feuilleton 24- 25 Chapitre 8

Où il faut bien que tout s’achève et se résolve…ou pas

Ima, le grand choix.

Je suis la seule à avoir un projet tout bouclé avant la fin du séjour… Mais plus les gens enthousiasment autour de moi, plus je doute… Certes Prudence et Gabriella s’épanouissent ici, mais, même si elle ne le dit pas, je sens la tristesse de Gabriella de s’éloigner de son amie Ada et ça me fait de la peine.

La mairie m’a proposé un appartement social dans une maison de la vieille ville qu’ils finissent juste de restaurer… Ils m’ont dit qu’ils m’aideraient à avoir les aides pour payer le loyer, et que ça commençait par deux mois gratuits, le temps de m’installer et de recevoir mon premier salaire. Je ne peux pas rêver mieux, au rez de chaussée, deux chambres, une grande douche aussi belle que celle de Marlène, une belle cuisine toute équipée, tout , très clair, et en plus, une petite cour avec un arbre. Je n’ai rien à y mettre dedans (Gabriella leur a dit, la honte!) . Irine, Mamadou, Faustine, Solange, Anne , Marlène, Benoît mes hôtes et leurs parents me pressent de ne pas regarder en arrière, d’accepter, le temps ferait le reste.

Pauline a décidé d’aller chercher mes affaires à Marseille avec sa camionnette… Ça m’a fait rire, parce qu’un coffre de voiture suffit bien . Julia s’est imposée pour nous accompagner…Drôle de gamine. Elle est à la fois heureuse et triste de retourner à Paris : elle a découvert avec moi une chaleur affective qui nous fait du bien et elle ne parle que de retours pour les vacances … Nous voilà parties et revenues avec mes trois sacs qui ballottent dans le vide et ma machine à coudre. J’ai le cœur serré. On est rentré tard. Je suis épuisée… mais pas moyen de dormir.

Vendredi après midi à cinq heures, après ma journée de travail à l’atelier, tout se précipite : je signe tous les papiers et récupère les clés. Gabriella m’accompagne jusqu’à la mairie et s’éclipse, m’expliquant avec son sérieux habituel, qu’elle a à faire.

Presque une heure en démarches et explications pratiques dont je me souviens à peine, et nous voilà enfin parties pour ma première vraie adresse.

J’ai d’abord vu de la lumière puis entendu des bruits de voix qui sortaient de « chez moi ». A la porte, Gabriella, radieuse m’attend et j’ai vu ! J’ai vu une table et quatre chaises dépareillées, un vieux buffet en bois très joli, une autre table avec ma machine à coudre posée dessus… Pas le temps de réaliser, il me semble voir un canapé gris avec des coussins… mais Gabriella me tire vers les chambres un grand lit fait, avec des barreaux de fers dans une, deux petits lits dans l’autre et quelques jouets. « C’est pas un rêve maman, c’est vrai ! Hier, avec Cyril on a fait tout le tour du village et récupéré des affaires dont les gens ne se servaient pas. On a tout nettoyé pour que ce soit beau quand tu arrives !… Et puis bientôt , on aura un chien, c’est Marlène qui me l’a promis. »

Je n’arrive pas à réaliser, je suis sans voix. Je tombe dans le canapé, c’est vrai qu’il y en a un, un peu défoncé mais il paraît que c’est « mon canapé ». Le poêle que l’on vient de poser ronronne et je ne sais pas d’où sortent les bûches (saurai-je le faire marcher?).

Cyril me sourit et affirme que ce n’est pas le moments de poser des questions, de dire que ce n’est pas possible puisque ça l’est, que je dirai merci plus tard, qu’il est temps de fêter ça.
C’est seulement à ce moment là que je réalise que tous les amis sont là, même Ursula la mine triste mais avec un bouquet de fleurs, vraisemblablement cueillies dans les parterres municipaux. Cyril a sorti du pain des fromages, des pâtés, du vin et des jus de fruits. Chacun a amené son couvert qu’il me laissera pour me « monter en ménage »… Je ne connais pas l’expression. Je finis par sortir de ma sidération et participer à la fête, gagnée par la chaleur naturelle de l’ambiance. Ils ont raison ; on réfléchira plus tard.

La soirée se termine très tard, on rentre encore dormir chez Marlène et Benoît, épuisées de tant d’émotions.Demain matin, avant la fête, on s’installera.

Adieu Ursula, bonjour Marianne.

Ursula était très bouleversée après sa rencontre avec Laurent qu’elle avait imaginé bien autrement. Lorsqu’il était arrivé, face à elle, au beau milieu du village, son cœur s’était mis battre très fort, mais elle avait vite déchanté devant son regard furieux. Tout ça à cause de cette vieille bagnole qui maintenant était en panne. Après l’avoir houspillé en public, il avait tourné les talons sans qu’elle eût le temps de répondre. Elle était restée plantée là, figée, sans voix. Se sentant observée, elle avait regardé autour d’elle et vu Karine Viguier, la Maire, au côté de Solange Gardien, son invitée, qui avaient toutes deux assisté à la scène. Solange était accompagnée de ses animaux, son rat perché sur son épaule, elle baissa la tête, sans doute parce qu’elle savait que c’était son rat dégoûtant qui avait saccagé la voiture. Même le rat détourna son regard rouge. De l’autre côté de la rue c’était la jeune congolaise, Ima, qui l’observait d’un air compatissant et qui avait esquissé un petit geste de la main en signe d’amitié en faisant un pas hésitant en avant comme pour venir à sa rencontre mais avait renoncé, sans doute par timidité. Les larmes lui étaient montées aux yeux et elle s’était senti soudainement lasse, elle avait choisi de rentrer au plus vite chez Pauline et Jean.

