Feuilleton/Etape 6- en chanson-
Même si Mrs Dalloway était vraiment charmante et le Dr Jivago tellement séduisant, je vais maintenant beaucoup mieux et je suis donc contente de sortir de l’hôpital. Me voici de retour sur La Route, devant mon lieu de départ favori le Drugstore et que vois-je ? MON BIKER. Je suis sûrement encore victime d’une hallucination.
Cette drogue est vraiment puissante et agit longtemps me dis-je. Je le vois s’avancer vers moi et me tendre une enveloppe. C’est sûr, elle va disparaître si j’essaie de la prendre mais non, mes doigts rencontrent bien du papier et tout ne se volatilise pas.
Ce n’est pas comme tout à l’heure où j’ai bien cru reconnaître Maduro, assis sous les deux pins parasols. Un détail m’avait tout de même intriguée : il était devenu blond et a tout d’un coup disparu comme touché par une baguette magique.
Mais maintenant, je suis bien dans le réel et des paroles parviennent même à des oreilles. Je comprends que mon apparition de biker n’est pas mon biker mais son frère jumeau Steven. Mon Apollon a appris mes mésaventures et lui a remis une missive pour moi.
Voici le texte que je découvre :
Ma Jeanne,
Je suis désolé que ta découverte des paradis artificiels ait été aussi difficile et que tu aies fait un séjour à l’hôpital. Mes amis qui sont nombreux ont toujours gardé un œil sur toi car une nouvelle responsabilité au sein de ma tribu m’a obligé à quitter la région et je peux seulement être près de toi par la pensée.
Je te dédie cette chanson :
Car j’étais sur la route
Toute la sainte journée
Je n’ai pas vu le doute en toi s’immiscer
J’étais sur la route
Toute la sainte journée
Si seulement j’avais pu lire
Dans tes pensées (Gérald De Palmas)
Durant mon séjour dans le Périgord, j’avais écouté beaucoup de chansons françaises et lorsque j’ai entendu ton prénom, l’une d’elle m’est revenue en mémoire, « Jeanne » de Laurent Voulzy et je ne résiste pas au plaisir de la transformer pour toi.
Jeanne,
Enfin je vais vous dire
Combien je soupire
Vous êtes si loin, si loin de moi
Des miles nous séparent
Et mon coeur s’égare
Un amour voyageur l’a pris
Et je hurle ma peine
Loin de celle que j’aime
L’âme pleine de mélancolie
Et je hurle ma peine
Loin de celle que j’aime
L’âme pleine de mélancolie
Jeanne,
J’aurais aimé vous plaire
Et je désespère
De bivouaquer avec vous,
Vous êtes un mirage
Perdu dans le désert
Et moi enlisé dans le sable
Et je hurle ma peine
Loin de celle que j’aime
L’âme pleine de mélancolie
Et je hurle ma peine
Loin de celle que j’aime
L’âme pleine de mélancolie
Jeanne,
Si la vie est une sculpture
Comme l’amour sans rupture
Vous Jeanne, dans le Névada,
Vous prendriez ma vie
Je prendrai ma guitare
Nous irions sur ma moto comme des bikers
Et je hurle ma peine
Loin de celle que j’aime
L’âme pleine de mélancolie
Et je hurle ma peine
Loin de celle que j’aime
L’âme pleine de mélancolie
Jeanne
Jeanne,
Vous êtes un mirage
Perdue dans les yuccas
Et je hurle ma peine
Loin de celle que j’aime
L’âme pleine de mélancolie
Et je hurle ma peine
Loin de celle que j’aime
L’âme pleine de mélancolie
Je ne résiste pas au plaisir de m’approprier une autre chanson française
Moi je traîne dans le désert depuis plus de 28 jours (ans)
Et déjà quelques mirages me disent de faire demi-tour
La fée des neiges (toi Jeanne) me suit tapant sur son tambour (Jean Patrick Capdevielle)
Mais le devoir m’appelle, je te dis Adieu Jeanne et peut-être à un autre jour,
« Sur la Route ». Qui sait ? C’est le hasard qui décidera.
Si tu as envie de me revoir, tu peux aussi accompagner mon frère qui t’accueillera dans notre village et te fera découvrir notre univers en attendant mon retour.
Ton biker.
3 possibilités :
- Elle suit le frère du biker, Steven et rejoint la tribu pour attendre le retour de son biker
- Elle reprend son voyage
- Ses papiers ne sont plus en règle et la police chargée de l’immigration aux USA est à ses trousses, sur dénonciation du Dr Jivago.

