Feuilleton village cherche habitants: épisode 7 la mécanique se met en place

La mécanique se met en place

Pour Ursula le temps presse.

Toute la nuit j’ai repensé aux révélations de Marie-Ange. Je n’avais donc pas rêvé ni eu d’hallucinations : j’ai eu un enfant, pourquoi tout le monde a voulu me le cacher ? A cause de cette prétendue folie ? Quand je repense à cette pauvre vieille, je l’ai bien secouée quand même, j’espère qu’elle ne va pas aller se plaindre auprès de la Mairesse. Celle-là, elle fait un grand détour dès qu’elle m’aperçoit, je pense qu’elle regrette de m’avoir acceptée si vite. D’ailleurs, elle n’est pas la seule, j’ai l’impression que tout le village m’évite ou m’espionne, jusqu’aux animaux comme ce sale rat et le chat enragé qui regardaient par la fenêtre de Marie-Ange hier soir, ils ont déguerpi à toutes pattes dès que je suis sortie de la maison. Mais peu importe il faut que je reste focus sur mon objectif et que tout cela se termine rapidement car l’article du journal risque d’éveiller quelques soupçons, heureusement il n’y avait pas de photo mais dans un prochain article, qui sait ?

Je décidai de partir faire un tour dans le village. Jean et Pauline étaient déjà affairés dans leur atelier. Je mis la tête par la porte entr’ouverte pour leur souhaiter le bonjour. Jean m’accueillit avec un grand sourire comme à son habitude mais Pauline était plus distante, je passais outre et finis d’entrer. Sans détour je leur ai demandé où je pourrais trouver Laurent. Pauline me regarda l’air surpris : Laurent Marty ? Dit-elle. Jeanl répondit : pourquoi tu en connais beaucoup des Laurent dans le coin ? Je l’interrompis vivement : oui, oui, c’est cela Laurent Marty, je dois aller lui rendre visite et Jean m’indiqua leur adresse sous le regard réprobateur de sa femme. Sans plus attendre je me mis en chemin.

En m’approchant de la maison je vis deux petits anges en train de jouer dans la cour, un garçonnet tout blond et une fillette. « Bonjour les enfants !» lançais-je avec un grand sourire. Les deux petits me regardèrent et vinrent en sautillant jusqu’au portail. Eux, au moins, je ne leur fais pas peur, tant mieux ils sont si jolis ces petits cœurs ! « Bonjour Madame, je m’appelle Léo, je joue avec ma copine, elle c’est Héloïse et toi t’es qui ? ». Je franchis le portail, m’assis par terre et entamai une discussion avec les enfants. J’appris ainsi que Léo était le fils de Laurent. Oh quelle joie ! Je suis donc grand-mère. Mais soudain une voix féminine nous interrompit « Les enfants, où êtes-vous ? ». Une femme femme apparut, surprise de me voir. Elle paraissait toutefois sympathique et pas du tout effrayée. Je m’excusais pour mon intrusion en prétextant une fatigue soudaine, elle m’invita à prendre un café, ce que j’acceptai vivement en la remerciant.

Elle se présenta : « Je suis Nadia, la maman de Léo. Vous savez, ce n’est pas souvent que nous avons de la visite, Laurent, mon époux est absent toute la journée pour son travail et comme moi je travaille à domicile je vois très peu de monde et j’avoue que cela me manque. Je ne vous avais pas encore vue dans le village pourtant il y a quelque chose en vous qui m’est familier. Peut-être dans les yeux, vous avez le même regard vert que Laurent ».

Et oui, ma petite, rien d’étonnant à cela ! Après une courte conversation, je pris congé. Sur le chemin du retour j’aperçus encore ces sales bestioles fouineuses qui guettaient mon passage. Elles ne me lâcheront jamais celles-là ! Ah vivement la fête de samedi, je sais maintenant que Laurent et sa famille y viendront.

Moi aussi je serais là !

***

SOLANGE à une amie.

Moi qui croyais que la vie à la campagne était calme, je me suis mis le doigt dans l’oeil jusqu’au coude !

Que d’effervescence !

Je suppose que la venue de personnes étrangères au village à tout bouleversé.

De nouvelles têtes, ça fait jaser. Les vieux de la vieille scrutent les faits et gestes des uns et des autres. Ah là, pas besoin d’alarme ou de caméra de sécurité : le panneau « voisins vigilants » tient toutes ses promesses!!

Tout se sait…ou presque !

La dernière nouvelle qui circule, ce serait la véritable identité de cette Ursula.

Il y a dans le journal régional la photo d’une femme qui lui ressemble beaucoup, même si la couleur de cheveux est différente.

Cette femme se serait échappée d’un asile psychiatrique en blessant une infirmière.

J’ai bien sûr fait le rapprochement avec le sang découvert dans la voiture d’Ursula.

Et toute son attitude trahit un désordre mental inquiétant.

J’aime bien ce village et j’aimerai y rester, mais les événements des derniers jours m’inquiètent un peu…

Notre période d’essais touche à sa fin et nous allons devoir tous faire le bilan de cette expérience particulière afin de déterminer qui reste, et qui part.

Une grande fête est en cours de préparation pour la fin de notre séjour, et les enfants, qui ont fini par se découvrir et s’apprécier, préparent un spectacle.

Ima, (tu sais, c’est la mère de Gabriella, la gamine qui avait peur des chiens), m’a demandé de garder ses filles pendant qu’elle va à la ressourcerie avec Julia (la gamine qui avait fugué). Ah ben oui, quand je te dis que ça bouge ici !!

Elles sont adorables ses filles, et d’une gaieté sans nom.

Nous avons passé l’après midi à chanter et à danser. Elles m’ont appris une de leurs danses africaines. Elles se sont bien moquées de moi en me voyant essayer de me trémousser comme elles au son des percussions avec soupleté et agilesse !!

Qu’elles sont belles lorsqu’elles sourient : la blancheur de leurs dents et les étincelles dans leurs yeux ont illuminé mon après midi !

Voilà le topo des dernières nouvelles.

Tu vois, je ne m’ennuie pas !

Ce serait génial que tu puisses venir pour me donner ton avis.

Je te bizouille

Solange

***

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feuilleton 24 25 village cherche habitants 6ème étape

Tatouille, Chami et Skippy

Tatouille – Merci de m’avoir protégé face à cette saloperie d’Ursula les copains.

Je suis sûr qu’elle n’aurait pas hésité à me piétiner la garce !!

Skippy – Ca c’est certain. Elle est vraiment malsaine.

T’as vu, elle n’en menait pas large.

Chami – Tu m’as trop fait rire Skippy avec tes babines retroussées. On aurait dit que tu faisais des grimaces. J’étais éclaté, surtout quand tu t’es mise à baver !!

Skippy – ah ah ah. Et toi, quand tu lui as craché dessus, j’ai cru que tu allais t’étouffer !!

En tout cas, il va falloir la surveiller .

Je vais demander à Hector de la pister aussi. L’union fait la force.

Tatouille – Je pense même qu’il va falloir avertir Solange rapidos car j’ai surpris Ursula dans une pièce avec Marie-Ange, et elle était en train de la malmener.

Skippy – Ah bon !! Où ça ??

