Ecrit en avril 24, jeu 2 Avant / Après

Jeu 2 Rendez vous : avant / après

– Occasions de rendez-vous établies ensemble :

– rendez- vous devant un théâtre pour aller voir une pièce
– rendez-vous au cinéma

– rendez-vous chez une cartomancienne

– rendez-vous chez le proviseur d’un lycée

– rendez-vous pour une rupture

– rendez-vous pour une vente/ un achat sur le bon coin

– En choisir une :

Ne pas raconter le rendez vous mais :

– Première partie: Imaginer ce qui se passe dans la tête d’un des protagonistes avant le rendez vous.

– deuxième partie : Imaginer ce qui se passe dans la tête de ce protagoniste après le rendez-vous.

– rendez-vous chez une cartomancienne

Chez une cartomancienne

1 Avant 

Vais-je enfin rencontrer l’homme de ma vie ? C’est pour répondre à cette question que j’ai pris rendez-vous avec Isis. J’ai bientôt 80 ans, il serait temps si je ne veux pas le rencontrer dans l’au-delà. Je suis tellement impatiente. Je fais des croix sur le calendrier. Plus que 24 H. Enfin le jour J. J’ai le cœur qui bat comme si c’était déjà le jour de la rencontre amoureuse. Allons – y !

Après

Ça y est ; j’ai rencontré Isis. Hélas, ses prédictions ne sont pas très claires. Je vais faire une rencontre qui va transformer ma vie, mais elle n’a pas bien vu s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. Dis donc je ne suis pas à voile et à vapeur. A moins a-t-elle dit qu’il ne s’agisse que d’une nouvelle amie. Elle voit aussi des travaux dans ma maison, peut-être un projet de colocation. Voilà qui arrangerait bien mes finances. Je n’y comprends rien et je suis un peu déçue, surtout après avoir déboursé 300 €. Elle m’a affirmé qu’elle ne voyait que des événements positifs, alors, je vais y croire. Ce soir, je suis invitée à un repas avec des certains convives que je ne connais pas. Peut-être ma future nouvelle amie y sera-t-elle. Qui vivra, verra !

D.Dou

2Avant

Je pris ma décision. J’irais consulter Madame Irma, cartomancienne exerçant non loin de mon domicile. Chaque fois que je passais devant son immeuble, sa plaque attirait mon regard et une irrépressible envie de franchir la porte s’emparait de moi. J’avais du mal à quitter les lieux. Ma copine Marie l’avait consultée et m’avait raconté tout le bien qu’elle lui avait fait dès sa première entrevue. Je fus séduite. Je pris donc rendez-vous pour le surlendemain. Surprise par mon audace mais également fière d’avoir surmonté mes préjugés, je me préparai pour mon rendez-vous.

Qu’allait-il se passer ? Que lui dirai-je ? Je m’imaginais, intimidée et perturbée, me retrouvant en face d’une vieille femme plantureuse, entourée de bougies dans une ambiance à l’orientale, lumières tamisées, tissus chatoyants aux couleurs chamarrées d’or. Je lui poserai toutes les questions qui brûlaient mes lèvres sur mon avenir plus ou moins proche. Elle allait me prédire un avenir radieux, une rencontre amoureuse, des enfants, une famille heureuse, un travail épanouissant. Bref ! elle ne verrait que de belles choses dans les cartes déployées devant elle.

Je mis ma plus belle robe, j’attachai mes cheveux en un lourd chignon, me maquillai légèrement et sonnai à sa porte, tremblante de peur.

Après

Non mais vraiment ! Pourquoi suis-je allée consulter cette diseuse de bonne aventure qui m’a embrouillé l’esprit plutôt qu’éclairer mon avenir. Avec son look effraynt de sorcière sortie tout droit du plus mauvais conte d’épouvante, je n’ai rien entendu de ce qu’elle m’a dit, tétanisée et amnésique tout à coup.

