{"id":2848,"date":"2025-04-27T22:25:52","date_gmt":"2025-04-27T20:25:52","guid":{"rendered":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.ovh\/lireecrireterrasson\/?p=2848"},"modified":"2025-04-27T22:25:52","modified_gmt":"2025-04-27T20:25:52","slug":"feuilleton-24-25-chapitre-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lire-ecrire-terrasson.fr\/index.php\/2025\/04\/27\/feuilleton-24-25-chapitre-8\/","title":{"rendered":"feuilleton 24- 25 Chapitre 8"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>O\u00f9 il faut bien que tout s\u2019ach\u00e8ve et se r\u00e9solve&#8230;ou pas<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ima, le grand choix<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis la seule \u00e0 avoir un projet tout boucl\u00e9 avant la fin du s\u00e9jour\u2026 Mais plus les gens enthousiasment autour de moi, plus je doute\u2026 Certes Prudence et Gabriella s\u2019\u00e9panouissent ici, mais, m\u00eame si elle ne le dit pas, je sens la tristesse de Gabriella de s\u2019\u00e9loigner de son amie Ada et \u00e7a me fait de la peine.<\/p>\n\n\n\n<p>La mairie m\u2019a propos\u00e9 un appartement social dans une maison de la vieille ville qu\u2019ils finissent juste de restaurer\u2026 Ils m\u2019ont dit qu\u2019ils m\u2019aideraient \u00e0 avoir les aides pour payer le loyer, et que \u00e7a commen\u00e7ait par deux mois gratuits, le temps de m\u2019installer et de recevoir mon premier salaire. Je ne peux pas r\u00eaver mieux, au rez de chauss\u00e9e, deux chambres, une grande douche aussi belle que celle de Marl\u00e8ne, une belle cuisine toute \u00e9quip\u00e9e, tout , tr\u00e8s clair, et en plus, une petite cour avec un arbre. Je n\u2019ai rien \u00e0 y mettre dedans (Gabriella leur a dit, la honte!) . Irine, Mamadou, Faustine, Solange, Anne , Marl\u00e8ne, Beno\u00eet mes h\u00f4tes et leurs parents me pressent de ne pas regarder en arri\u00e8re, d\u2019accepter, le temps ferait le reste.<\/p>\n\n\n\n<p>Pauline a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019aller chercher mes affaires \u00e0 Marseille avec sa camionnette\u2026 \u00c7a m\u2019a fait rire, parce qu\u2019un coffre de voiture suffit bien . Julia s\u2019est impos\u00e9e pour nous accompagner\u2026Dr\u00f4le de gamine. Elle est \u00e0 la fois heureuse et triste de retourner \u00e0 Paris&nbsp;: elle a d\u00e9couvert avec moi une chaleur affective qui nous fait du bien et elle ne parle que de retours pour les vacances&nbsp;&#8230; Nous voil\u00e0 parties et revenues avec mes trois sacs qui ballottent dans le vide et ma machine \u00e0 coudre. J\u2019ai le c\u0153ur serr\u00e9. On est rentr\u00e9 tard. Je suis \u00e9puis\u00e9e\u2026 mais pas moyen de dormir.<\/p>\n\n\n\n<p>Vendredi apr\u00e8s midi \u00e0 cinq heures, apr\u00e8s ma journ\u00e9e de travail \u00e0 l\u2019atelier, tout se pr\u00e9cipite&nbsp;: je signe tous les papiers et r\u00e9cup\u00e8re les cl\u00e9s. Gabriella m\u2019accompagne jusqu\u2019\u00e0 la mairie et s\u2019\u00e9clipse, m\u2019expliquant avec son s\u00e9rieux habituel, qu\u2019elle a \u00e0 faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Presque une heure en d\u00e9marches et explications pratiques dont je me souviens \u00e0 peine, et nous voil\u00e0 enfin parties pour ma premi\u00e8re vraie adresse.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai d\u2019abord vu de la lumi\u00e8re puis entendu des bruits de voix qui sortaient de \u00ab&nbsp;chez moi&nbsp;\u00bb. A la porte, Gabriella, radieuse m\u2019attend&nbsp;et j\u2019ai vu&nbsp;! J\u2019ai vu une table et quatre chaises d\u00e9pareill\u00e9es, un vieux buffet en bois tr\u00e8s joli, une autre table avec ma machine \u00e0 coudre pos\u00e9e dessus\u2026 Pas le temps de r\u00e9aliser, il me semble voir un canap\u00e9 gris avec des coussins\u2026 mais Gabriella me tire vers les chambres un grand lit fait, avec des barreaux de fers dans une, deux petits lits dans l\u2019autre et quelques jouets. \u00ab&nbsp;C\u2019est pas un r\u00eave maman, c\u2019est vrai&nbsp;! Hier, avec Cyril on a fait tout le tour du village et r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 des affaires dont les gens ne se servaient pas. On a tout nettoy\u00e9 pour que ce soit beau quand tu arrives&nbsp;!