Jeu 3 Rimons, rimons, rimaillons
En séance, chacun a proposé un mot et on cherche ensemble un mot qui rime.
l’ensemble des mots-rimes est proposé à tous pour un poème qui aura entre 14 et 22 vers
ceinture – peinture ; tortue – laitue ; mélopée*- canopée *; tulipe-pipe ; plume- brume ; céleste – funeste ; lune- dune ; histoire – prétoire ; plafond- morfond ; mots -marmots ; thuriféraire* – funiculaire
mélopée : chant monotone et triste
canopée : Etage supérieur d’une forêt
thuriféraire:clerc qui porte l’encensoir ou personne qui louange à l’excès, flagorneur
Le lièvre et la tortue
Gageons dit un jour au lièvre la tortue
Que tu ne décrocheras pas sitôt que moi la lune
Qu’on voit briller là-haut sur la dune.
L’enjeu sera cette belle et fraîche laitue.
Sitôt que toi ? Attraper l’astre céleste ?
Où vas-tu chercher ces histoires ?
J’ai jamais rien entendu de tel même dans les prétoires
Où on en entend pourtant des vertes et des funestes !
Mais c’est d’accord. Pars pendant que je fume ma pipe.
Ainsi fit-il et pour sa hase cueillit dans le pré une tulipe.
Cependant la tortue se hâte avec lenteur vers le funiculaire.
Alors que le lièvre se laisse distraire par un thuriféraire,
Le temps de psalmodier une vieille mélopée
Elle se voit propulsée au-dessus de la canopée.
Lors le lièvre levant son œil vers le plafond
La voit se saisir de l’astre d’argent ; il se morfond
Et pleure comme font les pauvres marmots
Puis il maudit la tortue avec plein de gros mots.
Ha ! Dit celle-ci que ça te serve de leçon :rien ne sert d’écouter les thuriféraires
Mieux vaut se précipiter vers le funiculaire !
Pour la laitue tu feras donc ceinture
Mais pour te complaire je t’ en ferai faire une peinture.
F.V.
Saint Louis rendait la justice sous un chêne, son prétoire
Moi c’est à mon saule pleureur que je confie mes histoires
Il n’a jamais pleuré, il rit pour me plaire, c’est mon thuriféraire
Il est si grand que pour aller au faîte il faudrait un funiculaire.
Quand vient la nuit il revêt son habit de lune
Il n’y a plus de bruit, et le silence céleste
Le transforme en gracieuse silhouette de dune
Il s’endort sans vie pour un destin funeste.
Mais le matin quand la rosée l’habille de brume
Quand le vent lui murmure une douce mélopée
A cet instant j’aime prendre ma plume
Qui transporte mes écrits vers sa canopée
Malgré tout j’ai voulu y monter, je me suis cassé la pipe
A l’avenir, çà m’apprendra à rester au ras des tulipes
Voilà le résultat, je porte une ceinture
Fini pour moi le bricolage et la peinture
Et en plus j’avance comme une tortue
Incapable de ramasser mes laitues
Je dois rester au lit regardant mon plafond
Ô rage ! Ô désespoir ! D’ennui je me morfonds.
Je suis punie comme un marmot
Qui a osé dire des gros mots.
SM
Croque salade la tortue
Sortie de la brume
Veut manger de la laitue
On voit encore la lune
Au ‘dessus de la canopée.
En grimpant sur la dune
Elle trouve une plume
D’un oiseau chantant sa mélopée
Malgré le ciel bas de plafond
Elle voit le jardinier et sa pipe
Parler doucement à ses tulipes
Pendant que la laitue se morfond.
H.L
Sur un obi appelé aussi ceinture
se déroulait une belle peinture .
Un homme rêvassait dans les volutes d’une pipe ,
assis en tailleur dans un champ de tulipes .
Du ciel tombaient quelques plumes ,
formant des nuages de brume
qui s’amoncelaient en réseau de dunes ,
scène auréolée d’un rayon de lune.
Sur le liseré de soie , placide , une tortue
grignotait nonchalamment une laitue .
Quelques notes dessinées évoquaient une mélopée ,
doux bruissement des cimes de la canopée .
Délicatesse et raffinement dans cette voûte céleste
préservée de tourments et de craintes funestes .