Chami – oui moi aussi je l’ai vue. Elle est entrée de force chez Marie-Ange. J’ai sauté sur le rebord de la fenêtre pour les observer.

Ursula a attaché la pauvre Marie-Ange sur une chaise, sans ménagement ! Elle s’est assise en face d’elle et lui posait des questions en la menaçant de son doigt crochu !

Skippy – Oh non !!! Je sais que , comme toi Tatouille, Solange a trouvé un sac avec du linge ensanglanté dans la 4L de la sorcière. Elle en parlait avec Faustine. Je comprends mieux maintenant pourquoi elles voulaient avertir les gens du village .

Il faut agir !!

Chami, toi tu fonces chercher Solange, moi je vais chercher Hector et on se retrouve chez Marie-Ange.

Tatouille – Euh… et moi, je fais quoi ??

Skippy – Je te dirais bien d’aller jouer avec tes crottes de nez , ah ah ah. Mais non, je plaisante !

Toi tu fonces dans la 4L pour essayer de couper les fils qui l’empêcherait de la démarrer.

Choisis les bien pour ne pas t’électrocuter !

C’est bon pour toi ?

Tatouille – Nickel !!

Skippy – Let’s go les gars !!!

Ursula, entre rêve et réalité

Marie-Ange, effrayée, avait fini par cracher le morceau : elle commence à raconter :

«  C’est Louis, le grand-père d’Antoine, il m’a convaincue pour le bien du bébé, il aurait fini à l’assistance publique et il lui avait trouvé une famille qui ne pouvait pas avoir d’enfant.Elle l’a adopté sans trop poser de question et moyennant une pension mensuelle pour l’élever. J’avais juste à le déclarer sous le nom de ses nouveaux parents. Mais je ne peux pas dire de qui il s’agit, la seule chose à savoir c’est que l’enfant s’appelle Laurent et qu’il est heureux avec sa petite famille, il ne serait pas bon de venir le perturber avec cette histoire »

Cette nuit, j’ai très mal dormi. Des mauvais rêves ou était-ce la réalité ? Je ne sais plus, depuis que j’ai un peu perdu la tête, tout s’embrouille. Pourtant je me rappelle bien du jour où mes parents m’avaient ramenée dans ce village pour rencontrer la famille de Vincent, c’était au printemps. Ils disaient qu’il fallait qu’il répare. Certes Louis, le père de Vincent m’avait violemment bousculée et j’étais tombée la tête sur le béton, mais je ne m’en étais pas trop mal remise, je crois, si ce n’est cette grosseur qui pointait sous ma robe. Ma mère disait : « Ne t’inquiète pas, ça va passer ». Nous sommes restés quelques jours chez les parents de Vincent. Il n’était pas là : « Il ne peut pas venir, il fait d’importantes études à la ville. » Souvent, Louis et sa femme Jeanne s’enfermaient avec mes parents : « Nous avons à parler disaient ils. Reste dans ta chambre et repose-toi . » mais moi, je n’étais pas fatiguée et je mettais mon oreille à la porte et je les entendais tous discuter à voix basse. Quelques bribes de conversations me parvenaient mais je ne comprenais pas bien . « Elle n’est pas en état de s’en occuper et c’est à cause de vous », disait ma mère et Louis répondait : « oui, je le sais, croyez bien que je regrette bien ce geste de colère, mais ne vous inquiétez pas, je vais faire le nécessaire, tout est prévu.ma mère était sage-femme, elle sera là et je connais une jeune femme à l’état civil qui fera ce qu’il faut. Elle a juste besoin d’un peu d’argent et ce n’est pas un problème pour moi. »

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feuilleton 24 -25 village cherche habitants 5

Feuilleton étape 5

Réponse d’Anne Cristin à Margot Bourdalet

Margot,

Suite à ma demande concernant mes «  invitées » , Léontine et Léonore, je suis très surprise de ta réponse. Je ne sais pas si en rire ou être offusquée. Je croyais que tu étais nommée médiatrice pour aplanir les problèmes. Je me permets de te dire que ta réponse n’est ni adaptée à la demande que je t’ai faite ni à ta fonction de médiateur. En effet, tu sembles plus vouloir mettre de l’huile sur le feu que régler une situation au demeurant pas très compliquée. De plus me faire parvenir le tarif de tes « honoraires » me semble totalement étonnant du fait que tout le village se met en 4 pour recevoir les nouveaux bénévolement.

Je te remercie quand même et t’informe que Léontine, Léonore, les enfants et les chiens sont déjà repartis avec pour ma part un sentiment de regret et d’échec.

Le secret du tatouage, faustine

Sous l’abri de bus, près de la mairie , un panneau d’affichage présentait les événements festifs de la commune. Je m’approchai donc afin de pouvoir me rendre compte de ce qui était proposé et pour avoir une petite idée du dynamisme de la cité .Deux jours avant notre arrivée , une sortie avait été programmée : un festival de country se déroulait à Valgorge ,bourgade à quelques kilomètres de Castelvielh . Des danseurs habillés en cow-boy, chaussés de santiags et coiffés de l’indétrônable « stetson » paradaient , avenants et souriants. Les manches relevées laissaient apparaître le poignet sur lequel était dessiné le tatouage que j’avais remarqué sur mes yogis. Enfin ce que j’avais pris pour un tatouage ! En fait , il s’agissait d’ un tampon , sésame qui permettait les allées et venues au sein de ce festival .

Mes yogis étaient aussi des danseurs de country .

Solange

Je me sens bien ici.

Les villageois sont très accueillants, l’environnement est très agréable et il y a plein de choses à faire avec toutes ces associations qui œuvrent pour le bien être de la population.

Je me suis d’ailleurs essayée au yoga avec Faustine qui est aussi une prétendante à l’installation dans Castelviehl.

Elle est très chouette cette fille. J’espère qu’elle va pouvoir rester !!

Nous avons papoté toutes les deux après le cours. Elle était contente qu’il y ait autant de monde pour tester le yoga. Et puis elle se sent bien aussi ici.

Elle m’a alertée sur une curiosité que je n’avais pas remarquée: plusieurs personnes portent le même tatouage sur l’avant bras !

Ca c’est bizarre quand même !! Une secte ? Une communauté ? Une marque comme celle que les nazis ont faites sur les juifs ? En cette période de commémoration des 80 ans de la libération du camp d’Auschwitz, ça m’interpelle !

D’autant que, apparemment, le grand-père d’Antoine Coustou aurait eu des antécédents peu avouables il y a qqs années dans le village voisin. Peut être que c’est une des raisons pour lesquelles Antoine ne reste pas !

Je me demande si le grand-père avait aussi un tatouage ?

A moins que ce ne soit lui qui les ait fait aux autres villageois ?? Ça m’intrigue tout ça !

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Feuilleton 24 25 – 4- Village cherche habitants

Mamadou 4 (à replacer avant la récupération des jeunes)

1 Nous sommes arrivés au village de Castelvieilh et nous, Mamadou et Irine , avons été très bien accueillis par Bastien et Cyril. Nous avons beaucoup de points communs et de passions communes : la nature, la terre, la beauté de ce qui nus entoure.

2 la réunion générale au village pour que chacun rencontre tout le monde : très belle organisation, mets délicieux, tout pour que chacun puisse se détendre, aller au devant de l’autre.

