Mystère à la résidence au long cours : chapitre 4 : Pour la boule, c’est Griffoul

Chapitre 4

Pour la boule, c’est Griffoul.

Aller raconter tout ça à Maria ? Non, maintenant c’était son affaire à elle, pas question de partager avec qui que ce soit ; quant aux tarots elle était bien placée pour savoir que c’était du pipeau pour les gogos mais il fallait bien gagner sa vie.…

Donc elle décida de prendre contact avec les intrus par le biais d’une lettre cachetée qu’elle glisserait sous la porte comme le suggérait l’auteur du précédent chapitre, toujours médiocrement inspiré comme d’habitude.

Oui mais que leur dire ? et d’ailleurs quelle langue parlaient-ils ? rien n’indiquait qu’ils fussent français ou francophones.

Elle réfléchit un peu ce qui réveilla rapidement sa céphalée chronique ; elle prit un doliprane et décida de consulter sa boule. Après quelques manipulations et incantations de base qu’on lui avait enseignées à l’école supérieure nationale de voyance, la boule s’éclaira et une voix caverneuse venue d’outre-tombe déclara : « Lucien Griffoul est le seul personnage intéressant de ce récit tordu c’est à lui que tu dois demander de l’aide » . Puis la lumière blafarde clignota deux ou trois fois la boule fut prise d’une sorte de hoquet qui la fit sursauter sur place puis elle s’immobilisa, poussa un denier râle et resta obstinément muette malgré les sollicitations de Lucia qui aurait bien voulu en savoir davantage. En effet, elle ne voyait pas en quoi Griffoul, ce vieil ivrogne misanthrope, pouvait lui être utile dans cette affaire.

Cependant si elle ressassait sans cesse ces pensées insensées et se laissait aller, sa céphalée n’allait pas cesser or il fallait faire cesser cette fieffée céphalée. Elle reprit un cachet et se rendit ²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²& chez M.Griffoul.

Elle dut frapper un long moment à la porte du bonhomme avant d’obtenir un signe de vie :

-Qu’es aquel bruch miladiu ? entendit-elle alors derrière la porte. N’am pot pas demorar en patz dins aquel ostal ! Que voletz ?

-J’ai besoin de vous pour une affaire très importante, supplia-t-elle.

-Un afar important ? Vèi quo’s divendre lo jorn de l’Essor Sarladais vèni mas de lo reçaubre me cal lo legir quo’s aquo mon afar important de la jornada. Tiratz vos d’aqui e tornatz passar quand aurai fenit.

Bon ce n’était pas très chaleureux comme accueil mais ce n’était pas non plus une fin de non recevoir puisqu’on suggérait de repasser plus tard.

Passablement contrarié Lucien écoutait les pas de la voisine importune qui s’éloignaient dans le couloir, rasséréné il reprit sa lecture de son hebdomadaire local, il commençait toujours par la rubrique nécrologique les divers avis de décès parmi lesquels il y avait maintenant toujours quelqu’un de sa connaissance ; puis il passait aux « avis divers » : les maris trompés qui faisaient savoir orbi et urbi qu’ils n’assumaient plus les chèques en bois et les dettes contractées par leurs épouses en allées le remplissaient de joie par exemple, mais ce jour-là ce fut une annonce d’un autre genre qui retint son attention. Il la relut trois fois, se servit le quatrième pastis de la matinée l’avala d’un trait, relut une quatrième fois la petite annonce puis replia le journal le mit dans sa poche enfila ses pantoufles et sortit précipitamment de chez lui sans même fermer la porte à clé.

1-Lucien vient de se rappeler que c’est l’heure de la partie de pétanque avec les copains.

2- Lucien réalise qu’il va être en retard pour l’apéro avec les copains.

3- Lucien vient de faire une découverte troublante dans son journal qui a un rapport avec l’affaire dont voulait lui parler Lucia .

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