H.T
C’était une nuit de pleine lune
Dans une vallée bordée de dunes
On entendait l’écho de plusieurs mots
Chuchotés çà et là par des marmots
Ils se sont réunis pour se raconter des histoires
Histoires bien plus intéressantes que le discours d’un prétoire
Cela rendait l’atmosphère un peu funeste
D’être seuls, dans le noir, sans parents, sous cette lumière pâle et céleste
Ils déclamaient leurs histoires telle une mélopée
Cachés dans cette vallée, à couvert de la canopée
Ce moment leur permet de prouver leur belle plume
Et de la partager, là, au milieu de la brume
Un des enfants pense à son papi, chez lui, qui se morfond
Attendant la mort, tout en fixant le plafond
Son âme sera accompagnée par le thuriféraire
Et montera au ciel, lentement, comme à bord d’un funiculaire
Un autre enfant pense à son adorable tortue
Qui passe ses journées à manger de la laitue
Il a bien essayé de lui proposer des tulipes
Mais autant donner à manger à un humain, le tabac de sa pipe
Imaginez ce groupe d’enfants, sous la lune, ces dunes que la vallée ceinture,
Et vous pourrez admirer une bien belle peinture…
L.D.
Comme la lune
Croissant sur la dune,
Eclaire le plafond,
Le poète se morfond,
Se raconte des histoires de prétoire.
La douce mélopée de la canopée,
Retentit tour à tour céleste
ou funeste.
S’élève la fumée de sa pipe.
Il rêve de Fanfan La Tulipe.
S’endort dans la brume
Rêvant des mots enfin sortis de sa plume.
DDou
La buse de Harris juchée à Canopée
Servait ses cris stridents tels des mélopées
Elle revenait chaque fois sans se casser la pipe
S’effilocher au champs , frôlant à son aile les tulipes
Là où, elle y visait son cabestan de plumes
Et toute à son idée d’en tamiser la brume
Afin d’y chasser, Ô Peuchère , de son atome Céleste
De décrire non déçu. sa tronçonneuse funeste
A ces humides Rapiettes chassées à l’onde verte
Imminente puis timide liaison aux Arcus , discrète
Au dessus de leurs têtes , sous le Ciel d’Oracle
Causalité des Dieux qui pistonnaient des tacles
D’Or de mouvements précieux , urgents, et de calculs
Quand de leurs extensions finalement s’émoussent
Protégées par les carapaces, toujours les candides Tortues
Attardées à flâne au milieu des Laitues
Et qui prêtent avec allégeance le sel à mon Histoire
Quand elles se dépensaient en l’unique prétoire
En zigzaguant, posées aux stèles , et jusqu’aux dunes
Estimant traversées à renfort d’une Lune
Qui s’entichait en bavassant un peu
De l’extension du Domaine du Calcul cireux
Comme si de s’étonner de ses larges ceintures
Elle eut imaginé déjà son tableau de peinture
Mais les griffes dehors , et les mâchoires crochues
Des belles Demoiselles s’habillant en tutus
Sentaient larges devoirs à lire du haut de son plafond
Les Cadences supplées pour que nul ne morfond
De sa joie de vivre , plus loin , enguirlandés de mots
A voyager chantants , en laissant guise aux Marmots
En une plaine , où se démène luisant, notre funiculaire
Et qui portait en nous l’apnée , et linge du thuriféraire
M.L.
Sur la table une ceinture
Entoure un pot de peinture.
Dans un panier une tortue
Mange une laitue.
Tenant à la main une tulipe
Tout en fumant la pipe
Il prit sa plus belle plume
Pour écrire dans la brume
Sous la voûte céleste
Un poème funeste
Dédié à la lune
Qui éclaire de mille feux la dune.
C’est une belle histoire
Déclamée depuis le prétoire.
Dans la salle haute de plafond
L’assistance se morfond
En écoutant les mots
Prononcés par les marmots
Qui enchantent le thuriféraire
pressé de rejoinde le funiculaire
Qui le mènera au son d’une envoûtante mélopée
Rêver sous la sombre canopée.
D.L.
L’artiste maudit
Le regard fixe au plafond
Un écrivaillon se morfond.
Les vers échappent à sa plume.
l’Inspiration est noyée dans la brume.
Il s’aventure sur la dune
Pour hurler sa douleur à la lune.
Mais dans le désert céleste
Règne un silence funeste.
Il a beau croquer le marmot
Il n’entend pas le moindre mot.
Cette nature qui le ceinture
Pourrait-il la mettre en peinture ?
Lors cesse sa mélopée
Il se fond sous la canopée.
Tenue de rigueur avec pipe
Et à la boutonnière une tulipe.
Trois mois plus tard une tortue
Sur sa toile croque une laitue.
Il l’accroche dans le funiculaire
Espérant un thuriféraire.
Las ! On en fait toute une histoire
Qui pourrait finir au prétoire.
DDor

