Mangées : une histoire des mères lyonnaises (2018), Catherine Simon

Comme fil conducteur, Catherine Simon a choisi le biais d’une enquête menée par un journaliste Etienne Augoyard et une photographe Monica Jaget chargés d’une suite d’articles sur les « mères Lyonnaises » qui ont acquis leurs lettres de noblesse dans l’histoire de la gastronomie, qu’elles soient restées à la tête de maisons populaires ou qu’elles aient conquis les étoiles du Michelin : à commencer par Eugénie Brazier, (c’est chez elle qu’un certain Paul Bocuse fit ses classes), mais aussi La Génie, Marie-Thé Mora, Léa Bidaut ou Paule Castaing.
Le livre est une approche du travail journalistique qui passe par des rencontres, des interviews des lectures, des recherches dans diverses sources d’archives. S’en suivent des échanges parfois acharnés sur ce qui a sa place ou non dans un article de presse en fonction des attentes de la direction du journal et du lectorat. Le livre apparaît alors comme le lieu où on peut dire plus.
On suit l’enquête des journalistes dans la géographie Lyonnaise des quais de Saône à la place Bellecourt et à la Croix Rousse, des quartiers de la Mairie et des autorités à ceux des ouvriers de la soie, par les ruelles et les traboules. Dans ces quartiers, les restaurants tenus par les mères avaient été un trait d’union, un lieu essentiel à la vie du quartier.
Les restaurants évoqués sont souvent « étriqués » et de peu de mine, au départ, mais ils offraient aux palais des délices : quenelles, tablier de sapeur, tarte légère à la praline, un Saint-Marcellin crémeux ou d’une salade de cochonnailles. Ces mets fins étaient toujours à base de produits frais.
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