{"id":2702,"date":"2024-04-25T21:02:53","date_gmt":"2024-04-25T19:02:53","guid":{"rendered":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.ovh\/lireecrireterrasson\/?p=2702"},"modified":"2024-04-25T21:02:53","modified_gmt":"2024-04-25T19:02:53","slug":"ecrit-en-mars-2024-jeu-3-il-est-passee-par-ici","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/2024\/04\/25\/ecrit-en-mars-2024-jeu-3-il-est-passee-par-ici\/","title":{"rendered":"Ecrit en mars 2024 jeu 3: il est pass\u00e9e par ici&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<!--more-->\n\n\n\n<p><strong>Jeu 3&nbsp;<\/strong><strong>:&nbsp;\u00ab&nbsp;<\/strong><strong>I<\/strong><strong>l est pass\u00e9 par ici&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 il repassera par l\u00e0&nbsp;\u00bb, ou peut \u00eatre pas&#8230; En tous cas, il ou elle a laiss\u00e9 des traces dans un univers familier . Il s\u2019agit de les relever pour identifier l\u2019\u00eatre de passage et \u00e9lucider ce qu\u2019il a fait pendant ce temps-l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il est pass\u00e9 par ici<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul><li>Une porte entr\u2019ouverte, des feuilles mortes, des traces de terre, des brins d\u2019herbe. Qui est pass\u00e9 par ici&nbsp;? Le chat Finette, son ma\u00eetre, ou les deux, tous deux de retour du jardin&nbsp;?<\/li><li>Une porte d\u2019entr\u00e9e fracass\u00e9e, (il est pass\u00e9 par ici) des tiroirs d\u00e9tourn\u00e9s, une t\u00e9l\u00e9 envol\u00e9e, un canap\u00e9 massacr\u00e9. C\u2019est s\u00fbr, il est aussi pass\u00e9 par l\u00e0. Ce qu\u2019il a fait&nbsp;? Il m\u2019a cambriol\u00e9e, \u00e7a c\u2019est certain mais qui est-il&nbsp;? Pas d\u2019empreintes digitales, pas d\u2019indices donc peu d\u2019espoir d\u2019\u00e9lucider ce myst\u00e8re. Et j\u2019esp\u00e8re que comme le furet, il ne repassera pas par l\u00e0.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>D.Dou<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il est pass\u00e9 par ici\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Deux bottines sales n\u00e9gligemment laiss\u00e9es sur le tapis du salon, de la terre dans l&rsquo;entr\u00e9e, des \u00e9pluchures de carottes et trois oeufs sur la table de la cuisine, c&rsquo;est s\u00fbr il y a une femme qui est pass\u00e9e par l\u00e0, elle revenait sans doute de son jardin et s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 faire un plat de l\u00e9gumes pour le d\u00e9jeuner apr\u00e8s avoir trouv\u00e9 trois oeufs au poulailler&#8230;Combien de pas, de gestes quotidiens qui dissolvent tant d&rsquo;heures chaque jour, pass\u00e9es \u00e0 rien, pass\u00e9es tout court et qui pourtant auraient leur int\u00e9r\u00eat si l&rsquo;on devait faire une enqu\u00eate et tenter de comprendre ce qu&rsquo;il s&rsquo;est pass\u00e9 ce jour l\u00e0, qui \u00e9tait cette personne, \u00eatre sauv\u00e9 du n\u00e9ant par une attention nouvelle, inattendue\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>SD<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il est pass\u00e9 par ici\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quatre peluches roulent sous la table, le placard est grand ouvert, la bo\u00eete de biscuits vid\u00e9e, la plaque de chocolat grignot\u00e9e, un catalogue abim\u00e9 .<br>Il est pass\u00e9 par ici, il repassera par l\u00e0, mais quand j\u2019y serai&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>De toutes petites crottes, d\u2019autres minuscules dans le frigo&#8230;Si, si, c\u2019est possible.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle est pass\u00e9e par l\u00e0, e<strong>lle ne repassera pas\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><\/strong> gr\u00e2ce \u00e0 la tapette LUCIFER<\/p>\n\n\n\n<p>S.R.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il est pass\u00e9 par ici\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La plupart d\u2019entre nous passerait sans les voir, tellement cette suite de traces est t\u00e9nue sur la pierre blonde&nbsp;. Alternent, en vis \u00e0 vis, orient\u00e9s dans la m\u00eame direction, \u00e0 quelques dizaines de centim\u00e8tres les unes des autres, des traits fourchus, en Y tordus et des triangles pleins dont la base pr\u00e9sente quatre barbules. Il y a des millions d\u2019ann\u00e9e, quand cette dalle calcaire \u00e9tait une plage d\u00e9gag\u00e9e par la mar\u00e9e basse, un pt\u00e9rosaure a march\u00e9 en s\u2019appuyant successivement sur les griffes situ\u00e9es au pli de ses ailes g\u00e9antes et sur ses pattes arri\u00e8res palm\u00e9es. Il se dirigeait vers la mer en qu\u00eate de quelque pitance. La vase d\u00e9pos\u00e9e par la mar\u00e9e suivante a fig\u00e9 ses empreintes . La d\u00e9couverte de ces traces furtives nous rendent sa pr\u00e9sence.