Feuilleton 25 26 carnet de voyage , étape 7

Etape7 – abus de zeugmes et d’oxymores

Habitée par une obscure lucidité je m’ apprêtais à suivre sans réserve et sans guère de bagages Steven. Je lançais ma jambe quand la moto décolla et disparut, alors qu’au même instant j’étais cernée par trois pick-up menaçants. Des individus à l’anonymat protégé par des bas enfilés sur leur visage et la lâcheté s’emparèrent de moi en me jetèrent comme un ballot sous des torrents d’insultes et une bâche, à l’arrière de l’un des véhicules. Il démarra sur le moment et des chapeaux de roues.

Soulevant légèrement la bâche, j’ai reconnu le logo de ICE sur le dos de mon ravisseur à travers la vitre arrière. Je n’avais rien à faire avec cette police de l’émigration à la sombre réputation. J’étais en règle…. sauf que je n’avais plus de papiers ni de certitudes. Le cauchemar authentique succédait à au réel illusoire de mon trip délicieux.

On m’avait emmenée dans une pièce d’une neutralité glacée. Le sac à dos qu’on m’avait arraché répandait sur le bureau vide mes carnets et le reste de mon intimité.J’étais réduite à une intense vacuité. Je me ressaisis. Je devais les regarder en face et avec une confiance apparente car la situation empirait avec l’interrogatoire.

J’étais à nouveau cernée par par trois individus à l’haleine et aux paroles nauséabondes. L’un d’eux me tenait fermement les poignets dans le dos et me déstabilisait en repoussant les barreaux de la chaise sur laquelle j’étais assise de force et de guingois . Je devais résister à la violence des mots et des postillons.

Chacune de mes réponses exacerbait la noirceur de leur haine et de mes poignets sur lesquels la pression des doigts augmentait.

Premier écueil, j’étais une femme qui voyageait seule , sans adresse et sans vergogne.

Deuxième écueil, j’étais Française donc forcement une roulure… et sans papier pour prouver ma nationalité… mais Française … et j’ai senti l’ aggravation protectrice de mon statut.

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A écrire pour Avril 2026

ATELIER D’ECRITURE ALT

vendredi 24 avril 2026

Maison des Associations,Terrasson  18 Hà20H

Jeu 2 Homophonie approximative ou contrepet honnête

Choisissez une phrase, par exemple un extrait de chanson) qui commencera un texte. Celui-ci s’achèvera par :

  • soit une homophonie approximative :
    exemple : elle essuie les verres au fond du bistrot/ elle fuit l’hiver au fondouk de Bisert’
  • soit un contrepet honnête : on échange des lettres entre les mots d’une expression ou d’une phrase pour en créer une autre :
    exemple : le mot sur la porte/le pot sur la morte
    la bonne en colère tirait sur l’ânesse/ la nonne en colère tirait sur l’abbesse

Jeu 3 Inventaire (au moins 5 éléments)

Pour rien au monde j’aurais aimé…………. sauf…

Jeu 4 Mode d’emploi / exercice de style

Donnez un mode d’emploi ou une recette en utilisant un des styles suivants :

  • Épique
  • Y a qu’à… faut qu’on….
  • Devinette
  • un mot pour un autre en choisissant un mot proche mais au sens différent
  • un mot pour un autre en changeant les noms par des noms situés 7 noms plus loin dans n’importe quel index ou dictionnaire
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Ecrit en Mars 26, jeu 2, expansion

Jeu 2 Expansion

Voici trois extraits de poèmes. Vous en choisissez un et créez votre propre poème de la façon suivante

– trois vers personnels, puis le 1er vers du poème

  • trois vers personnels , puis le 2eme vers du poème
  • etc…

Extrait 1 (Jules Romains, la vie unanime)

Qu’est-ce qui transfigure ainsi le boulevard ?

L’allure des passants n’est presque pas physique

Ce ne sont plus des mouvements ce sont des rythmes

je n’ai plus besoin de mes yeux pour les voir

Extrait 2 (Guillaume Apollinaire, la chanson du mal aimé)

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir

extrait 3 (Emile Verhaeren , La multiple splendeur)

Toi qui t’en vas là-bas,

Par toutes les routes de la terre,

Homme tenace et solitaire,

Vers où vas-tu, toi qui t’en vas ?