\u2026 Et puis bient\u00f4t , on aura un chien, c\u2019est Marl\u00e8ne qui me l\u2019a promis.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019arrive pas \u00e0 r\u00e9aliser, je suis sans voix. Je tombe dans le canap\u00e9, c\u2019est vrai qu\u2019il y en a un, un peu d\u00e9fonc\u00e9 mais il para\u00eet que c\u2019est \u00ab&nbsp;mon canap\u00e9&nbsp;\u00bb. Le po\u00eale que l\u2019on vient de poser ronronne et je ne sais pas d\u2019o\u00f9 sortent les b\u00fbches (saurai-je le faire marcher?).<\/p>\n\n\n\n<p>Cyril me sourit et affirme que ce n\u2019est pas le moments de poser des questions, de dire que ce n\u2019est pas possible puisque \u00e7a l\u2019est, que je dirai merci plus tard, qu\u2019il est temps de f\u00eater \u00e7a.<br>C\u2019est seulement \u00e0 ce moment l\u00e0 que je r\u00e9alise que tous les amis sont l\u00e0, m\u00eame Ursula la mine triste mais avec un bouquet de fleurs, vraisemblablement cueillies dans les parterres municipaux. Cyril a sorti du pain des fromages, des p\u00e2t\u00e9s, du vin et des jus de fruits. Chacun a amen\u00e9 son couvert qu\u2019il me laissera pour me \u00ab&nbsp;monter en m\u00e9nage&nbsp;\u00bb\u2026 Je ne connais pas l\u2019expression. Je finis par sortir de ma sid\u00e9ration et participer \u00e0 la f\u00eate, gagn\u00e9e par la chaleur naturelle de l\u2019ambiance. Ils ont raison&nbsp;; on r\u00e9fl\u00e9chira plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p>La soir\u00e9e se termine tr\u00e8s tard, on rentre encore dormir chez Marl\u00e8ne et Beno\u00eet, \u00e9puis\u00e9es de tant d\u2019\u00e9motions.Demain matin, avant la f\u00eate, on s\u2019installera.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Adieu Ursula, bonjour Marianne<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ursula \u00e9tait tr\u00e8s boulevers\u00e9e apr\u00e8s sa rencontre avec Laurent qu\u2019elle avait imagin\u00e9 bien autrement. Lorsqu\u2019il \u00e9tait arriv\u00e9, face \u00e0 elle, au beau milieu du village, son c\u0153ur s\u2019\u00e9tait mis battre tr\u00e8s fort, mais elle avait vite d\u00e9chant\u00e9 devant son regard furieux. Tout \u00e7a \u00e0 cause de cette vieille bagnole qui maintenant \u00e9tait en panne. Apr\u00e8s l\u2019avoir houspill\u00e9 en public, il avait tourn\u00e9 les talons sans qu\u2019elle e\u00fbt le temps de r\u00e9pondre. Elle \u00e9tait rest\u00e9e plant\u00e9e l\u00e0, fig\u00e9e, sans voix. Se sentant observ\u00e9e, elle avait regard\u00e9 autour d\u2019elle et vu Karine Viguier, la Maire, au c\u00f4t\u00e9 de Solange Gardien, son invit\u00e9e, qui avaient toutes deux assist\u00e9 \u00e0 la sc\u00e8ne. Solange \u00e9tait accompagn\u00e9e de ses animaux, son rat perch\u00e9 sur son \u00e9paule, elle baissa la t\u00eate, sans doute parce qu\u2019elle savait que c\u2019\u00e9tait son rat d\u00e9go\u00fbtant qui avait saccag\u00e9 la voiture. M\u00eame le rat d\u00e9tourna son regard rouge. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la rue c\u2019\u00e9tait la jeune congolaise, Ima, qui l\u2019observait d\u2019un air compatissant et qui avait esquiss\u00e9 un petit geste de la main en signe d\u2019amiti\u00e9 en faisant un pas h\u00e9sitant en avant comme pour venir \u00e0 sa rencontre mais avait renonc\u00e9, sans doute par timidit\u00e9. Les larmes lui \u00e9taient mont\u00e9es aux yeux et elle s\u2019\u00e9tait senti soudainement lasse, elle avait choisi de rentrer au plus vite chez Pauline et Jean.