Voici des images qui correspondent à des livres existants. Le jeu ne consiste pas à les retrouver mais à imaginer un titre, un auteur et une quatrième de couverture qui pourrait correspondre à une des images





Voici des images qui correspondent à des livres existants. Le jeu ne consiste pas à les retrouver mais à imaginer un titre, un auteur et une quatrième de couverture qui pourrait correspondre à une des images





Confinement 2 – jeu hebdomadaire 1 – 2 / 11 / 20 : le mystère de la camionnette

De Juin à Août cette camionnette est restée sur le bas côté à hauteur de Paulin, sur la route Chavagnac de Salignac, la portière arrière ouverte battant à tous les vents . Un peu plus tard j’ai remarqué les 4 traces régulières sur le pare-brise.
Qu’a-t-il pu se passer ? Aidez moi à l’imaginer…
Gonflage de texte
Il s’agit l’augmenter par 4 ou 5 un texte en introduisant progressivement de nouvelles parties au texte, en respectant l’ordre des mots. Le premier et le dernier mots sont ceux du texte de départ. Une nouvelle ponctuation peut être introduite. Le sens de l’histoire peut être entièrement modifié
3 phrases au choix tirées de « la condition pavillonnaire » de Sophie Divry
– « Il y eut ce repas pour lequel tu t’étais donné tant de mal et avais refusé la charitable ingérence de ta mère »
« Il y eut un soudain un coup de tonnerre fracassant, puis aussitôt la pluie froide et drue…c’est vrai qu’il faisait lourd, mais on avait préféré manger dehors. Ma pauvre, ce repas pour lequel tu t’étais donné tant de mal, n’avait pas eu de chance ! Toute la tablée s’était levée d’un bond, on était tous trempés et le canard à l’orange nageait… remarque bien qu’avant ça, déjà, l’atmosphère était électrique, tu te souviens, depuis le moment où tu avais vertement refusé, au sujet de votre divergence sur les problèmes d’adolescence de Julien, la charitable ingérence de ta mère »
SD
Il y eut cette invitation pour ce fameux repas dominical pour lequel tu avais refusé toute ingérence de notre part. Tu t’étais donné beaucoup de mal mais reconnais qu’il était raté malgré la charitable complicité de ta mère.
HL
Gonflage de texte
Il s’agit l’augmenter par 4 ou 5 un texte en introduisant progressivement de nouvelles parties au texte, en respectant l’ordre des mots. Le premier et le dernier mots sont ceux du texte de départ. Une nouvelle ponctuation peut être introduite. Le sens de l’histoire peut être entièrement modifié
3 phrases au choix tirées de « la condition pavillonnaire » de Sophie Divry
– « Dans les rues les plus calmes, les vieux avaient sorti les chaises et discutaient tranquilles. »
Dans les rues , le long des boulevards , sur les quais , une foule immense défilait . Les plus calmes marchaient en brandissant des pancartes ; les plus excités braillaient , sautaient , chantaient , sifflaient . Cette masse humaine réunissait les jeunes , les vieux , les plus doux , les plus violents . Tous avaient sorti un air de révolte qui marquait leurs traits car les chaises sur lesquelles on leur proposait d’attendre ne leur convenaient plus . Ils voulaient vivre debout et avancer , ils voulaient exister . Ces révoltés discutaient , se chamaillaient , fiers de cette force et de cette détermination : pour les uns acharnées , pour les autres tranquilles .
HT
Dans cette chambre, je peux voir ce qui se passe dans les rues. Les piétons qui y passent ne sont pas les plus calmes. Et étonnamment, ce sont surtout les vieux ! Ils avaient l’air d’être chez eux et cela m’a agacé au plus haut point. Je suis sorti de ma chambre, j’ai saisi les chaises de la terrasse du bar le plus proches et je me suis dirigé vers ces vieux qui discutaient tranquilles sous ma fenêtre. Je les ai invités à s’asseoir le plus loin possible de mon immeuble. Enfin la paix !
