Lors de ces moments où les soleil répand ses derniers rayons, redonnant à la totalité de notre environnement cette même couleur grise, claire d’abord, puis de plus en plus foncée, au point que tout devient finalement noir (arbres, maisons, animaux passant par là), Maître Mahmut et moi marchons longuement, pas après pas, un pied devant l’autre, vers notre modeste bâtisse faite de pierres empilées les unes sur les autres, surmontées d’un toit constitué de pailles et de tiges de roseaux. Nous revenons, après être descendus vers cet endroit regroupant plusieurs maisons comme la nôtre, disposées circulairement pour former un petit village où les gens vivent tout près les uns des autres, j’avais comme impression, sans pouvoir l’expliquer mais en la ressentant pourtant de tous mes membres, que nous avancions vers cette étendue, bleue et parfois grise une partie de la journée, noire et constellée de taches blanches et brillantes une autre partie de la journée, où nos semblables, comme Mahmut et moi-même, fermons les yeux et reposent leurs consciences.
LD

