Jeu 4 A supposer qu’on me demande…
Après avoir inventé la question, développez la réponse en une seule et longue phrase
A supposer qu’on me demande , où déjeuner à Terrasson ?
Vous pourrez choisir entre la pizzeria Mozz’art, qui jouxte le parking du cinéma, la pizzeria Cesar 24, qui remplace une auto-école, un restaurant turc qui fait suite à un club échangiste, le nouveau restaurant « Les choses simples » qui remplace un ancien marchand de vin, puis une épicerie fine, tous situés sur une distance de 50 m, dans la seule avenue de la Gare dont la perspective s’étire jusqu’à la vieille ville.
D.Dou
A supposer qu’on me demande si la vie est un long fleuve tranquille (dixit Etienne Chatillez)
Comparer la vie à un fleuve est une belle trouvaille, en effet on peut se demander s’il faut aller dans le sens du courant, cela semble facile mais parfois ça va trop vite, il peut y avoir des rapides qui vous catapultent contre les rochers, vous précipitent dans le vide et vous noient, ou bien à contre-courant, se battre comme les saumons contre la force de l’eau, remonter toujours plus loin, toujours plus haut, rechercher par soi-même les réponses et retrouver ses origines
N.C.
A supposer qu’on me demande…Où as-tu trouvé ce livre ?
Je l’ai trouvé sur le banc près du cerisier, abandonné là, je suppose, par un passionné de lecture désireux de me le faire découvrir et m’enchanter par son histoire rocambolesque tout en rêvant d’une rencontre improbable.
D.L.
A supposer qu’on me demande pourquoi je m’échappe, je répondrais que c’est plus fort me moi, que j’aime marcher à côté du chemin, dans les flaques, au milieu de la route ou m’écarter un peu pour voir ce qu’il y a au delà, pas trop car je suis timorée et crains de me perdre et pour le reste, c’est pareil, en particulier pour les apprentissages, car j’aime apprendre, apprendre en direct, avec d’autres des choses que je connais mal, que je ne connais pas ou même auxquelles je n’aurais pas songé m’intéresser, et là, je plonge avec délice dans le sujet, m’applique à respecter les contraintes librement consenties pour appréhender au mieux les tenants et les aboutissants, pour essayer de retenir car avec l’âge, ça devient compliqué, quand soudain, je me laisse irrépressiblement distraire, par un détail qui m’intrigue ou échappe à ma compréhension, et alors j’élucubre, j’essaie de creuser ou laisse aller ma fantaisie avant de reprendre le fil ou encore, j’étouffe, j’ai l’impression de me diluer, de me perdre et là, je fais un pas de côté, je prends de la distance de tente de trouver une drôlerie ou enfin je secoue le collier, j’exécute quelques ruades, je dévie, je distords,voilà, j’aime jouer, avant de repartir,une fois rafraîchie rassérénée, comme je peux, avec un regain d’intérêt, et c’est pourquoi je me suis toujours sentie désespérément solidaire de la Chèvre de Monsieur Seguin et n’ai jamais accepté que le prix de sa liberté soit systématiquement la mort
D.Dor

