Vigneronne (2021), Laure Gasparotto

Une des participantes est revenue sur ce titre évoqué lors d’une précédente séance. Le style trop sec ne lui a pas permis d’apprécier ce texte.
Voir le compte rendu du mois de septembre 2021
Vigneronne (2021), Laure Gasparotto

Une des participantes est revenue sur ce titre évoqué lors d’une précédente séance. Le style trop sec ne lui a pas permis d’apprécier ce texte.
Voir le compte rendu du mois de septembre 2021
Rien ne t’appartient (2021), Nathacha Appanah

Cette romancière mauricienne, également journaliste récemment invitée à la Grande Librairie, dégage force et profondeur. Ce titre est son dixième livre. Ses descriptions dévoilent une grande richesse de vocabulaire. Nathacha Appanah s’empare une nouvelle fois des thématiques fortes qui courent dans tous ses romans : l’enfermement, la mémoire, la résistance. Son phrasé est doux, poétique, tout en suggestion, même ou plutôt surtout lorsque la violence surgit.
Il n’y a pas que le chagrin et la solitude qui viennent tourmenter Tara depuis la mort de son mari. En elle, quelque chose se lève et gronde comme une vague. C’est la résurgence d’une histoire qu’elle croyait étouffée, c’est la réapparition de celle qu’elle avait été, avant. Une fille avec un autre prénom, qui aimait rire et danser, qui croyait en l’éternelle enfance jusqu’à ce qu’elle soit rattrapée par les démons de son pays.
Continuer la lecture de « Lu en octobre 2021, coups de coeur : Nathacha Appanah, Rien ne t’appartient »Un été grec, Jacques LACARRIERE

Une de nos lectrices nous a signalé , sans plus de détail« Un été grec » de Jacques Lacarrière qui a accompagné avec Bonheur son voyage en Grèce, cet été.
C’est un ouvrage , publié en 1975 juste après la chute des généraux. Jacques Lacarrière y dépeint « sa Grèce » parcourue pendant vingt ans, à l’écart des sentiers battus, sous l’égide d’une grande culture, et la rencontre de ses populations (moines du mont Athos, gens de Crête ou du Péloponnèse). Notre a dû confronter ce texte intime, témoin d’une époque déjà lointaine avec le pays qu’elle a découvert aujourd’hui.
Valérie PERRIN, Les Oubliés du dimanche (2015)