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lendemain matin, Pauline fit venir un jeune homme, qu\u2019Ursula avait d\u00e9j\u00e0 crois\u00e9 au village. Il se pr\u00e9senta&nbsp;: \u00ab&nbsp;Bonjour, je m\u2019appelle Mamadou, je vis chez Bastien et Cyril. Je pense pouvoir intervenir sur votre voiture, ce n\u2019est pas mon m\u00e9tier mais j\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 passionn\u00e9 de m\u00e9canique et \u00e0 mes heures perdues je retape de vieilles voitures.&nbsp;\u00bb Ursula le trouva sympathique et fut conquise par son grand sourire \u00e9clatant de blancheur, elle accepta et une heure plus tard elle put ramener l\u2019auto au village. Malgr\u00e9 tout, elle \u00e9tait soucieuse car en sortant du bois une voiture \u00e9tait pass\u00e9e devant elle et il lui semblait avoir reconnu Antoine Coustou sur le si\u00e8ge passager. Cet Antoine qu\u2019elle \u00e9tait all\u00e9e voir un jour, cela ne s\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s bien pass\u00e9. Il n\u2019avait pas l\u2019air de comprendre les questions qu\u2019elle lui posaient et en m\u00eame temps il avait l\u2019air effray\u00e9 de ce qu\u2019il pourrait apprendre. Il avait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 fuir. Et maintenant il revenait mais qui conduisait&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Non, Antoine n\u2019avait pas fui, les questions d\u2019Ursula \u00e0 propos de son p\u00e8re et son grand-p\u00e8re \u00e9tait trop pr\u00e9cises. Ce qu\u2019il avait pu apprendre en enqu\u00eatant de son c\u00f4t\u00e9 lui donnait \u00e0 penser qu\u2019il y avait un secret de famille. Il avait donc pris la route tr\u00e8s t\u00f4t pour aller voir son p\u00e8re Vincent. Ce p\u00e8re qui ne parlait jamais de la famille et qui n\u2019avait revu son propre p\u00e8re qu\u2019une fois en cinquante ans. \u00c7a en plus des ragots du village sur le grand-p\u00e8re, il \u00e9tait temps d\u2019en finir. Il fallait qu\u2019il sache.<\/p>\n\n\n\n<p>Vincent Coustou \u00e9tait veuf depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 lorsqu\u2019il s\u2019est retrouv\u00e9 \u00e0 la retraite. Il s\u2019ennuyait et la solitude aidant il s\u2019\u00e9tait mis \u00e0 repenser \u00e0 sa jeunesse et son premier amour Marianne. Marianne Beauregard, la bien-nomm\u00e9e, avec ses grands yeux verts qui attiraient comme un aimant. Qu\u2019\u00e9tait-elle devenue&nbsp;? Depuis que son p\u00e8re l\u2019avait somm\u00e9 de partir faire ses \u00e9tudes \u00e0 plus de cent kilom\u00e8tres du village, il ne l\u2019avait jamais revue. Il avait accept\u00e9 sans broncher, \u00e0 l\u2019\u00e9poque quand le vieux donnait un ordre personne n\u2019osait se rebeller. Il avait \u00e9t\u00e9 faible et s\u2019en voulait encore. Et encore plus apr\u00e8s que sa grand-m\u00e8re tr\u00e8s malade avait demand\u00e9 \u00e0 le voir, il \u00e9tait revenu et les r\u00e9v\u00e9lations qu\u2019elle avait faites le hantait encore. Car il n\u2019avait rien fait, jeune mari\u00e9, son \u00e9pouse attendait leur enfant et il avait eu peur des cons\u00e9quences que cette histoire aurait pu avoir sur leur vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque son fils Antoine avait surgi sans pr\u00e9venir et lui avait racont\u00e9 ce qu\u2019il se passait \u00e0 Castelvielh, en lui montrant le journal o\u00f9 figurait l\u2019avis de recherche avec une photo, il l\u2019avait reconnue tout de suite, ses yeux verts \u00e9taient toujours les m\u00eames, profonds et magn\u00e9tiques. Et toutes ces questions pos\u00e9es par Marianne, qui se faisait appeler Ursula, le d\u00e9cid\u00e8rent enfin \u00e0 parler \u00e0 son