Jeu 2
Poème à rimes imposées
Il faut les reprendre dans l’ordre dans deux strophes:
sentiers, menue, pieds, nue
rien, l’âme, bohémien, femme
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Un petit tabouret trônait au milieu du sentier
Trainaient sur son assise des coccinelles menues
Dans une flaque limpide baignaient ses pieds
Quatre ils étaient légèrement courbés et nus.
Que faisait-il donc là ? Apparemment rien
Quelqu’un l’avait abandonné , sans état d’ âme
Qui pourrait l’adopter ? Un clown , un bohémien
Ou une nymphe au corps gracieux de femme .
H.T
Elle se balade sur les sentiers
Légère, aérienne, toute menue
Ayant comme des ailes à la place des pieds
Semblable à un ange, entièrement nue.
Elle se balade l’air de rien
Distraite, le vague à l’âme
Se dirigeant vers le hasard, l’esprit bohémien
Confiante et sereine, magnifique femme.
L.D
Elle courait par les sentiers,
De sa silhouette menue,
Elle sautait sur ses deux pieds,
Légère et à demi-nue.
Ne se souvenant de rien,
ni de ses bleus à l’âme
ni du gentil bohémien
qui la voulait pour femme.
B.D.
Elle allait par les Sentiers,
Si fragile, si Menue,
Bêtes et gens à ses Pieds,
Comme surgissant de la Nue.
Elle ne possédait Rien,
Le tourment lui ravageait L’âme,
Elle errait tel un Bohémien,
A la recherche de sa femme.
D.Dou
Le chien aboie dans le sentier
Où la souris toute menue
Semble avoir froid aux pieds
Car la campagne est nue.
Il ne ressemble à rien
Pourtant sa belle âme
Avec ses chants de bohémien
Ne parlent que de la femme.
H.L.
Elle marche solitaire en pleurs sur les sentiers
qui serpentent à fleur de coteau si menue
dans sa jolie robe bleue qui cache ses pieds.
Elle se souvient de ces nuits de vérité nue.
Depuis qu’elle a compris, elle n’a plus peur de rien.
Elle pense à son cher enfant et à l’âme
qui monte haut dans le ciel et le bohémien
perce son lourd secret assis près de sa femme.
D.L
Elle ne voulait pas prendre les sentiers,
Ne pas écorcher ce joli corps si menu,
Bientôt se devinait le village à ses pieds,
Tant pis si elle s’y hasardait presque nue
De son histoire elle ne savait rien,
Tout juste pourrait-elle sauver son âme,
Aucun cadeau n’est fait à un bohémien,
D’autant plus s’il se révèle femme
B.H.
ans crainte des fourrés, j’ai quitté les sentiers,
L’araignée me caresse de sa patte menue
Dans les lacis de branches où j’entrave mes pieds,
Où les lianes et les ronces lacèrent ma peau nue.
Cependant, je jubile et je n’ai peur de rien.
Cette course effrénée m’offre la paix de l’âme.
Je n’ai plus de pays, tout comme un Bohémien.
Fière et libre, je me cogne à ma vie de femme.
D.Dor
Fuyant l’ennui des randonnées aux sentiers
Trop bien balisés dépourvus d’herbe menue
Arthur marchait ses souliers blessés aux pieds
Il va sous les cieux de braise tête nue.
Dans l’aube d’été et au front des palais, rien
Ne bougeait.Ô la féérie du soir dans l’âme !
Il dormait dans la Grande Ourse comme un bohémien
Rêvant d’amours splendides avec une femme !
F.V.
poème original
Sensation – Arthur Rimbaud
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