Mais déjà, quelques couacs :

a : le plus grave, une enfant adolescente Julia disparaît

b : des bruits qui courent : le grand-père d’Antoine Coustou , un futur résident écrivain aurait trempé dans de sales histoires dans la ville d’à Côté.

C:Léontine et Eléonore : rupture du couple ou rupture d’acceptation de vivre ici. Accord/désaccord en vue

Que faire, quelle réaction avoir ?

Pour ma part, le fait que la jeune adolescente disparaisse m’a beaucoup inquiété.

On veut énerver son père et finalement on se retrouve devant le néant.

J’ai trop vu de feuilletons à la télé pour croire que Julia va revenir tout de suite.On a trop peur de se retrouver devant un cadavre et on a appelé la police . On ne rigole plus. Il y a trop de faits divers tragiques et mortels.En plus Julia a disparu très vite. Elle est peut être partie dans la campagne. En plus toute seule ! Par ces chemins accidentés et très pentus pour se rendre au sommet et sur les remparts du château. Elle est tombée et a pu se blesser. On ne peut pas la joindre sur son portable.

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Feuilleton 2024 2025 : étape 3

Article dans le bulletin municipal .

Depuis quelques jours et pour la durée des vacances ,de nouvelles familles ont déposé leurs valises ,au coeur de notre cité.

Castelvielh est un lieu où se rencontrent déjà la convivialité et le dynamisme ,les habitants chaleureux et engagés leur réserveront le meilleur accueil.

L’art de vivre qui fait le charme de notre commune les ravira .

Réjouissons-nous de leur choix et souhaitons-leur la Bienvenue !

Clotilde Balin.

Mamadou

Quelques jours ont passé. Chaque famille a accueilli du mieux qu’elle pouvait les candidats à un changement de vie radical et un voyage en terre inconnue.

La réunion de tous à la soirée avec buffet géant , musique et danse a été un franc succès et la Maire semblait heureuse et sincère de ce projet ambitieux voté par tous.

Cependant on sait bien que rien n’est simple. Les liens peuvent se tisser ou pas, la sympathie peut circuler ou pas . Les enfants sont vraiment le thermomètre d’une soirée. S’ils jouent, rient et sont heureux, l’ambiance est bonne, sinon…

Or, que se passe-t-il ? Il y a déjà la disparition de la fille de Stéphane. Déjà, des bruit courent sur ce jeune écrivain, Antoine Coustou qui fait un retour aux sources et veut créer une résidence d’artistes… La secrétaire de mairie a l’air d’en connaître un rayon sur sa famille et en particulier sur l’ arrière grand-père. Hum!ça sent déjà un peu le roussi. Déjà, les langues se délient, on ne sait pas trop de quoi il s’agit, mais ce n’est pas sympathique.

Je crois que le ire est la disparition de cette enfant. La police a été appelée en urgence. Il ne s’agit pas de traîner et de se retrouver devant un cadavre. Toute la joie de la soirée s’est volatilisée, il ne reste plus que de l’angoisse et de l’énervement. Tout le monde est sur les dents et s’est mobilisé. Il faut trouver cette enfant le plus vite possible. Un point , c’est tout.

Point de vue d’Anne Cristin à Madame Margot Bourdelet

Je m’interroge sur l’attitude de mes convives. Je suis très gênée par leurs disputes régulières où Léonore se montre très agressive et emploie des mots assez grossiers. Léontine et ses enfants sont très proches les uns des autres et parlent à tout le village. Léonore, au contraire, traverse le village sans saluer qui que ce soit se trouvant sur son passage. Elle part le matin tôt et disparait toute la journée.

Je ne sais pas analyser le problème et me demande si c’est une crise de couple ou un refus de vivre ici . De plus, les chiens n’ont aucune discipline et errent toute la journée en faisant courir des risques de morsure aux habitants ou aux troupeaux. Léontine m’a fait entendre qu’elle cherchait un autre endroit que notre village pour apaiser ce sujet de discorde avec Léonore. Je crains fort d’une défection de cette famille si nous ne proposons pas de projet d’installation. Peut-être pourriez vous la recevoir pour écouter leur situation et voir une possibilité de les convaincre de rester.

Nouvelle candidature

Cela faisait quelques jours déjà que j’errais dans les campagnes, j’évitais les villes, je n’approchais les villages que par nécessité, il fallait bien trouver à manger. Il y a deux jours je suis entrée dans la supérette d’un village dont j’ai oublié le nom, peu importe. Grâce aux quelques billets trouvés dans une boîte cachée dans le vestiaire des infirmières -une collecte, je crois, pour un cadeau de départ à la retraite- j’ai pu acheter de quoi me nourrir quelque temps… bon ok je n’ai pas tout payé mais le commerçant était distrait -il ne devait jamais avoir vu une rousse aux yeux verts- et il n’a pas remarqué que mes poches étaient bien gonflées. En sortant du magasin je remarque une vieille 4L verte, clef au contact, vraiment pas méfiant dans ce bled…et me voilà partie.

Après une nuit un peu fraîche, j’ai repris la route car cette fois je sais où je vais ! Le journal trouvé sur le siège arrière de la voiture n’était pas récent mais était très intéressant ; rien me concernant mais par contre cette annonce d’un village paumé qui cherche à se repeupler m’a tout d’abord intriguée et puis… Castelvielh… ce nom me dit quelque chose. J’ai cherché, fouillé dans ma pauvre mémoire et finalement je sais ce que je vais trouver à Castelvielh. Grâce à cette vieille carte Michelin rangée dans la boîte à gants, j’ai trouvé mon chemin et enfin le panneau d’entrée du village apparaît au détour un virage. Il était temps ma vieille guimbarde commençait à s’essouffler.

En route j’ai eu le temps d’échafauder mon plan, je vais aller directement voir cette Madame la Maire, je n’ai pas fait de lettre de candidature mais je vais bien trouver le moyen de l’embobiner mais il faudra la jouer fine !

Mon arrivée n’est pas passée inaperçue, je me suis garée sur la placette devant la mairie et j’ai pu remarquer les regards inquisiteurs de quelques mégères qui sortaient de l’épicerie : c’est peut-être mon accoutrement qui les dérangent. Il faut dire que j’ai pris un peu n’importe quoi dans le local des objets trouvés de ma « résidence » de Ville Evrard à savoir un sarouel multicolore, un pancho orange, une paire de crocs rose et surtout ma belle perruque rousse : c’est fou ce que les gens peuvent oublier !

Ca y est me voici dans le bureau cette madame comment déjà ? Viguier ? Oui c’est ça. Elle est là devant moi, elle me dévisage de la tête aux pieds avec un léger sourire… elle doit me trouver bien élégante ! Elle finit par me demander le pourquoi de ma visite, et là je me lance.