fils. Il ouvrit un tiroir et en sortit une bo\u00eete en fer o\u00f9 se trouvaient quelques vieilles photos dont une qu\u2019il posa sur la table devant son fils. Antoine observa la photo et reconnu la jeune fille brune aux yeux verts aux c\u00f4t\u00e9s de son p\u00e8re qui l\u2019enla\u00e7ait. Alors Vincent lui raconta toute l\u2019histoire, sa jeunesse, son grand amour, ce b\u00e9b\u00e9 vol\u00e9, son p\u00e8re autoritaire et les complicit\u00e9s au village. Enfin tout ce qu\u2019il savait d\u00e9j\u00e0 et ce qu\u2019il avait appris plus tard, bien trop tard. D\u00e8s le lendemain ils prirent tous deux la route pour Castelvielh.<\/p>\n\n\n\n<p>Mariette Tollis \u00e9tait inqui\u00e8te, elle marchait pr\u00e9cipitamment et arriva essouffl\u00e9e chez son amie Marie-Ange Cassou. \u00ab&nbsp;J\u2019ai re\u00e7u un coup de fil d\u2019Antoine Coustou, il me demande de l\u2019h\u00e9berger aujourd\u2019hui avec son p\u00e8re Vincent&nbsp;\u00bb lui dit-elle. \u00ab&nbsp;\u00c7a ne me dit rien qui vaille, justement aujourd\u2019hui, le jour de la grande f\u00eate, tout le village et les alentours seront l\u00e0. Ah ma pauvre Marie-Ange&nbsp;! Apr\u00e8s tout ce temps, comment cela va t-il finir&nbsp;? Enfin surtout pour toi&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Marie-Ange faisait grise mine, elle savait que cette histoire la rattraperait un jour mais tout n\u2019\u00e9tait pas perdu. Apr\u00e8s cinquante ans il y a prescription, elle d\u00e9cide d\u2019aller voir la madame maire, Karine.<\/p>\n\n\n\n<p>Karine Vigier avait le journal en main, elle fixait cette photo, depuis que Solange lui avait fait part de ses soup\u00e7ons, elle pensait que le doute n\u2019\u00e9tait plus permis, il fallait qu\u2019elle pr\u00e9vienne la gendarmerie, mais \u00e9tait-ce le bon moment&nbsp;? En pleine f\u00eate, la premi\u00e8re depuis de d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, l\u2019arriv\u00e9e des gendarmes va tout g\u00e2cher, non d\u00e9cid\u00e9ment ce serait donner du grain \u00e0 moudre \u00e0 mes opposants d\u00e9j\u00e0 qu\u2019ils avaient tordu le nez lorsque j\u2019avais accept\u00e9 la venue de cette \u00ab&nbsp;Marianne\/Ursula&nbsp;\u00bb sans leur en parler. C\u2019est vrai que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 un peu l\u00e9g\u00e8re sur ce coup mais trop tard pour me flageller, pensa t-elle. D\u00e9j\u00e0 une id\u00e9e germa et sa d\u00e9cision fut prise.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque Vincent et Antoine arriv\u00e8rent chez Mariette, un comit\u00e9 d\u2019accueil les attendait. Karine et Marie-Ange \u00e9taient l\u00e0, bien d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 les persuader de ne pas faire de vague au beau milieu de la f\u00eate&nbsp;! C\u2019est alors que Pauline arriva avec Ursula \u00e0 la demande de Karine. Et ce f\u00fbt l\u2019heure des grandes explications. En fin de matin\u00e9e tous sortirent de chez Mariette, les mines d\u00e9faites et les yeux rougis. Ce fut tr\u00e8s p\u00e9nible, tout ce grand d\u00e9ballage, le grand-p\u00e8re Coustou, \u00e0 l\u2019origine de ce drame en avait pris plein le dos&nbsp;: les absents ont toujours torts&nbsp;! Laurent devait-il savoir qu\u2019on lui avait menti toute sa vie&nbsp;? Les Marty qui l\u2019avaient adopt\u00e9, tous deux d\u00e9c\u00e9d\u00e9s maintenant, s\u2019en \u00e9taient bien occup\u00e9, il n\u2019y a pas \u00e0 dire. Comment aborder la chose&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Finalement tout le monde \u00e9tait tomb\u00e9 d\u2019accord sur l\u2019attitude \u00e0 adopter et la messe f\u00fbt dite&nbsp;! Ils d\u00e9cid\u00e8rent de partir pour la f\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>La foule \u00e9tait rassembl\u00e9e sur la place du village autour de l\u2019estrade d\u2019o\u00f9 sortait les premi\u00e8res notes de musique. L\u2019ambiance \u00e9tait festive, les adultes riaient et les enfant se couraient apr\u00e8s en poussant de petits cris joyeux. Laurent et Nadia \u00e9taient l\u00e0. Le petit L\u00e9o voyant Ursula se pr\u00e9cipita vers elle avec un grand sourire&nbsp;: \u00ab&nbsp;Bonjour, j\u2019aime bien tes nouveaux cheveux, ils sont comme ceux d\u2019une mamie.