Jeu 2 : ambiance
Recréer un moment d’une journée d’été en privilégiant les sensations physiques.
Ambiance senstivale .
Les vaguelettes clapotent dans les ruisseaux qui dégringolent de la plage .
Les grains de sable emportés par la marée froufroutent et les bernard-l’ermite glougloutent , bousculés par le courant descendant .
Mes lèvres se délectent de ce petit dépôt salé , accroché au coin de ma bouche .
En marchant , pour rejoindre , au loin , cette ligne bleutée , moutonnante , des algues naufragées chatouillent mes doigts de pieds .
Une odeur délicate , fragmentée nimbe l’espace et ravit mes papilles .
Enchantée de cette atmosphère enveloppante , je zigzague tel un crabe vers l’horizon azuré où la terre et le ciel se confondent .
HGT
Je m’allonge sur l’herbe drue et je ferme les yeux. Le contact de la terre chaude sous mon corps, les chatouilles des brins d’herbe sous mes doigts. La caresse du soleil et du léger vent sur mon visage, mes jambes, mes orteils. Le bruit du clapotis de l’eau dans le ruisseau, tout proche. Les feuilles des arbres qui s’agitent. Le chant de plusieurs espèces d’oiseaux, comme si ces derniers dialoguaient entre eux. Le bourdonnement des abeilles, des insectes, l’aboiement des chiens au loin. L’odeur des fleurs, des plantes, de la terre labourée, de l’air à la fois sec et doux. Derrière mes yeux clos je devine l’intensité de la lumière. Je joue avec cette lumière en resserrant ou en desserrant mes paupières, tout s’obscurcit ou tout devient plus clair selon mes envies. Je ne pense plus à rien si ce n’est à toutes ces sensations offertes par mes sens. Je constate que seul le goût n’a pas été sollicité. Je profite encore de ce moment d’été avant de me lever, lentement, pour aller siroter une grenadine.
LD
Pour occuper cette chaude journée d’été, papa propose d’aller au bord de son ruisseau.
Il le connait depuis toujours ; donc, c’est son ruisseau. S’y rendre est déjà un peu aventureux pour mes jambes de petites filles, entre herbes hautes et orties à éviter. Il faut aussi transporter panier de victuailles, , nappe, serviettes, bouées…Enfin, c’est l’heure délicieuse où je peux plonger les pieds dans l’eau fraîche. Le sable doré scintille comme un arbre de Noël. Papa s’adonne au plaisir de traquer les truites. Le soleil est au-dessus de nous mais les arbres nous procurent encore une fraîcheur bienfaisante.
Midi – les délices préparés pour le pique-nique sont étalés sur la nappe colorée dédiée à ces agapes. Quiches, terrines et salades, melons, fraises, avec leurs couleurs acidulées et leurs parfums s’offrent au regard des gourmands impatients.
Les mains et les assiettes se tendent, les plats se vident dans une joyeuse cacophonie. Le soleil dore les épaules nues et fait apparaître un vol de chapeaux qui se posent sur les petites têtes. La chaleur devient plus écrasante. Après le pique-nique, le silence se fait. Des effluves de café luttent avec le parfum de la crème solaire. Les heures s’étirent doucement entre somnolence, lecture ou confidences chuchotées. Seuls, le murmure de l’eau qui clapote sur les rochers et le bruissement de quelques insectes qui butinent troublent la douce torpeur qui règne au bord du ruisseau.
Les pieds dans l’herbe encore fraîche, c’est le moment pour moi de rêver, de contempler le lac au loin qui miroite. Instants de grâce où tout est suspendu.Pour occuper cette chaude journée d’été, papa propose d’aller au bord de son ruisseau.
Il le connait depuis toujours ; donc, c’est son ruisseau. S’y rendre est déjà un peu aventureux pour mes jambes de petites filles, entre herbes hautes et orties à éviter. Il faut aussi transporter panier de victuailles, , nappe, serviettes, bouées…Enfin, c’est l’heure délicieuse où je peux plonger les pieds dans l’eau fraîche. Le sable doré scintille comme un arbre de Noël. Papa s’adonne au plaisir de traquer les truites. Le soleil est au-dessus de nous mais les arbres nous procurent encore une fraîcheur bienfaisante.
Midi – les délices préparés pour le pique-nique sont étalés sur la nappe colorée dédiée à ces agapes. Quiches, terrines et salades, melons, fraises, avec leurs couleurs acidulées et leurs parfums s’offrent au regard des gourmands impatients.
Les mains et les assiettes se tendent, les plats se vident dans une joyeuse cacophonie. Le soleil dore les épaules nues et fait apparaître un vol de chapeaux qui se posent sur les petites têtes. La chaleur devient plus écrasante. Après le pique-nique, le silence se fait. Des effluves de café luttent avec le parfum de la crème solaire. Les heures s’étirent doucement entre somnolence, lecture ou confidences chuchotées. Seuls, le murmure de l’eau qui clapote sur les rochers et le bruissement de quelques insectes qui butinent troublent la douce torpeur qui règne au bord du ruisseau.
Les pieds dans l’herbe encore fraîche, c’est le moment pour moi de rêver, de contempler le lac au loin qui miroite. Instants de grâce où tout est suspendu.
DDou
D’abord une odeur de vase et d’iode mêlées, à laquelle la brise frisquette ajoute celle de la créosote qui recouvre les hangars à bateaux et les cabanes.
Ensuite, la lumière douce du petit matin sur le bassin ; la même blancheur de la mer et du ciel sans frontière… comme une page ponctuée de signes mystérieux… une sorte de partition composée par les piquets des parcs coiffés ça et là de mouettes endormies.
Enfin, le silence, serein, à peine souligné par le clapotis des vaguelettes et le tac-tac du moteur à deux temps d’une pinasse au loin.
L’eau fraîche saisit les chevilles et les mollets qui se souviennent encore de la chaleur du lit, tandis que je ramène le canoë sur la berge. Le bref tintamarre de l’attirail sur la coque métallique cède la place à la cadence légère du passage régulier des pagaies dans l’eau.
Sur la zone de pêche, le frêle esquif dérive sans bruit. Sans une parole, dans une douce torpeur on attend la secousse brève dans le poignet, plus ou moins vive , l’éclair d’argent qui jaillira des profondeurs pour retomber dans le bateau, à moins que dans un élan ultime le poisson se détache avant de disparaître, alors que la tension du fil se relâche lentement.
Les heures passent dans une langueur de loutre, au ralenti, avec la marée, les piquets disparaissent progressivement du paysage maintenant inondé d’un soleil implacable qui brûle tout ce qui dépasse des vêtements ou du chapeau. La vie reprend dans le cri des mouettes, le bruit plus réguliers des moteurs et , au loin, les rumeurs de la ville qui s’éveille. Les vagues provoquées par le passage d’un engin à moteur choque la coque et nous fait tanguer un instant, et la paix s’installe à nouveau.
La partition musicale se dessine à nouveau sur les flots qui s’agitent un peu, le courant s’inverse ; il est temps de bander les muscles des bras pour rejoindre la côte et la cacophonie ordinaire.
Ddor

