Ecrit en octobre 2021: jeu1 Moi je suis contre

Jeu 1 Moi, je suis contre :

le sport / les vacances / Les gens qui portent des lunettes de soleil/ la lecture/ manger dehors.

Choisissez un de ces thèmes pour vous défouler et convaincre votre auditoire

Moi je suis contre…

Les vacances. Le mot déjà évoque la vacuité, le désœuvrement, le creux, le vide.

Rien à faire, rien, nada. Mais quelle horreur !

Une bonne journée, c’est une journée pleine de rendez-vous, de tâches à accomplir, de bruits, de déplacements, de rencontres. Une page vierge sur l’agenda, non. Alors, plusieurs pages vides, encore moins. Je refuse.

« Que vais-je faire de tout ce temps ? »

Aucune envie de me retrouver face à moi-même. Je ne suis pas suffisamment intéressant. Ma compagnie ne me suffit pas, même dans un sublime paysage.

L’esprit s’amollit. Les lieux agréables se remplissent de personnes qui déambulent sans but précis. Quelle perte de temps et d’énergie ! Se déplacer oui, mais dans un but et vers un but précis, pas n’importe où et n’importe comment.

Les troupeaux humains errent puis font halte selon l’heure et la météo, devant une mangeoire-fast-food ou glacier.

Quant aux vêtements portés par les vacanciers, je les trouve consternants.

Trop courts, trop voyants, presque uniformes quels que soient l’âge et la morphologie. Une offense à l’esthétique. Je déteste aussi ceux qui portent des lunettes de soleil le matin de bonne heure et le soir, après le coucher du soleil, comme un accessoire de mode indispensable à leur statut.

Je suis pour l’abolition des vacances. Je vais le suggérer aux candidats pour 2022.

Ddou

LE SPORT PARCE QUE :

  • On transpire,
  • On est obligé d’être régulier pour progresser,
  • Ça ne rend pas plus intelligent,
  • Il y a toujours des plus forts que soi,
  • On est envahis d’images de sportifs beaux, jeunes et musclés,
  • On est dans une société hygiéniste,
  • On ne peut pas prendre un apéro lorsqu’on le souhaite,
  • On mange plus de légumes que de plats mitonnés,
  • Ça ne fait pas rajeunir.

LES VACANCES PARCE QUE :

  • C’est un mode de consommation,
  • On se retrouve tous au même endroit au même moment,
  • On est obligés de sourire et montrer la joie des vacances aux amis,
  • On croit tout oublier de nos emmerdes,
  • Il faut partir de chez soi,
  • Il faut rentrer chez soi.

LES GENS QUI PORTENT DES LUNETTES DE SOLEIL PARCE QUE :

  • C’est le look à la mode,
  • Le porteur de lunettes qui vous adresse la parole sans les enlever est un grossier personnage,
  • Les lunettes portées sur la tête en guise de bandeau ou derrière le crâne sont ridicules,
  • Inutiles portées par n’importe quel temps ou période de la journée,
  • L’emoji lunettes de soleil au bas des SMS n’est pas compris par tout le monde.

JE SUIS CONTRE LA LECTURE PARCE QUE :

  • Il faut savoir lire,
  • On est passif,
  • On a l’illusion de vivre à travers les paroles de l’auteur sans prendre de risque,
  • On peut rejeter un livre sans aucune culpabilité vis-à-vis de celui qui l’a écrit,
  • On peut penser qu’un héros du livre est un ami,
  • On peut être conditionné par les idées écrites.

JE SUIS CONTRE MANGER DEHORS PARCE QUE :

  • On ne peut le faire qu’à certaines périodes de l’année,
  • Il y a toujours des bestioles pour nous importuner,
  • On oublie toujours quelque chose qui nous oblige à faire des va et vient entre la cuisine et le dehors,
  • On est obligés de subir la météo du moment qui peut être changeante et nous surprendre en plein repas,
  • Il faut tout ramener à l’intérieur une fois le repas terminé,
  • Si on a imaginé une cuisine et une salle à manger ce n’est pas pour aller manger 3

mètres plus loin.

Moi, je suis contre

Moi, je suis contre : la lecture !

Je déteste la lecture. Je trouve que c’est une perte de temps. En plus c’est une activité en solitaire, et moi j’aime passer du temps avec les gens, échanger avec eux, communiquer, quoi. J’ai commencé à lire petite, le pire c’est que j’aimais ça. Mais à 9 ans, le verdict est tombé : « Tu es myope et tu vas avoir besoin de lunettes de vue ». Et oui, grosse révélation : la lecture, ça abîme les yeux ! Et dire que toute ma famille me l’a toujours ressassé et que je ne les croyais pas. Bon et faut avouer aussi, lire ça fait intello. Pas super pour la réputation au collège (surtout avec des binocles !). Et les profs ont bien abusé de la lecture à l’école, je crois que c’est aussi ça qui m’en a dégoûtée. Vous allez pas me dire qu’il est possible de lire Au bonheur des dames d’Émile Zola en quelques semaines ? Surtout avec les vacances scolaires au milieu, j’avais autre chose à faire, moi. Un bon moyen de vous plomber la moyenne, ces satanés livres au programme. Puis ça sert à quoi d’encombrer nos étagères avec des bouquins qui prennent de la place et surtout de la poussière, qui racontent des histoires qui n’existent pas, avec des personnages inventés, qui n’existent même pas non plus dans la vraie vie ? C’est ridicule ! Et puis c’est ennuyeux, ça pèse lourd. Et quel effort il faut pour tourner toutes ces pages. Non vraiment, moi, je suis contre la lecture – même si j’ai eu l’idée saugrenue de devenir bibliothécaire

L.D

Moi, je suis contre la lecture

Qui es-tu cher lecteur, sinon un pigeon prêt à être mangé tout cru par le premier écrivain venu, à son insu et de son plein gré ? En effet, l’écrivain n’a qu’un but, mettre le lecteur dans sa poche soit en le provoquant, soit en le séduisant. Il suffit de quelques mots comme «la première fois qu’ Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. », pour que vous soyez entraînés dans les méandres d’un texte, pris dans ses filets. Tout le reste devient secondaire : vous faites brûler les pâtes, vous oubliez de vous endormir, longtemps après avoir éteint la lampe en poursuivant la quête de vos personnages, vous apitoyant sur sont sort, vous lançant à leur suite à la poursuite des méchants, refaisant le monde… Vous vous promenez dans la réalité comme si elle était devenue fiction… une fiction bien pâle au regard du monde palpitant du livre.Plus il est gros, plus vous l’intégrez et avez du mal à le quitter.

Non contents de vous arracher à votre quotidien, les livres ont un pouvoir de persuasion qui peut vous mener loin ; le seul contrepoison vient de la lecture d’autres livres défendant d’autres points de vue qui peuvent vous faire réfléchir à deux fois.

Ils peuvent même vous amener à des actions tout à fait déraisonnables. Pensez à ce pauvre Don Quichotte qui, nourri de romans de chevalerie, s’est fait chevalier errant, défenseur en toute circonstance de chaque juste cause , devenu l’objet de la risée universelle.

Surtout, ne lisez pas !

DDor

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