Moi aussi j’ai fait de la musique
témoignage improbable d’un personnage de la vie réelle ou de la fiction ( exemple Rambo ayant joué du triangle).
Un interview de Sébastien Chabal pour « Midi Olympique », jamais publié, pas même titré ni signé, a été sauvé de justesse de la broyeuse à papier :
la journaliste : Sébastien Chabal, on dit que vous ne vous êtes pas investi dans le rugby avant 16 ans, que votre première expérience, à neuf ans, n’a pas duré plus de deux mois…
S.C. : en effet, à cette époque là, ma seule véritable passion était le piccolo.
La journaliste : le picollo ?
S.C. : traversière. Oui , la plus petite des flûtes traversières, cet instrument allongé, de la famille des bois que l’on place en travers de la bouche et dont le son s’élève très haut dans l’espace. J’avais commencé à 6 ans ; j’avais un souffle régulier et délicat, un doigté très alerte… et l’oreille absolue. Mon morceau favori était « le vol du Bourdon » de Rimski Korsakov.
La journaliste : A neuf ans on peut très bien concilier cette activité avec la pratique du rugby.
S.C. : Peut être. Mais quand, dans une mêlée effondrée vous vous faites écraser les doigts par des crampons acérés, ce qui vous empêche de jouer correctement de la flûte pendant trois mois, vous choisissez.
La journaliste : A seize ans, cependant, vos goûts ont changé…
S.B. :un peu embarrassé : c’est que… entre temps mon corps avaient changé : j’avais doublé en hauteur et en carrure…et lorsque les copains venaient me voir au spectacle annuel du conservatoire municipal, ils n’étaient pas tendres. Alors je les ai suivis , je me suis mis au rugby. Et j’y ai pris goût.
La journaliste : Alors maintenant, la musique, c’est bien fini, c’est derrière vous.
S.B. : Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? Maintenant, c’est plutôt ma carrière rugbystique qui est derrière moi. Bon, j’ai les doigts qui on épaissi, pour la flûte, c’est un peu râpé. Je pense me mettre au tuba
D Dor