« Je m’appelle Ursula Trapanelle, je suis née au Brésil il y a 65 ans, où mes parents, originaires d’Auvergne, s’étaient installés et étaient propriétaires d’une fabrique de vêtements de carnaval qu’ils m’ont légués lorsqu’ils sont décédés d’un malheureux accident d’avion. Je suis donc rentière d’autant que j’ai également hérité de mon regretté parrain, ce cher tonton Christobal emporté par une longue maladie, comme on dit. Je suis à la recherche un endroit tranquille pour me reposer car je rentre d’un long voyage autour du monde, à bord d’un voilier, c’était merveilleux mais épuisant. J’ai lu votre annonce et j’ai été immédiatement conquise par ce projet. Evidemment j’ai demandé à mon fondé de pouvoirs de prendre quelques renseignements sur votre village et je crois savoir qu’il y a un vieux château qui aurait fortement besoin d’être restauré. »

Alors là, j’ai senti un grand intérêt pour ma petite histoire et je peux même dire que j’ai vu briller quelques étoiles dans ses yeux, qu’elle a de très jolis d’ailleurs. Elle m’a tout de suite annoncé qu’il y avait encore des familles d’accueil prêtes à recevoir des nouveaux venus et elle m’en a donné la liste. Je lui demande un instant pour en prendre connaissance et je finis par lui faire part de mon choix. Elle affiche un grand sourire et me demande de l’excuser prétextant un coup de fil urgent à passer dans le bureau d’à côté.

Les murs ont des oreilles surtout quand les miennes sont collées dessus. Je ne sais pas qui elle appelle mais pour sûr elle parle de moi : « Oui, une dame âgée de 65 ans, qui s’est présentée spontanément à la mairie et souhaite venir s’installer au calme dans notre région. J’ai compris qu’elle était mère célibataire d’un fils d’une cinquantaine d’année, certes cela ne va pas relever les effectifs de notre école mais je t’assure son arrivée peut être intéressante pour notre commune. Bon, elle me semble un peu extravagante mais sa situation financière pourrait être une grande chance pour notre village, elle m’a déjà parlé du château à rénover, ce qui serait un atout pour attirer quelques touristes. »

Après encore quelques mots, elle raccroche, je retourne vite sur ma chaise. Elle entre dans le bureau et m’annonce qu’elle peut me présenter tout de suite à la famille si je le souhaite.

Eh bien, allons-y ! Ha, ha, cette fois j’en suis sûre : je l’ai jouer fine !

A la sortie du village nous arrivons devant un petit atelier. De chaque côté de la porte sont accrochées des poteries de toutes les couleurs dans lesquelles sont posées des bouquets de fleurs séchées. C’est charmant ! A l’intérieur les potiers sont affairés, l’un sur son tour et l’autre à la décoration. Tout de suite ils s’interrompent et viennent à notre rencontre, madame la maire fait les présentations : «Ursula je vous présente Jean et Pauline, ce sont nos artistes ». Ils s’avancent vers moi tout sourire et me tapent la bise spontanément. Je n’ai pas l’habitude des toutes ces effusions mais je fais bonne figure.

Ha ! Jean et Pauline… je sens que l’on va bien s’entendre !

SKIPPY

Quel bonheur de respirer l’air de la campagne, d’entendre des gazouillis d’oiseaux, de me rouler dans de l’herbe épaisse et fraîche !!

Je ne sais où promener ma truffe tant il y a d’odeurs nouvelles.

Je cartographie tout, et relève les caractéristiques de chacun de mes congénères afin de mieux les approcher lorsque je les rencontrerai.

C’est que je ne suis pas une femelle facile moi ! Je ne me laisse pas renifler le derrière par n’importe quel bâtard du coin !

Quoique… il y en a un qui a suscité chez moi une érection du poil dorsal dès son approche, non par crainte, mais par émotion. J’ai redressé la tête, les oreilles bien droites, levé la queue et l’ai actionnée pour l’inviter à la rencontre.

Que de sensations lorsqu’il a approché sa truffe de mon…de ma carte d’identité !!

Nous nous sommes tourné autour histoire de nous apprivoiser, et sommes partis ensemble gambader dans les prés.

Il faut dire que c’est un sacré canon : un grand noir robuste au poil luisant, à l’allure fière et racée. Hector, viens là que je te dévore !!!

Il m’a fait découvrir le secteur, parcourir les recoins de chaque ruelle, les murs de chaque maison : le village n’a plus de secret pour moi.

Je me sens tellement bien avec lui.

Il m’a confié son inquiétude vis à vis des enfants qui sont venus chez lui le temps des vacances, et particulièrement de la petite Gabriella.

La gamine a peur de lui ! J’espère que ce n’est pas parce qu’il est noir ! Ce serait un comble : elle est noire aussi !!

Lui, il s’en fout de sa couleur de peau, il a apprécié de lui faire une grosse léchouille

bien baveuse. Il fait la même chose avec ses sœurs Rose et Méline. Pour lui, tous les enfants sont sympas et à croquer, dans le bon sens du terme.

Je lui ai conseillé de s’approcher d’elle en douceur, de poser délicatement sa tête sur ses genoux et de la regarder avec tendresse. Si, de surcroît, il associe tout ça avec un petit couinement plaintif, elle devrait fondre la gamine !!

En plus, cette pauvre gosse, craint de faire peur aux villageois comme elle a fait peur aux petites de la famille parce qu’elle est noire.

Je me dis que si elle arrive au village accompagnée d’ Hector, ça l’aiderait à faire connaissance puisqu’il la rassurerait.

A toi de jouer mon bel Hector, (m’)amadoue moi tout ça !

Noir c’est noir, il y a plein d’espoir !!

C. F.

Récit du retour de Julia

tel que l’a raconté maintes fois Mamadou

avec mille digressions différentes.

Le cinquième matin, je suis parti avec impatience à l’assaut du château qui me nargue depuis le premier jour.j’ai suivi un sentier incertain, mal entretenu, disparaissant souvent sous les broussailles, mais il m’a semblé qu’il avait été emprunté récemment. Je fixe l’entretien du sentier comme priorité, au programme de mon chantier de restauration… mais rapidement mon esprit s’égare dans le souvenir des chevaliers errants de mes lectures de jeunesse.

Alors que je commençais à progresser entre les murs délabrés des enceintes, j’ai été arrêté par une volée de cailloux et un violent :  «  Fous le camp blanc-bec ! Sinon, je te saigne à blanc ! »

J’ai découvert un freluquet boutonneux d’une vingtaine d’année, perché sur un muret de l’ancien donjon. Ne pas répondre à l’insulte. Suivant le fil de mes pensées premières, je lui ai rétorqué : «  Holà, Seigneur des Broussailles, auriez vous perdu le sens de l’hospitalité envers les chevaliers errants qui ne cherchent qu’une juste cause à défendre.Prenez garde à ce que je ne m’en offusque ! »

Le jeune homme en est resté coi. Ses mains chargées de pierres en sont tombées, tandis qu’une chevelure dorée, puis des yeux écarquillés émergeaient au dessus du lierre.Le jeune homme a semblé furieux. Quant à moi, j’avais tout de suite reconnu la jeune fille que l’on cherchait partout depuis le premier soir et dont le portrait avait circulé. J’ai profité de mon avantage.

