Ecrit en Mars 26, jeu 2, expansion

Jeu 2 Expansion

Voici trois extraits de poèmes. Vous en choisissez un et créez votre propre poème de la façon suivante

– trois vers personnels, puis le 1er vers du poème

  • trois vers personnels , puis le 2eme vers du poème
  • etc…

Extrait 1 (Jules Romains, la vie unanime)

Qu’est-ce qui transfigure ainsi le boulevard ?

L’allure des passants n’est presque pas physique

Ce ne sont plus des mouvements ce sont des rythmes

je n’ai plus besoin de mes yeux pour les voir

Extrait 2 (Guillaume Apollinaire, la chanson du mal aimé)

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir

extrait 3 (Emile Verhaeren , La multiple splendeur)

Toi qui t’en vas là-bas,

Par toutes les routes de la terre,

Homme tenace et solitaire,

Vers où vas-tu, toi qui t’en vas ?

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extrait 3 (Emile Verhaeren , La multiple splendeur)

Toi qui t’en vas là-bas,

Par toutes les routes de la terre,

Homme tenace et solitaire,

Vers où vas-tu, toi qui t’en vas ?

Nous en étions là de nos discussions

Nous faisions tous ensemble des projets

les Uns voulaient partir

les autres voulaient rester

Toi qui t’en vas là-bas

Tu as décidé de partir sans nous

Tu veux rester seul

tu veux réfléchir à la fragilité de l’Homme

Par toutes les routes de la terre

Et pourtant nous voulions faire quelque chose ensemble

Tu en as assez de toutes ces hésitations

Tu en as assez de tergiverser

Homme tenace et solitaire

Tu n’as besoin de personne

C’est ce que tu veux nous faire comprendre

Tu veux être tout seul

Où vas-tu toi qui t’en vas

N.C.

L’ombre s’allonge

Au fur et à mesure que tu avances

Sous le feuillage piqueté d’or.

Toi qui t’en vas là-bas,

Tu continues ta route

Sans te retourner

Tu files au clair de lune

Par toutes les routes de la terre,

Incompris et maudit

Tu allonges le pas

Quand soudain tu t’arrêtes.

Homme tenace et solitaire,

Tu as compris que ton destin

Se jouait à cet instant précis

Où tu allais choisir cette direction.

Vers où vas-tu toi qui t’en vas ?

Tu n’as plus le choix maintenant

Tu dois accélérer ton allure

Pour arriver à l’heure au rendez-vous.

D.L.

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Extrait 2 (Guillaume Apollinaire, la chanson du mal aimé)

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir

Ça commence à se déglinguer

J’ai le cerveau comme une passoire

Avons nous assez zigzagué

Mon beau navire ô ma mémoire

Je me sens bien trop fatigué

Pour poursuivre cette triste histoire

Il me faut poser la pagaie

Avons nous assez navigué

Plus percé qu’une passoire

Mon rafiot coule,c’est pas gai

ô pas dans du nectar millésimé mais

Dans une onde mauvaise à boire

j’ai tenté de tout larguer

mais je n’ai eu que des déboires

je boirai donc de l’eau salée ô gai

De la belle aube au triste soir

F.V

Je suis au bord de l’océan

Qui roule ses vagues indéfiniment

Et moi j’ai le spleen…

Mon beau navire ô ma mémoire

je t’ai perdu au milieu des courants

Et moi aussi j’ai failli me perdre

j’ai été secouru par miracle

Nous avons assez navigué

Nous avons fait le tour du monde

Fait des escales dans tous les pays

Traversé toutes les mers , mais

Dans une onde mauvaise à boire

Nous avons trébuché, nous avons coulé

à pic, il faut le dire

les brisants étaient là

Nous avons assez divagué

je nous revois accrochés au radeau

De fortune transformé

mourant de faim et de soif

De la belle aube au triste soir

N.C

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Ecrit en Mars 26, jeu 4, A supposer qu’on me demande

Jeu 4 A supposer qu’on me demande…

Après avoir inventé la question, développez la réponse en une seule et longue phrase

A supposer qu’on me demande , où déjeuner à Terrasson ?

Vous pourrez choisir entre la pizzeria Mozz’art, qui jouxte le parking du cinéma, la pizzeria Cesar 24, qui remplace une auto-école, un restaurant turc qui fait suite à un club échangiste, le nouveau restaurant « Les choses simples » qui remplace un ancien marchand de vin, puis une épicerie fine, tous situés sur une distance de 50 m, dans la seule avenue de la Gare dont la perspective s’étire jusqu’à la vieille ville.

D.Dou

A supposer qu’on me demande si la vie est un long fleuve tranquille (dixit Etienne Chatillez)

Comparer la vie à un fleuve est une belle trouvaille, en effet on peut se demander s’il faut aller dans le sens du courant, cela semble facile mais parfois ça va trop vite, il peut y avoir des rapides qui vous catapultent contre les rochers, vous précipitent dans le vide et vous noient, ou bien à contre-courant, se battre comme les saumons contre la force de l’eau, remonter toujours plus loin, toujours plus haut, rechercher par soi-même les réponses et retrouver ses origines

N.C.

A supposer qu’on me demande…Où as-tu trouvé ce livre ?

Je l’ai trouvé sur le banc près du cerisier, abandonné là, je suppose, par un passionné de lecture désireux de me le faire découvrir et m’enchanter par son histoire rocambolesque tout en rêvant d’une rencontre improbable.

D.L.

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