&nbsp;\u00bb Ses parents s\u2019avanc\u00e8rent et Laurent s\u2019excusa de la fa\u00e7on dont il l\u2019avait trait\u00e9e mais qu\u2019il \u00e9tait content qu\u2019elle ait pu enlever la voiture du bois. Leurs yeux verts se contempl\u00e8rent un instant ce qui troubla fortement Laurent. Ursula lui prit la main et la gorge serr\u00e9e lui dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mon vrai nom est Marianne Beauregard.&nbsp;\u00bb Elle ne put en dire plus\u2026 plus tard peut-\u00eatre. Vincent aussi \u00e9tait \u00e9mu de voir ce grand gaillard, son fils, qui avait les m\u00eames yeux que sa m\u00e8re mais pour le moment il s\u2019en tiendrait \u00e0 la promesse faite le matin m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lendemain matin, la gendarmerie d\u00e9barquait \u00e0 Castelvielh, alert\u00e9e par un coup de fil anonyme. Mais Marianne avait d\u00e9j\u00e0 pris la route avec Vincent qui avait d\u00e9cid\u00e9 de l\u2019\u00e9loigner du village et de s\u2019occuper d\u2019elle, apr\u00e8s tout ce qu\u2019elle avait v\u00e9cu par sa faute et celle de sa famille, c\u2019\u00e9tait la moindre des choses. Ursula disparue, Marianne va pouvoir enfin revivre.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le reste on verra plus tard. L\u2019histoire ne pourra pas se terminer ainsi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>***<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mamadou, C&rsquo;est la fin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>les vacances scolaires sont bient\u00f4t termin\u00e9es. IL va y avoir la f\u00eate pour clore ces rencontres.<\/p>\n\n\n\n<p>Le s\u00e9jour chez l&rsquo;habitant du \u00ab&nbsp;village cherchant habitants&nbsp;\u00bb va prendre fin.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous les invit\u00e9s devront prendre des d\u00e9cisions. Partir ou rester. Rien n&rsquo;est simple.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr nous avons \u00e9t\u00e9 bien accueillis, les gens \u00e9taient bienveillants et jouaient le jeu. C&rsquo;\u00e9tait le d\u00e9but. Ensuite&#8230;, c&rsquo;est toujours tr\u00e8s complexe.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gens sont gentils, mais pour combien de temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;est pass\u00e9 tellement d\u2019\u00e9v\u00e9nements pendant ces quinze jours qu&rsquo;on se demande comment les choses vont \u00e9voluer, surtout pour Ursula qui est arriv\u00e9e comme un cheveu sur la soupe&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e8glements de comptes, vieilles ranc\u0153urs, antipathies anciennes. J&rsquo;esp\u00e8re qu&rsquo;on ne va pas au devant de ce type de rencontres.<\/p>\n\n\n\n<p>Je veux croire aux sympathies naissantes avec les habitants, j&rsquo;ai envie de faire des choses int\u00e9ressantes avec eux, de tisser des liens solides.<br>Je suis optimiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque invit\u00e9 a sa propre histoire avec sa famille d&rsquo;accueil.<\/p>\n\n\n\n<p>De notre c\u00f4t\u00e9, Irine et moi sommes heureux de notre rencontre avec Bastien et Cyril.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons envie de tenter l&rsquo;exp\u00e9rience de vivre ici, le temps qui nous pla\u00eet.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai trouv\u00e9 du travail. Irine a des projets, nous avons trouv\u00e9 aussi une maison que nous allons retaper.