Le lendemain matin, Pauline fit venir un jeune homme, qu’Ursula avait déjà croisé au village. Il se présenta : « Bonjour, je m’appelle Mamadou, je vis chez Bastien et Cyril. Je pense pouvoir intervenir sur votre voiture, ce n’est pas mon métier mais j’ai toujours été passionné de mécanique et à mes heures perdues je retape de vieilles voitures. » Ursula le trouva sympathique et fut conquise par son grand sourire éclatant de blancheur, elle accepta et une heure plus tard elle put ramener l’auto au village. Malgré tout, elle était soucieuse car en sortant du bois une voiture était passée devant elle et il lui semblait avoir reconnu Antoine Coustou sur le siège passager. Cet Antoine qu’elle était allée voir un jour, cela ne s’était pas très bien passé. Il n’avait pas l’air de comprendre les questions qu’elle lui posaient et en même temps il avait l’air effrayé de ce qu’il pourrait apprendre. Il avait préféré fuir. Et maintenant il revenait mais qui conduisait ?

Non, Antoine n’avait pas fui, les questions d’Ursula à propos de son père et son grand-père était trop précises. Ce qu’il avait pu apprendre en enquêtant de son côté lui donnait à penser qu’il y avait un secret de famille. Il avait donc pris la route très tôt pour aller voir son père Vincent. Ce père qui ne parlait jamais de la famille et qui n’avait revu son propre père qu’une fois en cinquante ans. Ça en plus des ragots du village sur le grand-père, il était temps d’en finir. Il fallait qu’il sache.

Vincent Coustou était veuf depuis quelques années déjà lorsqu’il s’est retrouvé à la retraite. Il s’ennuyait et la solitude aidant il s’était mis à repenser à sa jeunesse et son premier amour Marianne. Marianne Beauregard, la bien-nommée, avec ses grands yeux verts qui attiraient comme un aimant. Qu’était-elle devenue ? Depuis que son père l’avait sommé de partir faire ses études à plus de cent kilomètres du village, il ne l’avait jamais revue. Il avait accepté sans broncher, à l’époque quand le vieux donnait un ordre personne n’osait se rebeller. Il avait été faible et s’en voulait encore. Et encore plus après que sa grand-mère très malade avait demandé à le voir, il était revenu et les révélations qu’elle avait faites le hantait encore. Car il n’avait rien fait, jeune marié, son épouse attendait leur enfant et il avait eu peur des conséquences que cette histoire aurait pu avoir sur leur vie.

Lorsque son fils Antoine avait surgi sans prévenir et lui avait raconté ce qu’il se passait à Castelvielh, en lui montrant le journal où figurait l’avis de recherche avec une photo, il l’avait reconnue tout de suite, ses yeux verts étaient toujours les mêmes, profonds et magnétiques. Et toutes ces questions posées par Marianne, qui se faisait appeler Ursula, le décidèrent enfin à parler à son fils. Il ouvrit un tiroir et en sortit une boîte en fer où se trouvaient quelques vieilles photos dont une qu’il posa sur la table devant son fils. Antoine observa la photo et reconnu la jeune fille brune aux yeux verts aux côtés de son père qui l’enlaçait. Alors Vincent lui raconta toute l’histoire, sa jeunesse, son grand amour, ce bébé volé, son père autoritaire et les complicités au village. Enfin tout ce qu’il savait déjà et ce qu’il avait appris plus tard, bien trop tard. Dès le lendemain ils prirent tous deux la route pour Castelvielh.

Mariette Tollis était inquiète, elle marchait précipitamment et arriva essoufflée chez son amie Marie-Ange Cassou. « J’ai reçu un coup de fil d’Antoine Coustou, il me demande de l’héberger aujourd’hui avec son père Vincent » lui dit-elle. « Ça ne me dit rien qui vaille, justement aujourd’hui, le jour de la grande fête, tout le village et les alentours seront là. Ah ma pauvre Marie-Ange ! Après tout ce temps, comment cela va t-il finir ? Enfin surtout pour toi ! ». Marie-Ange faisait grise mine, elle savait que cette histoire la rattraperait un jour mais tout n’était pas perdu. Après cinquante ans il y a prescription, elle décide d’aller voir la madame maire, Karine.

Karine Vigier avait le journal en main, elle fixait cette photo, depuis que Solange lui avait fait part de ses soupçons, elle pensait que le doute n’était plus permis, il fallait qu’elle prévienne la gendarmerie, mais était-ce le bon moment ? En pleine fête, la première depuis de début de l’année, l’arrivée des gendarmes va tout gâcher, non décidément ce serait donner du grain à moudre à mes opposants déjà qu’ils avaient tordu le nez lorsque j’avais accepté la venue de cette « Marianne/Ursula » sans leur en parler. C’est vrai que j’ai été un peu légère sur ce coup mais trop tard pour me flageller, pensa t-elle. Déjà une idée germa et sa décision fut prise.

Lorsque Vincent et Antoine arrivèrent chez Mariette, un comité d’accueil les attendait. Karine et Marie-Ange étaient là, bien décidées à les persuader de ne pas faire de vague au beau milieu de la fête ! C’est alors que Pauline arriva avec Ursula à la demande de Karine. Et ce fût l’heure des grandes explications. En fin de matinée tous sortirent de chez Mariette, les mines défaites et les yeux rougis. Ce fut très pénible, tout ce grand déballage, le grand-père Coustou, à l’origine de ce drame en avait pris plein le dos : les absents ont toujours torts ! Laurent devait-il savoir qu’on lui avait menti toute sa vie ? Les Marty qui l’avaient adopté, tous deux décédés maintenant, s’en étaient bien occupé, il n’y a pas à dire. Comment aborder la chose ?

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Feuilleton village cherche habitants: épisode 7 la mécanique se met en place

La mécanique se met en place

Pour Ursula le temps presse.

Toute la nuit j’ai repensé aux révélations de Marie-Ange. Je n’avais donc pas rêvé ni eu d’hallucinations : j’ai eu un enfant, pourquoi tout le monde a voulu me le cacher ? A cause de cette prétendue folie ? Quand je repense à cette pauvre vieille, je l’ai bien secouée quand même, j’espère qu’elle ne va pas aller se plaindre auprès de la Mairesse. Celle-là, elle fait un grand détour dès qu’elle m’aperçoit, je pense qu’elle regrette de m’avoir acceptée si vite. D’ailleurs, elle n’est pas la seule, j’ai l’impression que tout le village m’évite ou m’espionne, jusqu’aux animaux comme ce sale rat et le chat enragé qui regardaient par la fenêtre de Marie-Ange hier soir, ils ont déguerpi à toutes pattes dès que je suis sortie de la maison. Mais peu importe il faut que je reste focus sur mon objectif et que tout cela se termine rapidement car l’article du journal risque d’éveiller quelques soupçons, heureusement il n’y avait pas de photo mais dans un prochain article, qui sait ?

