Ecrit en Avril 2024, jeu 1 réécriture de conte

Avril jeu 1

jeu 1 : réécriture

Reprendre un conte ou une histoire connue et la raconter brièvement en enlevant tout ce qui peut choquer pour être « politiquement correct ».

la chèvre et les 3 petits chevreaux

Il y avait une fois une maman chèvre célibataire avec 3 chevreaux à élever.

Ce jour là, elle devait aller faire son marché aux Restos du Cœur. Ennuyée de laisser les petits chevreaux tout seuls elle leur fit mille recommandations dont celle de n’ouvrir la porte à personne. Pour qu’ils soient sûrs qu’il s’agissait bien d’elle , elle leur donna un code .

A peine partie, le loup s’approcha de la maison , frappa à la porte mais les chevreaux ne voulurent pas ouvrir. Alors, le loup conscient du rejet dont il faisait preuve depuis des siècles se coucha devant la porte pour protéger les petits d’un éventuel danger.

Lorsque la maman revint, le loup s’écarta pour la laisser passer. Elle le remercia et rassura ses petits en les félicitant malgré tout d’avoir bien obéi.

H.L

Sandra

Sandra vit dans un pavillon au fond d’une lointaine banlieue avec son looser de beau père, Kevin et sa demi-sœur Gretel. Elle porte le plus souvent un jean de seconde main. Elle s’échine du matin au soir : métro, boulot, dodo. Un jour, elle en a assez et se met en grève : de boulot, de ménage, de vaisselle… Kévin pour se rattraper et essayer de faire rentrer les choses dans l’ordre, décide de l’inviter dans un grand restaurant : le Buffalo Grill de la ville voisine. Sandra hésite.

Son jean sera-t-il assez bien pour ce restaurant ? Kevin lui a des soucis de carrosse.

Le sien est un peu crade et en rade ; pas sûr qu’il puisse transporter Sandra à bon port.

Sandra emprunte un jean brodé à sa marraine qui est une fée pour elle et Kevin décide d’emprunter (pas de voler) pour la soirée la berline du voisin que Sandra regarde avec envie (le voisin et la berline) à chaque fois qu’ils viennent de faire leurs courses à Lidl.

Le repas est merveilleusement banal. Ce soir-là, le restaurant organise même un karaoké et Sandra est légèrement éblouie par un garçon dont la voix la bouleverse. Elle chante en duo avec lui et s’arrange pour glisser son 06 dans la poche de son blouson.

Minuit : il faut rentrer et rendre carrosse et jeans empruntés.

Pas de nouvelles du chanteur dans les 24 H, Sandra consulte les réseaux sociaux et le retrouve rapidement. Elle lui envoie un message. Il lui répond aussitôt et l’invite à venir le voir en son château, pardon, dans son appartement. Ils se plaisent un peu, sortent ensemble, louent un plus grand appartement et décident de ne pas avoir d’enfants. Trop cher, anti-écologique, les gamins. Ils sont de la génération « no kids ».

Ils vivent la vraie vie, pas un conte de fées

D.Dou

Il était une fois un pauvre bucheron qui, animé par l’esprit d’entreprise, s’était mis à son compte comme autoentrepreneur, mais il ne s ‘en sortait pas malgré le régime de concurrence libre et non faussée qui régnait dans le royaume en ce temps-là. Par ailleurs le réchauffement climatique provoqué par une exploitation excessive de la forêt acheva de faire faire disparaître une grande partie des arbres épargnés par la hache des bûcherons. Notre homme et sa femme avaient en charge sept enfants mâles. Le dernier, une personne de petite taille était doté d’un QI bien supérieur à la moyenne. Les parents très investis dans leur rôle avaient suivi des cours d’éducation à la parentalité aussi quand ils comprirent qu’ils ne pourraient subvenir aux besoins de leurs enfants ils décidèrent de les faire accéder à l’autonomie alimentaire par le biais d’un stage de survie en milieu arborescent. Sous la direction du frère de petite taille au QI surdimensionné la fratrie trouva rapidement sa place dans l’écosystème forestier qu’elle débarrassa notamment d’un individu exclusivement carnivore au bilan carbone désastreux ainsi que de ses sept filles , prédicatrices sanguinaires en devenir dont le maintien en vie aurait constituer une menace écocidaire redoutable.Ils notèrent cependant que l’ogre utilisait pour ses déplacements un moyen de locomotion non émetteur de GES qui relevait indéniablement de la mobilité douce. Aussi ils l’adoptèrent et rentrèrent ainsi fort promptement chez eux où ils furent accueillis avec joie par leurs parents avec qui ils vécurent heureux en attendant la fin du monde.