=_=_=_=

extrait 3 (Emile Verhaeren , La multiple splendeur)

Toi qui t’en vas là-bas,

Par toutes les routes de la terre,

Homme tenace et solitaire,

Vers où vas-tu, toi qui t’en vas ?

Nous en étions là de nos discussions

Nous faisions tous ensemble des projets

les Uns voulaient partir

les autres voulaient rester

Toi qui t’en vas là-bas

Tu as décidé de partir sans nous

Tu veux rester seul

tu veux réfléchir à la fragilité de l’Homme

Par toutes les routes de la terre

Et pourtant nous voulions faire quelque chose ensemble

Tu en as assez de toutes ces hésitations

Tu en as assez de tergiverser

Homme tenace et solitaire

Tu n’as besoin de personne

C’est ce que tu veux nous faire comprendre

Tu veux être tout seul

Où vas-tu toi qui t’en vas

N.C.

L’ombre s’allonge

Au fur et à mesure que tu avances

Sous le feuillage piqueté d’or.

Toi qui t’en vas là-bas,

Tu continues ta route

Sans te retourner

Tu files au clair de lune

Par toutes les routes de la terre,

Incompris et maudit

Tu allonges le pas

Quand soudain tu t’arrêtes.

Homme tenace et solitaire,

Tu as compris que ton destin

Se jouait à cet instant précis

Où tu allais choisir cette direction.

Vers où vas-tu toi qui t’en vas ?

Tu n’as plus le choix maintenant

Tu dois accélérer ton allure

Pour arriver à l’heure au rendez-vous.

D.L.

=-=-=-=

Extrait 2 (Guillaume Apollinaire, la chanson du mal aimé)

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir

Ça commence à se déglinguer

J’ai le cerveau comme une passoire

Avons nous assez zigzagué

Mon beau navire ô ma mémoire

Je me sens bien trop fatigué

Pour poursuivre cette triste histoire

Il me faut poser la pagaie

Avons nous assez navigué

Plus percé qu’une passoire

Mon rafiot coule,c’est pas gai

ô pas dans du nectar millésimé mais

Dans une onde mauvaise à boire

j’ai tenté de tout larguer

mais je n’ai eu que des déboires

je boirai donc de l’eau salée ô gai

De la belle aube au triste soir

F.V

Je suis au bord de l’océan

Qui roule ses vagues indéfiniment

Et moi j’ai le spleen…

Mon beau navire ô ma mémoire

je t’ai perdu au milieu des courants

Et moi aussi j’ai failli me perdre

j’ai été secouru par miracle

Nous avons assez navigué

Nous avons fait le tour du monde

Fait des escales dans tous les pays

Traversé toutes les mers , mais

Dans une onde mauvaise à boire

Nous avons trébuché, nous avons coulé

à pic, il faut le dire

les brisants étaient là

Nous avons assez divagué

je nous revois accrochés au radeau

De fortune transformé

mourant de faim et de soif

De la belle aube au triste soir

N.C

=-=-=-=

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Ecrit en Mars 26, jeu 3, réduction – AVION

Jeu 3 contraction

L’Oulipo appelle ce jeu AVION car il est une abréviation du mot Abréviation ce qui illustre la règle du jeu.

On choisit un texte existant . On le réduit mot après mot en prélevant certaines lettres , dans le sens de la lecture et on obtient un texte court tout à fait différent

ex : Il y a quelque chose ; il y a quelque chose ; il y a l’os

Première phrase des Confessions de Rousseau

« Me voici donc seul sur la terre ».

Moi seul erre.

D.Dou

Qu’est-ce qui transfigure ainsi le boulevard ?

L’allure des passants n’est presque pas physique

Ce ne sont plus des mouvements ce sont des rythmes

je n’ai plus besoin de mes yeux pour les voir

Cet ange ailé va

Las, sans pays

Comme noyé,

n’a plus d’espoir

D.Dor

Ecrit en Mars 26, jeu 4, A supposer qu’on me demande

Jeu 4 A supposer qu’on me demande…

Après avoir inventé la question, développez la réponse en une seule et longue phrase

A supposer qu’on me demande , où déjeuner à Terrasson ?