Je décidai de partir faire un tour dans le village. Jean et Pauline étaient déjà affairés dans leur atelier. Je mis la tête par la porte entr’ouverte pour leur souhaiter le bonjour. Jean m’accueillit avec un grand sourire comme à son habitude mais Pauline était plus distante, je passais outre et finis d’entrer. Sans détour je leur ai demandé où je pourrais trouver Laurent. Pauline me regarda l’air surpris : Laurent Marty ? Dit-elle. Jeanl répondit : pourquoi tu en connais beaucoup des Laurent dans le coin ? Je l’interrompis vivement : oui, oui, c’est cela Laurent Marty, je dois aller lui rendre visite et Jean m’indiqua leur adresse sous le regard réprobateur de sa femme. Sans plus attendre je me mis en chemin.

En m’approchant de la maison je vis deux petits anges en train de jouer dans la cour, un garçonnet tout blond et une fillette. « Bonjour les enfants !» lançais-je avec un grand sourire. Les deux petits me regardèrent et vinrent en sautillant jusqu’au portail. Eux, au moins, je ne leur fais pas peur, tant mieux ils sont si jolis ces petits cœurs ! « Bonjour Madame, je m’appelle Léo, je joue avec ma copine, elle c’est Héloïse et toi t’es qui ? ». Je franchis le portail, m’assis par terre et entamai une discussion avec les enfants. J’appris ainsi que Léo était le fils de Laurent. Oh quelle joie ! Je suis donc grand-mère. Mais soudain une voix féminine nous interrompit « Les enfants, où êtes-vous ? ». Une femme femme apparut, surprise de me voir. Elle paraissait toutefois sympathique et pas du tout effrayée. Je m’excusais pour mon intrusion en prétextant une fatigue soudaine, elle m’invita à prendre un café, ce que j’acceptai vivement en la remerciant.

Elle se présenta : « Je suis Nadia, la maman de Léo. Vous savez, ce n’est pas souvent que nous avons de la visite, Laurent, mon époux est absent toute la journée pour son travail et comme moi je travaille à domicile je vois très peu de monde et j’avoue que cela me manque. Je ne vous avais pas encore vue dans le village pourtant il y a quelque chose en vous qui m’est familier. Peut-être dans les yeux, vous avez le même regard vert que Laurent ».

Et oui, ma petite, rien d’étonnant à cela ! Après une courte conversation, je pris congé. Sur le chemin du retour j’aperçus encore ces sales bestioles fouineuses qui guettaient mon passage. Elles ne me lâcheront jamais celles-là ! Ah vivement la fête de samedi, je sais maintenant que Laurent et sa famille y viendront.

Moi aussi je serais là !

***

SOLANGE à une amie.

Moi qui croyais que la vie à la campagne était calme, je me suis mis le doigt dans l’oeil jusqu’au coude !

Que d’effervescence !

Je suppose que la venue de personnes étrangères au village à tout bouleversé.

De nouvelles têtes, ça fait jaser. Les vieux de la vieille scrutent les faits et gestes des uns et des autres. Ah là, pas besoin d’alarme ou de caméra de sécurité : le panneau « voisins vigilants » tient toutes ses promesses!!

Tout se sait…ou presque !

La dernière nouvelle qui circule, ce serait la véritable identité de cette Ursula.

Il y a dans le journal régional la photo d’une femme qui lui ressemble beaucoup, même si la couleur de cheveux est différente.

Cette femme se serait échappée d’un asile psychiatrique en blessant une infirmière.

J’ai bien sûr fait le rapprochement avec le sang découvert dans la voiture d’Ursula.

Et toute son attitude trahit un désordre mental inquiétant.

J’aime bien ce village et j’aimerai y rester, mais les événements des derniers jours m’inquiètent un peu…

Notre période d’essais touche à sa fin et nous allons devoir tous faire le bilan de cette expérience particulière afin de déterminer qui reste, et qui part.

Une grande fête est en cours de préparation pour la fin de notre séjour, et les enfants, qui ont fini par se découvrir et s’apprécier, préparent un spectacle.

Ima, (tu sais, c’est la mère de Gabriella, la gamine qui avait peur des chiens), m’a demandé de garder ses filles pendant qu’elle va à la ressourcerie avec Julia (la gamine qui avait fugué). Ah ben oui, quand je te dis que ça bouge ici !!

Elles sont adorables ses filles, et d’une gaieté sans nom.

Nous avons passé l’après midi à chanter et à danser. Elles m’ont appris une de leurs danses africaines. Elles se sont bien moquées de moi en me voyant essayer de me trémousser comme elles au son des percussions avec soupleté et agilesse !!

Qu’elles sont belles lorsqu’elles sourient : la blancheur de leurs dents et les étincelles dans leurs yeux ont illuminé mon après midi !

Voilà le topo des dernières nouvelles.

Tu vois, je ne m’ennuie pas !

Ce serait génial que tu puisses venir pour me donner ton avis.

Je te bizouille

Solange

***

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feuilleton 24 -25 village cherche habitants 5

Feuilleton étape 5

Réponse d’Anne Cristin à Margot Bourdalet

Margot,

Suite à ma demande concernant mes «  invitées » , Léontine et Léonore, je suis très surprise de ta réponse. Je ne sais pas si en rire ou être offusquée. Je croyais que tu étais nommée médiatrice pour aplanir les problèmes. Je me permets de te dire que ta réponse n’est ni adaptée à la demande que je t’ai faite ni à ta fonction de médiateur. En effet, tu sembles plus vouloir mettre de l’huile sur le feu que régler une situation au demeurant pas très compliquée. De plus me faire parvenir le tarif de tes « honoraires » me semble totalement étonnant du fait que tout le village se met en 4 pour recevoir les nouveaux bénévolement.

