jeu 3 de décembre 25 : poème à rimes imposées

Jeu 3 Poème à rimes imposées

En séance chacun pioche dans un dictionnaire au hasard un mot qui lui plaît. Ensemble on trouve les mots-rime et , à la maison, chacun fait son texte. :

Flamberge/canneberge ; Flageolet/feu follet ; Zygène /indigène ; Terrasse/bécasse ; ozonide/androïde ; théâtin/ baratin ; dédain /baladin ; Couper/pépée

De ma terrasse,

Je regarde avec dédain

Le fringant baladin,

Bécoter une bécasse.

Celui-là n’était pas un android.

Ce n’était autre qu’un défroqué théatin,

Gavé de flageolet,

Qui, laissant échappé un feu-follet

Dû arrêter son baratin,

Dérangé par l’odeur ozonide.

A la vue d’un zygène

Il dégaina sa flamberge

Effrayant sa pépée,

La jeune indigène,

qui se cacha dans les canneberges

Tant elle eut peur d’être coupée.

B.D.

Chaque nuit un même rêve vient hanter mon esprit :

Un chevalier noir pointe vers moi sa flamberge

C’est terrible ! On dirait un démon de minuit !

Compris ! Fini de manger le soir des canneberges

Désormais il vaut mieux manger des flageolets

Peut-être apparaîtra-t-il comme un feu follet

Je n’entendrais plus son funeste baratin

Et n’aurais plus à subir son horrible dédain

J’espère enfin être débarrassée de ce théatin

Entre nous j’aurais préféré un baladin

Imitant Cyrano venu sous ma terrasse

Mais comment puis-je être aussi naïve et bécasse ?

« Vas t-en d’ici tu n’es qu’un piètre plagiaire

Sors de mes nuits, vas-t-en ignoble androïde

Je suis asthmatique et tu me pompes l’air

Libère mon oxygène ! Vas-t-en sale ozonide

Ah ! Peut-être m’as-tu prise pour une pépée !

Châtié tu seras ! Impossible d’y couper !

Non mais tout de même ! On a le droit de rêver

Osez dire que c’est déplacé pour une mémé !

S.M.

Décidément cette espèce d’androïde

Ne manquait pas d’air ni d’ozonide !

Après avoir englouti tous les flageolets

Qui mijotaient sur le gaz à petit feu follet

Il alla flatuler sur la terrasse

Où se pavanait une appétissante bécasse.

Emoustillé, il l’entreprit au baratin

Mais la belle et arrogante pépée,

Assommée par le relou, ne tarda pas à lui couper

Le caquet et lui tournant le dos avec dédain

Envoya sans plus de manières balader le baladin.

Celui-ci, humilié, rangea sa flamberge

Puis flatulent et flageolant appuyé sur sa canneberge

Il s’alla consoler chez son ami Zygène

Tenancier d’ un bar consolatoire pour indigènes.

F.V.

Sur la terrasse,

Sautillait une bécasse.

Toi Pépée,

Tu ne vas pas y couper

Souffla le baladin

Plein de dédain

Pour le baratin

Du Théâtin.

Un p’tit coup de flageolet

Quelques feux follets,

M’éviteront la flamberge

Et je goûterai les canneberges.

D.Dou

A regarder le monde de ma terrasse

je passe volontiers pour bécasse

Je m’extasie des couleurs d’un zygène

qui déploie un masque indigène

La nuit, au son lointain d’un flageolet

je contemple les feux follets

Manifestation d’ozonides

ou œil inquisiteur d’androïde

Et je rêve de caribous broutant les canneberges

Les agitateurs de flamberge

me considèrent avec dédain

me regardent comme un baladin

et en font tout un baratin

dans leurs oraisons de théâtins

J’en donne ma main à couper

Ils me traitent de drôle de pépée

D.Dor

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