Francis PONGE (1899-1988)
Plus contemporain, ce poète a des liens avec le surréalisme, même s’il n’a jamais adhéré au mouvement
Son ouvrage le plus connu Le Parti pris des choses est un recueil de poèmes en prose écrit en 1942. Ponge décrit des « choses », des éléments du quotidien, délibérément choisis pour leur apparente banalité. L’objectif de ce recueil est de rendre compte des objets par une description la plus précise possible tout en exaltant de la beauté leur beauté par la richesse des images
La bougie
La pluie parfois ravive une plante singulière dont la lueur décompose les chambres meublées en massifs d’ombre. Sa feuille d’or tient impassible au creux d’une colonnette d’albâtre par un pédoncule très noir. Les papillons miteux l’assaillent de préférence à la lune trop haute, qui vaporise les bois. Mais brûlés aussitôt ou vannés dans la bagarre, tous frémissent aux bords d’une frénésie voisine de la stupeur. Cependant la bougie, par le vacillement des clartés sur le livre au brusque dégagement des fumées originales encourage le lecteur, – puis s’incline sur son assiette et se noie dans son aliment.


Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval, est un poète français romantique du XIX
Le Roman inachevé (1956)
Guillaume Apollinaire est né à Rome en 1880. Il est l’enfant non désiré d’une mère Polonaise prénommée Angelika Kostrowicka, maîtresse d’un noble. À sa naissance, celle-ci a voulu rester anonyme, elle ne le reconnaît que quelques mois plus tard sous le nom de Guglielmo Alberto Wladimiro Alessandroi Apollinare de Kostrowitzky. Son père serait un officier italien, Francesco Flugi d’Aspermont. En 1882, elle lui donne un demi-frère, Alberto Eugenio Giovanni. En 1887 elle s’installe à Monaco avec ses fils sous le nom d’Olga de Kostrowitzky. Très vite elle y est arrêtée et fichée par la police comme femme galante, gagnant probablement sa vie comme entraîneuse dans le nouveau casino. Guillaume, placé en pension au collège Saint Charles, dirigé par les frères Maristes, y fait ses études de 1887 à 1895, et se révèle l’un des meilleurs élèves. Puis il est inscrit au lycée Stanislas de Cannes et ensuite au lycée Masséna de Nice où il échoue à son premier baccalauréat et ne se représente pas.
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S.R.