« Oh, belle et gente Dame, seriez vous l’hôtesse ou bien la captive de ce soudard malotru ! »

Et j’ai poursuivi le jeu sur le même registre jusqu’à ce que les barrières tombent et qu’ils m’acceptent sur leur campement derrière le muret : un abri de fortune bien précaire et un espace dégagé , nettoyé, au milieu duquel un maigre feu était contenu entre des pierres. A côté , une récolte de champignons qui m’a fait bondir :

« je ne m’y connais pas encore bien en matière de champignons, mais voici deux amanites phalloïdes et trois amanites tue -mouche ; elles ont jolies mais si vous n’avez pas l’intention de mourir, mieux vaut ne as y goûter. »

j’ai sorti de mon sac à dos un sandwich au chèvre et à la confiture de châtaigne que je m’étais préparé et le leur ai partagé. Je leur ai indiqué un ancien verger plein de pommes que j’avais repéré en montant et je les ai laissés. Il a fallu que je jure de ne rien dire au village : « croix de bois, croix de fer, si je meurs je vais en enfer !»

Bien entendu, dès mon retour à la ferme, j’ai tout raconté à Irine ; on a retrouvé Bastien et Cyril pour mettre au point une stratégie. Cyril, qui est particulièrement posé s’est chargé de prévenir Stéphane chez Nadia et aussi l’infirmière, Camille Costella, car, à ma description, il avait bien reconnu dans le jeune homme son fils Mathieu, le « branleur «  du village. Il n’a pas donné de détail. Il a bataillé pour obtenir qu’ils ne changent rien à leur comportement, surtout ne tentent rien de leur côté. Ils devaient seulement laisser un accès libre à leur maison, attendre patiemment, nous faire confiance.

La nuit de cette fin d’octobre était claire mais froide. Bastien nous a conduit par un chemin escarpé, connu de lui seul jusqu’au pied du rempart. Nous nous sommes écartés et nous avons remué les buissons, interrompant nos bruitages de longs moments de silence. Le son se propage vite, à travers les pierres vers ceux qui dorment à même le sol. De paroles indistinctes sont descendues du campement. Bastien, qui est expert en la matière, a ponctué notre concert végétal du hululement d’une chouette, plus tard de cris de corbeaux et de grognements de sangliers. Ça commençait à remuer franchement dans le donjon. Alors il a enchaîné : des hurlements de loups, d’abord lointains, étouffés, puis de plus en plus présents avant de faire retomber le silence.

Cinq minutes plus tard, c’était la débandade. Les jeunes ont dévalé le sentier en faisant rouler les pierres Au village, ils se sont séparés, sans un mot, et n’ont même pas été étonnés de trouver les fenêtres de leur chambre entrouvertes. Ils se sont effondrés dans leur lit, sans trouver pour autant le sommeil.

Pendant ce temps, à la ferme, on a beaucoup ri autour d’un vin chaud et d’une bonne flambée.

feuilleton 2024 2025 village cherche habitants / premières impressions

Premières impressions

– L’arrivée des Mercier chez les Marty

Point de vue de l’hôtesse, Nadia

Voici enfin le jour J. J’attends avec impatience la famille Mercier, un veuf avec deux ados, m’a-t-on dit.

Depuis le perron de l’entrée, Léo à mes côtés, je scrute l’allée en pensant à ce que je vais leur dire dès les premiers instants, lorsque j’aperçois leurs silhouettes se détacher au fond du sentier.

  • Ils arrivent, cria Léo tout excité.

Je vais à leur rencontre le cœur battant.

  • Bonjour, dis-je d’un ton peu assuré. Bienvenue chez nous et dans notre village.

Un silence s’installa entre nous. Nos regards se croisèrent, gênés et intimidés.

  • Je m’appelle Nadia et je vous attendais avec impatience. Entrez donc, j’ai fait du café et un gâteau et il y a des jus de fruit pour les enfants
  • Merci, c’est gentil à vous me dit-il après quelques secondes d’hésitation. Moi c’est Stéphane et voici Julia et Alexandre.
  • On n’est plus des enfants me dit Alexandre en me regardant droit dans les yeux.
  • Venez vous mettre à l’aise. Nous nous occuperons de vos affaires plus tard.

Ils rentrèrent. Alexandre, adolescent curieux et intelligent découvrait le salon avec ravissement. Julia ne disait rien, le regard noir rivé sur son portable, le visage fermé. Elle n’avait pas l’air très contente d’être ici.

Après nous être restaurés, je leur fis visiter la maison avec Léo pour guide puis ils prirent possession de leur chambre respective.

  • Vous avez une très belle maison, me dit Stéphane et un joli parc.
  • Nous l’habitons depuis dix ans déjà. Elle est grande et confortable.

Je leur proposai alors de faire un tour dans le village en attendant le retour de mon mari.

Alexandre et Julia ne voulurent pas venir. Au retour je préparai le dîner. Stéphane voulut m’aider.

Il est très sympathique et fort séduisant malgré son air absent, pensai-je en rougissant légèrement, transportée de joie.

Après les présentations avec mon mari un peu froid et distant à mon goût, nous passâmes à table. Stéphane appela ses enfants. Alexandre arriva aussitôt mais Julia se fit attendre. Son père alla la chercher dans sa chambre en râlant après elle.

  • Elle est gentille mais un peu rebelle, nous dit-il gêné.

Il revint quelques instants plus tard, inquiet. Elle n’était pas dans sa chambre et il ne savait pas où la chercher. Nous l’appelâmes, nous partîmes à sa recherche dans toute la maison, dans le parc et dans le village. En vain. Elle avait disparu.

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Antoine Coustou chez Jean et Mariette Tollis

Castelvielh fin octobre

Je suis arrivé il y a deux jours au village. Le voyage a été un peu difficile. D’abord le train puis un bus qui s’est traîné jusqu’à Castelvieilh. Enfin, j’exagère un peu mais mon rythme de citadin surexcité n’a plus l’habitude de cette lenteur relative. J’ai pourtant apprécié de traverser des villages figés dans les temps anciens, des châtaigneraies, des jardins en terrasse, partout. J’ai découvert que ces terrasses se nomment joliment bancels ou faïsses.

Jean et Mariette Tollis m’attendaient sur la place du village. Je devrais plutôt dire Mariette et Jean. Mariette est toujours devant, finit les phrases de son mari, parle, s’agite du matin au soir. Nous nous dirigeons vers une petite maison rustique, coiffée d’un toit de lauzes et flanquée d’un four à pain. Mariette m’explique qu’il s’agit d’une ancienne bergerie qu’ils ont entièrement restaurée et réaménagée lorsqu’ils ont pris leur retraite. Nous entrons dans une grande pièce salon, salle à manger cuisine. C’est simple mais coquet et accueillant comme eux. Juste un petit couac lorsque nous montons vers les chambres. J’ai oublié de prendre des pantoufles et Mariette, très fière de ses parquets cirés me laisse entendre que cela la contrarie un peu.

Un petit tour à la supérette me permettra peut-être de trouver une solution, sinon je resterai en chaussettes.

Retour au rez de chaussée, petit coup de Castagnole, sorte de vin de Noix maison.

Ensuite, c’est une avalanche de questions, un feu croisé d’interrogations sur mes intentions, mon parcours d’écrivain. Ils ont cherché sur Google mais ils sont restés sur leur faim. Je ne suis pas assez célèbre pour y trouver beaucoup d’informations.

Le dîner (Soupe à l’oignon doux, poulet rôti, purée maison, pélardon et crumble au miel de châtaignier) se déroule dans un climat détendu. J’essaie de donner une bonne image de moi et de mes projets. Mes hôtes seront déterminants pour mon avenir et j’ai vraiment envie de m’installer ici.