<\/p>\n\n\n\n<p>D.Dor<\/p>\n\n\n\n<p>I<strong>l est pass\u00e9 par ici&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Julie accompagn\u00e9e de Paul son mari pousse la lourde porte de la maison familiale. Les parents de Julie et Marie sont morts depuis plus d&rsquo;un an d\u00e9j\u00e0 dans un accident de la circulation. Julie n&rsquo;a pas eu de nouvelles de sa s\u0153ur depuis le drame. Celle-ci n&rsquo;a pas assist\u00e9 aux obs\u00e8ques et a disparu sans laisser d&rsquo;adresse.<\/p>\n\n\n\n<p>Julie frissonne en p\u00e9n\u00e9trant dans le couloir \u00e9troit et sombre de la maison endormie. Un sentiment \u00e9trange l&rsquo;envahit, elle a peur tout \u00e0 coup,. Quelqu&rsquo;un s&rsquo;est introduit dans la maison qui para\u00eet habit\u00e9e, pense-t-elle. Elle en a la confirmation en p\u00e9n\u00e9trant dans la cuisine o\u00f9 r\u00e8gne un d\u00e9sordre r\u00e9cent. Des assiettes sales sont empil\u00e9es dans l&rsquo;\u00e9vier, la table est encombr\u00e9e des albums de famille pos\u00e9s l\u00e0 comme surgis d&rsquo;un pass\u00e9 lointain. Elle pousse un cri, son c\u0153ur bat la chamade, elle \u00e9touffe et sent la col\u00e8re monter en elle. Marie est revenue, elle s&rsquo;est install\u00e9e dans la maison et n&rsquo;a pas cherch\u00e9 \u00e0 la joindre. Pourquoi&nbsp;? Que s&rsquo;est-il pass\u00e9 en ce jour funeste du mois de mai&nbsp;? Ces questions se bousculent dans sa t\u00eate, elle ne comprend pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle se dirige lentement vers la chambre de sa s\u0153ur et d\u00e9couvre p\u00eale-m\u00eale, jet\u00e9s en vrac sur le lit un tas de v\u00eatements qu&rsquo;elle reconna\u00eet mais certains lui sont inconnus. Les jeans et les tee-shirts de son adolescence c\u00f4toient les tailleurs chics et chers d&rsquo;une femme qui a r\u00e9ussi sa vie. Trois paires de tennis d\u00e9fra\u00eechies et informes sont pos\u00e9es \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cinq paires de chaussures \u00e0 haut talon, de couleurs diff\u00e9rentes qui r\u00e9v\u00e8lent l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance et le raffinement de celle qui les porte. Julie ne reconna\u00eet pas le style de sa s\u0153ur. Elle doute que ces v\u00eatements lui appartiennent. Marie n&rsquo;aurait jamais port\u00e9 ce genre de v\u00eatements auparavant, esp\u00e8re-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle p\u00e9n\u00e8tre dans la salle de bain et aper\u00e7oit des bijoux de grande valeur pos\u00e9s n\u00e9gligemment au-dessus du lavabo. Le doute l&rsquo;envahit. Ce n&rsquo;est pas Marie mais une inconnue qui s&rsquo;est introduit dans leur maison. Julie en est persuad\u00e9e au vu de ce qu&rsquo;elle d\u00e9couvre. Elle continue intrigu\u00e9e son lent p\u00e9riple \u00e0 travers les diff\u00e9rentes pi\u00e8ces de la maison et s&rsquo;arr\u00eate avec appr\u00e9hension devant la chambre de ses parents. A travers l\u2019entreb\u00e2illement de la porte, la chambre plong\u00e9e dans la p\u00e9nombre est d\u00e9serte. Troubl\u00e9e elle se dirige vers sa chambre d&rsquo;adolescente qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas revue depuis son d\u00e9part \u00e0 18 ans. Elle ouvre avec pr\u00e9caution la porte qui \u00e9met un l\u00e9ger bruit et regarde m\u00e9dus\u00e9e sa petite s\u0153ur paisiblement endormie, un doux sourire flottant sur ses l\u00e8vres entrouvertes. Elle a rev\u00eatu sa robe pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e, rouge \u00e0 fleurs blanches, qu&rsquo;elle aimait porter lorsqu&rsquo;elle sortait le soir en cachette rejoindre son amoureux. Elle est belle dans son sommeil et Julie pense que rien n&rsquo;a chang\u00e9, que la vie va reprendre son cours normal. Soudain sa vue se brouille et elle s&rsquo;\u00e9vanouit.<\/p>\n\n\n\n<p>DL<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[826,827],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2702"}],"collection":[{"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2702"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2702\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2703,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2702\/revisions\/2703"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2702"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2702"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2702"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}