ATELIER D ‘ECRITURE OUVERT, le 30 avril à la médiathèque de Terrasson

Médiathèque de Terrasson – Atelier d’écriture

Jeux d’écriture

Avec des titres choisis au hasard par les participants dans la médiathèque

Titres proposés :

After

La voyageuse de nuit

Je reste roi de mes chagrins

Le jour où les lions mangeront de la salade verte

Méfiez-vous de l’amour

Le silence coupable

Le petit Robert

Les sept plumes de l’aigle

Le duel des grands-mères

Je reste le roi de mes chagrins

La femme du gardien de zoo

La chute des géants

Le Nord c’est l’Est

Composer un texte incluant au moins 4 ou 5 titres

Elle était là, sur le quai de la gare. La voyageuse de nuit se sentait bien seule à cette heure tardive pour prendre son train. Elle repensait aux heures qu’elle venait de passer avec l’homme qui occupait son cœur. Ils s’étaient quittés brutalement sur une dispute. Elle était désappointée et se disait que plus jamais elle ne tomberait amoureuse. Dorénavant, elle se dirait : Méfiez-vous de l’ Amour … Plus jamais, plus jamais sauf le jour où les lions mangeront de la salade verte, elle reverrait sa copie.

Elle tournait la tête à droite, puis à gauche, personne. Il ne viendra pas s’excuser et lui demander de revenir.

Quitter le quai et ne plus attendre son train, voilà ce qu’elle voudrait plus que tout. Mais son cœur lui faisait mal, et rien juste le silence coupable. Elle doit s’en aller et l’oublier.

La voyageuse de nuit, très mystérieuse, avait sous son bras gauche le petit Robert et avançait dans le wagon.

En face d’elle, la femme du gardien du zoo, coiffée des sept plumes de l’aigle, affichait un silence coupable. Avait-elle assisté au duel des grands-mères? Elle semblait drapée dans son orgueil blessé, éprouvant la chute fracassante d’ l’harmonie d’antan, comme la chute des géants. Elle regardait au tréfonds d’elle même avec effarement et se disait, au moins je reste le roi de mes chagrins et même si le Nord c’est l’Est, et même si le jour vient où les lions mangeront de la salade verte…

Il fallait savoir que viendrait le temps de l’After.

Méfiez-vous de l’amour, on peut tomber de haut !

L’heure est grave. Le Petit Robert a décidé de tenter une action avant que la chute des géants n’arrive.

En effet depuis quelques jours, un groupe d’illuminés a décidé que tout le monde, y compris les animaux, doit devenir Végan. Le jour où les lions mangeront de la salade verte est proche. Il faut empêcher cela. Mais comment? Le petit Robert le tient de la femme du gardien du zoo qui lui qu’elle dit que son mari avait entendu la conversation « after » sa journée de travail. Le Petit Robert décide donc d’en parler à sa grand-mère, la seule personne en qui il ait confiance. Alarmée, mamie est du même avis que son petit-fils. Il faut agir. Elle informe alors qu’elle pense savoir qui se cache derrière ce groupe de fous. Elle passe donc quelques coups de fil, et au bout de quelques minutes demande au Petit Robert d’approcher :

– Que se passe-t-il mamie ?

– C’est encore un coup d’Yvonne !

– Yvonne ? La mamie d’en face ?

– Oui, j’en ai bien peur.

– Qu’allons nous faire ?.

– Nous préparer

– Mais pourquoi ?

– Il faut s’entraîner.

– Mais dans quel but ?

– le duel des grands-mères, mon petit Robert, car je ne compte pas laisser Yvonne faire.

Soudain, le petit garçon ne dit plus rien. Le silence coupable de l’enfant se ressent. Il regrette déjà d’avoir entraîné sa mamie là-dedans.

La voyageuse de nuit

Après avoir quitté mon Petit Robert, je suis allée prendre mon train pour Venise.C’est là que j’ai rencontré la voyageuse de nuit.. Très sympathique, et à la fois mystérieuse, elle m’a dit d’emblée : « Méfiez-vous de l’amour ». Fort étonnée de cette réflexion, je reste dans un silence coupable, ne sachant quoi répondre..

Après un long silence, elle reprend la conversation, un long monologue, me racontant son histoire au cours de laquelle elle m’apprend qu’elle est la femme du gardien de zoo situé à Carsac Aillac, et que le jour où les lions mangeront de la salade verte, elle reviendrait dans ce pays.

Ce matin là, le Petit Robert rencontra la femme du gardien du zoo sur le marché.Elle avait mis dans son sac les sept plumes de l’aigle pour éloigner le mauvais sort. Elle sui proposa un café pour parler de ce qu’elle venait de lire dans le journal, notamment un article intitulé « le jour où les lions mangeront de la salade verte », ce qui l’inquiétait fortement.

– Tu te rends compte, lui dit-elle, ce jour là, les végétariens auront gagné.

Le Petit Robert réfléchit et répondit :

– Ce sera la chute des géants.

Méfiez-vous de l’Amour,

Ma vie est si plaisante et si jolie pourtant.

Le duel des grands mères nous y conviait si imprégnant lorsqu’elle nous concoctaient de si savoureuses crèmes fouettées et des dithyrambiques beignets aux pommes.

Moi, le petit Robert, qui était convié, sans un obligation horaire notamment, à déguster avec cousines, cousins et voisins proches, tous nos mets du dimanche dans une immense fête collective ; nous nous retrouvions presque vingt à gambader entre la table , le jardin et le parking qui donnait sur les arbres dont les fruits n’étaient pas si présents parce qu’ils dépendent de l’avancée ou du retard de la saison des Jours Heureux où nous nous affilions.

C’était chaque fois le jour où les lions mangeront de la salade verte.

Le Petit Robert s’était engagé à organiser le duel des grands-mères qui avait lieu tous les ans au zoo de Vincennes.La sienne de grand-mère avait eu beau leur répéter : Méfiez-vous de l’amour mes enfants ! , il n’en n’était pas moins tombé amoureux de la femme du gardien du zoo qui était devenue son amante.Pour donner le change, elle répétait à qui voulait l’entendre. Moi, tromper mon mari, jamais ! Ou alors le jour où les lions mangeront de la salade verte..

C’est elle qui avait fourni au petit Robert les sept plumes de l’aigle qui récompenseraient la grand-mère gagnante du duel.

Le mari, le matin du duel, fut très surpris alors qu’il allait nourrir les lions, de les voir brouter paisiblement au milieu du troupeau de gazelles. D’étranges et désagréables pensées le taraudèrent toute la journée.

La voyageuse de nuit ne dormait pas dans le train qui l’emportait. Le paysage était noyé dans la neige mais ce n’était pas ce qui la glaçait.Elle était enfermée dans un silence coupable. Elle n’avait rien pu contre le duel des grands-mères. Elles s’étaient écharpées quand elles avaient découvert qu’elle avait changé de genre, se renvoyant la responsabilité d’une mauvaise éducation.Elle avait fui vers le Nord, et comme le Nord, c’est l’Est, elle avait pris un billet pour Vladivostok.

Haïkus inspirés par l’expo photo du club photo de l’ALT à la médiathèque

L’église dans la nuit

beauté un vrai spectacle

l’étoile sort soudain

Eglise vermeille

Aux nuages du printemps

pierres sereines

Quai de béton froid –

les moutons ne paissent plus

sous la passerelle.

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