Feuilleton carnet de voyage étape 3

Carnet de voyage, étape 3 (Marc)

Je m’en vais boire mon café au drugstore du coin. Je me suis d’abord assoupie sur mon sac de baroudeuse qui reste bien pratique et suffisamment moelleux pour que je puisse m’y adosser. A l’ombre de deux pins parasols accoudés faisant office de petit parc charmant et paisible , avec ses trois tables-bancs que les familles du voyage investissent pour y grignoter des multitudes de réserves consommable de cet état et de ses proches voisins ; en bref, j’ai bien du y roupiller quasiment deux bonnes heures, car notre astre, le soleil des Indiens, a comme moi tracé son chemin.

Mon Indien à moi, fin limier pilote, va me manquer. Il m’a fait un large sourire, plein de dents chevauchantes alors qu’il est remonté sur sa bécane et un signe de la main tandis qu’il partait pour son Nevada et que nous étions à la croisée de nos chemins, à sa patte d’oie.

Mais sur qui ne retombais-je pas au sortir de mon café-crème, mon héros du moment, décidé de m’accoster illico comme si nous ne nous étions pas quittés d’une semelle depuis ma sieste interplanétaire.

« Hey, Darling, I change my plan… » garrule-t-il tel un geai qui montrerait ses propres et belles parures à une prétendante qui lui ferait de l’œil. Pas peu fier de remédier à mon attente géographique.

Charmant personnage, il est tout à fait vrai… Il s’est ravisé en partant et rapidement, s’est arrêté téléphoner. Il a un délai de deux jours pour m’orienter puis retourner définitivement vers sa famille.C’est qu’elle est si dotée de traditions , qu’elle se déplace aussi. Ses cousins (il en a deux), bikers comme lui, on le battement d’un coucher et de l’aube à partir du lendemain, pour reprendre leur route, ce qui lui laisse quasi autant de temps., alimentant (tout comme le pensaient bien avant nous les gallois) notre opportunité de poursuivre ensemble, par cette brève échéance . Nous décidons de repartir vers la région de ses origines, pour s’avancer au plus près et investir un Motel, puis un autre à sa porte.

Il fallait que je fasse un vœu. Cette nuit là, en sortant du Motel lors de sa fermeture, une étoile filante est apparue à mes yeux quand elle elle est tombée en cloche tourbillonnante aux abords du désert Mojave. Puis une autre et encore une autre en tournant nos talons avant de rejoindre notre chambre. Comme si le Ciel posait ses joyaux, jetés là pour des trésors lancés aux hommes qui vivaient là, délimitant leur territoire magique, les bénissant pour leur ouvrir ses portes, ses clignements d’yeux prets à leur autoriser des passages secrets, une route, une course à suivre avec ses éclairages et l’autorisation de son age,t plus haut qui les orientait, les précisait par une danse farandole protectrice, cavaleuse d’Amour.

Mon biker avait acquiescé à mes impressions et j’avais adhéré aux siennes, tous deux complices et malicieux de vivre de tels moments.

Le gardien nous prévenant de l’étalement du petit déjeuner du lentement pour une possibilité d’avance d’une heure matinale, si besoin, nous a joyeusement affirmé que la saison se prêtait au folklore lumineux que notre grand dieu offrait :

« Catching stones burnt by himself » nous avait il lancé de son sourire tangible et mystérieux. Dénotant un mystère, c’était sûr, fulminant au grenier. Et dans d’autres repaires. Arrivés pour se poser un temps, et comme nous, paisiblement repartir voyager. D’être montrés, d’être vivants quoi, alors qu’ils étaient un jour arrivés.

« How much of them dit he got to join his fashinating light ? » nous sommes nous avancés en guise de question n’attendant de retour.

« The sun would be not cloudy as my post said today » a chanté l’aubergiste pour nous souhaiter la nuit.

« Well ! »

Mon motard trouve l’aubaine de nous lever tôt pour me mener à la bifurcation de nos deux trajets, et me laissant au temps béni d’une rail station les possibilités de m’en retourner.

C’en fut ainsi. Un hug de conciliation nous a longuement rapprochés. Nous sommes en vie m’a-t-il dit.

«  It is possible that, when you arrive at the pacific tribue, they will show youwhere they have buried their tomawaks , since a long time ago. Perhaps, you ‘ll get married »

« Go for it » me suis esclaffée avant qu’il décolle cette fois pour de bon.

J’attends maintenant ma ligne de train qui m’amènera au plus profond du territoire mojave.

3 possibilités :

  • elle part à la rencontre du monstre de Gila
  • Il y a un problème de train
  • elle rencontre les tribus indiennes

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