Ecrit en Octobre 2024 jeu 3: enquête

Jeu 3 A vous l’enquête

Voici l’affaire telle qu’elle est écrite par Félix Fénéon (nouvelles en trois lignes)

« Le médecin chargé d’autopsier Melle Cuzin, de Marseille, morte mystérieusement a conclu : suicide par strangulation »

Vous reprenez l’affaire interrogez un voisin pour en savoir plus sur cette mort mystérieuse ou sur le médecin… Rapportez le dialogue

• Bonjour Monsieur. Je suis l’inspecteur Trucmuche et j’ai qqs questions à vous poser à propos du décès de Mlle Cuzin.

Connaissiez vous bien la victime ?

• Oui, et on ne s’entendait pas très bien.

• C’est à dire ?

• C’était une pochtronne.

• Monsieur, je ne vous permets pas d’insulter la victime.

• Je suis désolé Monsieur l’inspecteur, mais elle était tout le temps bourrée.

Quand elle sortait du bar, qui se trouve à 50 mètres, elle titubait, elle hurlait dans la rue et elle vomissait sur le pas de ma porte !

Je vais enfin gagner en tranquillité !

• Elle était dépressive ?

• Ca , je ne sais pas, mais en tout cas, elle n’avait pas l’air heureux.

Les rares moments où elle était à peu près bien, c’est quand je la voyais dans le jardin s’exercer avec son espèce de ruban : elle faisait de la gymnastique rythmique.

Parfois, elle s’emmêlait les crayons et se retrouvait emberlificotée dans son machin. Ca, ça m’amusait !!

• Pensez vous qu’elle ait pu s’étrangler avec accidentellement ?

• Possible si elle l’a pris en étant saoule !

• Bien, merci Monsieur. Je reviendrai sans doute vous voir.

CF

Quartier nord de Marseille le 10 octobre2024.

-Driiing! Driiiing ! Toc!Toc ! Y a quelqu’un ?

-Oh bonne Mère ! Qu’est-ce que c’est que tout ce raffut?Oui, j’arrive, j’arrive !

La porte s’ouvre.

-Bonjour M.Escartebigre, je me présente : Pascal Prout de C’est Nouveau’s, la chaîne d’information en continu la plus regardée en France. Nous pratiquons aussi le journalisme d’investigaton car nous avons le souci de la vérité pour les Français qui nous écoutent. Car vous le savez on ne nous dit pas tout on nous cache bien desz chosesz. Nos téléspectateurs ont droit à la vérité c’est pourquoi je viens sonner à votre porteM. Escartebigre. Vous connaissez sûrement la pauvre Mlle Cuzin puisqu’elle habitait dans le même immeuble que vous. Or le rapport d’autopsie sur les causes de sa mort nous semble hautement suspect : pensez-vous que Mlle Cuzin ait pu se suicider par strangulation ?

-Ah, peuchère la pauvre c’est une grande perte , j’ai bien pleuré, té, à ses obsèques. Mlle Cuzin, je la connaissais bien , elle passait souvent ses soirées au bar de la Marine et elle ne se faisait pas prier pour remettre sa tournée de pastis vaï ! Et parfois quand il manquait quelqu’un elle jouait à la manille avec nous.Alors oui on la regrette bien !

-Oui M. Escartebigre, mais à C’est Nouveau’s, notre attention a été attirée par le fait que le quartier est majoritairement peuplé de bougn…heu, de gens issus de l’immigration maghrébine ou subsaharienne et on sait que chez ces gens-là M.Escartebigre, l’islamisme, le terrorisme islamiste trouve un terrain favorable. Il y a selon nous tout lieu de penser que cette mort suspecte à un lien avec cette dangereuse promiscuité.D’ailleurs ce rapport d’autopsie plus que fantaisiste est signé d’un certain Dr Mohamed ben Panisse, vous ne trouvez pas cela étrange ?

-Ah, ça vous avez un peu raison M.Prout, on dirait que vous le connaissez le docteur, on peut pas lui faire confiance en effet au docteur, il faut le surveiller comme la bouillabaisse sur le feu à la manille, il triche comme il respire !

-Ah, M.Escartebigre, vous pensez donc comme la rédaction de C’est Nouveau’s que Melle Cuzin institutrice de son état, a été victime d’un ignoble assassinat sûrement de la part d’un de ses élèves fiché S, radicalisé et sous OQTF qui n’avait pas supporté que Melle Cuzin défendît et enseignât les principes de notre République laïque et que pour ce faire elle leur montrait de temps en temps des caricatures du prophète et obligeait les jeunes fille fanatisées à ôter leur voile ? N’est-ce pas cela la vérité qu’on veut cacher aux français ? Avec une administration complice pratiquant la politique du « pas de vague » !

