16 04 2020
jeu par temps de confinement – 25 -Texte mité – 2 – prose
Ce jeu, vous le connaissez, mais il était prévu pour le mois d’avril ; Vous avez le choix pour reconstituer un poème ou un texte en prose :
Voici un texte dont il ne subsiste que quelques bribes, à vous de le reconstituer. Au choix : poème en alexandrins ou texte en prose
texte en prose:
L’étranger…………déserte. ……………complètement exténué. ………….rails………..l’heure exacte……………
………. Dieu seul sait où…………épaule…………lanterne rouge……………….. ……..en souriant….
– ………………….parti
-……….pas longtemps……
– ………………….il faut absolument……….
-………….. ce qui arrive. …………….l’étrange édifice gris cendre…………………………..
A la suite des textes , vous trouverez le début d’une belle nouvelle fantastique très originale de J.L. Arreola, l’aiguilleur
L’étranger au regard fatigué déserte. Il semble complètement exténué. Il attend devant les rails et guette l’heure exacte où son train arrivera.
Un homme surgi de Dieu seul sait où le prend par l’épaule et l’éclaire d’une lanterne rouge pour lui montrer une carte en souriant, dans la faible lueur.
– Cela fait longtemps que tu es parti ?
– Non, pas longtemps, mais je ne sais où aller depuis que ma femme et mes enfants sont morts.
– Écoute-moi, il faut absolument que tu me suives. J’ai une idée qui pourrait t’aider à te refaire.
– D’accord, je prends ce qui arrive ? Nous dirigeons-nous vers l’étrange édifice gris cendre qui se trouve en face de nous ? Il semble effrayant, mais je n’ai plus rien à perdre…
LD
L’étranger se déplaçait désormais dans une ville déserte. Il était sur ses gardes mais désormais complètement exténué. Nulle part où aller même en suivant les rails des trams avant que l’heure exacte du couvre-feu ne sonne.
Il invoqua Dieu. Dieu seul sait où, pensa-t-il, on peut épauler quelqu’un, l’aider avant que cette lanterne rouge qui clignotait encore (celle du compte à rebours) ne s’éteigne. Il ressassa ces pensées tout en souriant au milicien qui s’approchait.
– Le dernier convoi est parti
– J’en ai pour pas longtemps, tout va bien
– Les ordres sont les ordres et il faut absolument que vous rentriez chez vous avec les autres.
– Je vous assure, c’est ce qui arrive. Je les retrouve devant l’édifice du fond -et il devina l’étrange édifice gris cendre- et vous ne nous verrez plus.
MS
L’étranger sortit de la gare et s’engagea dans une rue déserte. Son très long voyage l’avait laissé complètement exténué. Son train s’était arrête sur les rails à l’heure exacte prévue .
Mais Dieu seul sait où était son ami. Il portait son lourd bagage jeté sur son épaule et avançait vers une lanterne rouge qui annonçait une auberge et s’y dirigea en souriant pour demander son chemin.
– Bonsoir, je cherche la rue Voltaire , mon ami y est déjà parti.
–Il ne vous faudra pas longtemps pour la trouver, c’est la deuxième à droite.
–Merci ,il faut absolument que j’y sois avant la nuit
–Sans plan ni GPS voilà ce qui arrive. Tournez derrière l’étrange édifice gris cendre et vous êtes arrivé .
ML
L’étranger arrive dans la ville déserte. Il a marché pendant des heures et il est complètement exténué. Il a longtemps suivi les rails, au rythme du soleil. Peu importe l’heure exacte. Il va arriver Dieu seul sait où. Ce soir il ne trouvera pas une épaule sur laquelle se blottir. Au loin, seulement la lanterne rouge d’un train qui s’éloigne. Malgré tout, il continue en souriant. Soudain, une fenêtre s’ouvre et une vieille femme le hèle.
– Ça fait longtemps que vous êtes parti ?
– Il n’y a pas longtemps, j’avais encore un toit et des amis mais ça s’est du passé.
– Si vous voulez continuer, il faut absolument vous reposer et vous nourrir.
– Avec ce qui arrive en ce moment, j’ai effectivement besoin d’un refuge, et je vais donc rejoindre le plus vite possible l’étrange édifice gris cendre qui se profile à l’horizon et qui ressemble à un monastère.
