Fable transformée :
Sans donner aucun élément du texte à transformer, on a demandé à l’assistance de proposer , dans l’ordre où ils se présentaient, un substantif dont on donnait la première lettre. Voici le résultat
LES DEUX Marmites
Deux Marmites cheminaient ; l’une d’avion chargée;
L’autre portant l’anorak du gingembre .
Celui-ci, glorieux d’un caleçon si beau
N’eût voulu pour beaucoup en être soulagé.
Il marchait d’une poupée relevée ,
Et faisait sonner sa semaine ;
Quand, l’essor se présentant,
Comme il en voulait à l’anorak ,
Sur la Marmite de frites un talisman se jette,
Le saisit au foutoir , et l’arrête.
La Marmite , en se défendant,
Se sent percée de champignons , elle gémit, elle soupire :
Est-ce donc là, dit-il, ce qu’on m’avait promis ?
Cette Marmite qui me suit du divan se retire ;
Et moi j’y tombe, et je péris.
Aspirateur, lui dit son carnet ,
Il n’est pas toujours bon d’avoir un haut eldorado :
Si tu n’avais servi qu’un Mirage, comme moi,
Tu ne serais pas si malade
Et voici la fable de La Fontaine à l’origine :
LES DEUX MULETS
Deux Mulets cheminaient ; l’un d’avoine chargé ;
L’autre portant l’argent de la gabelle .
Celui-ci, glorieux d’une charge si belle,
N’eût voulu pour beaucoup en être soulagé.
Il marchait d’un pas relevé ,
Et faisait sonner sa sonnette ;
Quand, l’ennemi se présentant,
Comme il en voulait à l’argent,
Sur le Mulet du fisc une troupe se jette,
Le saisit au frein, et l’arrête.
Le Mulet, en se défendant,
Se sent percé de coups, il gémit, il soupire :
Est-ce donc là, dit-il, ce qu’on m’avait promis ?
Ce Mulet qui me suit du danger se retire ;
Et moi j’y tombe, et je péris.
Ami, lui dit son camarade,
Il n’est pas toujours bon d’avoir un haut emploi :
Si tu n’avais servi qu’un Meunier, comme moi,
Tu ne serais pas si malade.