LD Continuer la lecture de « Ecrit en octobre 2020 gonflage de textes 2 »
Gonflage de texte
Il s’agit l’augmenter par 4 ou 5 un texte en introduisant progressivement de nouvelles parties au texte, en respectant l’ordre des mots. Le premier et le dernier mots sont ceux du texte de départ. Une nouvelle ponctuation peut être introduite. Le sens de l’histoire peut être entièrement modifié
3 phrases au choix tirées de « la condition pavillonnaire » de Sophie Divry
– « François fut si bouleversé par cette rencontre qu’il se coucha en laissant la vaisselle déborder de l’évier, contrairement à ses habitudes de garçon propre. »
François fut si bouleversé par la visite de cette maison et par sa rencontre avec l’agent immobilier qu’il se prépara un whisky bien tassé, fuma un joint et se coucha en rêvant non de la maison mais de la belle brune qui l’avait accompagné. Le lendemain laissant sa voiture devant chez lui, il partit à pied au bureau et acheta de la vaisselle pour son nouveau chez lui. Il essaya de se raisonner et de ne pas se laisser déborder par son imagination. Le soir, le retour sur terre fut brutal à la vue de l’évier dont le robinet, coulant à flots se déversait en cascades dans tout l’appartement. Il referma se mit à patauger joyeusement dans l’eau, claqua la porte et décida d’ignorer l’incident, contrairement à ses habitudes de garçon propre.
DDou
François sortit en boîte comme toutes les semaines En buvant un verre il fut si bouleversé par la beauté de la jeune femme au bar qu’il réussit à vaincre sa timidité pour entamer une conversation . Cette rencontre, contrairement à ses habitudes le troublait encore lorsqu’il se coucha. Le lendemain matin , encore endormi, il ne s’émut pas lorsqu’il vit la vaisselle déborder de l’évier, prit un bol le lava se laissant aller à ses manies de garçon propre.
HL Continuer la lecture de « Ecrit en octobre 2020 Gonflage de texte 1 »
Bouts rimés
En séance on a proposé des mots et on leur a trouvé une rime.
A chacun de construire son poème : Procrastination / inaction ; Balançoire / passoire;promenade tambourinade ; maison/raison ; parade / charade ; edelweiss/ gneiss,mal / animal
Quand j’ai la tête comme une passoire
rien de tel qu’un tour en balançoire
cessent alors les incessantes tambourinades
je me détends comme si j’étais en promenade
j’invente des jeux et des charades
mon corps oscille , mon esprit parade .
Je vois pousser des edelweiss
sur de la roche dure comme du gneiss.
Je rêve , j’imagine et visualise sans mal
la migration des grues ou de tout autre animal .
La gaillarde escarpolette efface cette maladive inaction,
s’éloigne alors toute velleité de procrastination .
Dehors , dans le jardin , loin de la maison ,
l’extravagance apprivoise la raison .
HT
Petite, elle faisait des heures de balançoire
La maîtresse grondait : « tête de passoire ! »
Tu n’apprends rien à la maison! »
Comment construire ta raison ?»
Tu ne fais que rêver et dans cette inaction
On finit par se perdre en procrastination »
Mais elle avait une parade
Changeait les remontrances en charades
Et tout glissait sur elle sans mal…
Aussi souple qu’un animal
Quand la pluie faisait sa tambourinade
Elle revoyait ensoleillée sa dernière promenade
Le délicat velours du bouquet d’edelweiss
Cueilli par escalade au creux du gneiss…
SD
Partir en promenade,
A la recherche de l’animal
Qui dans les rues parade
Au diable cette tambourinade
Qui , à la tête lui fait mal.
Dans le jardin elle fait de la balançoire
Pour oublier son inaction
Remet tout à demain sans raison
Et s’en veut de sa procrastination.
Mais elle préfère rester à la maison
Où sa mémoire, telle une passoire
Ne se souvient pas de cette charade
Où la fleur d’edelweiss
Rime avec gneiss
HL Continuer la lecture de « Ecrit en octobre 2020 Bouts rimés »
Témoignage 1
Adèle épouse de l’oncle Albert

Adèle : Que veux- tu que je te dise au sujet de ta sœur Madeleine ? Je ne suis pas la mieux placée pour t’en parler bien que je sois née au village et que j’ai connu tous tes frères et sœurs.
Annette : tu n’es guère plus âgée qu’elle alors tu dois bien te rappeler un peu d’elle.