Valérie Perrin est née et a grandi en 1967 à Gueugnon (Bourgogne). Petite, elle n’aimait pas l’école et a abandonné le lycée en première, se rendant à Paris où elle vivra de petits boulots. Plus tard elle fondera une famille et partira s’installer à Trouville-sur-mer. En 2006, elle a fait la rencontre du réalisateur Claude Lelouch. C’est alors une véritable opportunité pour sa carrière : elle va devenir photographe de plateau et scénariste. Valérie Perrin a écrit à ce jour 3 romans et 1 nouvelle. Les Oubliés du dimanche est donc son premier roman.
L’héroïne principale, Justine Neige, a 21 ans vit avec ses grands-parents suite à un tragique accident qui a coûté la vie à ses parents alors qu’elle était enfant. L’intrigue se situe dans un EHPAD, « Les Hortensias », où Justine travaille en tant qu’aide-soignante. Elle adore son métier et se lie particulièrement à Hélène, une résidente dont l’histoire la touche beaucoup. Hélène lui raconte les événements tragiques de la Seconde Guerre mondiale et ce qui est arrivé à son mari, tandis que Justine s’ouvre à la vieille dame en lui racontant l’accident de ses parents, sujet tabou avec ses grands-parents, ainsi que ses amours et ses aventures de jeune femme.
Le titre du roman fait écho à ces trop nombreux résidents en attente vaine d’une visite de leurs proches. C’est l’un des autres axes abordés par l’auteure, au travers d’une enquête autour d’un corbeau qui déplore la situation de ces laissés pour compte…
Ce livre est une ode à la douceur et à la délicatesse. Elle évoque avec poésie la transmission entre générations et les liens qui se tissent petit à petit entre elles.
Born to run, Bruce Springsteen
En 2009, Bruce Springsteen et le E Street Band jouent à la mi-temps du Super Bowl. L’expérience est tellement grisante que Bruce décide d’écrire à ce sujet. C’est ainsi qu’a commencé cette extraordinaire autobiographie.
Au cours des sept années écoulées, Bruce Springsteen s’est, en secret, consacré à l’écriture de l’histoire de sa vie, apportant à ces pages l’humour et l’originalité qui lui sont habituels.
Il décrit son enfance, dans l’atmosphère catholique de Freehold, New Jersey, la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient son imagination, jusqu’au moment qu’il appelle Le Big Bang : la première fois qu’Elvis Presley passe à la télévision. Continuer la lecture de « lu en février 2020, coup de coeur : Bruce Springsteen, born to run »
L’œil le plus bleu, Toni Morrison
Premier roman de Toni Morrison, Prix Nobel de Littérature en 1993, « L’oeil le plus bleu », écrit assez tardivement, permet à la romancière de connaitre son premier succès.
Avoir des yeux bleus, et encore plus bleus que Shirley Temple, c’est le rêve de Pecola, une petite fille noire, laide, qui vit à Lorain (Ohio – États-Unis), rejetée par la société et à l’école. De plus, malgré son jeune âge (douze ans), Pecola va avoir un enfant mais le drame est qu’il serait de son père, violent. Son passé éclairé par des flash-backs explique cette violence, Continuer la lecture de « lu en février 2020, coup de cœur: T. Morrison, l’œil le plus bleu »
Marc Roger, Grégoire et le vieux libraire (2019)
Marc Roger est né en 1958 à Bamako au Mali.
Il exerce la profession de lecteur public au sein de la Compagnie « La Voie des Livres ». Depuis 1992, il vit de sa passion pour la lecture à voix haute, qui représente un lien social fort selon lui :
« Lire à voix haute et en public, c’est à mon sens, offrir à l’écoute du plus grand nombre, public adulte et jeunesse, des récits brefs, nouvelles ou extraits de romans. C’est également produire des étincelles qui donnent envie de lire, d’ouvrir la voie des livres par où circulent l’échange et les idées. Mais c’est aussi, au cœur des villes et des villages, dans l’entreprise, dans les cafés, partout dans la cité, s’inscrire comme un passeur. Tout simplement lecteur public. »
Grégoire et le vieux libraire, premier roman de Marc Roger.
C’est l’histoire d’une rencontre, une belle rencontre. Entre Grégoire, 18 ans, pas doué pour les études et devenu agent de service hospitalier dans une maison de retraite malgré lui parce qu’il faut bien travailler pour gagner sa vie, et Monsieur Picquier, ancien libraire atteint de la maladie de Parkinson et d’un glaucome aux yeux. Le vieux monsieur ne peut plus ni tenir un livre, ni distinguer les mots sur les pages. Grégoire fuit pourtant cet objet, qui lui rappelle sa médiocrité à l’école ; mais Monsieur Picquier va avoir besoin de lui pour l’aider à vivre de son ancienne passion avant de s’éteindre, (si ça se trouve des années plus tard, sans avoir pu retrouver le plaisir de lire). Continuer la lecture de « lu en février 2020, coup de cœur : Marc Roger, Grégoire et le vieux libraire »
Isaac Babel, Contes d’Odessa (1923-1937)
Isaac Babel est un écrivain né dans le ghetto juif d’Odessa le 13 juillet 1894, fusillé le 27 janvier 1940 à Moscou.
Isaac Babel est né dans une famille aisée. Il fréquente l’école de commerce d’Odessa, tout en étudiant aussi parallèlement la religion juive. Il apprend ainsi à lire le yiddish. Peu porté à la pratique du sport ou à celle de la musique, il dévore les livres. Il a une bonne maîtrise de la langue et de la littérature française. Flaubert et Maupassant sont les auteurs qui le marqueront le plus et ils auront une influence très forte. Lorsqu’il écrit, il le fait en Russe car il se considère comme Russe. Continuer la lecture de « lu en février 2020, Coup de cœur : Isaac Babel , Contes d’Odessa »

Dominique Bona, Stefan Zweig (1996)
Dans son ouvrage très riche, Dominique Bona (Membre de l’Académie Française) qui a écrit nombre de biographies (Romain Gary, Berthe Morisot…) explore la personnalité complexe de Stefan Zweig mais aussi son art d’écrire.
Il est né en 1881 dans une famille juive dans l’Empire Austro-Hongrois.
Il a un rejet profond de son éducation scolaire dont le seul projet était de dompter les élèves, il n’aime pas le sport mais a la passion de la musique et de la littérature, a pour maîtres Rainer Maria Rilke, Goethe, Voltaire ou Hesse, aime Verlaine et Verhaeren. Il aime aussi les femmes. Il a la chance d’avoir un frère aîné qui reprend l’affaire familiale et de pouvoir, une fois ses études faites, se consacrer à ses passions. Continuer la lecture de « lu en février 2020, coups de cœur: Dominique Bona, Stefan ZWEIG »
Clarissa Pinkola Estres, Les femmes qui courent avec les loups (1992)
Il s’agit d’un essai de Clarissa Pinkola Estres, auteure états-unienne qui est aussi une conteuse et une psychanalyste s’appuyant sur la démarche de Jung. Dans sa profession, elle prend principalement en charge des vétérans de guerres pour qu’ils se « réparent ».
Elle fait partie des psychanalystes qui explorent les contes pour développer leurs théories. Continuer la lecture de « Lu en Février: coups de cœur:C. Pinkola Estres , les femmes courent avec les loups »