Le lendemain, rencontre avec Madame le Maire et les autres candidats habitants flanqués de leurs familles d’accueil. Un apéritif nous est servi sur la place du village : échanges de questions – réponses. Avec Tony et Jeanne, c’est presque un coup de foudre amical. Jeanne, la bibliothécaire a eu la curiosité de lire mon dernier livre, ce qui me flatte. De plus, nous nous rendons rapidement compte que nos goûts littéraires et cinématographiques sont très proches. Marie Ange Cassou, amie de mes hôtes, nous rejoint. Elle aussi veut découvrir qui je suis. LesTollis l’ont certainement missionnée pour me cuisiner. Je réponds au mieux : ma famille, mes racines plus anciennes dans la région, du côté de Saint Germain de Calberte…

Les enfants se sont déjà trouvés des copains dans le village et courent autour de nous. Les ados affalés sur un mur, tripotent leurs téléphones en se lançant des regards furtifs et en sirotant des boissons colorées. Nous visitons ensuite le village, ses commerces, sa bibliothèque. Les maisons serrées les unes contre les autres, dégagent une impression de force et de sérénité même si je me demande ce qu’il en est au cœur de l’hiver ou même lors des épisodes cévenols.

Nous sommes ensuite réunis pour une mini-conférence qui va nous résumer l’histoire du village et de la région. La journée se terminera par un buffet gargantuesque. Entre-temps, j’ai enfin pu acheter d’horribles charentaises qui me grattent les pieds mais m’ont valu un sourire irrésistible de la part de Mariette.

C’est au petit déjeuner du deuxième jour que je perçois une petite crispation. Les Tollis sont moins bavards qu’à l’habitude. La Comtoise égrène ses coups dans le vide du silence. Que se passe t’il ?

Mariette a longuement parlé avec son amie Marie Ange (ancienne secrétaire de mairie) à qui j’ai confié la veille une partie de mon arbre généalogique. Il en ressort que mon arrière-grand-père aurait été au cœur d’une sombre histoire dans la vallée voisine. De quoi s’agit-il ? Est-ce une erreur ou bien je suis passé à côté d’un secret de famille ? Je vais multiplier les rencontres dans le village et les échanges avec ma famille pour essayer d’y voir plus clair.

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Point de vue de FaustineLadour

Fiona , ma chère jumelle .

Nous voilà arrivés . Dimanche matin , à Castelvielh . Tu dois être

impatiente de connaître mes premières impressions ,aussi vais-je te les livrer de suite .

Dans le train de nuit ,je n’ai pas beaucoup dormi . Le fait de partager un espace si réduit avec des inconnus m’importunait un peu . Au terminus , nous attendaient nos hôtes .

Ils étaient souriants et visiblement contents de faire notre connaissance .

Nous avons pris un petit déjeuner au buffet de la gare .Olivier nous a très vite mis à l’aise en nous parlant de sa région qu’il aime tant et notamment de son village qu’il administre depuis de nombreuses années .

Figure-toi que la rivère qui coule au pied du village porte le même nom que nous « Ladoure » avec un « e » en plus ! C’est un signe , non !

Nous sommes confortablement logés et en plus , sommes plus ou moins en autonomie .En effet , la famille Marchal dispose d’un petit appartement, indépendant mais adossé à la maison principale , de manière à pouvoir

héberger les remplaçants du docteur quand la famille s’échappe .

Aujourd’hui , évidemment nous allons partager les repas ensemble . Mais à partir de demain , il faudra organiser notre semaine .

Une voiture et des vélos sont à notre disposition .

Le cadre est enchanteur et comme tu t’en doutes notre premier ravissement a été l’ambiance sonore des lieux : silence ou pépiement des oiseaux ou bruissement des feuilles ou chant d’un coq au loin .

Alban est lui aussi sous le charme .Ses yeux brillent et il a ce petit air malicieux qui ne trompe pas .

Nous avons déballé nos affaires .

Je vais faire un brin de toilette et nous irons rejoindre Olivier et Clotilde .

Je te tiens au courant de nos prochaines découvertes .

Bisous verdoyants .

Faustine .

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Journal intime de Miléna Tomasi, 14 ans

Le 21 octobre. 

Cher journal, 

La famille invitée par mes parents est arrivée ce week-end… Je flippais énormément de ce moment, depuis que mes parents se sont proposés pour accueillir des inconnus sous notre toit. Quelle idée de m… J’ai tout essayé pour les faire changer d’avis. Que ce serait pas bien pour mon année de 3e, que je dois préparer le Brevet de manière calme et sans perturbation, que j’ai aussi mes cours de théâtre avec la prof de théâtre, Madame Anne Cristina. Et mes cours de volley, aussi ! Mais ils m’ont dit que c’était que 2 semaines et que ça allait tous nous ouvrir aux autres. Que ce serait une superbe expérience pour tout le monde. Tu parles ! 

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feuilleton 24 25 familles candidates

Portraits des familles réunies

CANDIDATURE Solange Gardien

Je me nomme Solange Gardien, j’ai 60 ans et suis jeune retraitée de la fonction publique : j’étais institutrice.

Célibataire et sans enfant, je suis accompagnée par une chienne, un chat et un rat.

J’habite actuellement dans le centre ville de Niort, entourée de béton où la circulation est incessante.

Même si je ne suis pas très loin de la mer où je peux aller me ressourcer le week-end, j’aspire à plus de tranquillité, de calme, et de verdure, surtout de verdure !

Je suis assez dynamique et aime les défis : je fais beaucoup de randonnées, de bivouacs, j’aime la via ferrata, le canyoning, gravir des sommets, parcourir de longues distances, sauter en parachute…

Je suis férue d’histoire de France, de vieilles pierres. J’aime le cinéma et les romans historiques.

Castelvielh correspond à priori à tout ce que je recherche pour mes animaux et pour moi.

Nous sommes avenants, sociables et altruistes et rêvons de faire partie d’une communauté accueillante, soucieuse de son environnement et de ses voisins. Il est certain que je ne vais pas favoriser le rajeunissement du village, mais j’ai quelques neveux et nièces que je peux convaincre de venir !

Invitée chez Mathias Pradelou et Karine Vigier

Matthias Pradelou (38 ans) et Karine Viguier (39 ans), famille recomposée, avec 4 enfants en garde alternée : Tom, 10 ans, Polly, 8ans, Émeline , 4 ans, et Théo, 4 ans. Lui qui est né dans le village, travaille dans le cabinet de géomètres au Vigan. Elle est secrétaire au cabinet du Docteur Marchal et maire de la commune.

Adresse : 43, rue de la belle Estelle

Stéphane et Monique Mercier

Madame la Maire,

Je m’appelle Stéphane Mercier, j’ai 46 ans. Je suis veuf depuis 2 ans.

Je suis père de jumeaux de 16 ans Julia et Alexandre.

