Ecrit en décembre 2022: comme au cinéma: jeu 2, Silence on tourne

Comme au cinéma

Jeu 2 : silence, on tourne la même scène (ou une autre):

Découpage des plans, chacun d’une phrase plus ou moins longue, en respectant l’ordre suivant:

  1. Gros plan ( détail isolé, partie du corps, détail d’un objet ou paysage).
  2. Plan serré (cadrage proche mais qui laisse voir un ensemble)
  3. Plan large ( espace complet dans lequel se situe l’action)
  4. Gros plan
  5. plan moyen( cadrage entre le plan serré et le plan large)
  6. mouvement panoramique de droite à gauche

tournage :

1)Un petit point de beauté situé sur une peau mate donne une touche d’exotisme à cette dernière.

2) Ce point de beauté se situe en haut à droite d’une lèvre de femme à la peau mate.

3) Une femme à la peau mate, aux cheveux bruns et courts avec un point de beauté sur le haut droit de la lèvre, se regarde dans un miroir, le peigne à la main.

5) J’aperçois le visage d’une femme à la peau mate, cheveux bruns et courts, yeux marrons, présentant un petit point de beauté en haut à droite de ses lèvres pulpeuses.

6) Un mur en carrelage de blanc immaculé, laisse place à un miroir carré assez grand pour nous faire apparaître la silhouette d’une femme à la peau mate. Brune aux cheveux courts, avec un point de beauté au dessus de ses lèvres pulpeuses, cette dernière se regarde dans le fameux miroir. Elle a le peigne à la main, se préparant à se coiffer. Mon regard curieux continue d’observer l’environnement et prolonge son mouvement vers la droite pour laisser apparaître désormais un objet beaucoup plus banal, à savoir sa chaudière.

LN

Tournage :

Découpage des plans de la scène.

1) Intérieur nuit- gros plan sur les yeux grand ouverts de Nougaro qui expriment la joie et l’intensité de son amour pour sa bien aimée.

2) Intérieur nuit toujours- plan serré montrant Nougaro seul dans son lit aux draps froissés car il s’agite énervé par l’insomnie.

3) Plan large montrant la chambre d’hôtel avec le lit où s’agite Nougaro.

4) Gros plan sur le visage de Nougaro apaisé et yeux fermés : il dort enfin. Fondu au noir.

5) Plan moyen : même chambre même lit sur lequel la lumière laiteuse de la lune nous permet de voir que c’est une jeune femme nue qui dort. A côté, Nougaro muni d’une caméra la filme.

6) Panoramique montrant ce que filme Nougaro : il fait un panoramique depuis les hanches de la femme vers ses seins sur lesquels s’arrête la caméra à ce moment on entend la voix off de Brigitte Bardot qui dit : «  Et mes seins ? Tu les trouves beaux mes seins ? »

F.V.

Tournage :

Elle monte les marches du Rocher…

On est à Monaco, entre la gare et le Rocher une voie pavée construite en large escalier.. .Une femme l’emprunte souvent le matin à 9h moins le quart…et une autre la suit sans oser lui parler….

Découpage des plans, chacun d’une phrase plus ou moins longue, en respectant l’ordre suivant:

1) Il commence au pied de la vieille ville, non loin de la gare, l’escalier qui monte jusqu’au Rocher d’où il y a une superbe vue sur la mer à l’angle du Musée océanographique de Monaco, et à droite le Palais princier…Gros plan sur l’escalier en pierre rosée , à larges marches douces, entourées d’un jardin d’acclimatation plein d’agaves et de fleurs méditerranéennes

2)La caméra suit la montée d’une femme, souple et à la démarche élancée et dansante comme la Gradiva de Jensen. Elle porte une robe tourterelle en fin jersey de soie, très près du corps et sa démarche révèle ses formes sensuelles et fluides autant que distinguées

3)En plan serré la caméra s’approche de l’ondulation de ses hanches à chaque nouvelle marche. Elle porte une mallette de cuir roux, où va -t-elle? a-t-elle un rendez-vous d’affaires ou un rendez-vous d’amour? En s’élevant au-dessus d’elle dans la montée la caméra interroge son orientation et le but qui la conduit..

