Devons-nous cultiver notre jardin ? (Août 2021), n° 361 de l’hebdomadaire Le un

Au fil du temps, nos relations avec le jardin ont évolué. Après-guerre, le jardin devient indispensable aux familles pour s’assurer une autosuffisance alimentaire. Ensuite, cette fonction est plus ou moins abandonnée et le jardin est utilisé plutôt pour les jeux des enfants ou des repas en plein air. Les gestes du jardinier et méthodes de culture ne sont pas transmis aux générations suivantes. Actuellement, le jardin connait une renaissance, un renouveau philosophique et culturel. Des modes de culture alternatifs comme la permaculture, qui ne vise pas l’abondance mais la suffisance, sont proposés. Les huiles essentielles, purins… sont utilisés pour traiter nuisibles et maladies des plantes. Depuis le début de l’année, les jardineries de l’hexagone affichent une croissance de 20 à 30 %. Le Un (Sujet de la phrase ?) propose de retrouver les racines de cet engouement qui reflète les inquiétudes écologiques et sanitaires de l’époque.
Les jardins urbains, des jardins-musées apparaissent. Leur création évolue, sous l’impulsion de jardiniers comme Gilles Clément.
Gilles Clément, est un paysagiste français créateur du parc Citroën, des jardins de l’Arche et du parc du musée des Arts premiers – quai Branly – à Paris, du domaine du Rayol en Provence et du jardin de l’abbaye de Valloire en Picardie. Parmi beaucoup d’autres, il préfère se présenter comme un simple jardinier. Gilles Clément poursuit des travaux théoriques et pratiques selon trois axes de recherche :
– le Jardin en Mouvement, au lieu de cantonner les plantes afin d’organiser une création, il laisse les plantations « redessiner » en permanence le jardin.
– le jardin planétaire et le Tiers-Paysage.
Selon lui, « le jardin offre un territoire mental d’espérance »1.
1 Gillesclement.com, consulté le ../…/2021 à vous de compléter la date, à l’adresse URL suivante : [http://www.gillesclement.com/]

