Lu en octobre 2022 coup de cœur:Château d’Argol (1938), Julien Gracq

Château d’Argol (1938), Julien Gracq

Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier, est un écrivain français.

Son pseudonyme littéraire doit beaucoup à sa fascination pour le héros de « Le Rouge et Le Noir « de Stendhal et à son admiration pour les Gracques, dans l’histoire romaine. Il décide de prendre un pseudonyme littéraire, afin de séparer nettement son activité de professeur de son activité d’écrivain.

Élève brillant, il est admis à l’École normale supérieure en 1930, il suit en parallèle des cours à l’École libre des sciences politiques d’où il sort diplômé en 1933. En 1934, il est reçu à l’agrégation d’histoire et géographie, et est affecté, d’abord à Nantes, au lycée Clemenceau où il avait été élève, puis à Quimper. En 1946, il est nommé au lycée Claude-Bernard de Paris, où il enseigne l’histoire-géographie jusqu’à sa retraite en 1970. Tenté par le communisme, il adhérera au PCF (1936) jusqu’au pacte germano-soviétique mais observera toute sa vie une froide distance à l’égard de tous les embrigadements littéraires ou politiques. Il a refusé le prix Goncourt.

Si « Au château d’Argol » (1938), son premier roman, fortement influencé par le romantisme noir et par le surréalisme, avait attiré l’attention d’André Breton, c’est avec « Le Rivage des Syrtes » (1951), et surtout le spectaculaire refus de son auteur de recevoir le prix Goncourt en 1951, que Julien Gracq s’est fait connaître du public. « Au Château d’Argol » est le premier roman de Julien Gracq, le premier roman surréaliste tel qu’André Breton le rêvait. Il nous est proposé la découverte ou redécouverte de ce roman de 1937, écrit au moment où le roman gothique est à la mode, texte moderne où la violence dissimulée surgit par bribes jusqu’au drame.

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