lu en février 2020 , coup de cœur : jean Echenoz, la vie de Gérard Fulmard

Jean Échenoz, Vie de Gérard Fulmard (2020)

Avec ce nouveau livre, Jean Échenoz nous présente une parodie de polar.

Le personnage principal, Gérard Fulmard, est un anti-héros, un raté qui enchaîne les échecs. Son nom de famille qui, à une lettre près, évoque un oiseau de mer gris et terne, n’est pas en sa faveur.

Le début de l’intrigue illustre bien le ridicule du personnage. Nous apprenons que la chute d’un satellite soviétique a tué son propriétaire d’appartement ; Gérard se croit alors délesté de tous ses impayés de loyer et de ceux à venir. Continuer la lecture de « lu en février 2020 , coup de cœur : jean Echenoz, la vie de Gérard Fulmard »

Lu en février 2020 : coup de cœur : T. Cantaloube , Réquiem pour la République

Thomas Cantaloube, Requiem pour une République (2019)

Thomas Cantaloube est né en 1971 en France, il est journaliste et écrivain.

Requiem pour une République est son premier roman, qui a obtenu le Prix Landerneau.

Selon notre lectrice, il s’agit certes d’un polar, mais pas que.

L’intrigue se situe à Paris entre 1959 et 1962, pendant la guerre d’Algérie.

Tout débute par l’assassinat d’un avocat Algérien très connu et celui de sa famille, en 1959. Deux personnages que tout oppose vont enquêter sur cette affaire : Continuer la lecture de « Lu en février 2020 : coup de cœur : T. Cantaloube , Réquiem pour la République »

lu en février 2020, coups de cœur : Emmanuel Dongala, le feu des origines

Emmanuel Dongala, Le Feu des origines (1987)

 

 Emmanuel Dongala a une langue magnifique imagée, précise et rapide, de l’humour aussi pour dresser une grande fresque de l’histoire du Congo Colonial à travers l’histoire de son héros décalé, Mandala (la palme) Mankuku (celui qui défie les puissants).

Le livre est aussi bien une critique de la société ancienne que de la société coloniale.

L’enfant naît dans un village de la Brousse, mais sans témoin (seule une palme plantée par la mère sur le lieu de l’accouchement) et avec des yeux verts, ce qui fera douter de son humanité. Continuer la lecture de « lu en février 2020, coups de cœur : Emmanuel Dongala, le feu des origines »

Lu en février 2019: coups de cœur / Emmanuel Bove, mes amis

Emmanuel Bove, Mes Amis (1924)

Emmanuel Bove (1898-1945) est le fils d’un père émigré juif russe et d’une mère domestique d’origine luxembourgeoise. Il a grandi dans un milieu miséreux et précaire, qui constitue l’arrière-plan général de la plupart de ses récits. Mobilisé en 1918, il échappe de peu à la guerre. Il a eu deux femmes, d’abord une jeune institutrice (durant la période où il a commencé à écrire), puis une jeune fille de la bourgeoisie juive, mais qui vivait dans un milieu trop étranger pour lui. Continuer la lecture de « Lu en février 2019: coups de cœur / Emmanuel Bove, mes amis »

Lu en février 2019: coups de cœur / Claude Pinault, le syndrome du bocal

Claude Pinault, Le Syndrome du bocal (2009)

 Ce récit est un témoignage de Claude Pinault (né en 1951), directement inspiré de sa vie personnelle puisque le personnage principal, un ingénieur, est soudainement atteint du syndrome de Guillain-Barré. Cela lui arrive alors qu’il revient de vacances avec sa femme et ses deux enfants ; il a été piqué par une méduse durant le séjour. L’ingénieur consulte plusieurs médecins, tandis que sa santé se dégrade de jour en jour. Une descente aux enfers commence : ce sont ses bras puis ses jambes qui se retrouvent ankylosés. Continuer la lecture de « Lu en février 2019: coups de cœur / Claude Pinault, le syndrome du bocal »

Lu en février 2019: coups de cœur / Peter Wohlleben, le vie secrète des arbres

Peter Wohlleben, La Vie secrète des arbres (2015)

Né à Bonn en 1964, P W a d’abord fait des études de biologie avant de devenir garde-forestier. Mais étant en désaccord avec l’exploitation « marchande » de la forêt, (Son travail comprenait abattage d’arbres anciens et l’utilisation des pesticides). Il décida de se débarrasser de ses machines servant à l’abattage massif de bois, et les remplacer par des attelages de chevaux. Finalement, en 2006, la municipalité lui offrit sa chance. Au bout de deux ans, l’exploitation de la forêt passa de la perte au profit.

Cet ouvrage, éloge de la lenteur, a été très médiatisé lors de sa parution en France. Les citadins regardent les arbres comme des « robots biologiques » conçus pour produire de l’oxygène et du bois.

Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux. Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d’un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons appelé ironiquement « Bois Wide Web ». 

C’est un excellent document de sensibilisation, scientifique et pédagogique en apprend beaucoup sur les hêtres, sapins, séquoias, lichens… leurs mécanismes d’auto-défense. Utilisant un langage simple et imagé, ce livre a connu un grand succès.

Lu en février 2019: coups de cœur / Eric Vuillard, La guerre des pauvres

Éric Vuillard, La Guerre des pauvres (2018)

Ecrivain et cinéaste né en 1968 à Lyon, Eric Vuillard est notamment l’auteur chez Actes Sud de Tristesse de la terre (2014, prix Joseph-Kessel) et de L’ordre du jour (2017), qui lui a valu le prix Goncourt.

Les exaspérés sont ainsi, ils jaillissent un beau jour de la tête des peuples

comme les fantômes sortent des murs.

É. V.

 La « Guerre des pauvres » débute avec une pendaison, celle d’un père, son fils Thomas Müntzer n’oubliera jamais cette image gravée dans sa mémoire. Cet évènement est lié à la réforme luthérienne qui provoque des troubles en Allemagne Continuer la lecture de « Lu en février 2019: coups de cœur / Eric Vuillard, La guerre des pauvres »

Lu en février 2019: coups de cœur /Philippe Claudel, Parfums

Philippe Claudel, Parfums (2012)

Philippe Claudel, né en 1962, a fait des études de lettres avant de devenir enseignant aussi bien dans des établissements classiques que dans des hôpitaux, auprès d’enfants handicapés ou dans des prisons. Il est un auteur reconnu qui a publié  « Parfums » en 2012.

Deux autres romans antérieurs avaient également connu un certain succès : « Les âmes grises » et « La petite fille de Monsieur Linh ».

C’est une série de 17 textes très courts portés par une odeur. La mémoire des parfums est tenace et elle ouvre la porte de bribes de souvenirs que nous fait partager Philippe Claudel, références à la vie quotidienne (le munster condamné au rebord d’une fenêtre), à l’amour (odeur de la femme aimée), à la mort. Continuer la lecture de « Lu en février 2019: coups de cœur /Philippe Claudel, Parfums »