Ecrit en octobre 2023, jeu 3 Rimons, rimons, rimaillons

Jeu 3 Rimons, rimons, rimaillons

En séance, chacun a proposé un mot et on cherche ensemble un mot qui rime.

l’ensemble des mots-rimes est proposé à tous pour un poème qui aura entre 14 et 22 vers

ceinture – peinture ; tortue – laitue ; mélopée*- canopée *; tulipe-pipe ; plume- brume ; céleste – funeste ; lune- dune ; histoire – prétoire ; plafond- morfond ; mots -marmots ; thuriféraire* – funiculaire

mélopée : chant monotone et triste

canopée : Etage supérieur d’une forêt

thuriféraire:clerc qui porte l’encensoir ou personne qui louange à l’excès, flagorneur

Le lièvre et la tortue

Gageons dit un jour au lièvre la tortue

Que tu ne décrocheras pas sitôt que moi la lune

Qu’on voit briller là-haut sur la dune.

L’enjeu sera cette belle et fraîche laitue.

Sitôt que toi ? Attraper l’astre céleste ?

Où vas-tu chercher ces histoires ?

J’ai jamais rien entendu de tel même dans les prétoires

Où on en entend pourtant des vertes et des funestes !

Mais c’est d’accord. Pars pendant que je fume ma pipe.

Ainsi fit-il et pour sa hase cueillit dans le pré une tulipe.

Cependant la tortue se hâte avec lenteur vers le funiculaire.

Alors que le lièvre se laisse distraire par un thuriféraire,

Le temps de psalmodier une vieille mélopée

Elle se voit propulsée au-dessus de la canopée.

Lors le lièvre levant son œil vers le plafond

La voit se saisir de l’astre d’argent ; il se morfond

Et pleure comme font les pauvres marmots

Puis il maudit la tortue avec plein de gros mots.

Ha ! Dit celle-ci que ça te serve de leçon :rien ne sert d’écouter les thuriféraires

Mieux vaut se précipiter vers le funiculaire !

Pour la laitue tu feras donc ceinture

Mais pour te complaire je t’ en ferai faire une peinture.

F.V.

Saint Louis rendait la justice sous un chêne, son prétoire

Moi c’est à mon saule pleureur que je confie mes histoires

Il n’a jamais pleuré, il rit pour me plaire, c’est mon thuriféraire

Il est si grand que pour aller au faîte il faudrait un funiculaire.

Quand vient la nuit il revêt son habit de lune

Il n’y a plus de bruit, et le silence céleste

Le transforme en gracieuse silhouette de dune

Il s’endort sans vie pour un destin funeste.

Mais le matin quand la rosée l’habille de brume

Quand le vent lui murmure une douce mélopée

A cet instant j’aime prendre ma plume

Qui transporte mes écrits vers sa canopée

Malgré tout j’ai voulu y monter, je me suis cassé la pipe

A l’avenir, çà m’apprendra à rester au ras des tulipes

Voilà le résultat, je porte une ceinture

Fini pour moi le bricolage et la peinture

Et en plus j’avance comme une tortue

Incapable de ramasser mes laitues

Je dois rester au lit regardant mon plafond

Ô rage ! Ô désespoir ! D’ennui je me morfonds.

Je suis punie comme un marmot

Qui a osé dire des gros mots.

SM

Croque salade la tortue

Sortie de la brume

Veut manger de la laitue

On voit encore la lune

Au ‘dessus de la canopée.

En grimpant sur la dune

Elle trouve une plume

D’un oiseau chantant sa mélopée

Malgré le ciel bas de plafond

Elle voit le jardinier et sa pipe

Parler doucement à ses tulipes

Pendant que la laitue se morfond.

H.L

Sur un obi appelé aussi ceinture

se déroulait une belle peinture .

Un homme rêvassait dans les volutes d’une pipe ,

assis en tailleur dans un champ de tulipes .

Du ciel tombaient quelques plumes ,

formant des nuages de brume

qui s’amoncelaient en réseau de dunes ,

scène auréolée d’un rayon de lune.

Sur le liseré de soie , placide , une tortue

grignotait nonchalamment une laitue .

Quelques notes dessinées évoquaient une mélopée ,

doux bruissement des cimes de la canopée .

Délicatesse et raffinement dans cette voûte céleste

préservée de tourments et de craintes funestes .