Je marchai d’un pas lent en direction du parc, sonnée, en me demandant ce que j’étais venue faire dans cette galère. Les minutes s’écoulaient aussi lentement que le débit de sa voix monocorde qui résonnait encore à mes oreilles. Jamais je ne raconterai à Pierre ma misérable expérience !

Je me réfugiai dans un bar et dégustai avec délectation un double whisky. J’en eu pour mon argent. Je n’étais pas fière, plutôt honteuse de moi. Délestée de 150 €, je me promis d’oublier bien vite ce minable rendez-vous et jurai qu’on ne m’y reprendrait plus.

Rendez-vous au cinéma

Avant

Aujourd’hui Félix a rendez-vous avec Marianne pour aller voir le dernier film « césarisé »

Félix : j’espère que ce n’est pas mal parce que moi les œuvres très médiatisées comme le Prix Goncourt , les César ou les Oscar je les fuis. Je ne peux pas poser un lapin à Marianne d’autant qu’elle a choisi le cinéma tout près de chez moi. Il m’était difficile de refuser sa proposition.

Je connais peu cette salle mais Marianne qui y va souvent la trouve très bien ; je lui fais confiance.

Je ne vais pas chercher à me mettre en valeur en m’habillant différemment car depuis le temps qu’on se connaît elle ne manquerait pas de me faire une réflexion. Par contre ,nous nous sommes donnés RDV à 20 heures devant la salle. J’espère qu’elle sera à l’heure car elle connaît mon aversion pour les retardataires qui, entre parenthèse, sont toujours les mêmes. Il est 19h50, je m’approche doucement du cinéma et regarde si par le plus grand des hasards Marianne serait là , mais non, elle n’est pas encore arrivée. En l’attendant, j’en profite pour regarder le public qui se dirige vers le même lieu.Tout public, tout style, tout âge. 19H59 GRRR ! Elle n’est toujours pas là , d’accord il n’est pas 20h mais je commence à m’impatienter . Si à 20h05 elle n’est pas là, je m’en vais. Ah ! 20h la voilà pile à l’heure.

Après

Marianne est aux anges, elle est emportée par la scène finale qui l’a à la fois surprise et subjuguée. Je reconnais que je ne me suis pas ennuyé mais je ne suis pas aussi enthousiaste. De plus je n’aime pas parler de mes ressentis à chaud ;il me faut du temps alors je laisse Marianne monologuer en faisant des hum ! des ouais ! Au bout d’un moment je lui propose d’aller prendre un verre.

H.L.

Rendez vous pour une rupture

1

AVANT

J’ai rendez-vous c’est bientôt l’heure

Je ne vais pas m’endimancher

A quoi bon impressionner

Sûrement pas baisser les yeux

Juste éclaircir ma voix, juste rougir un peu

Ce soir j’attends Madeleine

J’ai apporté du lilas

Et si c’est pas assez

Je lui dirai les mots bleus

Les mots qu’on dit avec les yeux

Je lui dirai les mots bleus

Ceux qui rendent les gens heureux

Je lui dirai les mots bleus

Toutes les excuses que l’on donne

Sont comme des baisers que l’on vole

Elle s’ennuie

C’est ainsi

Elle s’ennuie

Quoi que je dise

Quoi que je fasse

C’est ma faute, c’est ma faute

Plus on attend plus c’est dur

D’avouer qu’on a tous les torts

Si l’on est si loin l’un de l’autre

Si l’on est plus rien l’un pour l’autre

Qu’est ce qui pourrait sauver l’amour ?

APRES

Voilà c’est fini

J’ai fini par me dire qu’on éviterait le pire

Qu’il fallait mieux couper plutôt que déchirer

Je suis malade complètement malade

Et maintenant que vais-je faire ?

Vers quel néant glissera ma vie ?