Ddou
L’étranger avançait lentement dans la rue déserte, il semblait complètement exténué. Enfin parvenu à la gare, il regarda les rails, l’air absent. Il avait oublié l’heure exacte où sa victime devait arriver. L’avait-il manqué? Dieu seul sait où il avait pu passer. Soudain le chef de gare sortit, un train allait arriver, il lut par-dessus son épaule, non il devait annoncer un retard, seulement dix minutes, mais sur l’autre voie en direction de Lille, un train partait, il agita sa lanterne rouge et le train s’ébranla…A ce moment, une femme assez nerveuse, et essoufflée qui venait juste d’arriver sur le quai lui demanda en souriant: « Pardon Monsieur, le train pour Lille, il est déjà parti? »- « Il n’y a pas longtemps répondit-il, il y a moins d’ une minute ». « Oh, là, là, s’écria-t-elle, je l’ai loupé, c’est épouvantable, il faut absolument que je sois à Lille dans une heure! » On n’est jamais assez attentif à ce qui arrive pensa l’étranger, il aurait été préférable que cette femme ne soit pas là quand X descendrait du train en provenance de Paris, il imaginait l’étrange édifice gris cendre du hall de gare et le carnage qui allait s’y trouver au moment de l’explosion …
SD
L’étranger, hébété, sur le quai de la gare déserte, transi, complètement exténué, suit du regard le convoi s éloignant sur les rails ; pas d’accueil, le train n’est pas entré en gare à l’heure exacte du rendez-vous.
Il grimace, Dieu seul sait où le destin le guide ; il empoigne son sac à dos, le jette sur l’épaule et sort de la gare ; pas de lumière, il scrute la pénombre et aperçoit au loin une lanterne rouge clignotante. C’est elle, elle m’attend et en souriant, rassuré il allonge le pas et à voix haute répète les phrases qu’il souhaite lui dire
-de cette situation nous en sortons grandi et nous en avons su en tirer parti
-mes papiers dans pas longtemps sont prêts
-je ne veux plus me cacher il faut absolument vivre nos rêves
-nous sommes responsables de ce qui arrive aussi nous quittons l’étrange édifice gris cendre, viens, courrons vers notre vie, elle sera lumineuse.
Mpou
L’étranger arriva un beau matin dans la cité déserte. Après de longues journées de marche, il était complètement exténué .Difficile pour lui de se remettre sur les rails, il ne savait même plus l’heure exacte à laquelle il était parti pour aller Dieu seul sait où mais il était parti, sac sur l’épaule avec pour seul éclairage une lanterne rouge au cas où la nuit viendrait à le surprendre Il avait marché, marché sans s’arrêter mais tout en souriant il observait ces étranges paysages qui l’entouraient….oui il était enfin parti » mais pas longtemps ce disait-il » « il faut absolument que je puisse découvrir le but de mon voyage car mon rêve a prédit ce qui arrive. » Il continua sa route et soudain l’étrange édifice gris cendre lui apparut . Il comprit alors qu’il était arrivé et que son périple s’arrêtait là.
SM
L’ETRANGER arriva sur la place du village,DESERTE à cette heure de la nuit,ce long voyage l’ayant COMPLETEMENT EXTENUE.Une panne due à un mauvais réglage des rails au croisement de deux directions l’avait empêché d’arriver à L’HEURE EXACTE,si importante vu ce qui l’attendait,vu le mail affolant qu’il avait reçu.DIEU SEUL SAIT ou elle avait trouvé la force de l’appeler, pourquoi revenait-elle vers lui sachant que jamais il n’avait été accepté dans ce village,sans oublier le souvenir amer qu’il avait de leur séparation.Il en était là de ses réflexions lorsqu’il devina dans cette nuit sans lune avec,accroché à UNE EPAULE une sorte de LANTERNE ROUGE,un gamin qui s’approchait EN SOURIANT.
-Enfin,tu es revenu,tu es là, un peu tard mais tu es là,tu n’étais pas tout à fait PARTI!
– Oui, mais je ne pourrais pas rester LONGTEMPS!
Les mots manquaient,ils s’éteignirent
-Non ,pas longtemps,mais il FAUT ABSOLUMENT que tu viennes voir ce qui est arrivé,ce qui reste de l’ETRANGE EDIFICE GRIS CENDRE dans lequel tu nous avais confinés ,maman et moi
BH!
L’aiguilleur
Juan Jose Arreola
L’étranger arriva hors d’haleine à la déserte. Sa grande valise, que personne n’avait voulu porter, l’avait complètement exténué. Il s’épongea là visage avec un mouchoir et, mettant ses mains en visière devant ses yeux, regarda les rails qui se perdaient à l’horizon. Haletant et songeur, il consulta sa montre: c’était juste l’heure à laquelle le train devait partir.
Quelqu’un, sorti Dieu seul savait d’où, lui tapa doucement sur l’épaule. Se retournant, notre voyageur se trouva devant un petit vieux au vague aspect de cheminot. Il portait à la main une lanterne rouge, mais si petite qu’on aurait dit un jouet. Il regarda en souriant l’homme en attente, et celui-ci lui demanda, anxieux:
– Excusez-moi, mais, le train, est-il déjà parti?
– Il n’y a pas longtemps que vous êtes dans le pays hein?
– Je dois partir immédiatement. Il faut absolument que je sois à T. demain.
– On voit que vous n’êtes pas au courant de ce qui arrive. Ce que vous devez faire dès maintenant , c’est aller chercher un gîte à l’auberge- et il lui montra l’étrange édifice gris cendre qui ressemblait plutôt à une maison d’arrêt.
Juan Jose Arreola , Le fablier