Vous pourrez choisir entre la pizzeria Mozz’art, qui jouxte le parking du cinéma, la pizzeria Cesar 24, qui remplace une auto-école, un restaurant turc qui fait suite à un club échangiste, le nouveau restaurant « Les choses simples » qui remplace un ancien marchand de vin, puis une épicerie fine, tous situés sur une distance de 50 m, dans la seule avenue de la Gare dont la perspective s’étire jusqu’à la vieille ville.

D.Dou

A supposer qu’on me demande si la vie est un long fleuve tranquille (dixit Etienne Chatillez)

Comparer la vie à un fleuve est une belle trouvaille, en effet on peut se demander s’il faut aller dans le sens du courant, cela semble facile mais parfois ça va trop vite, il peut y avoir des rapides qui vous catapultent contre les rochers, vous précipitent dans le vide et vous noient, ou bien à contre-courant, se battre comme les saumons contre la force de l’eau, remonter toujours plus loin, toujours plus haut, rechercher par soi-même les réponses et retrouver ses origines

N.C.

A supposer qu’on me demande…Où as-tu trouvé ce livre ?

Je l’ai trouvé sur le banc près du cerisier, abandonné là, je suppose, par un passionné de lecture désireux de me le faire découvrir et m’enchanter par son histoire rocambolesque tout en rêvant d’une rencontre improbable.

D.L.

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Ecrit en février 2026, jeu 2, comme son nom l’indique

Jeu 2 Comme son nom l’indique

Imaginez l’apparence, le caractère, la fonction d’un individu, d’une ville en fonction de son nom

exemple:Florence est ville et fleur et femme, elle est ville-fleur et ville-femme et fille -fleur tout à la fois ( J.P.Sartre, qu’est-ce que la littérature?)

Des noms de Personnes

Le charpentier. Il fabrique des charpentes. Il est grand fort et bien charpenté.

C.F

Des villes

Angoisse situé à côté de l’Hépital est un petit bourg loin de tout , 20kms de ST YRIEIX, 80kms de LIMOGES. Pas de services, pas de boulangerie, une école maternelle jumelée avec Sarlande. Traversé par la D704 c’est un bourg dortoir et ….angoissant.

H.L.

C’est un village qui ressemble à tous les autres ; sa rue principale avec un magasin fermé sur deux, sa place goudronnée derrière l’église, un bar-tabac-presse-dépot de pain, il ne ressemble donc à rien… et pourtant la vie y fourmille de mille petites horreurs. Les enfants semblent tristes et éteints dans la cour de l’école, les gens se croisent , la mine toujours défaite, le groupe médical ( il y en a un, si)regorge de patients moroses et déprimés, les joueurs de cartes (il y en a , si) tirent une tête d’enterrement. Plus de mariages, très peu de naissances non plus. Les voyageurs traversent ce village à toute vitesse, en retenant leur souffle et en croisant les doigts dès que le panneau apparaît . C’est ANGOISSE

S.R.

Le Fion est une petite commune de Haute-Savoie coincée entre deux collines rondes.

Ambiance lourde, humour gras, rancunes qui fermentent depuis des générations, rien n’est jamais vraiment discret. C’est l’étape que l’on traverse à contre cœur… mais dont tout le monde se souvient. Sa devise : On y entre par hasard. On en sort changé.

Jumelage en cours avec la commune de Fourqueux dans les Yvelines.

B.D.

Terrasson = Terre à sons

Avez-vous remarqué comme notre ville porte bien son nom ?

Les fontaines chantonnent ; les clochettes des Jardins de l’Imaginaire

du haut de leurs mâts, sonnent au gré du vent. Y répondent les cloches de

Saint-Sour et l’antique sonnaille de Lavilledieu. Chaque quartier a sa couleur et sa

musique. La Vézère alanguie en été murmure et gronde lors des hautes eaux.

Ecoutez bien, et la ville vous parlera !

Terrasson Lavilledieu

Moi, j’ai toujours aimé regarder le monde qui m’entoure de haut, de nature plutôt frileuse j’ai d’emblée mis une certaine distance avec la capricieuse Vézère trop encline à sortir de son lit au premier dérèglement climatique et puis les effluves nauséabonds émanant des étendues marécageuses engendrées dans la plaine par cette rivière fangeuse venue des montagnes sauvages et schisteuses du Massif Central, ces effluves donc, dis-je, arrivaient parfois jusqu’à mes délicates et élégantes toitures d’ardoises. Tout ça c’était bon pour les manants goitreux et paludiques de Lavilledieu dont j’avais tout loisir d’observer la vie misérable et laborieuse qu’ils menaient depuis les hauteurs majestueuses de mon Malpas. Mon nom ne pouvait que refléter ma nature hautaine et évidemment dominatrice qui est ma marque de fabrique.

