Ecrit en décembre 2024: jeu 2 – l’habit fait le moine ou la nonne

Décembre, Jeu 2 L’habit fait le moine ou la nonne

Voici plusieurs tableaux. Vous observerez les costumes et en choisirez un pour un personnage (vous ou quelqu’un d’autre) dont vous nous conterez l’histoire.

Van Dyck Anton (1599-1641). Paris, musée du Louvre. RF1949-36.

La jupe rouge, c’est Mercedes ma sœur aînée qui l’a cousue l’hiver dernier ; comme j’ai pas mal minci depuis le printemps -régime, régime, m’avait ordonné mon fiancé, Mercedes m’a trop resserré la jupe, je peux à peine respirer, oui , j’ai le ventre plat mais des papillons dans les yeux. Le boléro brodé, ne parlons pas de cette horreur vieillotte et ringarde au possible, mais comment refuser le cadeau de Tia Eleonora… Heureusement il me reste le tambourin et les castagnettes rouges sur les oreilles. Je vais peut-être m’en tirer ce soir au spectacle sans tomber dans les pommes. Ouf !

S.R.

La diva se repose dans sa loge. Dans une heure, l’opéra ouvrira ses portes et dans deux heures , Estelle fera son entrée en scène.Le calme et l’isolement lui sont nécessaires avant de jouer .Pour son rôle dans « l’enlèvement au sérail », elle portera un magnifique costume qui , pour l’instant , l’attend , délicatement posé sur le sofa .Entre 2 vocalises ,elle l’admire et se retient de ne pas l’enfiler de suite car assurément , cette fois ,pas de carcan ! Elle sera à l’aise dans ce pantalon bouffant , dans ces manches longues et évasées, dans ce corsage ajusté parsemé de motifs floraux lumineux .Un foulard vaporeux sera lâchement noué autour de son cou et tombera élégamment en cascade .Un bracelet de perles enserrera sa cheville . Un trait d’eye-liner appuyé soulignera son regard et la sublime Estelle incarnera « Constance », la belle captive .

H.G.T.

Mais qu’est-ce que je suis venue faire dans cette galère ? Cela fait des plombes que je me tiens raide comme une saillie devant cette fenêtre glaciale qui laisse passer tous les courants d’air de la terre !

Mon Royal père voulait un portrait de chacune de ses dernières filles et me voici, moi, Louise de France, dite Madame dernière, parce que je suis la huitième et dernière née, qui trépigne d’impatience de rentrer au Carmel et dont je n’ai pas eu encore l’autorisation.

Je ronge mon frein, là, debout, appuyée à cette fichue chaise sur laquelle de rêve de m’asseoir. J’ai mal aux pieds, cette collerette de malheur me grattouille le gosier et je ne dois pas bouger une oreille. De plus, j’ai envie de faire pipi. Ah, il va être réussi ce portrait avec tous ces désagréments qui me crispent. Mes zygomatiques ont des crampes et mon sourire du début de la pose se désagrège lamentablement.

Mama mia ! Ce n’est pas aujourd’hui que je rivaliserai avec Mona Lisa !

B.D.

Je suis la duchesse Nicole de la Pompabière.

J’ai 35 ans et suis mariée à un homme rustre et infidèle, mais fort heureusement, souvent absent.

J’ai 2 charmants garçons qui, par la grâce de Dieu, ne ressemblent en rien à leur père.

Comme je m’ennuyais ferme dans ma demeure austère, lassée par les constantes nobles réjouissances, les simagrées des comtesses et marquises fardées toutes plus pestes les unes que les autres, je me suis lancée avec mes fils dans la culture du houblon, la fabrication de la bière et sa commercialisation.

Bien sûr, je ne vais pas dans les champs , c’est le travail de nos paysans, ni dans les halles ou les marchés, c’est le travail de nos commerçants.

Moi je vante ma bière auprès des nobles et riches hommes qui s’en délectent et y laissent leur bourse pour remplir la mienne !

C.F.

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Feuilleton 24 25 – 4- Village cherche habitants

Mamadou 4 (à replacer avant la récupération des jeunes)

1 Nous sommes arrivés au village de Castelvieilh et nous, Mamadou et Irine , avons été très bien accueillis par Bastien et Cyril. Nous avons beaucoup de points communs et de passions communes : la nature, la terre, la beauté de ce qui nus entoure.

2 la réunion générale au village pour que chacun rencontre tout le monde : très belle organisation, mets délicieux, tout pour que chacun puisse se détendre, aller au devant de l’autre.

