Best love Rosie (2008), Nuala O’Faolain (1940-2008)

Journaliste réputée à la BBC puis à l’Irish Times, elle écrit, au lieu de la préface que lui réclame son éditeur pour la parution de ses chroniques, un manuscrit autobiographique.
Parus en 1996 sous le titre « On s’est déjà vu quelque part », ces « mémoires accidentels d’une femme de Dublin » racontent avec une admirable sincérité l’effort désespéré d’une « Irlandaise type » pour se libérer du carcan de l’Irlande des années 60, sa tentative résolue d’échapper à ce « moule dans lequel on aurait versé le contenu de deux cruches appelées Hérédité et Milieu ». Le témoignage rencontre un succès étourdissant. Dès lors, l’écriture autobiographique devient la compagne salutaire de cette féministe qui s’ignore et que son combat a opposée aux résistances patriarcales d’un pays figé dans ses traditions catholiques avant de la décider de s’enfuir à Londres, puis à New York.
« Chimères », « J’y suis presque », ou « L’Histoire de Chicago May », – Prix Femina étranger 2006 – les trois romans qui naissent de cette nécessité d’écrire retracent, en mêlant autobiographie et fiction, la même volonté d’affranchissement d’une femme et les tributs existentiels qu’il exige.
Après avoir vécu et travaillé dans le monde entier, Rosie décide de rentrer à Dublin pour s’occuper de la vieille tante, sœur de sa mère, qui l’a élevée. La cohabitation avec Min, dépressive et alcoolique, n’a rien d’exaltant. Afin de combattre l’ennui, l’idée vient à Rosie de s’occuper utilement en rédigeant un manuel pour les plus de cinquante ans. Un éditeur américain accepte de la publier grâce à l’aide de son ami Markey qui travaille dans l’édition.
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