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Ecrit en février 2026, jeu 3, un mot sur la porte

Jeu 3 un mot sur la porte

Vous avez un voisin trop bruyant, d’un bruit très spécifique. D’abord vous tentez de comprendre ce qui se passe ; dans un deuxième temps vous rédigez un mot à coller sur sa porte pour lui demander gentiment plus de discrétion.

Le voisin me lit tous les soirs le programme du cinéma de notre quartier.

Cher nouveau voisin,

Quelle joie de vous entendre déclamer tous les soirs le programme du cinéma de notre quartier.

J’imagine que le fait d’utiliser des accents africains, créoles, marseillais ch’ti (j’en passe et des meilleurs), pour m’offrir une lecture des résumés des films à voir, facilite votre transit intestinal. L’apothéose, mon moment préféré, c’est le cri de Tarzan, signifiant la délivrance et la fin de cette logorrhée exotique, ponctuée par le bruit bucolique de votre chasse d’eau.

Vous l’avez compris, les murs qui nous séparent sont minces même si , par chance, ils m’épargnent vos fragrances !

Vivement le prochain programme !!

C.F.

Mon appartement est pour moi un refuge, un lieu accueillant et silencieux où j’aime lire et écouter de la musique. Or voilà qu’un voisin vient d’emménager à l’étage au-dessus et deux fois par semaine, j’entends tout d’abord des meubles poussés puis, pendant au moins une demi-heure, des claquements de talons. Cela m’exaspère et je fonce au café du coin pour échapper au vacarme. Que se passe t-il donc là-haut ? Un soir, je monte les marches à pas de loup et perçois un fond de musique latino. Je demande aux autres voisins et finis par apprendre que le nouveau est un bel Hidalgo andalous qui s’adonne aux joies du flamenco. Je sais qu’un cours de danses de salon et de flamenco est situé juste au coin de la rue. Je me procure leur carte que je colle sur sa porte en ajoutant un petit mot :

« Ce club de danse près de chez nous serait ravi de vous accueillir et cela permettrait à notre immeuble de retrouver sa quiétude. Nous serions aussi enchantés de vous applaudir lors de la prochaine fête des voisins, prévue le mois prochain. »

Votre voisine du dessous

D.Dou

Tous les soirs vers 22h30, depuis l’appartement d’à côté viennent des couinements réguliers, suivis de petits chocs sourds, puis d’un long soupir mécanique. J’ai d’abord pensé à un hamster très motivé, puis à une séance de fitness endiablée. Mais ce soir je pencherai plutôt pour un aspirateur robot coincé sous un meuble, en lutte existentielle depuis 40 minutes.

Ce n’est plus possible il faut agir, j’ai donc pris ma plus belle plume :

Bonsoir,

Je me permets ce petit mot car il me semble que votre aspirateur robot mène régulièrement un combat héroïque contre un meuble.

Les cris électroniques et les chocs répétés traversent malheureusement les murs, tous les soirs.

Serait-il possible de lui octroyer une pause bien méritée après 22 heures ?

Merci beaucoup pour votre compréhension et bon courage au robot.

Votre voisine

B.D

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Ecrit en Février 2026 jeu 4 , à une lettre près

A une lettre près

déformez un mot en ajoutant ou substituant une lettre et inventez lui une définition

exemple :

bébétude : torpeur du bébé après la tétée

bourreaucratie : violence exercée avec un maximum d’efficacité et un minimum de safisme

( A . Finkelkraut: le petit frictionnaire illustré)

Médidance : chorégraphie collective où chacun se passe une rumeur sans jamais en être l’auteur.

B.D.

Karmagnole : boisson euphorisante permettant d’atteindre le nirvana sans passer par la méditation de pleine conscience

Hippodrone : nom générique du cheval ailé dont le plus célèbre s’appelait Pégase.

F.V.

MINOUDIERE : Sac de transport pour chat

BAC A DOS : baignoire portative

C.F.

