Écrit en janvier 2010, voyage, voyage 2 : Amazonie

Une destination fixée par les dés sur l’index d’un atlas d’où vous envoyez des nouvelles

Cahors le 20 janvier 2020

Mes très chers Amis,

Merci, merci encore pour ce merveilleux voyage que vous m’avez offert pour mon anniversaire. Une croisière en bateau-hamac sur l’Amazone. La forêt amazonienne, terre des ancêtres, gardienne des traditions. Mais, laissez moi vous raconter. Je vous passe les détails du voyage en avion et de tout ce qui va avec. Et me voici arrivée tôt le matin pour ce « rendez-vous en terre inconnue « J’embarque donc sur un magnifique bateau au nom prestigieux de « Victoria Amazonia ».

Me sentant un peu fatiguée, je demande au capitaine, ma foi fort aimable, de m’indiquer ma cabine. Et c’est avec un grand sourire et sous les regards amusés des autres passagers, qu’il me fait remarquer qu’ici, il n’y a pas de cabine. Tout le monde dort à la belle étoile dans des hamacs. Des hamacs ! Quelle horreur ! Je n’ai jamais su apprivoiser ce genre d’animal. Continuer la lecture de « Écrit en janvier 2010, voyage, voyage 2 : Amazonie »

Écrit en janvier 2020: voyage, voyage 1 Perkiomen Creek (USA)

Une destination fixée par les dés sur l’index d’un atlas d’où vous envoyez des nouvelles

Des nouvelles de Perkiomen creek : mèl à tous

 

Ah mes amis, quelle aventure !

La grisaille d’hiver sur mes collines m’avait donné des envies de ville, d’où mon départ de dernière minute pour un circuit par les grandes villes de l’est des Etats Unis… Boston, New York, Philadelphie, c’est beau, mais la campagnarde que je suis commençait à étouffer.

La pub géante des beautés de la Pennsylvanie profonde, de ses rivières sauvages et de ses chemins de randonnée ne pouvait que m’accrocher…. Et me voici sur les berges de Perkiomen creek autrefois sillonnées par un ornithologue célèbre, Aubudon qui avait tiré un magnifique livre de ses observations. A moi, la faune sauvage !… Les barres rocheuses, le couvert forestier , l’écoulement paisible de la rivière me rappelaient agréablement la Vézère, mis à part que les sentiers soigneusement pavés étaient aussi fréquentés qu’une rue piétonnière au moment des soldes . Pas le moindre canard sur la rivière bondée de canoës. Continuer la lecture de « Écrit en janvier 2020: voyage, voyage 1 Perkiomen Creek (USA) »

A écrire pour le 21 février 2020

ATELIER D’ECRITURE – ALT

Vendredi 21 février 2020

Centre Culturel Terrasson 20 h. 15

 

Feuilleton :

Prolonger le texte choisi en séance parmi les textes corsetés . Chapitre 6

jeu1 : Réduction

Voici un long poème que je vous propose de réduire en un texte court en coupant le plus d’éléments possible . Vous pouvez le faire à votre gré ou en vous fixant des contraintes (supprimer les adjectifs, ou les adjectifs et les adverbes… )

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
J’ai
vu tous les soleils y venir se mirer
S’y
jeter à mourir tous les désespérés
Tes
yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé
Puis
le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L’été
taille la nue au tablier des anges
Le
ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur
Tes
yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit
Tes
yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie
Le
verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure Continuer la lecture de « A écrire pour le 21 février 2020 »

décembre 2019: méli-mélo de contes

Méli-mélo de contes

La petite marchande d’allumettes / La belle au bois dormant.

Il faisait horriblement froid, il neigeait et le crépuscule tombait déjà doucement. C’était le dernier soir de l’année, le soir de la Saint Sylvestre.

