Prendre au pied de la lettre une expression imagée à la manière d’un mode d’emploi ou d’une recette de cuisine
recette
recette pour : prendre le taureau par les cornes :
ingrédients :
- Un taureau de combat (1,35 au garrot, 525 kg de muscles et d’os) de préférence mais une petite vache de course ( 1,20 au garrot, 250 kg) peut faire l’affaire
- Un être humain, mâle ou femelle – vous – doué de certaines qualités : observation, vigilance, maîtrise des émotions, tonicité cérébrale et musculaire (entraînement souhaitable)
Plat :
- une arène permet de cerner le problème et peut éviter les dégâts collatéraux
recette, à l’initiative de l’être humain :
- descendre dans l’arène
- observer l’animal qui fait face : puissance obstinée du taureau, rouerie maligne de la vache, disposition et affûtage des cornes (les petites balles couvrant parfois les pointes atténuent le danger sans l’éliminer)
- ne pas biaiser
- sans attendre l’attaque, prendre son élan, saisir à deux mains préalablement passées dans la poudre de résine les cornes de l’animal pour soutenir l’impulsion.
- Survoler l’animal : saut de l’ange, saut périlleux, double saut périlleux, au choix pour l’amour de l’art , l’essentiel étant la qualité de la réception.
- Ne pas se griser d’une réception réussie en tournant le dos à l’animal ou en baissant la garde : l’animal retors a encore le loisir de se retourner et de prendre le dessus. S’éloigner rapidement et discrètement en continuant à faire face pour ne lui laisser aucune chance
dégustation :
- Savourer maintenant la victoire qui vous identifie aux sauteurs de la Crête il y a 4000 ans ou aux « coursaïres » de nos arènes, chaque été. Le problème résolu vous aguerrit pour le suivant malgré les « tumades » ( coups, bleus) qu’on n’a pas su éviter.

Attention, l’animal aussi apprend de cette recette expérimentale . Il ainsi peut être prêt à plus de respect comme à un comportement plus madré.

