Jeu 2 : dispute
Il s’agit d’écrire le dialogue d’un conflit se terminant une des phrases suivantes :
– Je retourne chez ma mère.
– A ton âge je ne sortais pas le soir.
– Maintenant réglez votre addition ou j’appelle la police.
– Je ne remettrai jamais les pieds dans votre magasin.
Pour corser la chose, chacun des interlocuteurs a un défaut ou un tic de langage
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La scène se déroule dans un magasin d’électroménager TV hifi literie.
Une jeune femme va se marier et vient faire sa liste de mariage, elle zozote .
Le vendeur lui a un gros problème de dyslexie et après chaque erreur de langage il émet une forme de soupir notifié- dans le texte par le signe ****
– Bonzour Monzieur, ze vais me marier et ze voudrais voir tous vos zappareils mais zurtout vos mazines à laver et vos télévizions.
– Oh bien sûr Madonzelle ****Demelle**** euh euh ,Madame je’ suis là pour çà mais tout d’abord permettez moi de vous faciliter ****féliter**** euh euh vous dire bravo car le ramiage****le variage****le**** garage****bref l’union c’est beau.
Moi-même j’ai été afoureux mou ****pardon ! amoureux fou dans le sapé****le rapé****le café****le euh euh, le présent.
Excusez-moi mais j’ai des disculpés d’équation****des félicités d’électrocution****
Euh, euh …..J’ai du mal à parler correctement.
– Z’est pas grave il y a des défauts zez tout le monde ! Qu’est ze que vous zavez à me proposer dans votre magasin
_-Eh bien , vous avez de la chance, en ce moment nous avons des portavions ****des portions****des morpions****rrr ..euh..des SOLDES sur nos maniches à laver le singe****
– Zé bien Zé bien l’interrompit la jeune fille z’ai compris mais ze voudrais voir vos téléviseurs grand écran.
– Mais bien sûr répondit le vendeur, nous avons un grand nombre de lévitations en couleur, toutes équipées avec la cale****, la cane **** Suez quoi !et plus ! et ce mois ci vos tétons sont garantis 5 ans ****pardon nous mettons une garantie exceptionnelle de 5 ans ce mois-ci.
– Zuper, z’en prends note……ze voudrais voir auzzi vos plaques à induction.
-Par ici Madoiselle, nous avons un large choix de plaques urinaires toutes conçues pour une bonne pénétration de l’élément pendant la succion ****pardon !je suis confus , je voulais dire « Pour la bonne induction des aliments pendant la cuisson ».
-Ze pense que vous vous zoutez de ma gueule !!!…za zuffit…Ze ne remettrai jamais les pieds dans votre magazin.
S.M.
-Charles, il faut qu’on parle !
-Oui ?
-Charles, ça ne peut plus continuer ainsi. On va pas passer notre vie dans ce trou normand au milieu de ces paysans obtus et illettrés.
– Mais enfin Emma, j’ai une bonne situation, je suis médecin et…
-Médecin ! Ah oui ? Tu parles ! Officier de santé seulement. Et pas des plus brillants avec9A, je n’aurai pas la cruauté de te rappeler comment tu as bien redressé le pied bot de ce pauvre Hippolyte qui est maintenant unijambiste…
Mais Emma, j’ai toujours fait ce que tu voulais c’est toi qui as voulu qu’on déménage de Toste pour Yonville car tu t’ennuyais là-bas. Nous avons de bons amis ici maintenant : Homais le pharmacien, ce brave Bournisi en notre bon curé…
-Que des imbéciles incultes !
-Et le bal de la Vaubyessard où tu t’es tant amusée et dansé avec M.Rodolphe ? Et tes escapades à Rouen pour tes leçons de piano?Et notre petite Berthe ?
Décidément tu ne comprends rien à rien mon pauvre Charles . Cette discussion réveille ma sempiternelle migraine. Donne-moi 3000 francs que j’aille à la pharmacie acheter de l’arse… euh du doliprane et si tu ne veux rien entendre je retourne chez ma mère !
-Ta mère ? Mais tu sais bien qu’elle est morte depuis longtemps la pauvre femme !
