Ecrit en Avril 2021 – Jeu3- contraintes multiples

Jeu N°3 : contraintes multiples : amorce + S+7

Ecrire un poème de 1 , 2 ou 3 strophes de 8 vers (ne vous affolez pas).

Le premiers vers est une amorce choisie parmi les suivantes ( ce sera toujours la même) :

– J’ai oublié…

– Je ne suis pas du genre…

– Où ai-je lu que…

– Je me demande si…

Le deuxième vers complète la phrase en utilisant au moins deux noms (substantifs)

les vers suivant sont un enchaînement du deuxième vers par S+7 successifs (en allant chercher les mots sept places plus loin dans un dictionnaire).

N’ayez pas peur de l’absurde. Voici un exemple :

Où ai-je lu

Que les poules sont des dinosaures

que les poulinières sont des dionées 

que les poupons sont des dioramas

que les pourcentages sont des dioxygènes

que les pourpiers sont des diphtongaisons

que le pourridié est un diplomate,

que les pourritures sont des diplômés

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Je me demande …

Si l’avenir est écrit
Si l’aventurier peut être  écroué
Si l’aveugle devient ectoplasme
Si être avide est un écueil
Si l’avion peur être une écumoire
Alors l’aviron peut plaire à l’écuyer
Et si l’avitailleur nous mène vers l’éden
L’avocaillon lui, peut être édifiant.

SM

Je me demande

si les journalistes sont des menteurs

Si les jubés sont des mentors

Si les judas sont des menu-vairs

Si les judokas sont des mers

Si les juilletistes sont des merceries

Si les jules sont des mercures

Si les jumelles sont des merdes

Si les junkies sont des méridiennes.

Ddou

Je me demande si  

l’hiver attend le printemps 

le hobby attend la prise 

le hockey attend la prison 

le holmium attend la privauté 

l’holographie attend la probabilité .

J’ai oublié 

ma brosse à dents et mon pyjama 

ma brouette et le pyralène 

le brouillard et le pyrex 

mon brouillon et la pyrogravure 

la brousse et le pyrosis .

HGT

Je me demande si

Le dessin améliore la vie

Le dessous de plat améliore la vieillesse

Le destin améliore la vierge

La destitution améliore le vigile

La désunion améliore la vigueur

le détail améliore le village

Le détachant améliore le vinaigre

S.R.

Je ne suis pas du genre

à jeter de la poudre aux yeux

A jeter le poudrier au Yogi

A jeter des pouilles au Yorkshire terrier

A jeter le poulain au yo-yo

A jeter le poulet à l’Yttria

A jeter le poulpe au Zaibatsu

A jeter le poupon au Zancle

A jeter les pourparlers à la Zarzuela

Je ne suis pas du genre

A mettre tous les œufs dans le même panier

A mettre toutes les offensives dans le même panislamisme

A mettre tous les officiers dans le même panneau

A mettre tous les offsets dans le même panorama

A mettre toutes les ogresses dans le même pantalon

A mettre toutes les oiselles dans la même pantoufle

A mettre tous les okapis dans le même papa

DDor

jeu amorcé et non développé

Où ai-je lu que

le port du masque même au temps du carnaval

ne protégeait pas du virus mondial

Atelier d’écriture d’Avril 2021,

ATELIER D’ECRITURE – ALT-

Vendredi23 Avril 2021

Centre Culturel Terrasson ???

Encore une d’inconnue de taille : serons nous déconfinés, je n’ose plus y croire et dans quel créneau horaire ?

Ce n’est pas une raison pour ne pas continuer…sur le blog, il ne faut pas se rouiller.

Jeu 1 Si je peux me permettre…

Ainsi débute le dialogue ou le monologue d’un personnage de fiction (littérature, cinéma) lors de sa rencontre avec un personnage d’une autre fiction. Il explique comment, par un comportement différent, il aurait donné un tout autre cours à l’histoire

Jeu 2 : l’Alexandrin greffé (jeu de l’Oulipo)

Choisissez un des sonnets très connus que je vous propose et transformez le : pour chaque vers, changez un des deux hémistiches en empruntant celui d’un autre poème ( Vous pouvez choisir ces extraits dans plusieurs poèmes différents de votre choix)

Ronsard

Sonnet pour Hélène

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! »

Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre, et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Jules Laforgue, Le Sanglot de la terre, 1880.

 LA CIGARETTE 

Oui, ce monde est bien plat ; quant à l’autre, sornettes.
Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,
Et pour tuer le temps, en attendant la mort,
Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.

Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes,
Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord,
Me plonge en une extase infinie et m’endort
Comme aux parfums mourants de mille cassolettes1.

Et j’entre au paradis, fleuri de rêves clairs
Où l’on voit se mêler en valses fantastiques
Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand je m’éveille en songeant à mes vers,
Je contemple, le cœur plein d’une douce joie,
Mon cher pouce rôti comme une cuisse d’oie.

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