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>T<\/strong>out \u00e0 coup devant moi se leva une digue. C\u2019\u00e9tait un haut remblai de terre couronn\u00e9 de squelettes noirs de peupliers. Je le gravis et je d\u00e9couvris la rivi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E<\/strong>lle \u00e9tait large et coulait vers l\u2019ouest. Gonfl\u00e9es par la fonte des neiges, ses eaux blanches, \u00e9cumeuses, puissantes descendaient en entra\u00eenant des arbres qui s\u2019entrechoquaient avec un bruit mat qui dominait le grondement du fleuve.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E<\/strong>n aval, divisant le flot, s\u2019\u00e9levait une \u00eele d\u00e9fendue par des es berges abruptes grises,couvertes de saules d\u00e9pouill\u00e9s qui en rendaient l\u2019approche difficile ; c\u2019\u00e9tait une \u00eele vaste o\u00f9 poussaient en abondances de bouleaux et des peupliers aux branches d\u00e9nud\u00e9es piqu\u00e9es de corbeaux . Ils s\u2019envolaient brusquement en volutes braillardes puis se posaient \u00e0 nouveau. Leur pr\u00e9sence accentuait la solitude gla\u00e7ante du lieu.<br><strong>Q<\/strong>uand je ramenai mes regards vers les rivages, je m\u2019aper\u00e7us que, juste \u00e0 mes pieds, sous la digue, une petite anse abritait une plage de sable fin. L\u00e0 les eaux s\u2019apaisaient. <strong>S<\/strong>ur le sable gris on voyait des traces de pieds nus. Elles s\u2019en allaient de l\u2019eau vers la digue. Les empreintes \u00e9taient larges, puissantes et menaient \u00e0 une masse recroquevill\u00e9e sur la gr\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<p>Un frisson glac\u00e9 me parcourut l\u2019\u00e9chine et je m\u2019enfuis dans la direction oppos\u00e9e, d\u00e9valant le sentier que j\u2019avais pris pou monter.<\/p>\n\n\n\n<p>Ddor<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Texte chaud<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout \u00e0 coup, devant moi se leva une digue. C\u2019\u00e9tait un haut remblai couronn\u00e9 de peupliers dont les feuilles froufroutaient dans l\u2019haleine br\u00fblante de l\u2019\u00e9t\u00e9. Transpirant, suffoquant,je la gravis lentement et je d\u00e9couvris la rivi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle \u00e9tait large et coulait vers l\u2019ouest. Gonfl\u00e9es par les orages de la nuit, ses eaux puissantes, bourbeuses, descendaient, entra\u00eenant des arbres aspir\u00e9s puis rejet\u00e9s par les tourbillons \u00e9cumeux. On aurait pu les prendre pour des monstres jaillis des profondeurs.<\/p>\n\n\n\n<p>En aval, fendant les flots, s\u2019\u00e9levait une \u00eele. Des berges abruptes d\u2019argiles rousses couvertes de saules aux racines apparentes de mangrove rendaient l\u2019approche difficile. C\u2019\u00e9tait une \u00eele vaste o\u00f9 poussait une v\u00e9g\u00e9tation foisonnante domin\u00e9e par les bouleaux et les peupliers. Cette v\u00e9g\u00e9tation \u00e9tait anim\u00e9e de mouvements amples provoqu\u00e9s par des pr\u00e9sences invisibles.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand je ramenai mes regards vers les rivages, je m\u2019aper\u00e7us que, juste \u00e0 mes pieds, sous la digue, une petite anse abritait une plage de sable fin. L\u00e0 les eaux s\u2019apaisaient.<br><strong>S<\/strong>ur le sable on voyait des traces de pieds nus. Elles s\u2019en allaient de l\u2019eau vers la digue. Les empreintes \u00e9taient larges, puissantes. Je n\u2019ai pas eu le temps de m\u2019interroger sur l\u2019\u00e9tranget\u00e9 de la direction de ces pas, j\u2019ai entendu des bruits de branches bris\u00e9es, un souffle rauque, hach\u00e9 et soudain un fr\u00f4lement dans mon dos, une haleine br\u00fblante dans mon cou. Aucun \u00e9chappatoire . Je plongeai dans le flot bouillonnant.<\/p>\n\n\n\n<p>DDor<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeu 1 texte \u00ab&nbsp;chaud&nbsp;\u00bb ou texte \u00ab&nbsp;froid&nbsp;\u00bb Voici un texte descriptif \u00ab&nbsp;neutre&nbsp;\u00bb. Vous le transformerez en texte chaud ou en texte froid Tout \u00e0 coup devant moi se leva une digue. C\u2019\u00e9tait un haut remblai de terre couronn\u00e9 de peupliers. Je le gravis et je d\u00e9couvris la rivi\u00e8re. Elle \u00e9tait large et coulait vers l\u2019ouest. &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/2021\/06\/29\/jeux-decriture-juin-2021-textes-chauds-textes-froids-2\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Jeux d&rsquo;\u00e9criture juin 2021: textes chauds, textes froids 2&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1950"}],"collection":[{"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1950"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1950\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1951,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1950\/revisions\/1951"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1950"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1950"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1950"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}