La maladie et le décès de ma femme ont fait que j’ai perdu pied et je n’ai pas été suffisamment présent pour mes enfants pendant cette période. J’ai réalisé qu’ils étaient en train dans sombrer quand j’ai été convoqué au commissariat car ils avaient commencé à faire des bêtises, je vous passe les détails…

Julia a toujours été un peu rebelle, elle déborde d’énergie tandis que Alexandre est un doux rêveur , mais il suit toujours sa sœur même dans ses débordements car ils sont très fusionnels.

Pour les sortir du milieu dans lequel ils s’étaient embarqués j’ai pensé à déménager et en découvrant votre annonce je me suis dit que ce serait une opportunité à saisir.

Je suis informaticien, je crée des logiciels et je travaille à la maison.

Si vous acceptez de nous laisser tenter l’aventure je pense que nous pourrions trouver une place dans votre village, Julia pourrait y faire du sport et Alexandre qui adore la nature pourrait développer son projet de devenir apiculteur.

J’attends avec impatience votre réponse avant de leur en parler

Cordialement

Stéphane Mercier

invités par La famille Marty

Le mari : Laurent Marty, 50 ans, né au village, allure sportive, front dégarni, yeux verts, cheveux noirs grisonnants coupés courts, barbe clairsemée. Il travaille à l’office des eaux et forêts, aime la nature et est sensibilisé aux problèmes environnementaux, participe à quelques manifestations organisées sur le sujet.

Très amoureux de sa femme.

L’épouse : Nadia Marty née Lagarde. 35 ans, née à Paris qu’elle quitte à 20 ans pour suivre son mari. Menue, taille moyenne, blonde, yeux bleus clairs, cheveux longs ramenés en chignon . Sympathique et douce. Traductrice, travaille à la maison.

Elle aime la musique, la poésie et la peinture mais elle aimerait avoir plus de temps à consacrer à cet art.

Ils ont un petit garçon de 5 ans qu’elle a eu après avoir fait 2 fausses couches. Elle aime son mari. Elle désire un autre enfant mais il hésite.

L’enfant : Léo 5 ans, blond aux yeux bleus, ressemble à sa mère, espiègle, attachant, toujours en mouvements. Très sociable, aime l’école, aime jouer et inventer des histoires. Il joue souvent avec sa petite voisine Héloïse.

La famille vit dans une grande maison moderne, très claire et ensoleillée.

Un grand jardin derrière la maison un peu en désordre. Au milieu un tilleul où l’été il fait bon se retrouver en famille ou entre copains. Au fond un vieux figuier, un saule pleureur et un immense palmier, une piscine.

Nadia s’ennuie un peu seule des journées entières. Elle fréquente peu de monde en dehors des collègues de son mari. Elle n’a pas d’amis et ne se sent pas totalement intégrée depuis son arrivée il y a 15 ans.

La proposition de la municipalité d’inviter des postulants à passer 15 jours dans une famille en vue d’une future installation l’a séduite et elle se porte candidate avec enthousiasme et joie. Son mari reste plus mesuré et prudent. Il n’est pas tout à fait d’accord pour vivre cette expérience mais cède devant l’engouement de sa femme qu’il veut heureuse et épanouie.

Adresse 210 rue du Rieutort

Candidature d’Antoine Coustou.

Je me nomme Antoine C. Je suis écrivain et j’aimerais être accueilli dans votre village au moins pendant un an. Pour le moment, je vis en Isère mais n’y ai que des attaches provisoires. En effet, mon nouveau projet d’écriture consiste à revenir sur les pas de mes ancêtres originaires du village voisin de C et également de C : les Bastide, les Passebois et les Meynadier notamment et d’écrire leur histoire courant sur les deux derniers siècles. Ces terres âpres ont été le terrain d’aventures à peine croyables que je commence à peine à explorer et que je serais ravi de partager.

J’ai 45 ans ; j’ai été marié et j’ai une fille de 20 ans étudiante qui vit avec sa mère. Mon rêve serait de créer une résidence pour artistes et C parait idéal pour ce projet, ni trop éloigné d’une ville moyenne mais ayant conservé son authenticité, son patrimoine et ses traditions. Je peux participer au financement de ce lieu qui me tient réellement à cœur et j’en serais donc le premier occupant. Mes écrits précédents ainsi qu’un héritage m’assurent des revenus réguliers même si ma notoriété n’est que confidentielle.

Je ne suis ni très liant ni taciturne. J’aime débattre et échanger. Résider à C me permettrait de rencontrer les habitants qui ont certainement bien connu ma famille. Des querelles autour des héritages m’ont éloigné de ces terres que j’ai bien connues et aimées, enfant. Je serais très heureux de remettre mes pas d’adulte dans mes pas de jeunesse.

Je serais ravi de vous rencontrer pour expliciter mes motivations qui vous convaincront, je l’espère de faire de moi l’un de vos voisins.

Invité chez Jean et Mariette Tollis

Jean et Mariette Tollis 70 et 68 ans, anciens instituteurs du village. Ils connaissent tout le monde et sont très bavards. Ils jardinent avec passion. Ils sont très méticuleux.

Adresse : 185, rue du petit pont

candidature de Faustine Ladour

Je m’appelle Faustine Ladour

J’ai 28 ans.

Je suis professeure de Yoga.

Mon compagnon se nomme Alban Pérart.

Il a 30 ans et il est expert comptable.

Nous voulons nous installer dans un lieu reposant et bucolique, loin du stress des grandes villes et de leurs banlieues.

Notre appartement est survolé par des dizaines d’avions qui atterrissent à Roissy et nous subissons des nuisances sonores insupportables.

Nous formons un couple jovial, dynamique, serviable, et sommes prêts à découvrir et à nous installer dans les Cévennes

Invités par Olivier Marchal et Clotilde Balin

Olivier Marchal et Clotilde Balin ; lui est le médecin du village (comme son père auparavant) et elle a un magasin de chaussures au Vigan. Ils ont la cinquantaine. Ils vivent dans une grande maison au fond d’un parc fermé par de hauts murs. Leurs enfants, Sylvain, Rémi et Rebecca font des études en fac à Montpellier.

Adresse : 289, rue du vieux château

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feuilleton 24-25 : familles invitantes et leurs invités

A Famille d’accueil : Julien et Nadine Carrassous (54 et 53 ans)Ils sont originaires du village où ils ont repris la ferme des parents de Nadine. Ils l’ont convertie en exploitation biologique. Ils produisent des oignons doux, des plantes aromatiques qu’ils conditionnent et écoulent localement et dans des boutiques bio. Les enfants sont installés en ville à Montpellier et à Lodève, ils ne viennent pas souvent au village

Adresse : 753 route des escurettes

B famille d’accueil : Bastien Ebrard et Cyril Nolland, 35 ans tous les deux.Il se sont installés depuis dix ans dans un hameau abandonné à l’écart du bourg, mais il participent à la vie associative . Ils ont créé une équipe de volley qui est championne du département. Ils exploitent une châtaigneraie et ont un troupeau de brebis pour le fromage qu’ils écoulent sur les marchés locaux et les boutiques de producteurs.

Adresse : Mas del bosc, 2527 route du grand troupeau

invitent Mamafou Sissé et Irine ( Nelly)

C famille d’accueil : Guillaume et Corrine Portal, 45 ans, qui ont repris la ferme familiale de Guillaume. Ils pratiquent l’agriculture traditionnelle. Ils ont des vergers de pommiers. Ils sont deux enfants, Martin 14ans et Lilas, 12 ans. Corrine est responsable du club de marche.