F.V

Conte : l’enfançon (le petit poucet)

Un couple de bûcherons en situation de précarité ne pouvait plus nourrir ses sept enfants. L’enfançon, ainsi nommé parce qu’il était l’ultime, avait entendu ses parents discuter de leur volonté de les emmener et de les laisser dans la forêt dans l’espoir qu’un des fort nombreux riches voyageurs sur ce chemin de Compostelle, apitoyé par leur sort, les recueille.


Sans rien dire à ses frères, il avait ramassé des cailloux blancs et il les sema tandis que les parents les conduisaient dans le labyrinthe des arbres sombres. Ils n’eurent qu’à remonter la piste pour regagner la maison.

Comme dans ce laps de temps, le seigneur avait payé ses dettes au bûcheron, les parents se réjouirent du retour de leurs rejetons.

Le bien-être n’eut qu’un temps . A nouveau dépourvus, les parents avaient envoyé leurs sept enfants chercher des champignons au cœur de la forêt avec, pour tout repas un quignon de pain sec

l’enfançon sema les miettes de pain dur , mais les oiseaux eurent tôt fait de les picorer. Ils étaient perdus au milieu des bois où rodaient les loups quand ils découvrirent une grande maison cossue éclairée où ils demandèrent l’hospitalité.

La maîtresse de maison leur ouvrit la porte mais les prévint que son imposant de mari n’était pas bien méchant mais qu’il avait parfois des humeurs imprévisibles et elle les cacha sous le lit.

Sitôt rentré, l’homme repéra le souffle des enfants et les extirpa de leur cachette. Sa femme réussit à le convaincre d’attendre jusqu’au lendemain matin avant des les chasser, car les enfants étaient bien fatigués.

Elle les alita sur un bas-flanc qui faisait face à celui où dormaient profondément les sept filles du couple. Dés qu’ils furent seul, l’enfançon, peu rassuré malgré tout, substitua les sept bonnets de la fratrie aux couronnes des fillettes.

Bientôt l’homme fort entra dans la pièce sombre ; il reconnut les couronnes sous ses doigts et fit engloutir aux sept frères, sept énormes gâteaux d’une seule bouchée. Repus, après des jours de jeûne cruel, ils s’endormirent profondément.

Au matin , les sept filles pleuraient de faim . Leur père fort étonné leur donna double ration et , comprenant sa méprise, entreprit de chasser les garçons. Pris de remords il donna à l’enfançon ses bottes de sept lieues qui permettaient à leur porteur de parcourir des distances incroyables en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Pendant que les six aînés retournaient tranquillement chez eux, le plus jeune , chaussé des bottes magiques avait eu le temps de remettre à ses parents le trésor qui allait mettre toute sa famille à l’abri du besoin et qui leur permettait déjà d’ organiser un festin pour le retour des grands.

D.Dor

« L’apprenti sorcier » (Gerda Muller)

Florian est un jeune  orphelin chevrier maltraité par sa fermière ,il s’échappe et est recueilli par un sorcier qui lui apprend à reconnaître les plantes et les champignons pour faire des potions ,il possède aussi le don de sourcier .Avant de partir en voyage ,le sorcier lui confie tout le travail de la maison et lui interdit de prononcer les trois mots magiques qu’il lui apprend, en dehors de sa présence .Mais Florian désobéit  ,les trois mots magiques prononcés vont faire faire aux balais le travail à sa place et l’eau déborde de partout jusque dans les rues du village .A son retour ,le sorcier lui pardonne et Florian sera à son tour un grand guérisseur.

B.H.

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