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons besoin de nature et d&rsquo;un contact avec la terre. Nous voulons voir la s\u00e9quence des saisons \u00e0 la campagne.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes comme ces enfants qui piaffent tels des chevaux sauvages.<\/p>\n\n\n\n<p>Un besoin de libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0, c&rsquo;est peut-\u00eatre na\u00eff, mais nous pr\u00e9f\u00e9rons regarder le bon c\u00f4t\u00e9 des choses. Les gens sont gentils et aiment rendre service. Nous aussi. Alors c&rsquo;est le moment de chanter et de danser pendant la f\u00eate.<br><br><br>***<br><strong>Solange \u00e0 son amie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est dommage que tu n&rsquo;aies pas pu te lib\u00e9rer pour venir au village, la f\u00eate \u00e9tait g\u00e9niale.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut que je te raconte ce qu&rsquo;il s&rsquo;est pass\u00e9 avec Ursula.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8re chose&nbsp;: elle s&rsquo;appelle en r\u00e9alit\u00e9 Marianne.<\/p>\n\n\n\n<p>Je t&rsquo;avoue que je m&rsquo;en veux d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 si m\u00e9fiante et si distante avec elle.<br><br><br>C&rsquo;est une pauvre femme qui a \u00e9t\u00e9 malheureuse toute sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Je te la fais courte&nbsp;: lorsqu&rsquo;elle \u00e9tait jeune, elle est tomb\u00e9e amoureuse d&rsquo;un gamin du village. C&rsquo;\u00e9tait r\u00e9ciproque. Ils partaient souvent tous les deux pour regarder les feuilles \u00e0 l&rsquo;envers dans la for\u00eat voisine, cherchaient des tonnes d&rsquo;aiguilles dans les bottes de foin, faisaient des b\u00eatises derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9glise&#8230;bref&#8230;ils n&rsquo;ont pas fait qu&rsquo;enfiler des perles&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, tu connais la qualit\u00e9 des cours d&rsquo;\u00e9ducation sexuelle de l&rsquo;\u00e9poque, et tous les tabous qui plombaient les familles&nbsp;; ce qui devait arriver, arriva&nbsp;: elle est tomb\u00e9e enceinte.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils auraient aim\u00e9 garder et \u00e9lever cet enfant de l&rsquo;amour, mais les familles respectives n&rsquo;\u00e9taient pas d&rsquo;accord, surtout le p\u00e8re du gar\u00e7on qui \u00e9tait autoritaire et puissant au village.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a donc fait en sorte d&rsquo;\u00e9loigner son fils, de faire accoucher Marianne ailleurs et de faire adopter l&rsquo;enfant avec la complicit\u00e9 de certains villageois.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, Marianne a \u00e9t\u00e9 intern\u00e9e dans un h\u00f4pital psychiatrique d&rsquo;o\u00f9 elle s&rsquo;est enfuie r\u00e9cemment pour retrouver son fils.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils ont tous finis par se retrouver.<\/p>\n\n\n\n<p>La fin est belle, mais que de souffrance endur\u00e9e pendant tout ce temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne peux que compatir pour Marianne.<\/p>\n\n\n\n<p>Je te raconterai les d\u00e9tails quand tu viendras.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu l&rsquo;as compris, je reste \u00e0 Castelvielh. Les villageois ont accept\u00e9 ma candidature, et moi la leur&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 cherch\u00e9 une maison \u00e0 acheter, et je crois bien avoir trouv\u00e9 mon bonheur.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut que tu viennes pour me donner ton avis.