Une pétardière : automobile qui a des problèmes de pot d’échappement (de pétaudière dans laquelle on est quand on a des ennuis de voiture))

Un cartor : SDF qui a appris l’art de se construire un abri fait d’une multitude de cartons empilés et entrecroisés (de castor et carton)

Une dyscopie : une copie qui comporte une variation minimale aux conséquences irrévocables ( ex les mutations génétiques ou simplement, « dyscopie » est une dyscopie de dystopie).

D.Dor

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A écrire pour le 13 mars 2026

A TELIER D’ECRITURE ALT

Vendredi 13 mars 2026

Maison des Associations,Terrasson  18 Hà20H

Jeu 2 Expansion

Voici trois extraits de poèmes. Vous en choisissez un et créez votre propre poème de la façon suivante

– trois vers personnels, puis le 1er vers du poème

  • trois vers personnels , puis le 2eme vers du poème
  • etc…

Extrait 1 (Jules Romains, la vie unanime)

Qu’est-ce qui transfigure ainsi le boulevard ?

L’allure des passants n’est presque pas physique

Ce ne sont plus des mouvements ce sont des rythmes

je n’ai plus besoin de mes yeux pour les voir

Extrait 2 (Guillaume Apollinaire, la chanson du mal aimé)

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir

extrait 3 (Emile Verhaeren , La multiple splendeur)

Toi qui t’en vas là-bas,

Par toutes les routes de la terre,

Homme tenace et solitaire,

Vers où vas-tu, toi qui t’en vas ?

Jeu 3 contraction

L’Oulipo appelle ce jeu AVION car il est une abréviation du mot Abréviation ce qui illustre la règle du jeu.

On choisit un texte existant . On le réduit mot après mot en prélevant certaines lettres , dans le sens de la lecture et on obtient un texte court tout à fait différent

ex : Il y a quelque chose ; il y a quelque chose ; il y a l’os

Jeu 4 A supposer qu’on me demande…

Après avoir inventé la question, développez la réponse en une seule et longue phrase

Jeu 1 : Feuilleton nouveau : carnet de voyage

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feuilleton 25- 26 carnet de voyage étape 6

Feuilleton/Etape 6- en chanson-

Même si Mrs Dalloway était vraiment charmante et le Dr Jivago tellement séduisant, je vais maintenant beaucoup mieux et je suis donc contente de sortir de l’hôpital. Me voici de retour sur La Route, devant mon lieu de départ favori le Drugstore et que vois-je ? MON BIKER. Je suis sûrement encore victime d’une hallucination.

Cette drogue est vraiment puissante et agit longtemps me dis-je. Je le vois s’avancer vers moi et me tendre une enveloppe. C’est sûr, elle va disparaître si j’essaie de la prendre mais non, mes doigts rencontrent bien du papier et tout ne se volatilise pas.

Ce n’est pas comme tout à l’heure où j’ai bien cru reconnaître Maduro, assis sous les deux pins parasols. Un détail m’avait tout de même intriguée : il était devenu blond et a tout d’un coup disparu comme touché par une baguette magique.

Mais maintenant, je suis bien dans le réel et des paroles parviennent même à des oreilles. Je comprends que mon apparition de biker n’est pas mon biker mais son frère jumeau Steven. Mon Apollon a appris mes mésaventures et lui a remis une missive pour moi.

Voici le texte que je découvre :

Ma Jeanne,

Je suis désolé que ta découverte des paradis artificiels ait été aussi difficile et que tu aies fait un séjour à l’hôpital. Mes amis qui sont nombreux ont toujours gardé un œil sur toi car une nouvelle responsabilité au sein de ma tribu m’a obligé à quitter la région et je peux seulement être près de toi par la pensée.

Je te dédie cette chanson :

Car j’étais sur la route
Toute la sainte journée
Je n’ai pas vu le doute en toi s’immiscer
J’étais sur la route
Toute la sainte journée
Si seulement j’avais pu lire
Dans tes pensées (Gérald De Palmas)

Durant mon séjour dans le Périgord, j’avais écouté beaucoup de chansons françaises et lorsque j’ai entendu ton prénom, l’une d’elle m’est revenue en mémoire, « Jeanne » de Laurent Voulzy et je ne résiste pas au plaisir de la transformer pour toi.

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