H.T

C’était une nuit de pleine lune 

Dans une vallée bordée de dunes

On entendait l’écho de plusieurs mots 

Chuchotés çà et là par des marmots

Ils se sont réunis pour se raconter des histoires

Histoires bien plus intéressantes que le discours d’un prétoire 

Cela rendait l’atmosphère un peu funeste 

D’être seuls, dans le noir, sans parents, sous cette lumière pâle et céleste

Ils déclamaient leurs histoires telle une mélopée 

Cachés dans cette vallée, à couvert de la canopée 

Ce moment leur permet de prouver leur belle plume 

Et de la partager, là, au milieu de la brume

Un des enfants pense à son papi, chez lui, qui se morfond 

Attendant la mort, tout en fixant le plafond 

Son âme sera accompagnée par le thuriféraire 

Et montera au ciel, lentement, comme à bord d’un funiculaire

Un autre enfant pense à son adorable tortue

Qui passe ses journées à manger de la laitue 

Il a bien essayé de lui proposer des tulipes 

Mais autant donner à manger à un humain, le tabac de sa pipe

Imaginez ce groupe d’enfants, sous la lune, ces dunes que la vallée ceinture,

Et vous pourrez admirer une bien belle peinture…

L.D.

Comme la lune

Croissant sur la dune,

Eclaire le plafond,

Le poète se morfond,

Se raconte des histoires de prétoire.

La douce mélopée de la canopée,

Retentit tour à tour céleste

ou funeste.

S’élève la fumée de sa pipe.

Il rêve de Fanfan La Tulipe.

S’endort dans la brume

Rêvant des mots enfin sortis de sa plume.

DDou

La buse de Harris juchée à Canopée

Servait ses cris stridents tels des mélopées

Elle revenait chaque fois sans se casser la pipe

S’effilocher au champs , frôlant à son aile les tulipes

Là où, elle y visait son cabestan de plumes

Et toute à son idée d’en tamiser la brume

Afin d’y chasser, Ô Peuchère , de son atome Céleste

De décrire non déçu. sa tronçonneuse funeste

A ces humides Rapiettes chassées à l’onde verte

Imminente puis timide liaison aux Arcus , discrète

Au dessus de leurs têtes , sous le Ciel d’Oracle

Causalité des Dieux qui pistonnaient des tacles

D’Or de mouvements précieux , urgents, et de calculs

Quand de leurs extensions finalement s’émoussent

Protégées par les carapaces, toujours les candides Tortues

Attardées à flâne au milieu des Laitues

Et qui prêtent avec allégeance le sel à mon Histoire

Quand elles se dépensaient en l’unique prétoire

En zigzaguant, posées aux stèles , et jusqu’aux dunes

Estimant traversées à renfort d’une Lune

Qui s’entichait en bavassant un peu

De l’extension du Domaine du Calcul cireux

Comme si de s’étonner de ses larges ceintures

Elle eut imaginé déjà son tableau de peinture

Mais les griffes dehors , et les mâchoires crochues

Des belles Demoiselles s’habillant en tutus

Sentaient larges devoirs à lire du haut de son plafond

Les Cadences supplées pour que nul ne morfond

De sa joie de vivre , plus loin , enguirlandés de mots

A voyager chantants , en laissant guise aux Marmots

En une plaine , où se démène luisant, notre funiculaire

Et qui portait en nous l’apnée , et linge du thuriféraire
M.L.

Sur la table une ceinture

Entoure un pot de peinture.

Dans un panier une tortue

Mange une laitue.

Tenant à la main une tulipe

Tout en fumant la pipe

Il prit sa plus belle plume

Pour écrire dans la brume

Sous la voûte céleste

Un poème funeste

Dédié à la lune

Qui éclaire de mille feux la dune.

C’est une belle histoire

Déclamée depuis le prétoire.

Dans la salle haute de plafond

L’assistance se morfond

En écoutant les mots

Prononcés par les marmots

Qui enchantent le thuriféraire

pressé de rejoinde le funiculaire

Qui le mènera au son d’une envoûtante mélopée

Rêver sous la sombre canopée.

D.L.

L’artiste maudit

Le regard fixe au plafond

Un écrivaillon se morfond.

Les vers échappent à sa plume.

l’Inspiration est noyée dans la brume.

Il s’aventure sur la dune

Pour hurler sa douleur à la lune.

Mais dans le désert céleste

Règne un silence funeste.

Il a beau croquer le marmot

Il n’entend pas le moindre mot.

Cette nature qui le ceinture

Pourrait-il la mettre en peinture ?

Lors cesse sa mélopée

Il se fond sous la canopée.

Tenue de rigueur avec pipe

Et à la boutonnière une tulipe.

Trois mois plus tard une tortue

Sur sa toile croque une laitue.

Il l’accroche dans le funiculaire

Espérant un thuriféraire.

Las ! On en fait toute une histoire

Qui pourrait finir au prétoire.

DDor

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