Plan serré (cadrage proche mais qui laisse voir un ensemble)

4) Elle arrive sur la place de la Visitation, le souffle à peine plus court… devant elle le Lycée de Monaco, le Musée, à gauche les bâtiments des services administratifs et financiers de la Principauté, et la petite ruelle à touristes pleine d’échoppes et de restaurants, à sa droite il y a plus loin l’Eglise et la place du Palais…

5) Gros plan On la suivait toujours de dos mais cette fois la caméra s’attarde sur son visage de profil, elle semble moins sûre d’elle que sa démarche

6)Elle semble hésiter, regarder sa montre….

7) La caméra fait un tour complet de la place et voilà qu’elle a disparu, comme engloutie par une porte dérobée, mystère, où allait -elle donc?

SD

Jeu 2/Silence, on tourne la même scène

  • Gros plan/une partie de la table mise avec soin : vaisselle, verres, fleurs
  • Plan serré /les invités qui prennent l’apéritif en discutant
  • Plan large/L’ensemble de la pièce avec tous les participants
  • Gros plan/Un verre renversé, nappe froissée
  • Plan moyen/le chat poil hérissé, sur la table
  • Mouvement panoramique de droite à gauche : Monsieur effondré à table, des griffures sur les mains

Un invité et sa femme se dirigent vers la porte, Madame échevelée, les accompagne en s’excusant, l’autre couple hésite sur la conduite à tenir

DDou

Tournage :

Gros plan : Une main délicate tenant un stylo. 

Plan serré : Une femme est en train d’écrire sur un bureau en bois d’érable, une petite lampe rétro éclairant son papier à lettres. 

Plan large : La femme est dans une chambre obscure. Un bout du lit est visible dans le halo de lumière derrière elle. 

Plan moyen : La femme semble triste, ses yeux sont brillants et sa main tremble. On aperçoit l’en-tête de sa lettre débutant par « Mon amour … » 

Mouvement panoramique de droite à gauche : Un homme se trouve en réalité dans le lit, dans la partie sombre, que la faible lumière de la lampe n’atteint pas. L’homme est rivé à son smartphone, ses yeux sont comme hypnotisés par le petit écran. Il ne semble pas avoir conscience de ce qui l’entoure. La caméra s’approche doucement de la femme. Celle-ci tente en vain de communiquer avec son mari, par un autre moyen puisqu’il ne la voit plus…  

LD

Scène filmée

  • La silhouette d’un réveil se détache sur un petit bout de mur clair zébré de la lumière filtrée par un store ; il sonne.
  • Du haut d’une couette rouge émergent, au ralenti, une touffe de cheveux roux, puis un œil qui peine à rester ouvert , deux poings fermés qui frottent énergiquement les yeux avant que les mains se déploient, que les bras s’étirent pour retomber mollement sur le lit ; au passage, la main gauche a stoppé la sonnerie désagréable du réveil.
  • L’espace s’élargit à l’ensemble du studio où Laura évolue : elle rejette la couette sur le côté,s’assied et se déplie sans hâte, frissonne, et, en automate, elle tâtonne à la recherche de ses lunettes, de ses mules, se cogne à la table encombrée qu’elle contourne pour atteindre la porte de la salle d’eau d’où elle décroche le peignoir qu’elle enfile lentement avant de brancher la cafetière et de se rapprocher du store encore baissé de la baie.
  • La chevelure emmêlée, éclairée en contre-jour, masque ce que Laura découvre en écartant délicatement les lattes de deux doigts, mais la vivacité de la lumière la fait reculer et se retourner ; lorsqu’elle ouvre les yeux, ils s’agrandissent et son visage se fige dans un air de totale incompréhension.
  • En contre-champ, le lit à moitié défait révèle une forme humaine encore lovée sous la couette ; rien ne bouge pendant de longues secondes
  • Retour sur Laura qui , brusquement, tourne sa tête dans toutes les directions, puis on la suit , très agitée, qui se précipite vers la porte d’entrée dont le verrou n’est pas tiré, l’ouvre et sort dans l’ombre du couloir avant de réapparaître tout aussi brutalement.

DDor

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