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut aussi que je t&rsquo;annonce que je vais certainement \u00eatre grand-m\u00e8re&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Et oui, ma jolie Skippy est aussi all\u00e9e faire des b\u00eatises derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9glise avec le bel Hector&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Les enfants ont trouv\u00e9 tr\u00e8s dr\u00f4le de voir les chiens cul \u00e0 cul. Ils avaient l&rsquo;air malin, tiens&nbsp;!!<\/p>\n\n\n\n<p>Je te pr\u00e9viens tout de suite&nbsp;: je te r\u00e9serve un chiot, il sera magnifique&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Je t&#8217;embrasse bien fort. Solange<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Po\u00e8me de Faustine , lu pendant la f\u00eate.Impressions<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Perch\u00e9 en haut des monts o\u00f9 le vent se r\u00e9gale<\/p>\n\n\n\n<p>Castelvielh s&rsquo;anime sous des pierres royales .<\/p>\n\n\n\n<p>Les toits de lauze grise et les roches de granit<\/p>\n\n\n\n<p>Gardent la pause du temps \u00e0 jamais reconduite .<\/p>\n\n\n\n<p>Les senteurs de ch\u00e2taigne courent dans les ruelles<\/p>\n\n\n\n<p>Les pas tirent du sommeil des histoires irr\u00e9elles.<\/p>\n\n\n\n<p>Les fontaines murmurent \u00e0 l&rsquo;ombre des \u00e9rables<\/p>\n\n\n\n<p>Les myst\u00e8res souterrains parfois inavouables.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand sonne l&rsquo;Ang\u00e9lus et vient le cr\u00e9puscule<\/p>\n\n\n\n<p>Le village r\u00e9sonne de mille conciliabules<\/p>\n\n\n\n<p>La rivi\u00e8re soupire et les branches fr\u00e9missent<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette Ard\u00e8che m\u00e9tisse , belle comme une oasis .<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Karine Vigier, la Maire, le dimanche du d\u00e9part<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Comment imaginer qu\u2019inviter quelques familles \u00e0 s\u00e9journer chez nous pour leur donner envie de s\u2019installer , allait d\u00e9cha\u00eener une telle tourmente?Les quinze jours les plus longs et les plus courts de ma vie&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Tout avait bien commenc\u00e9&nbsp;: au village, de nombreuses familles pr\u00eates \u00e0 jouer le jeu d\u2019accueillir des inconnus chez elles, des invit\u00e9s sympathiques, repr\u00e9sentant tout l\u2019\u00e9ventail de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise\u2026Bien s\u00fbr il y a eu quelques grincements anonymes, sur les d\u00e9buts de submersion\u2026 ma volont\u00e9 de pervertir les traditions ancestrales.. .C\u2019\u00e9tait attendu.<\/p>\n\n\n\n<p>Par contre, ce qui ne l\u2019\u00e9tait pas, c\u2019\u00e9tait la disparition inqui\u00e9tante de Julia, une adolescente un peu rebelle accueilli chez les Marty. Panique\u2026 mais une solidarit\u00e9 imm\u00e9diate et g\u00e9n\u00e9rale. Le recours \u00e0 la police \u00e9tait imminent quand Mamadou les a rep\u00e9r\u00e9s. Avec Cyril et Bastien , ils nous ont donn\u00e9 une le\u00e7on d\u2019efficacit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 leur inventivit\u00e9, leur humour et leur flegme\u2026 et ils n\u2019en ont tir\u00e9 aucune gloriole. La tension a pu retomber\u2026 et les deux ados plut\u00f4t gonfl\u00e9s et inconscients de l\u2019angoisse qu\u2019ils avaient suscit\u00e9e,se sont m\u00eame permis de faire un sketch sur leur aventure lors du spectacle de samedi\u2026 Esp\u00e9rons seulement qu\u2019ils ne sont pas revenus \u00e0 trois. Ce matin, St\u00e9phane Mercier, le p\u00e8re semblait soulag\u00e9 de regagner la capitale, son fils aussi, ce sont des vrais citadins mais Julia a beaucoup pleur\u00e9 en quittant Ima. Elle s\u2019est beaucoup attach\u00e9e \u00e0 elle\u2026 On a tout mis\u00e9 sur la crise d\u2019adolescence, on a oubli\u00e9 que le s\u00e9isme du d\u00e9c\u00e8s