Je marche seul, sans témoin sans personne

Je marche seul, que mes pas qui résonnent

Ya des millions de femmes sur Terre

Mais c’est à elle que je pense

Il est mort le soleil quand tu m’as quitté

Avec le temps va, tout s’en va

Le coeur quand ça bat plus

C’est pas la peine d’aller chercher plus loin

Les mouchoirs et les violons

Je m’en méfie comme du poison

Mais qu’est-ce qu’on se sent seul au monde

Sans consolation

Ma consolation :

Une gonzesse de perdue

c’est 10 copains qui r’viennent

(J. Brel Christophe Cali Daniel Balavoine Jean-Jacques Goldman Serge Lama Nicoletta Leo FerréGibert Bécaud Renaud… et d’autres,,,)

M.P.

2Avant

Ce soir il faut absolument que je lui parle ,qu’on ne peut plus continuer comme ça ,comme si tout allait bien ,si c’est ça la vie de couple ,toujours vautré devant la télé ,aucune initiative ,en plus c’est moi qui assume tout ,le ménage ,les repas ,les courses…Bon ,d’accord ,il ramène un bon salaire ,je n’ai même pas besoin de travailler ,la maison est superbe, tout le monde nous envie et en plus il fait le beau devant les invités ,et moi je reste plantée là ,à ses côtés comme une godiche…Les mômes ,il ne les regarde même pas …On parle de la place que prennent les femmes dans la société ,qu’elles assument de plus en plus de rôle et moi ,je fais de la figuration? Il faut que ça s’arrête! Bon ,ce soir je m’arme de courage ,et je lui dit les quatre vérités…

Après

Que je suis gourde !Rien ne s’est passé comme prévu! J’étais là, en face de lui ,qui me regardais avec assurance dans son costume trois pièces repassé par mes bon soins ,et moi crispée ,les mains nouées ,les jambes serrées ,le chemisier boutonné jusqu’au cou …il devinait qu’il allait se passer quelque chose qui risquait de chambouler son bel équilibre de cadre en train de grimper tous les échelons de sa boîte ,aussi son regard d’habitude absent devint subitement plus doux ,comme s’il voulait laver des années d’indifférence ,presque de rejet ,un regard qui me ramenait à  ces débuts ou je me sentais si forte ,si nourrie de l’attention qu’il semblait me porter…Quand il commanda ma boisson préférée ,tous le discours si bien préparé s’évanouit dans les volutes de fumée du thé au citron…Mais il y aura une prochaine fois ,je me le promets!

B.H.

3 Avant :

Bon, alors, je vais le lui dire tout net en arrivant : on arrête là… C’est trop brutal. Si je lui ai donné rendez-vous dans cette cafétéria au milieu de nulle part où on est sûr de ne croiser aucune connaissance, ce n’est pas pour le mettre à mort. Notre relation est une folie, mais on est bien ensemble, je n’ai rien à lui reprocher. C’était une rencontre sans lendemain, elle dure depuis plus d’un an . Elle prend de plus en plus d’importance, grignote nos pensées, notre vie. On se l’était dit au départ : pas question de faire du mal à l’autre installé dans notre vie, à nos enfants. On ne bouleverse rien. C’est ça que je vais lui rappeler…et puis que si ça dure encore, on va finir par se faire mal. Il faut que ça reste une belle éclaircie… Voilà, c’est ça, et il faut faire vite pour ne pas craquer… le temps d’avaler un café…

Après :

C’est raté. Là, avec sa grande écharpe, sa mèche rebelle et son regard mutin, tout seul dans la salle déserte, si heureux de me voir, si gentil, il m’a fait craquer . Je n’ai rien dit. On a parlé de tout, de rien. Mon cœur de midinette battant, bien sûr que j’ai aimé l’idée et j’ qu’on se retrouve mardi après midi, où nous avons une grande plage de temps disponible tous les deux. Je suis incorrigible. Je m’enferre. Mardi prochain, je le lui dis : on arrête… Mais je me sens si bien, si légère… on verra.

D.Dor

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