Je te remercie quand même et t’informe que Léontine, Léonore, les enfants et les chiens sont déjà repartis avec pour ma part un sentiment de regret et d’échec.

Le secret du tatouage, faustine

Sous l’abri de bus, près de la mairie , un panneau d’affichage présentait les événements festifs de la commune. Je m’approchai donc afin de pouvoir me rendre compte de ce qui était proposé et pour avoir une petite idée du dynamisme de la cité .Deux jours avant notre arrivée , une sortie avait été programmée : un festival de country se déroulait à Valgorge ,bourgade à quelques kilomètres de Castelvielh . Des danseurs habillés en cow-boy, chaussés de santiags et coiffés de l’indétrônable « stetson » paradaient , avenants et souriants. Les manches relevées laissaient apparaître le poignet sur lequel était dessiné le tatouage que j’avais remarqué sur mes yogis. Enfin ce que j’avais pris pour un tatouage ! En fait , il s’agissait d’ un tampon , sésame qui permettait les allées et venues au sein de ce festival .

Mes yogis étaient aussi des danseurs de country .

Solange

Je me sens bien ici.

Les villageois sont très accueillants, l’environnement est très agréable et il y a plein de choses à faire avec toutes ces associations qui œuvrent pour le bien être de la population.

Je me suis d’ailleurs essayée au yoga avec Faustine qui est aussi une prétendante à l’installation dans Castelviehl.

Elle est très chouette cette fille. J’espère qu’elle va pouvoir rester !!

Nous avons papoté toutes les deux après le cours. Elle était contente qu’il y ait autant de monde pour tester le yoga. Et puis elle se sent bien aussi ici.

Elle m’a alertée sur une curiosité que je n’avais pas remarquée: plusieurs personnes portent le même tatouage sur l’avant bras !

Ca c’est bizarre quand même !! Une secte ? Une communauté ? Une marque comme celle que les nazis ont faites sur les juifs ? En cette période de commémoration des 80 ans de la libération du camp d’Auschwitz, ça m’interpelle !

D’autant que, apparemment, le grand-père d’Antoine Coustou aurait eu des antécédents peu avouables il y a qqs années dans le village voisin. Peut être que c’est une des raisons pour lesquelles Antoine ne reste pas !

Je me demande si le grand-père avait aussi un tatouage ?

A moins que ce ne soit lui qui les ait fait aux autres villageois ?? Ça m’intrigue tout ça !

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Feuilleton 24 25 – 4- Village cherche habitants

Mamadou 4 (à replacer avant la récupération des jeunes)

1 Nous sommes arrivés au village de Castelvieilh et nous, Mamadou et Irine , avons été très bien accueillis par Bastien et Cyril. Nous avons beaucoup de points communs et de passions communes : la nature, la terre, la beauté de ce qui nus entoure.

2 la réunion générale au village pour que chacun rencontre tout le monde : très belle organisation, mets délicieux, tout pour que chacun puisse se détendre, aller au devant de l’autre.

Mais déjà, quelques couacs :

a : le plus grave, une enfant adolescente Julia disparaît

b : des bruits qui courent : le grand-père d’Antoine Coustou , un futur résident écrivain aurait trempé dans de sales histoires dans la ville d’à Côté.

C:Léontine et Eléonore : rupture du couple ou rupture d’acceptation de vivre ici. Accord/désaccord en vue

Que faire, quelle réaction avoir ?

Pour ma part, le fait que la jeune adolescente disparaisse m’a beaucoup inquiété.

On veut énerver son père et finalement on se retrouve devant le néant.

J’ai trop vu de feuilletons à la télé pour croire que Julia va revenir tout de suite.On a trop peur de se retrouver devant un cadavre et on a appelé la police . On ne rigole plus. Il y a trop de faits divers tragiques et mortels.En plus Julia a disparu très vite. Elle est peut être partie dans la campagne. En plus toute seule ! Par ces chemins accidentés et très pentus pour se rendre au sommet et sur les remparts du château. Elle est tombée et a pu se blesser. On ne peut pas la joindre sur son portable.

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feuilleton 2024 2025 village cherche habitants / premières impressions

Premières impressions

– L’arrivée des Mercier chez les Marty

Point de vue de l’hôtesse, Nadia

Voici enfin le jour J. J’attends avec impatience la famille Mercier, un veuf avec deux ados, m’a-t-on dit.

Depuis le perron de l’entrée, Léo à mes côtés, je scrute l’allée en pensant à ce que je vais leur dire dès les premiers instants, lorsque j’aperçois leurs silhouettes se détacher au fond du sentier.

  • Ils arrivent, cria Léo tout excité.

Je vais à leur rencontre le cœur battant.

  • Bonjour, dis-je d’un ton peu assuré. Bienvenue chez nous et dans notre village.

Un silence s’installa entre nous. Nos regards se croisèrent, gênés et intimidés.

  • Je m’appelle Nadia et je vous attendais avec impatience. Entrez donc, j’ai fait du café et un gâteau et il y a des jus de fruit pour les enfants
  • Merci, c’est gentil à vous me dit-il après quelques secondes d’hésitation. Moi c’est Stéphane et voici Julia et Alexandre.
  • On n’est plus des enfants me dit Alexandre en me regardant droit dans les yeux.
  • Venez vous mettre à l’aise. Nous nous occuperons de vos affaires plus tard.

Ils rentrèrent. Alexandre, adolescent curieux et intelligent découvrait le salon avec ravissement. Julia ne disait rien, le regard noir rivé sur son portable, le visage fermé. Elle n’avait pas l’air très contente d’être ici.

Après nous être restaurés, je leur fis visiter la maison avec Léo pour guide puis ils prirent possession de leur chambre respective.

  • Vous avez une très belle maison, me dit Stéphane et un joli parc.
  • Nous l’habitons depuis dix ans déjà. Elle est grande et confortable.

Je leur proposai alors de faire un tour dans le village en attendant le retour de mon mari.