Adèle : Dans mon souvenir Madeleine était une petite fille obéissante et bonne élève me semble t’il. De toutes les manières toute la fratrie « marchait » très bien à l’école primaire. A cette époque tous les parents attribuaient autant d’importance aux études qu’à la discipline. Ton père était très sévère avec ses enfants et n’acceptait aucun écart d’indiscipline. Madeleine ne semblait poser aucun problème. Elle était polie avec les gens du village, s’occupait de ses frères et sœurs et surtout lisait beaucoup de livres qu’elle empruntait à la bibliothèque. Toutefois, si je peux donner mon avis elle semblait à la fois soumise et détachée comme si elle attendait patiemment autre chose d’un futur plus ou moins proche. Elle est allée au collège où elle s’est ouverte sur un autre monde que le monde familial. Tu n’es pas sans savoir que les années 60 nous ont fait découvrir une façon de vivre plus libre même si les filles étaient encore sous le joug paternel. C’est à ce moment- là que Madeleine a changé mais j’aimerais autant que tu interroges tes parents à son sujet. Continuer la lecture de « feuilleton 2020-21 Un secret de famille – 1 – Adèle »
ATELIER D’ECRITURE – ALT–
Vendredi 13 Novembre 2020
Centre Culturel Terrasson 20 h. 15
Nouveau feuilleton : secret de famille
On a pris connaissance des personnes présentes sur une photo de famille. On ne sait rien de l’une d’entre elles… Les autres si.
Chacun d’entre vous est un des personnages et donne ou pas sa version de l’histoire . Deux personnages, le père, Joseph et l’oncle Albert restent en quête d’auteur.
Nous avons eu la version d’Adèle (onglet feuilleton)
Jeu 1 jeu d’homophonies
Le mot VER a plusieurs homophones (mots différents qui se prononcent de la même façon.) Rassemblez-les dans un petit texte à votre façon. Continuer la lecture de « A écrire pour l’atelier du 13 Novembre »
Bernard NOËL (né en 1930)
C’est un poète, essayiste, critique littéraire, né en 1930.
Il a animé des émissions sur la poésie à la radio.
Sa poésie explore les liens entre le corps et l’écriture. Bernard Noël souhaite annuler la différenciation entre corps et texte, le poète étant l’initiateur du corps-texte ou texte-corps. Ainsi la poésie de Bernard Noël peut être considérée comme un « parti pris du corps ».
Voici un extrait :
Parfois
ouvert à ce qui s’ouvre
je suis ce que j’écris
mais l’ouvert est trop vaste
pour ma bouche
Parfois
j’écris contre moi
j’écris mon nom sur mon corps
et ma peau voudrait se retourner
Les dieux sont bêtes
ils gardent notre vieille maison
pendant que l’immédiat s’écroule
dans l’idée
Entre les choses et moi
je vois la venue
du là
qui n’est jamais tout à fait là
Chaque mot maintient la distance
et pourtant dans chaque mot
je la mange
Le présent n’a pas de lieu
La source n’est pas dans la source
Je me dénombre
pour dérouiller mes yeux
Revue Les Lettres nouvelles février-mars 1977
Pierre Jean JOUVE (1887-1876)
Pierre Jean Jouve est un écrivain, poète, romancier et critique français.
Pierre Charles Jean Jouve a eu « plusieurs vies ». Avant 1914, il est un des écrivains de l’unanimisme, ce mouvement créé par Jules Romains, puis un membre actif du mouvement pacifiste animé par Romain Rolland pendant la Première Guerre mondiale.
À partir de 1921, une profonde rupture a lieu grâce à sa seconde épouse, la psychanalyste Blanche Reverchon, traductrice de Sigmund Freud (1923) et amie de Jacques Lacan. Elle fait de lui l’un des premiers écrivains à affronter la psychanalyse et à montrer l’importance de l’inconscient dans la création artistique — et cela dès le milieu des années 1920. On peut citer parmi les œuvres de cette époque ses recueils de poèmes : Les Noces (1925-1931), Sueur de Sang (1933-1935), Matière céleste (1937), et ses romans : Le Monde désert (1927), Hécate (1928), Vagadu (1931), La Scène capitale (1935), et le plus connu Paulina 1880, paru en 1925 (adapté au cinéma en 1972 par Jean-Louis Bertucelli).
Poème « Hélène »
Que tu es belle maintenant que tu n’es plus
La poussière de la mort t’a déshabillée même de l’âme
Que tu es convoitée depuis que nous avons disparu
Les ondes les ondes remplissent le cœur du désert
La plus pale des femmes
Il fait beau sur les crêtes d’eau de cette terre
Du paysage mort de faim
Qui borde la ville d’hier des malentendus
Il fait beau sur les cirques verts inattendus
Transformés en églises
Il fait beau sur le plateau désastreux nu et retourné
Parce que tu es si morte
Répandant des soleils par les traces de tes yeux
Et les ombres des grands arbres enracinés
Dans la terrible
Chevelure celle qui me faisait délirer