Adresse :623, Chemin des pradines

D Famille d’accueil : Anne Cristin, 32 ans, professeur des écoles, très investie dans son métier et la vie du village. Elle anime le club théâtre pour les enfants et les adultes.

Adresse : 23, rue de la Grande Carrière

invite Léontine Marchant ( H.L.)

E Famille d’accueil : Jean et Mariette Tollis 70 et 68 ans, anciens instituteurs du village. Ils connaissent tout le monde et sont très bavards. Ils jardinent avec passion. Ils sont très méticuleux.

Adresse : 185, rue du petit pont

invitent Antoine Coustou (Dodou)

F famille d’accueil : Olivier Marchal et Clotilde Balin ; lui est le médecin du village (comme son père auparavant) et elle a un magasin de chaussures au Vigan. Ils ont la cinquantaine. Ils vivent dans une grande maison au fond d’un parc fermé par de hauts murs. Leurs enfants, Sylvain, Rémi et Rebecca font des études en fac à Montpellier.

Adresse : 289, rue du vieux château

invitent Faustine Ladour (H.T.)

G famille d’accueil : Marlène Costes 35 ans et Benoît Trincou 27 ans. Elle est vétérinaire et lui son assistant. Ils ont deux filles, Rose, cinq ans et Méline 3 ans. Elle est originaire du village où ses parents sont encore agriculteurs. La mère garde souvent les enfants.

Adresse:389, route du Vigan

invitent Ima Kasongo (dom dor)

H : famille d’accueil : Jeanne Testari, 28 ans et Tony Perrosi 27 ans. Jeanne est la bibliothécaire du village et s’occupe du cinéma itinérant. Elle fait de nombreuses animations. C’est elle qui a eu l’idée de l’accueil des familles. Son mari est aussi très populaire, c’est le meilleur joueur de l’équipe de foot et un boute en train.Il es t ouvrier ébéniste au Vigan. Ils attendent un enfant.

Adresse :142 rue vieille du Temple

I famille d’accueil : Jean Tourment et Pauline Joucla , les potiers, ils ont 55 ans. Ils ont de nombreux amis et beaucoup de fantaisie ; On les appelle « les artistes » au village.

Adresse : 425, chemin de la souleilhade

J famille d’accueil : Paul et Anna Castel, (60 ans et 58 ans). Il est ouvrier, au chômage depuis six mois, suite à la fermeture de son entreprise. Anna est employée à l’agence postale comme contractuelle et elle fait le ménage chez le Docteur Marchal pour compléter leurs revenus. Leur fils est professeur des écoles à Mende. Lui est conseiller municipal ; c’est son troisième mandat.

Adresse : 14 rue marcel Bonnafous

K : famille d’accueil : Gilberto et Angela Tomasi (42 ans et 39 ans)Elle est caissière à la superette. Il est maçon . Ils ont une fille de 14 ans Miléna, élève de troisième au Vigan et qui participe au club de théâtre. Elle joue aussi au volley.

Adresse : 374 rue de la revirade

invitent la famille Lacommère (L.D.

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Feuilleton 24 25 village cherche habitants : éléments de départ

Éléments pour le feuilleton

Point de départ

Castelvielh est un village des Cévennes, à une douzaine de kilomètres d’une ville équipée de services et de transports.
Le village compte entre 600 et 800 habitants. C’est un village perché, dans un très beau cadre. Une rivière court à ses pieds.Le bourg abrite un château fort en ruine, un temple, une église, une école (menacée), de belle maisons de pierre, anciennes dont beaucoup sont vides. Plusieurs hameaux écartés y sont rattachés. Le village vieillit même si quelques familles jeunes se sont installées récemment.

Il reste encore des agriculteurs (dont deux familles de néoruraux), et le bourg compte encore un café, une épicerie – cybercafé associative, un restaurant (chez Modestine en souvenir du passage de Stevenson), une boulangerie, une supérette avec un poste d’essence, et plusieurs artisans dont un potier. L’agence postale est ouverte deux jours par semaine. Miracle, il a encore un médecin et un vétérinaire.

La vie associative et culturelle est dynamique à travers son foyer rural, ses associations sportives, son rattachement à un cinéma itinérant, sa bibliothèque. Deux Gr se croisent sans le village où passent de nombreux randonneurs.

La Maire du village et le conseil municipal ont invité les villageois pour réfléchir ensemble au moyen original d’attirer de nouveaux habitants : les familles candidates seront hébergées pendant 15 jours durant les vacances de Toussaint, chez l’habitant en vue de faire connaissance avec le village et de mûrir leur projet

En réunion du conseil municipal et des familles prêtes à recevoir des candidats (pages suivantes) , un tirage au sort a permis les attributions (violet)

Feuilleton 2023 24: le grimoire volé dernier chapitre

Journal de Joséphine

9 janvier 2024

J’ai reçu ce matin un long courriel d’Aldo qui résolve toute l’affaire ! Quelle gourde suis-je de n’y avoir pas pensé plus tôt ! Moi qui me prends pour une pro je n’avais pas fait le rapprochement ! Bien sûr que la famille Barbier Mueller du moins les deux derniers survivants Dalia et Paul n’avaient pas du tout envie que soit révélé le contenu du manuscrit du grimoire relié de peau humaine , celle de Geoffroy de Tréville découpée par son soi disant fidèle serviteur : Paul le barbier. En effet on aurait alors appris que le loyal barbier avait trahi à Castillon,passant dans le camp des français et portant par traîtrise des coups mortels dans le dos de son maître avec sa propre épée, l’épée de la trahison, de la forfaiture et du déshonneur. Depuis le secret de cette infamie pèse sur le lignage des Barbier transmis de génération en génération. C’est la rencontre avec la descendante de Geoffroy qui provoque l’exil ou plutôt la fuite de Paul au Japon et de là-bas il commandite l’accident fatal des parents de Dalia ; puis avec la grand-mère devenue sa complice ils se partagent le magot : la fabuleuse collection.

Enfin pourquoi Paul s’efforce-t-il de dissimuler la deuxième partie de son nom : Mueller ? Aldo n’a pas eu de mal en épluchant la généalogie de la famille de découvrir le pot aux roses : le grand-père de Paul était un bel aryen, un nazi SS de la Das Reich …Ben oui quand on a depuis si longtemps dans ses gènes la trahison et le goût des objets fabriqués en peau humaine ce n’est pas très étonnant.

Dès lors rien de plus urgent que faire disparaître la preuve de cette tare familiale. Quoi de plus simple alors que de simuler un vol ? Un vol qui serait validé par une enquête inaboutie évidemment d’une détective réputée et le tour était joué.

C’était sans compter sur mon Aldo ! Il a même retrouvé la trace du grimoire mis en vente sur le Bon Coin Nippon d’Osaka à un prix astronomique . Il paraît qu’il y a là-bas une forte demande pour ce genre de chose les collectionneurs japonais ayant un faible pour la biblioplégie anthropodermique.

Tout cela m’a donné une idée pour l’atelier d’écriture que j’anime à la médiathèque : si je proposais au groupe d’écrire une sorte d’enquête policière à partir de l’énigme du grimoire volé ?