Alexandre et Julia ne voulurent pas venir. Au retour je préparai le dîner. Stéphane voulut m’aider.

Il est très sympathique et fort séduisant malgré son air absent, pensai-je en rougissant légèrement, transportée de joie.

Après les présentations avec mon mari un peu froid et distant à mon goût, nous passâmes à table. Stéphane appela ses enfants. Alexandre arriva aussitôt mais Julia se fit attendre. Son père alla la chercher dans sa chambre en râlant après elle.

  • Elle est gentille mais un peu rebelle, nous dit-il gêné.

Il revint quelques instants plus tard, inquiet. Elle n’était pas dans sa chambre et il ne savait pas où la chercher. Nous l’appelâmes, nous partîmes à sa recherche dans toute la maison, dans le parc et dans le village. En vain. Elle avait disparu.

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Antoine Coustou chez Jean et Mariette Tollis

Castelvielh fin octobre

Je suis arrivé il y a deux jours au village. Le voyage a été un peu difficile. D’abord le train puis un bus qui s’est traîné jusqu’à Castelvieilh. Enfin, j’exagère un peu mais mon rythme de citadin surexcité n’a plus l’habitude de cette lenteur relative. J’ai pourtant apprécié de traverser des villages figés dans les temps anciens, des châtaigneraies, des jardins en terrasse, partout. J’ai découvert que ces terrasses se nomment joliment bancels ou faïsses.

Jean et Mariette Tollis m’attendaient sur la place du village. Je devrais plutôt dire Mariette et Jean. Mariette est toujours devant, finit les phrases de son mari, parle, s’agite du matin au soir. Nous nous dirigeons vers une petite maison rustique, coiffée d’un toit de lauzes et flanquée d’un four à pain. Mariette m’explique qu’il s’agit d’une ancienne bergerie qu’ils ont entièrement restaurée et réaménagée lorsqu’ils ont pris leur retraite. Nous entrons dans une grande pièce salon, salle à manger cuisine. C’est simple mais coquet et accueillant comme eux. Juste un petit couac lorsque nous montons vers les chambres. J’ai oublié de prendre des pantoufles et Mariette, très fière de ses parquets cirés me laisse entendre que cela la contrarie un peu.

Un petit tour à la supérette me permettra peut-être de trouver une solution, sinon je resterai en chaussettes.

Retour au rez de chaussée, petit coup de Castagnole, sorte de vin de Noix maison.

Ensuite, c’est une avalanche de questions, un feu croisé d’interrogations sur mes intentions, mon parcours d’écrivain. Ils ont cherché sur Google mais ils sont restés sur leur faim. Je ne suis pas assez célèbre pour y trouver beaucoup d’informations.

Le dîner (Soupe à l’oignon doux, poulet rôti, purée maison, pélardon et crumble au miel de châtaignier) se déroule dans un climat détendu. J’essaie de donner une bonne image de moi et de mes projets. Mes hôtes seront déterminants pour mon avenir et j’ai vraiment envie de m’installer ici.

Le lendemain, rencontre avec Madame le Maire et les autres candidats habitants flanqués de leurs familles d’accueil. Un apéritif nous est servi sur la place du village : échanges de questions – réponses. Avec Tony et Jeanne, c’est presque un coup de foudre amical. Jeanne, la bibliothécaire a eu la curiosité de lire mon dernier livre, ce qui me flatte. De plus, nous nous rendons rapidement compte que nos goûts littéraires et cinématographiques sont très proches. Marie Ange Cassou, amie de mes hôtes, nous rejoint. Elle aussi veut découvrir qui je suis. LesTollis l’ont certainement missionnée pour me cuisiner. Je réponds au mieux : ma famille, mes racines plus anciennes dans la région, du côté de Saint Germain de Calberte…

Les enfants se sont déjà trouvés des copains dans le village et courent autour de nous. Les ados affalés sur un mur, tripotent leurs téléphones en se lançant des regards furtifs et en sirotant des boissons colorées. Nous visitons ensuite le village, ses commerces, sa bibliothèque. Les maisons serrées les unes contre les autres, dégagent une impression de force et de sérénité même si je me demande ce qu’il en est au cœur de l’hiver ou même lors des épisodes cévenols.

Nous sommes ensuite réunis pour une mini-conférence qui va nous résumer l’histoire du village et de la région. La journée se terminera par un buffet gargantuesque. Entre-temps, j’ai enfin pu acheter d’horribles charentaises qui me grattent les pieds mais m’ont valu un sourire irrésistible de la part de Mariette.

C’est au petit déjeuner du deuxième jour que je perçois une petite crispation. Les Tollis sont moins bavards qu’à l’habitude. La Comtoise égrène ses coups dans le vide du silence. Que se passe t’il ?

Mariette a longuement parlé avec son amie Marie Ange (ancienne secrétaire de mairie) à qui j’ai confié la veille une partie de mon arbre généalogique. Il en ressort que mon arrière-grand-père aurait été au cœur d’une sombre histoire dans la vallée voisine. De quoi s’agit-il ? Est-ce une erreur ou bien je suis passé à côté d’un secret de famille ? Je vais multiplier les rencontres dans le village et les échanges avec ma famille pour essayer d’y voir plus clair.

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Point de vue de FaustineLadour

Fiona , ma chère jumelle .

Nous voilà arrivés . Dimanche matin , à Castelvielh . Tu dois être

impatiente de connaître mes premières impressions ,aussi vais-je te les livrer de suite .

Dans le train de nuit ,je n’ai pas beaucoup dormi . Le fait de partager un espace si réduit avec des inconnus m’importunait un peu . Au terminus , nous attendaient nos hôtes .

Ils étaient souriants et visiblement contents de faire notre connaissance .

Nous avons pris un petit déjeuner au buffet de la gare .Olivier nous a très vite mis à l’aise en nous parlant de sa région qu’il aime tant et notamment de son village qu’il administre depuis de nombreuses années .

Figure-toi que la rivère qui coule au pied du village porte le même nom que nous « Ladoure » avec un « e » en plus ! C’est un signe , non !