Mais déjà, quelques couacs :

a : le plus grave, une enfant adolescente Julia disparaît

b : des bruits qui courent : le grand-père d’Antoine Coustou , un futur résident écrivain aurait trempé dans de sales histoires dans la ville d’à Côté.

C:Léontine et Eléonore : rupture du couple ou rupture d’acceptation de vivre ici. Accord/désaccord en vue

Que faire, quelle réaction avoir ?

Pour ma part, le fait que la jeune adolescente disparaisse m’a beaucoup inquiété.

On veut énerver son père et finalement on se retrouve devant le néant.

J’ai trop vu de feuilletons à la télé pour croire que Julia va revenir tout de suite.On a trop peur de se retrouver devant un cadavre et on a appelé la police . On ne rigole plus. Il y a trop de faits divers tragiques et mortels.En plus Julia a disparu très vite. Elle est peut être partie dans la campagne. En plus toute seule ! Par ces chemins accidentés et très pentus pour se rendre au sommet et sur les remparts du château. Elle est tombée et a pu se blesser. On ne peut pas la joindre sur son portable.

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A écrire pour le 14 décembre 2024

A

TELIER D’ECRITURE ALT

vendredi 20décembre 2024

Centre Culturel Terrasson  18 Hà20H

Jeu 1 : feuilleton :

Poursuite du séjour des invités.

Questions en suspend

état des projets de chacun / Histoire de l’arrière grand-père d’ Antoine Coustou/ Suites du retour des jeunes disparus/ Arrivée d’une candidate étonnante/ Suite au courrier de Anne Cristin à Margot

Jeu 2 l’habit fait le moine ou la nonne

Voici plusieurs tableaux. Vous observerez les costumes et en choisirez un pour un personnage (vous ou quelqu’un d’autre) dont vous nous conterez l’histoire.

Van Dyck Anton (1599-1641). Paris, musée du Louvre. RF1949-36.

Jeu 3 objets pour une histoire

-en séance on fait une liste de cinq « objets » à ramener de vacances .

On plie les listes et l’une d’elles est tirée par chacun.

– On raconte le voyage et les circonstances qui nous ont fait ramener ces objets.

Voici la liste qui a été faite en séance. Pour ceux et celles qui n’y étaient pas et qui veulent jouer, tirez au sort une des listes pour faire le jeu.

1 Un caillou, une spécialité culinaire,une photo, un souvenir de rencontre, des ampoules aux pieds.

2 Un calendrier, une carte postale, un presse-purée, un stylo quatre couleurs, un vase.

3 du sable, des coquillages, une carte postale, une spécialité culinaire, un vêtement.

4 des moules, un coup de soleil, des kilos, des photos, du bronzage.

5 Un coquillage, du bois flotté, un t-shirt, un bijou, une paire de tongs.

6 Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

7 Une amie, un souvenir, des odeurs, des spécialités, de la correspondance.

8 Un livre, une carte postale, du sable, des gâteaux, un torchon.

Feuilleton 2024 2025 : étape 3

Article dans le bulletin municipal .

Depuis quelques jours et pour la durée des vacances ,de nouvelles familles ont déposé leurs valises ,au coeur de notre cité.

Castelvielh est un lieu où se rencontrent déjà la convivialité et le dynamisme ,les habitants chaleureux et engagés leur réserveront le meilleur accueil.

L’art de vivre qui fait le charme de notre commune les ravira .

Réjouissons-nous de leur choix et souhaitons-leur la Bienvenue !

Clotilde Balin.

Mamadou

Quelques jours ont passé. Chaque famille a accueilli du mieux qu’elle pouvait les candidats à un changement de vie radical et un voyage en terre inconnue.

La réunion de tous à la soirée avec buffet géant , musique et danse a été un franc succès et la Maire semblait heureuse et sincère de ce projet ambitieux voté par tous.

Cependant on sait bien que rien n’est simple. Les liens peuvent se tisser ou pas, la sympathie peut circuler ou pas . Les enfants sont vraiment le thermomètre d’une soirée. S’ils jouent, rient et sont heureux, l’ambiance est bonne, sinon…

Or, que se passe-t-il ? Il y a déjà la disparition de la fille de Stéphane. Déjà, des bruit courent sur ce jeune écrivain, Antoine Coustou qui fait un retour aux sources et veut créer une résidence d’artistes… La secrétaire de mairie a l’air d’en connaître un rayon sur sa famille et en particulier sur l’ arrière grand-père. Hum!ça sent déjà un peu le roussi. Déjà, les langues se délient, on ne sait pas trop de quoi il s’agit, mais ce n’est pas sympathique.

