J onathan COE, Billy Wilder et moi (2021)

L’admiration de Jonathan Coe pour Billy Wilder est connue depuis son article sur « La Vie privée de Sherlock Holmes » (1970) publié en 1999 dans les Cahiers du cinéma. Le très cinéphile écrivain britannique y racontait sa quête acharnée, et très proustienne, des scènes coupées du chef-d’œuvre maudit du réalisateur américain, qu’il avait découvert, fasciné, à l’adolescence.
Dans ce roman, la narratrice, une compositrice, Calista Frangopolou, devenue compositrice de musique de films, se souvient, la crise de la cinquantaine venue, de l’été qui a changé sa vie.
Au cours d’un voyage aux États-Unis en 1976, la petite étudiante naïve d’Athènes s’était retrouvée par hasard dans un restaurant de Beverly Hills à partager le dîner de Billy Wilder et de son complice I.A.L. Diamond, sans savoir qui étaient ses prestigieux voisins de table – un des nombreux morceaux de bravoure comiques du livre. Le courant était si bien passé que l’année suivante la jeune femme avait été recrutée pour le tournage de « Fedora », d’abord comme traductrice-interprète du cinéaste à Corfou, puis comme assistante personnelle du scénariste à Munich et en France.
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