Nous sommes confortablement logés et en plus , sommes plus ou moins en autonomie .En effet , la famille Marchal dispose d’un petit appartement, indépendant mais adossé à la maison principale , de manière à pouvoir

héberger les remplaçants du docteur quand la famille s’échappe .

Aujourd’hui , évidemment nous allons partager les repas ensemble . Mais à partir de demain , il faudra organiser notre semaine .

Une voiture et des vélos sont à notre disposition .

Le cadre est enchanteur et comme tu t’en doutes notre premier ravissement a été l’ambiance sonore des lieux : silence ou pépiement des oiseaux ou bruissement des feuilles ou chant d’un coq au loin .

Alban est lui aussi sous le charme .Ses yeux brillent et il a ce petit air malicieux qui ne trompe pas .

Nous avons déballé nos affaires .

Je vais faire un brin de toilette et nous irons rejoindre Olivier et Clotilde .

Je te tiens au courant de nos prochaines découvertes .

Bisous verdoyants .

Faustine .

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Journal intime de Miléna Tomasi, 14 ans

Le 21 octobre. 

Cher journal, 

La famille invitée par mes parents est arrivée ce week-end… Je flippais énormément de ce moment, depuis que mes parents se sont proposés pour accueillir des inconnus sous notre toit. Quelle idée de m… J’ai tout essayé pour les faire changer d’avis. Que ce serait pas bien pour mon année de 3e, que je dois préparer le Brevet de manière calme et sans perturbation, que j’ai aussi mes cours de théâtre avec la prof de théâtre, Madame Anne Cristina. Et mes cours de volley, aussi ! Mais ils m’ont dit que c’était que 2 semaines et que ça allait tous nous ouvrir aux autres. Que ce serait une superbe expérience pour tout le monde. Tu parles ! 

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feuilleton 24 25 familles candidates

Portraits des familles réunies

CANDIDATURE Solange Gardien

Je me nomme Solange Gardien, j’ai 60 ans et suis jeune retraitée de la fonction publique : j’étais institutrice.

Célibataire et sans enfant, je suis accompagnée par une chienne, un chat et un rat.

J’habite actuellement dans le centre ville de Niort, entourée de béton où la circulation est incessante.

Même si je ne suis pas très loin de la mer où je peux aller me ressourcer le week-end, j’aspire à plus de tranquillité, de calme, et de verdure, surtout de verdure !

Je suis assez dynamique et aime les défis : je fais beaucoup de randonnées, de bivouacs, j’aime la via ferrata, le canyoning, gravir des sommets, parcourir de longues distances, sauter en parachute…

Je suis férue d’histoire de France, de vieilles pierres. J’aime le cinéma et les romans historiques.

Castelvielh correspond à priori à tout ce que je recherche pour mes animaux et pour moi.

Nous sommes avenants, sociables et altruistes et rêvons de faire partie d’une communauté accueillante, soucieuse de son environnement et de ses voisins. Il est certain que je ne vais pas favoriser le rajeunissement du village, mais j’ai quelques neveux et nièces que je peux convaincre de venir !

Invitée chez Mathias Pradelou et Karine Vigier

Matthias Pradelou (38 ans) et Karine Viguier (39 ans), famille recomposée, avec 4 enfants en garde alternée : Tom, 10 ans, Polly, 8ans, Émeline , 4 ans, et Théo, 4 ans. Lui qui est né dans le village, travaille dans le cabinet de géomètres au Vigan. Elle est secrétaire au cabinet du Docteur Marchal et maire de la commune.

Adresse : 43, rue de la belle Estelle

Stéphane et Monique Mercier

Madame la Maire,

Je m’appelle Stéphane Mercier, j’ai 46 ans. Je suis veuf depuis 2 ans.

Je suis père de jumeaux de 16 ans Julia et Alexandre.

La maladie et le décès de ma femme ont fait que j’ai perdu pied et je n’ai pas été suffisamment présent pour mes enfants pendant cette période. J’ai réalisé qu’ils étaient en train dans sombrer quand j’ai été convoqué au commissariat car ils avaient commencé à faire des bêtises, je vous passe les détails…

Julia a toujours été un peu rebelle, elle déborde d’énergie tandis que Alexandre est un doux rêveur , mais il suit toujours sa sœur même dans ses débordements car ils sont très fusionnels.

Pour les sortir du milieu dans lequel ils s’étaient embarqués j’ai pensé à déménager et en découvrant votre annonce je me suis dit que ce serait une opportunité à saisir.

Je suis informaticien, je crée des logiciels et je travaille à la maison.

Si vous acceptez de nous laisser tenter l’aventure je pense que nous pourrions trouver une place dans votre village, Julia pourrait y faire du sport et Alexandre qui adore la nature pourrait développer son projet de devenir apiculteur.

J’attends avec impatience votre réponse avant de leur en parler

Cordialement

Stéphane Mercier

invités par La famille Marty

Le mari : Laurent Marty, 50 ans, né au village, allure sportive, front dégarni, yeux verts, cheveux noirs grisonnants coupés courts, barbe clairsemée. Il travaille à l’office des eaux et forêts, aime la nature et est sensibilisé aux problèmes environnementaux, participe à quelques manifestations organisées sur le sujet.

Très amoureux de sa femme.

L’épouse : Nadia Marty née Lagarde. 35 ans, née à Paris qu’elle quitte à 20 ans pour suivre son mari. Menue, taille moyenne, blonde, yeux bleus clairs, cheveux longs ramenés en chignon . Sympathique et douce. Traductrice, travaille à la maison.

Elle aime la musique, la poésie et la peinture mais elle aimerait avoir plus de temps à consacrer à cet art.

Ils ont un petit garçon de 5 ans qu’elle a eu après avoir fait 2 fausses couches. Elle aime son mari. Elle désire un autre enfant mais il hésite.

L’enfant : Léo 5 ans, blond aux yeux bleus, ressemble à sa mère, espiègle, attachant, toujours en mouvements. Très sociable, aime l’école, aime jouer et inventer des histoires. Il joue souvent avec sa petite voisine Héloïse.

La famille vit dans une grande maison moderne, très claire et ensoleillée.