Au milieu de ce froid et de cette obscurité, une pauvre petite fille marchait sous la nuée la tête découverte et les pieds nus. Dans son vieux tablier elle portait des allumettes, un paquet à la main, pour les vendre. Mais les gens passaient sans entendre les offres de l’enfant.

A toutes les fenêtres brillaient des lumières et dans les rues on sentait l’oie rôtie. La petite fille songeait qu’autrefois, lorsque vivait sa grand-mère, on fêtait aussi la Saint Sylvestre à la maison. Mais bonne – maman était morte, elle n’osait pas rentrer sans avoir vendu d’allumettes, son père la battrait.

Elle se blottit dans un coin et ramena ses pieds sous elle, elle avait de plus en plus froid. Ah ! comme la chaleur d’un feu d’allumette ferait du bien ! Elle en prit une, puis deux, et le paquet qu’elle alluma. Oh !la merveilleuse lumière. Elle vit en rêve, derrière les murs dans une salle, la table mise avec une nappe brillante et des assiettes de fine porcelaine, dessus une oie rôtie, farcie de prunes. Puis apparut un arbre de Noël gigantesque richement décoré.

Quand le paquet s’alluma il fit une telle lueur qu’elle se crut en plein jour, elle vit sa grand-mère, belle et grande, qui la prit par la main et toutes deux s’envolèrent haut, très haut. Plus de faim ni de froid, elles étaient chez le Bon Dieu.

On retrouva la petite fille les joues rouges, un sourire sur les lèvres. Un prince qui passait la trouva si belle, qu’il l’embrassa. Miracle, elle ressuscita.

Ce fut ainsi que le prince de la belle au bois dormant devint…..bigame !

J.G

décembre 2019 musique, expressions tirées de la musique

les expressions inspirées de la musique

Le maximum d’expressions a été recensé en séance.

Et maintenant inventer un texte assez court, qui rassemble le plus grand nombre d’expressions tirées de la musique (minimum 10)

L‘harmonie du couple que nous formions avec Wolfgang au début de notre mariage tournait à la cacophonie. Ça prenait une tournure carrément rock’n roll. Il sortait de plus en plus souvent le soir pour aller faire la java et rentrait au petit matin sans tambour ni trompette et les chaussettes en accordéon. J’ai bien tenté de mettre un bémol à ces excès mais c’était comme pisser dans un violon. Je m’en plaignis un jour à notre ami Ludwig. Qu’est-ce que vous me chantez là ? me cria-t-il. Bizet sans un tromblon ? Non, pisser dans un violon. Ah ! Mais mettez-la en sourdine je suis pas sourd!Alors:le visser au salon dites-vous ? Oui pourquoi pas ? Essayez de le mener à la baguette mais allez-y piano au début faut pas aller plus vite que la musique.

FV

C’était réglé comme du papier à musique, une fois par mois, on allait faire la java dans les sous-sols du centre culturel ; c’était D.D. qui donnait le la et en avant les tirages au sort, les lectures, les petits et les grands délires, les écritures déchaînées ; on peut le dire, D.D., elle avait le rythme dans la peau ; ça y allait à tout va, feuilletons à inventer, expositions à prévoir, dates à réserver, boire un coup à la première occasion.heureusement, il y avait F.V. et J.G.pour mettre un bémol et calmer le jeu car D.D. les auraient tous épuisés dans les sous-sols du centre culturel. Je crois sans vouloir dire du mal, qu’elle se prenait un peu pour une diva ( ça bien sûr, je n’irai pas le claironner dans les rues de T. où elle était honorablement connue). Cependant, on connaît la musique, dès qu’une personne tient le rôle principal et mène la danse, le succès peut lui monter à la tête. Enfin, c’est quand même très bien la java dans les sous-sols du centre culturel.

S.R.

EN AVANT LA MUSIQUE

Mais oui, on la connaît la musique. Impossible de changer de refrain, c’est réglé comme du papier à musique. Tu auras beau pianoter sur ton ordinateur, arriver avec le pantalon et les chaussettes en accordéon et des trémolos dans la voix. La note sera salée et même si tu essaies de négocier, ce sera comme pisser dans un violon.

