Ecrit en janvier 2026 jeu 4 Dialogue

Jeu 4 Dialogue

Imaginez un dialogue où les personnes ne révèlent pas vraiment leurs intentions . Les tensions sont contenues mais le langage non verbal est suggestif.

Situations proposées :

  • deux personnes convoitent le même objet ou la même personne
  • deux personnes choisissent une destination de sortie ou de vacances
  • deux personnes convoitent le même poste de travail

Daniel bondit sur sa chaise. Enfin le tableau qu’il convoite. Il sait que son collègue de Saint-Ouen, assis à côté de lui sera aussi sur les rangs.

Il lui glisse : déconne pas JP, tu sais que c’est une affaire de famille pour moi.

Le commissaire priseur annonce : Mise à prix 2 000 € pour cette vue de la Seine, d’un peintre des années 1890. Quelques propositions jusqu’à 2 800 € puis la lutte s’amorce entre Daniel et J Pierre. Celui-ci lui souffle : je ne vais pas encore renoncer et il annonce en levant la main 3 500. Daniel devient écarlate. J P râcle le sol du pied gauche.

3500 € c’est déjà une somme ; Daniel lance un regard furtif à JP qui se passe la main dans les cheveux, toussote et enfin lui glisse : A toi de jouer. Je renchéris juste de 100. 3 600 €.

Temps mort – silence dans la salle.

Le commissaire-priseur observe les deux hommes, marteau en l’air.

Personne d’autre dans la salle ? Daniel hésite, puis crie 4 000 €.

Adjugé, vendu à Mr là-bas. Bravo ! Daniel a gagné. Il a récupéré la toile peinte par son arrière-grand-père.

D.Dou

Tu as vu l’annonce interne, dit Claire en s’éclaircissant la voix .

Je viens d’en prendre connaissance , répond Marc . Assurément , le candidat devra faire preuve d’assurance et de disponibilité pour ce poste stratégique .

Claire acquiesce et se pince les lèvres. Un silence s’installe puis elle reprend :

-Le poste s’ adresse à une personne chevronnée , réunissant diplômes requis et longue expérience dans l’entreprise .

Marc arrête de tapoter son ordinateur , prend une longue inspiration et s’appuie confortablement sur le dossier de son fauteuil, avant de rétorquer :

Certes , ces éléments sont importants mais le charisme du postulant peut également faire la différence .

Leurs regards se croisent . Claire esquisse un sourire , Marc cligne des yeux et retrousse légèrement les babines .

Chacun retourne à ses occupations mais le compte à rebours est lancé .

H.G.T.– Jeanne en poussant du coude pour mieux voir :Oh qu’il est mignon ! c’est exactement celui-ci, je le prends !

-Robert :Pardon madame, nous étions là avant vous ! Ma fille est aussi intéressée par celui-ci

-Jeanne : sans doute, mais il y a place pour tout le monde, ce sera au plus offrant, n’est -ce pas Madame ?

-Non Madame, nous ne vendons pas les chatons aux enchères, ne vous battez pas, nous en avons vingt deux à placer, chacun au même tarif qui comprend une affiliation à la SPA et un forfait assurance-soins qui nous aide à accueillir, stériliser et soigner tous les animaux recueillis .

Jeanne : Hum, pour moi c’est celui-ci un point c’est tout !

Robert passe devant elle, sa fille saisit le chaton …Il règle…Jeanne s’en va en vitupérant, « c’est impensable, quel malotru ! » je ne reviendrai jamais à la SPA , jamais vous m’entendez ! »

S.D.

-Tu l’as vu le mec assis à côté du père Dupuy ?Il a l’air un peu hautain et prétentieux, non ?

  • Ah ! Tu trouves ? Il essayait juste de paraître intéressé par les histoires du père Dupuy.
  • Oui, c’est cela, un faux cul.
  • Un faux cul pareil ne te déplairait pas de temps en temps.
  • Oui, mais mal foutu comme mec, en plus j’ai vu qu’à l’apéro il postillonnait ses cacahuètes.
  • Je te trouve un peu sévère. Tu le regarde de trop près, non ?Regarde-toi d’abord.
  • Parlons d’autre chose, veux tu ?
  • As tu remarqué le mec assis à côté du père Durand ?

S.R

 Vacances vertes comme la mousse, vacances légères comme l’eau, vacances vraies comme Midi-Pyrénées ». Ces mots dansent dans sa tête alors qu’ils sont côte à côte,affalés dans le canapé, écrasés par les terribles nouvelles du monde.

Elle : Tu crois qu’on n’aurait pas besoin d’un peu d’air ?

Lui : on ouvre la fenêtre ou on part ailleurs ?

Elle fredonne : Il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure….

IL sourit, il ne demande pas mieux. Il a repéré cinq jours de trail dans le haut Atlas avec un guide…

Elle :Des ondulations, des crêtes à perte de vue qui nous donnent le sentiment d’être libres

Lui : que rien ne peut nous atteindre

leurs yeux brillent

Elle : il suffit de trois pas sur le côté et la plage est déserte, rien que pour nous…

Lui : Pour une femme qui fait au moins cinq heure de sport par semaine, c’est un peu maigre… Que dirais-tu de cols chèrement conquis à quelques 3000, dans le Grand Sud, qui nous délivrent le bleu des lointains et l’aridité des sommets les plus proches .

Il les dessine d’un geste large et conquérant tandis qu’elle se rencogne dans un coin du canapé drapée dans un plaid de laine bouclée.

Elle : de la douceur… j’ai besoin de douceur

Lui : celle d’une tente plantée rien que pour nous où nous réchauffer sous les étoiles…

Elle : avec les cailloux qui te rentre dans les os…, ça te fait encore rêver mon vieux jeunot. ?.(Elle le regarde d’un air narquois).Je te vois mieux traîner sous la couette ou sous les lumières feutrées d’un vieux café à siroter du vin chaud..Elle s’étire

Lui : où on retouve Paul, Agathe, Simon … comme d’habitude

Elle : tu peux aller t’éclater en vélo avec Paul dans les sommets proches tandis qu’on se prélasse…

Il grimace

Lui, railleur : Ah la belle aventure ! Le souffle de l’inconnu ! L’exotisme !

Après un temps, l’enlaçant par dessus ses couvertures, susurrant, persuasif

Lui:Et nous deux ? Nous deux tout seuls ?

Elle : Nous deux… c’est partout où tu veux. Pa besoin d’aller loin… ni pour l’exotisme …. elle fredonne : il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’exotisme… il faut savoir regarder.

Lui, qui s’est replié dans son coin revient à la charge, véhément

Lui : Ailleurs aussi c’est beau. Ça permet de voir le monde autrement… et quand on revient, éprouvant dans son corps le fruit de ses efforts, quel plaisir de se retrouver chez soi… Non ?

Elle, revendicatrice : souviens toi que je me suis foulée la cheville, il y a deux ans… et ces sales douleurs, ça revient. Et puis pour trois jours d’exotisme, affronter des scorpions, des vipères à corne et ramener des punaises de lit… c’est aussi bien à la télé

Lui , effondré : bon, je vais me coucher. Il y a plein de boulot en ce moment. On reparlera des vacances …

D Dor

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