-Ah, M ; Prout vous allez un peu vite en besogne té ! Mlle Cuzin , elle était institutrice et une bonne institutrice hé, tout le monde l’aimait ici dans le quartier mais depuis quelque temps elle déprimait la pauvre mais c’était pas à cause des islamistes ou de la laïcité , non , c’était autre chose . Depuis des années Mlle Cuzin comme ses collègues des écoles de Marseille ils réclamaient des locaux décents pour enseigner car ils en avaient marre des salles de classe pas chauffées l’hiver, des vitres cassées et des plafonds qui s’effondrent ; mais la mairie et l’État ils faisaient rien ; alors MlleCuzin elle s’est mise à boire un peu plus de pastis que d’habitude mais ça n’arrangeait pas les choses et puis quand elle avait un peu dépassé la mesure elle se mettait à nous parler du foulard …

-Ah ! Vous voyez c’est bien de ça dont il s’agit : elle avait des élèves qui portaient le foulard islamique !

-Non M ; Prout vous n’y êtes pas du tout ; Melle Cuzin, elle avait été très choquée quand on a découvert que dans son école des élèves s’adonnaient au jeu du foulard, vous savez ce jeu dangereux parfois pratiqué dans les cours de récréation, Hé bien c’est de ça qu’elle nous parlait Mlle Cuzin … Et ça a fini de la démoraliser, un matin elle n’est pas aillée à l’école ; on l’a retrouvée étranglée dans son appartement, et M. Panisse tout tricheur qu’il soit au jeu de cartes , il s’est pas trompé : Mlle Cuzin elle s’est bien suicidée par strangulation avec son foulard. Bonne journée M. Prout je vous retiens pas plus mes collègues m’attendent pour le pastis de onze heures. Vous savez moi quand je repense à tout ça à cette pauvre Mlle Cuzin hé bé moi ça me fend le cœur ! Pas vous M. Prout ?

F.V.

Le voisin :Bonjour docteur , nous sommes  tous stupéfaits :mademoiselle Cuzin était une femme si attachante ,en parfaite santé ,et surtout nous ne lui connaissions pas d’ennemis ,qui a bien pu commettre cet acte ?

Le docteur :je ne voyais que rarement cette patiente ,comme vous l’avez si bien dit ,elle était en parfaite santé !

Le voisin :mais elle était une de vos connaissances ,vous l’avez souvent rencontrée au club de bridge de notre petite ville…

Le docteur :oh! vous savez ,je n’y allais pas souvent  ,les consultations tard dans la soirée ne me laissent guère de temps

Le voisin :mais votre dame s’y rendait de temps en temps ,il me semble l’avoir aperçue converser avec Melle Cuzin à la sortie d’une partie ,l’échange paraissait un peu houleux…

Le docteur (s’énervant) :que voulez -vous dire?

Le voisin :oh! Rien de précis ,Je dis simplement que votre dame semblait moyennement apprécier Melle Cuzin ,jeune ,belle ,avenante…et pleine d’esprit…

Le docteur (hors de lui):Allez- vous raconter partout que c’est moi qui ai étranglé cette jeune femme pour masquer une supposée liaison qui risquait d’être dévoilée?

Le voisin (très calme et quelque peu énigmatique):Ecoutez ,faîtes les suppositions que vous vous voulez elles vous appartiennent ,mais je me permets de vous rappeler :Melle Cuzin était en parfaite santé et jouissait de l’estime de tous!

B.H.

A mes enquêtes

«  le médecin chargé d’autopsier Melle Cuzin, de Marseille, morte mystérieusement, a conclu : suicide par strangulation » ???

Je reprends l’affaire de melle Cuzin de Marseille.

Très bizarre , ce résultat d’autopsie : « suicide par strangulation ». Le médecin voudrait signifier qu’elle s’est faite stranguler exprès, sur sa demande et que l’assassin lui aurait rendu service.

La question soulevée est est-ce un suicide ou un meurtre ?

La strangulation n’a rien d’un suicide ;
Il nous faut questionner les voisins, les proches. Que vont ils nous raconter ? Peuvent-ils savoir ? Qu’ont ils vu? Rien, comme d’habitude..

Et qui est ce médecin légiste ? D’où sort-il ? Il a l’air bien fantaisiste. Il faudrait peur être interroger ses confrères.
Je suis allé à la morgue pour voir comment il travaille et ce que racontent ceux qui travaillent avec lui.

Tous me disent qu’il aime bien faire des farces. J’avoue que le métier de légiste est plutôt difficile et délicat… mais faire des farces à qui ? A la police, aux assassins . Je n’y comprends rien.

Il a même tendance à être irritant. Il répond toujours à côté. Il est fuyant. A Toujours employer un mot pour un autre.

Est-ce vraiment un médecin ? Est-ce la même personne dont on parle ?

N.C.

deux versions possibles :

« Le médecin chargé d’autopsier Mle Cuzin, de Marseille, morte mystérieusement a conclu : suicide par strangulation. »

L’enquête a révélé que le médecin avait entretenu une relation amoureuse avec Mle Cuzin qui menaçait de tout révéler à sa femme et que c’était lui qui avait étranglé la demoiselle.

