Ecrit en décembre 2025 jeu 2 dans le flou

Jeu 2 dans le flou

Inventer une histoire à partir d’une de ces 4 images floues

Chaque matin il traversait ce hall trop éclairé où les personnes qu’il croisait semblaient marcher de plus en plus vite chaque jour. A tel point qu’il finissait par ne plus voir leurs visages. Les silhouettes se fondaient entre elles, laissant sur leur passage un léger courant d’air où se mélangeait les parfums de chacun. C’était un défilé d’ombres fantomatiques absorbées dans leur pensée qui le croisaient mais ne le voyaient pas, pourtant lui, les regardait.

Il avançait à contre-courant, lentement, pour ne pas devenir flou comme eux. Il pensait que s’il arrêtait de marcher, peut-être qu’ils ralentiraient tous, qu’ils interrompraient leur course vers on ne sait quelle destination et qu’ils redeviendraient humains avec des corps et des visages nets.
A cette pensée, il sourit et reprit sa marche lente, toujours à contresens. Derrière lui le flou commençait à se dissiper.
B.D.

J’ai choisi l’image qui tout de suite m’a fait penser à une femme qui se dédouble continuellement et les gens autour d’elle n’arrivent pas à capter sa personnalité. J’ai également pensé au portrait de Dorian gray mais j’ai très vite abandonner cette piste qui n’a rien à voir avec l’image qui nous ait présentée. Même si ce visage reflète la dualité du personnage il n’y a rien dans ce flou artistique de méchant, de perturbant bien au contraire on ressent même de la douceur dans sa lutte intérieure incessante. C’est plus le combat d’une femme qui lutte désespérément contre sa bipolarité en essayant de rester la même et de conserver son visage gracieux :
On dirait qu’elle lève la tête afin de tenter de ramener sa seconde nature vers un long et interminable redressement de cap. Son combat est tout à fait louable et cette image la représente bien.

S.M.

Des ombres se dessinent derrière les doubles vitrages.Avec le jeu des lumières artificielles, ils s’étirent et s’élargissent comme des statues primitives de Mycènes : têtes réduites et corps massifs. Hommes et femmes se confondent. Ça me plaît de voir leur ballet : ils se rassemblent et se séparent, parfois seuls, parfois par deux. Des lampes s’allument et s’éteignent sur un décor aseptisé de lignes et de surfaces blanches, de salles sans humanité.A leur retour ils sont fébriles et même un peu désorientés. Cette fois le groupe repart de concert, lumières éteintes et rallumées. Des voix montent, indistinctes. Que peuvent-ils bien raconter ?
Je redescends de mon nuage. Ce sont mes copains d’atelier. Que font-ils à s’égayer alors qu’ils devraient s’écouter, sagement autour de la table comme quand je les ai quittés, il y a bientôt belle lurette ? Les appels se font plus pressants : je crois distinguer mon prénom… Me figurent-ils disparue, avalée mystérieusement par le labyrinthe immaculé… alors que je suis seulement dehors à discuter ? Mais quelle imagination !

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