Un grand jardin derrière la maison un peu en désordre. Au milieu un tilleul où l’été il fait bon se retrouver en famille ou entre copains. Au fond un vieux figuier, un saule pleureur et un immense palmier, une piscine.

Nadia s’ennuie un peu seule des journées entières. Elle fréquente peu de monde en dehors des collègues de son mari. Elle n’a pas d’amis et ne se sent pas totalement intégrée depuis son arrivée il y a 15 ans.

La proposition de la municipalité d’inviter des postulants à passer 15 jours dans une famille en vue d’une future installation l’a séduite et elle se porte candidate avec enthousiasme et joie. Son mari reste plus mesuré et prudent. Il n’est pas tout à fait d’accord pour vivre cette expérience mais cède devant l’engouement de sa femme qu’il veut heureuse et épanouie.

Adresse 210 rue du Rieutort

Candidature d’Antoine Coustou.

Je me nomme Antoine C. Je suis écrivain et j’aimerais être accueilli dans votre village au moins pendant un an. Pour le moment, je vis en Isère mais n’y ai que des attaches provisoires. En effet, mon nouveau projet d’écriture consiste à revenir sur les pas de mes ancêtres originaires du village voisin de C et également de C : les Bastide, les Passebois et les Meynadier notamment et d’écrire leur histoire courant sur les deux derniers siècles. Ces terres âpres ont été le terrain d’aventures à peine croyables que je commence à peine à explorer et que je serais ravi de partager.

J’ai 45 ans ; j’ai été marié et j’ai une fille de 20 ans étudiante qui vit avec sa mère. Mon rêve serait de créer une résidence pour artistes et C parait idéal pour ce projet, ni trop éloigné d’une ville moyenne mais ayant conservé son authenticité, son patrimoine et ses traditions. Je peux participer au financement de ce lieu qui me tient réellement à cœur et j’en serais donc le premier occupant. Mes écrits précédents ainsi qu’un héritage m’assurent des revenus réguliers même si ma notoriété n’est que confidentielle.

Je ne suis ni très liant ni taciturne. J’aime débattre et échanger. Résider à C me permettrait de rencontrer les habitants qui ont certainement bien connu ma famille. Des querelles autour des héritages m’ont éloigné de ces terres que j’ai bien connues et aimées, enfant. Je serais très heureux de remettre mes pas d’adulte dans mes pas de jeunesse.

Je serais ravi de vous rencontrer pour expliciter mes motivations qui vous convaincront, je l’espère de faire de moi l’un de vos voisins.

Invité chez Jean et Mariette Tollis

Jean et Mariette Tollis 70 et 68 ans, anciens instituteurs du village. Ils connaissent tout le monde et sont très bavards. Ils jardinent avec passion. Ils sont très méticuleux.

Adresse : 185, rue du petit pont

candidature de Faustine Ladour

Je m’appelle Faustine Ladour

J’ai 28 ans.

Je suis professeure de Yoga.

Mon compagnon se nomme Alban Pérart.

Il a 30 ans et il est expert comptable.

Nous voulons nous installer dans un lieu reposant et bucolique, loin du stress des grandes villes et de leurs banlieues.

Notre appartement est survolé par des dizaines d’avions qui atterrissent à Roissy et nous subissons des nuisances sonores insupportables.

Nous formons un couple jovial, dynamique, serviable, et sommes prêts à découvrir et à nous installer dans les Cévennes

Invités par Olivier Marchal et Clotilde Balin

Olivier Marchal et Clotilde Balin ; lui est le médecin du village (comme son père auparavant) et elle a un magasin de chaussures au Vigan. Ils ont la cinquantaine. Ils vivent dans une grande maison au fond d’un parc fermé par de hauts murs. Leurs enfants, Sylvain, Rémi et Rebecca font des études en fac à Montpellier.

Adresse : 289, rue du vieux château

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feuilleton 24-25 : familles invitantes et leurs invités

A Famille d’accueil : Julien et Nadine Carrassous (54 et 53 ans)Ils sont originaires du village où ils ont repris la ferme des parents de Nadine. Ils l’ont convertie en exploitation biologique. Ils produisent des oignons doux, des plantes aromatiques qu’ils conditionnent et écoulent localement et dans des boutiques bio. Les enfants sont installés en ville à Montpellier et à Lodève, ils ne viennent pas souvent au village

Adresse : 753 route des escurettes

B famille d’accueil : Bastien Ebrard et Cyril Nolland, 35 ans tous les deux.Il se sont installés depuis dix ans dans un hameau abandonné à l’écart du bourg, mais il participent à la vie associative . Ils ont créé une équipe de volley qui est championne du département. Ils exploitent une châtaigneraie et ont un troupeau de brebis pour le fromage qu’ils écoulent sur les marchés locaux et les boutiques de producteurs.

Adresse : Mas del bosc, 2527 route du grand troupeau

invitent Mamafou Sissé et Irine ( Nelly)

C famille d’accueil : Guillaume et Corrine Portal, 45 ans, qui ont repris la ferme familiale de Guillaume. Ils pratiquent l’agriculture traditionnelle. Ils ont des vergers de pommiers. Ils sont deux enfants, Martin 14ans et Lilas, 12 ans. Corrine est responsable du club de marche.

Adresse :623, Chemin des pradines

D Famille d’accueil : Anne Cristin, 32 ans, professeur des écoles, très investie dans son métier et la vie du village. Elle anime le club théâtre pour les enfants et les adultes.

Adresse : 23, rue de la Grande Carrière

invite Léontine Marchant ( H.L.)

E Famille d’accueil : Jean et Mariette Tollis 70 et 68 ans, anciens instituteurs du village. Ils connaissent tout le monde et sont très bavards. Ils jardinent avec passion. Ils sont très méticuleux.

Adresse : 185, rue du petit pont

invitent Antoine Coustou (Dodou)

F famille d’accueil : Olivier Marchal et Clotilde Balin ; lui est le médecin du village (comme son père auparavant) et elle a un magasin de chaussures au Vigan. Ils ont la cinquantaine. Ils vivent dans une grande maison au fond d’un parc fermé par de hauts murs. Leurs enfants, Sylvain, Rémi et Rebecca font des études en fac à Montpellier.