Ils t’ont averti, dans le courrier ; c’est pas du pipeau. Ils t’ont dit que tu avais le train de vie d’une star de la chanson. Tu y auras droit à ton redressement fiscal.

Ddou Continuer la lecture de « décembre 2019 musique, expressions tirées de la musique »

Décembre 2019, musique, fable3

Fable

Couples d’instruments définis en séance

le basson et le violon ; la trompette et le tuba, le piston et la flûte à bec, le violoncelle et la flûte

 

Fable : La flûte et le violoncelle

Un violoncelle fort généreux,

De toutes ses cordes joyeux,

Vint voir un soir Dame la flûte

Pour lui conter un billet doux

Mais celle-ci, un peu hautaine

Tourna le dos au beau biniou…

Que faire ? se dit le noble instrument

N’ai-je pas bel organe ? Que lui faut-il de plus ?

La flûte, elle, espérait un bourdon

Un être de son bord, cuivre ou bois, mais à vent

Entre les deux, point de sornettes,

Le malentendu était grand…

S’en vint alors un chef d’orchestre

Et tous les musiciens devant

Dame flûte joua… dans une élévation

Qui fit frémir le violoncelle,

Mais lorsque celui-ci reprit sa ritournelle

D’une voix d’âme profonde et belle

Elle fondit de tout son long

Et se rendit au cœur fidèle, de tout son être.

Moralité :

Attendez donc, vous, les hautaines

De voir le fond de qui vous aime.

SD Continuer la lecture de « Décembre 2019, musique, fable3 »

décembre 2019: musique, fable1

Fable

Couples d’instruments définis en séance

le basson et le violon ; la trompette et le tuba, le piston et la flûte à bec, le violoncelle et la flûte

 

 

Le violon et le basson

Un violon vit un basson

Qui lui sembla bien long

Lui qui n’était que petit et rond.

Mais quel est ce son ?

Grave et velouté

Subjugué le violon en perdit presque la raison

Mais dame partition lui remît la tête d’aplomb,

Le violon ne s’en laissa pas compter,

Ses cordes frottées émirent un vibrato des plus guillerets.

De ces sons le chef d’orchestre en fit une éclatante symphonie

Et réconcilia basson et violon

La beauté naît de nos différences

MPou

décembre 2010 hommage poétique à la musique : rondeau

 hommage poétique à la musique : rondeau

Doudou dansait.

Doudou dansait, c’était vraiment divin,

Une vieille valse dont on avait le béguin.

Ventres ronds et têtes crépues, les enfants

Nous accueillaient de leurs rires de bambin,

Doucement grondés par leur jeune maman.

 

Tout l’enclos vivait selon ses besoins,

Les petits cochons reniflaient du groin,

Et l’âne recherchait son picotin.

Et Doudou dansait.

 

Mais chacun ne cherchait que son allant,

La maman le bonheur de ses enfants,

Les animaux de quoi manger un brin.

Alors tous chantaient le dernier refrain,

Et ainsi, tout finissait par un chant.

Et Doudou dansait.

J.G.

Décembre 2019 :hommage poétique à la musique, Limericks

Hommage poétique à la musique : limericks

La musique adoucit les mœurs

Et réchauffe nos cœurs.

Elle nous réunit et nous rassemble,

Que l’on soit différents ou que l’on se ressemble.

Mais l’écouter trop fort n’est pas sans heurts !

 

Venez nous rejoindre en boîte,

Danser jusqu’à en devenir moites.

La musique nous met en transe,

Venez profiter avec nous, avec insouciance !

Mais gare à l’alcool qui rend la démarche maladroite !

LD Continuer la lecture de « Décembre 2019 :hommage poétique à la musique, Limericks »