-Et alors ? Je vais à la pharmacie et après je retourne chez ma mère !
F.V.
– Votre vin sentait la fumée.
– Vous l’aviez goûté pourtant.
– Votre sauce gribiche était ratée.
– Vous l’avez mangée pourtant.
– Votre pain était moisi.
– Vous l’aviez choisi pourtant.
– Votre addition est honteusement abusive.
– Maintenant, payez ou j’appelle la police !
S.R.
Le vendeur (V)zozotte et le client (C) est bègue
-V :ze trouve que ce pantalon vous va très bien !
-C :je p…p… peux avoir la taille au dessus?
-V :ze n’ai pas de taille au dessus.
-C :alors un autre m… m…modèle?
-V :ze vais voir dans la réserve!
-C :je vous a…a… attends!
-V: z’ai trouvé ce zoli modèle.
-C :vous a…a… appelez ça un joli modèle?
-Vous n’êtes pas zaidant!
-C :je ne r…r…remettrai p…plus les p…p…pieds dans ce m…m…magasin
BH
Salle de restaurant, lumières tamisées, nappes blanches, vaisselle luxueuse, discussions assourdies. Aux dernières tables, les convives terminent leur repas. Un couple formé d’une jeune femme et d’un homme plus mûr occupe l’une d’entre- elles.
Faisant tourner doucement un fond de vin dans son verre, il pianote de plus en plus fébrilement de l’autre, tandis qu’elle chipote dans son assiette.
lui, murmurant : ma Ninou,Ninouchette, Ninou tu ne manges rien, bon… tu n’apprécies pas non plus les ris de veau aux morilles, bon… Tu veux que je commande un autre plat, bon, ou on passe au dessert ?
Elle, plus fort : Arrête de tapoter sur la table. Tu m’exaspères ! Tu t’embêtes avec moi ?
lui, apaisant : Pas du tout bon, pas du tout, mais…
Elle, montant d’un ton : Mais , mais … Avec toi, il y a toujours un mais… C’est toi qui a voulu le restaurant. Je t’ai proposé le Kebab, mais c’est pas assez pour Monsieur. Lui, il préfère le grand jeu… Et maintenant, c’est trop long… Après la mise en bouche, il ne pense qu’à aller au pieu ! T’as sans doute déjà réservé la chambre ?
Lui, à voix basse sec : Ça suffit bon, baisse le ton, tout le monde se retourne. De quoi j’ai l’air,bon. Je suis connu ici. Je t’offre ce qu’il y a de meilleur, bon, et toi…
Elle, sans baisser le ton : Moi, Quoi moi ? Je ne suis pas reconnaissante de l’honneur que me fait Monsieur ! Tout ce tralala et ces plats même pas bons où trois petits trucs se battent en duel autour d’une fleur ou d’une gaufrette évanescente, tu t’es demandé si ça me plaît à moi ? Si je me sens à l’aise au milieu de tous ces bouffons ?
Lui : Bon !Ma chérie !ma petite chérie ! Ma chérounette !…
Elle : Moi ce que j’aime, c’est avaler un mac do vite fait puis aller dans les bars de nuit avec de la musique qui cogne…
Lui : Bon, A ton âge, je ne sortais pas le soir !
Elle : de mieux en mieux, la morale, maintenant. Tu es bien placé… Qui est venu me chercher à la sortie du cours? Tu t’es vu !
Lui , rouge : Ma réputation , bon!.. ;
Elle : Ta réputation ! Il n’y a que ça qui t’intéresse ! Tout me dégoûte : ce lieu, ce repas, ces gens qui nous regardent avec leurs yeux de merlans frits, l’idée de baiser avec toi, toi. Si t’as encore faim, t’as qu’à manger mes restes.
Elle se lève, lui lance son assiette, cassant un verre au passage, et quitte la table. Il attrape de justesse l’assiette qui se renverse sur son costume et s’élance pour la retenir .
Le maître d’hôtel s’interpose ,très poliment , très calmement, à voix basse :
– Maintenant vous réglez l’addition ou j’appelle la police.
D Dor