Adresse : 289, rue du vieux château

invitent Faustine Ladour (H.T.)

G famille d’accueil : Marlène Costes 35 ans et Benoît Trincou 27 ans. Elle est vétérinaire et lui son assistant. Ils ont deux filles, Rose, cinq ans et Méline 3 ans. Elle est originaire du village où ses parents sont encore agriculteurs. La mère garde souvent les enfants.

Adresse:389, route du Vigan

invitent Ima Kasongo (dom dor)

H : famille d’accueil : Jeanne Testari, 28 ans et Tony Perrosi 27 ans. Jeanne est la bibliothécaire du village et s’occupe du cinéma itinérant. Elle fait de nombreuses animations. C’est elle qui a eu l’idée de l’accueil des familles. Son mari est aussi très populaire, c’est le meilleur joueur de l’équipe de foot et un boute en train.Il es t ouvrier ébéniste au Vigan. Ils attendent un enfant.

Adresse :142 rue vieille du Temple

I famille d’accueil : Jean Tourment et Pauline Joucla , les potiers, ils ont 55 ans. Ils ont de nombreux amis et beaucoup de fantaisie ; On les appelle « les artistes » au village.

Adresse : 425, chemin de la souleilhade

J famille d’accueil : Paul et Anna Castel, (60 ans et 58 ans). Il est ouvrier, au chômage depuis six mois, suite à la fermeture de son entreprise. Anna est employée à l’agence postale comme contractuelle et elle fait le ménage chez le Docteur Marchal pour compléter leurs revenus. Leur fils est professeur des écoles à Mende. Lui est conseiller municipal ; c’est son troisième mandat.

Adresse : 14 rue marcel Bonnafous

K : famille d’accueil : Gilberto et Angela Tomasi (42 ans et 39 ans)Elle est caissière à la superette. Il est maçon . Ils ont une fille de 14 ans Miléna, élève de troisième au Vigan et qui participe au club de théâtre. Elle joue aussi au volley.

Adresse : 374 rue de la revirade

invitent la famille Lacommère (L.D.

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Feuilleton 24 25 village cherche habitants : éléments de départ

Éléments pour le feuilleton

Point de départ

Castelvielh est un village des Cévennes, à une douzaine de kilomètres d’une ville équipée de services et de transports.
Le village compte entre 600 et 800 habitants. C’est un village perché, dans un très beau cadre. Une rivière court à ses pieds.Le bourg abrite un château fort en ruine, un temple, une église, une école (menacée), de belle maisons de pierre, anciennes dont beaucoup sont vides. Plusieurs hameaux écartés y sont rattachés. Le village vieillit même si quelques familles jeunes se sont installées récemment.

Il reste encore des agriculteurs (dont deux familles de néoruraux), et le bourg compte encore un café, une épicerie – cybercafé associative, un restaurant (chez Modestine en souvenir du passage de Stevenson), une boulangerie, une supérette avec un poste d’essence, et plusieurs artisans dont un potier. L’agence postale est ouverte deux jours par semaine. Miracle, il a encore un médecin et un vétérinaire.

La vie associative et culturelle est dynamique à travers son foyer rural, ses associations sportives, son rattachement à un cinéma itinérant, sa bibliothèque. Deux Gr se croisent sans le village où passent de nombreux randonneurs.

La Maire du village et le conseil municipal ont invité les villageois pour réfléchir ensemble au moyen original d’attirer de nouveaux habitants : les familles candidates seront hébergées pendant 15 jours durant les vacances de Toussaint, chez l’habitant en vue de faire connaissance avec le village et de mûrir leur projet

En réunion du conseil municipal et des familles prêtes à recevoir des candidats (pages suivantes) , un tirage au sort a permis les attributions (violet)

Atelier d’écriture du 18 octobre 2024

A

ATELIER D’ECRITURE ALT

vendredi 18octobre 2024

Centre Culturel Terrasson  18 Hà20H

Jeu 1 : Préparation du Feuilleton nouveau : Village cherche habitants

On tire au sort les familles d’accueil pour chaque famille candidate en séance

les candidats  sont maintenant reçus dans leur famille d’accueil

Donnez leurs premières impressions pendant le séjour de Toussaint . Pensez à une anecdote . Ça peut être sous forme de récit, de lettre à quelqu’un d’extérieur, ou carrément des doléances à Marie Bourdalet que vous pouvez solliciter.

Margot Bourdalet, 33 ans, dépositaire des questions et doléances. Elle tient l’épicerie cybercafé avec son ami Max Cantevielh. Très affable et très discrète , elle sait mettre à l’aise et écouter. Elle a été choisie pour cette fonction.. Villageois comme invités peuvent la solliciter à tous moments.

Adresse : 16, place de la mairie

(Francis assume le personnage)

Ceux qui n’ont pas de candidature peuvent encore en formuler (il reste des possibilités d’accueil qui n’ont pas été tirées au sort. Vous pouvez participer aussi, comme autre personne de la commune par des doléances par rapport aux visiteurs candidats auprès de Margot Bourdalet

Jeu 2 Reconstituer un texte court

Voici l’amorce : l’endroit était célèbre pour…

Pour la suite vous trouvez :

– un premier « objet » avantageux associé à un fâcheux désavantage.

– un deuxième « objet » avantageux qui permet de compenser ce désavantage

exemple : l’endroit était célèbre pour son panorama (objet avantageux) au sommet d’une falaise vertigineuse ( désavantageux) . Un escalier bien sécurisé de 1500 marches permet de l’atteindre (2éme objet avantageux)

Jeu 3 A vous l’enquête

Voici l’affaire telle qu’elle est écrite par Félix Fénéon (nouvelles en trois lignes)

« Le médecin chargé d’autopsier Melle Cuzin, de Marseille, morte mystérieusement a conclu : suicide par strangulation »

Vous reprenez l’affaire interrogez un voisin pour en savoir plus sur cette mort mystérieuse ou sur le médecin… Rapportez le dialogue