de la m\u00e8re depuis seulement deux ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne mettrais pas ma main au feu qu&rsquo;ils ne reviennent , apr\u00e8s r\u00e9flexion&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>On a aussi eu nos petites d\u00e9convenues, le d\u00e9part h\u00e2tif de L\u00e9ontine et El\u00e9onore C\u2019est peut \u00eatre un d\u00e9saccord du couple sur la possibilit\u00e9 d\u2019installation, face \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de notre campagne, mais \u00e7a a beaucoup perturb\u00e9 Anne Cristin. Heureusement que l\u2019 amiti\u00e9 que lui ont t\u00e9moign\u00e9 Irine , Faustine et Ima l\u2019a rass\u00e9r\u00e9n\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 Antoine Coustou, je dois dire que je n\u2019ai pas compris son d\u00e9part pr\u00e9cipit\u00e9. Il avait le projet le plus abouti, un beau projet.On lui avait fait part, avant son arriv\u00e9e, de lieux qui pouvaient lui convenir , financi\u00e8rement accessibles. C\u2019est vrai que les rumeurs ont vite couru. Dans nos villages les histoires relatives \u00e0 l\u2019occupation allemande, la collaboration et la r\u00e9sistance sont toujours vivaces\u2026 Antoine \u00e9tait bien venu enqu\u00eater sur son pass\u00e9, il pouvait s\u2019attendre \u00e0 des r\u00e9v\u00e9lations. Marie Ange n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s adroite, je le lui ai fait remarquer. Mais ce que personne n\u2019avait vu venir, la v\u00e9ritable bombe&nbsp;, c\u2019est Ursula qui l\u2019a faite exploser. Mais quelle id\u00e9e j\u2019ai eu de accueillir&#8230; la sulfureuse Ursula. Je n\u2019ai pas dout\u00e9 un instant de sa sinc\u00e9rit\u00e9 \u00e0 vouloir d\u00e9couvrir le village\u2026 Je m\u2019en suis vite mordu les doigts&#8230;et lorsque les journaux ont publi\u00e9 l\u2019article sur la fugueuse de l\u2019h\u00f4pital psychiatrique, je l\u2019ai aussit\u00f4t reconnue. Mais je ne m\u2019attendais pas \u00e0 ce qu\u2019elle allait nous apprendre\u2026 Les gens de ma g\u00e9n\u00e9ration qui \u00e9tions en classe avec lui, n\u2019ont jamais mis en doute la filiation de Laurent Marty, fils unique d\u2019une famille qui ressemblait tant \u00e0 la notre. Quelle histoire, quelle trag\u00e9die pour Ursula&nbsp;!. Heureusement qu\u2019on a pu garder la r\u00e9v\u00e9lation dans un cercle restreint\u2026et que la police est arriv\u00e9e apr\u00e8s son d\u00e9part\u2026 Que va-t-il advenir d\u2019elle&nbsp;? Il faudra beaucoup de doigt\u00e9 pour mettre Laurent face \u00e0 son histoire, mais c\u2019est indispensable. Il faut que chacun prenne le temps de la r\u00e9flexion.<\/p>\n\n\n\n<p>Et maintenant, le village va retrouver, ou pas, son harmonie et sa s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 agreste que Faustine a si bien su traduire dans le po\u00e8me qu\u2019elle nous a lu \u00e0 la f\u00eate. Nous la retrouverons bient\u00f4t ainsi que tous ceux qui ont d\u00e9j\u00e0 bien pris leurs marques et ont commenc\u00e9 \u00e0 les imprimer,dans le village. Ils arriveront, chacun \u00e0 leur tour, comme de vieux amis. Et d\u00e9j\u00e0 , on a eu l\u2019heureuse surprise pour Ima. \u00c7a a \u00e9t\u00e9 le coup de foudre avec les potiers. Elle va commencer \u00e0 construire une vie loin du drame de sa vie jusqu\u2019ici. Et ce qui m\u2019a fait vraiment plaisir, c\u2019est l\u2019\u00e9lan g\u00e9n\u00e9ral de solidarit\u00e9 pour lui permettre de s\u2019installer. Je suis fi\u00e8re de mes concitoyens, et \u00e7a me laisse supposer qu\u2019on n\u2019a pas eu tort de tenter l\u2019exp\u00e9rience.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>O\u00f9 il faut bien que tout s\u2019ach\u00e8ve et se r\u00e9solve&#8230;ou pas Ima, le grand choix. 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