Le vrai nom de Mle Cuzin était Isadora Duncan qui était morte, étranglée par son écharpe, non par accident comme cela a été écrit, mais volontairement suite à un chagrin d’amour.

Ddou

A vous l’enquête

• Bonjour ; Que se passe-t-il ?

• Capitaine Lachau de la PJ de Marseille et la Capitaine Dupin, bonjour Madame,

Nous enquêtons sur la mort de votre voisine Mademoiselle Cuzin. La connaissiez-vous ?

• Je la croisais souvent dans les escaliers tôt le matin ou tard le soir mais je ne la connaissais pas vraiment.

• Que pouvez-vous me dire d’autre sur elle ?

• Je dirais que c’était une jeune fille discrète, sans histoire, assez solitaire. J’avais remarqué qu’elle gardait toujours la tête baissée sans jamais me regarder dans les yeux lorsque nous nous croisions.

• Recevait-elle des gens chez elle, un petit ami peut-être ?

• Non je crois qu’elle ne recevait jamais personne.

• Pensez-vous qu’elle se soit suicidée ?

• J’ai des doutes, je pense plutôt à une agression qui a mal tourné.

• Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

• Une intuition.

D.L.

2

l’endroit était célèbre pour… sa bibliothèque aux livres reliés de peaux mordorées et dorés à l’or fin, mais la majeure partie de leurs textes avait été effacée par le temps. De sa plus belle plume,Sigismond comblait les lacunes au gré de son imagination.

Texte de référence de Jaroslav Hasek dans « le guide du Rien » :

L’endroit était célèbre pour ses pèlerinages, pour sa source miraculeuse – dont l’eau contient les germes du typhus-, pour son magnifique hôpital où sont envoyés les pèlerins qui ont bu cette eau miraculeuse -.

3

L’inspecteur Morin sonne chez «  mademoiselle Jeanne Ilorni » dont la porte d’entrée fait face à celle de Melle Cluzin.

– Madame Ilorni ? Je suis l’Inspecteur Morin. Je souhaiterais parler avec vous de Melle Cluzin.

– Mademoiselle Ilorni, Monsieur le commissaire. Entrez. Il était temps ! La pauvre…on est bien peu de choses…

– Inspecteur, inspecteur seulement. Pouvez vous décliner votre identité ?

– Jeanne Ilorni…née le 12 septembre 1947 à Vesoul. Je suis arrivée à Marseille à 5 ans. J’ai toujours habité cet appartement. Et jusqu’ au tragique évènement, je peux vous dire qu’il avait une réputation irréprochable, Monsieur le Commissaire !

– Bien, bien…

– Mais je n’ai rien à me reprocher. Vous m’avez bien entendue !

– Je ne vous reproche rien mademoiselle Ilorni. J’aimerais seulement que vous me parliez de Mademoiselle Cluzin… que vous réfléchissiez à quelque détail qui pourrait m’être utile pour reprendre l’enquête. Vous la connaissiez ?

-Connaître, c’est vite dit. Ces jeunes ils disent à peine bonjour… et pas un mot de plus. Elle allait, elle venait, elle se rendait à son travail . Ça on pouvait pas lui en faire le reproche, elle, elle travaillait contrairement à certains… pour le reste… il lui arrivait bien de monter avec quelqu’un. J’entendais le bruit des voix, c’est tout. Je n’ai jamais pu le voir… les voir peut être… Vous savez, Commissaire, de nos jours… Je ne reçois jamais personne, moi, mis à part ma nièce et son mari , le six janvier,pour le galette des rois.

– Vous souvenez vous, où vous étiez, ce que vous faisiez le vendredi cinq octobre à 18heures 30 ?

– OUI, je me souviens, Monsieur le Commissaire. Ma nièce, Béatrice Tolby, m’avait amenée à un rendez vous médical, puis chez elle pour le thé et je n’arrivais pas à m’en débarrasser. Je suis rentrée trop tard.

– Trop tard pour quoi ?

– Eh bien, pour voir l’assassin. C’est quand je suis rentrée à 20 heures que j’ai entendu tout ce chambard… La concierge m’a tout raconté… Qu’elle avait entendu du bruit, appelé la police qui avait trouvé la porte ouverte (je crois bien qu’elle ne fermait pas sa porte à clef. Je ne l’ai jamais entendue)…

-L’assassin ?

– Ne faites pas l’innocent, monsieur le commissaire, il ne peut y avoir un homme, un sale et vil bonhomme pour s’en prendre à une honorable jeune dame…

– Qui parle de prédateur ? Le médecin légiste a conclu à un suicide.

– Un suicide par strangulation ! Ne me faites pas rire Monsieur le commissaire. Moi ce Docteur Brusquin qui est venu, je vous dit qu’il n’est pas net…

-C’est à dire ?

– Je dis ce que je dis et ne me faites pas dire ce que je ne dis pas… le ne veux pas d’histoire, moi. Vous pouvez disposer.

Elle le pousse subrepticement dehors et claque la porte.

D.dor

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