Je crois que le ire est la disparition de cette enfant. La police a été appelée en urgence. Il ne s’agit pas de traîner et de se retrouver devant un cadavre. Toute la joie de la soirée s’est volatilisée, il ne reste plus que de l’angoisse et de l’énervement. Tout le monde est sur les dents et s’est mobilisé. Il faut trouver cette enfant le plus vite possible. Un point , c’est tout.

Point de vue d’Anne Cristin à Madame Margot Bourdelet

Je m’interroge sur l’attitude de mes convives. Je suis très gênée par leurs disputes régulières où Léonore se montre très agressive et emploie des mots assez grossiers. Léontine et ses enfants sont très proches les uns des autres et parlent à tout le village. Léonore, au contraire, traverse le village sans saluer qui que ce soit se trouvant sur son passage. Elle part le matin tôt et disparait toute la journée.

Je ne sais pas analyser le problème et me demande si c’est une crise de couple ou un refus de vivre ici . De plus, les chiens n’ont aucune discipline et errent toute la journée en faisant courir des risques de morsure aux habitants ou aux troupeaux. Léontine m’a fait entendre qu’elle cherchait un autre endroit que notre village pour apaiser ce sujet de discorde avec Léonore. Je crains fort d’une défection de cette famille si nous ne proposons pas de projet d’installation. Peut-être pourriez vous la recevoir pour écouter leur situation et voir une possibilité de les convaincre de rester.

Nouvelle candidature

Cela faisait quelques jours déjà que j’errais dans les campagnes, j’évitais les villes, je n’approchais les villages que par nécessité, il fallait bien trouver à manger. Il y a deux jours je suis entrée dans la supérette d’un village dont j’ai oublié le nom, peu importe. Grâce aux quelques billets trouvés dans une boîte cachée dans le vestiaire des infirmières -une collecte, je crois, pour un cadeau de départ à la retraite- j’ai pu acheter de quoi me nourrir quelque temps… bon ok je n’ai pas tout payé mais le commerçant était distrait -il ne devait jamais avoir vu une rousse aux yeux verts- et il n’a pas remarqué que mes poches étaient bien gonflées. En sortant du magasin je remarque une vieille 4L verte, clef au contact, vraiment pas méfiant dans ce bled…et me voilà partie.

Après une nuit un peu fraîche, j’ai repris la route car cette fois je sais où je vais ! Le journal trouvé sur le siège arrière de la voiture n’était pas récent mais était très intéressant ; rien me concernant mais par contre cette annonce d’un village paumé qui cherche à se repeupler m’a tout d’abord intriguée et puis… Castelvielh… ce nom me dit quelque chose. J’ai cherché, fouillé dans ma pauvre mémoire et finalement je sais ce que je vais trouver à Castelvielh. Grâce à cette vieille carte Michelin rangée dans la boîte à gants, j’ai trouvé mon chemin et enfin le panneau d’entrée du village apparaît au détour un virage. Il était temps ma vieille guimbarde commençait à s’essouffler.

En route j’ai eu le temps d’échafauder mon plan, je vais aller directement voir cette Madame la Maire, je n’ai pas fait de lettre de candidature mais je vais bien trouver le moyen de l’embobiner mais il faudra la jouer fine !

Mon arrivée n’est pas passée inaperçue, je me suis garée sur la placette devant la mairie et j’ai pu remarquer les regards inquisiteurs de quelques mégères qui sortaient de l’épicerie : c’est peut-être mon accoutrement qui les dérangent. Il faut dire que j’ai pris un peu n’importe quoi dans le local des objets trouvés de ma « résidence » de Ville Evrard à savoir un sarouel multicolore, un pancho orange, une paire de crocs rose et surtout ma belle perruque rousse : c’est fou ce que les gens peuvent oublier !

Ca y est me voici dans le bureau cette madame comment déjà ? Viguier ? Oui c’est ça. Elle est là devant moi, elle me dévisage de la tête aux pieds avec un léger sourire… elle doit me trouver bien élégante ! Elle finit par me demander le pourquoi de ma visite, et là je me lance.

« Je m’appelle Ursula Trapanelle, je suis née au Brésil il y a 65 ans, où mes parents, originaires d’Auvergne, s’étaient installés et étaient propriétaires d’une fabrique de vêtements de carnaval qu’ils m’ont légués lorsqu’ils sont décédés d’un malheureux accident d’avion. Je suis donc rentière d’autant que j’ai également hérité de mon regretté parrain, ce cher tonton Christobal emporté par une longue maladie, comme on dit. Je suis à la recherche un endroit tranquille pour me reposer car je rentre d’un long voyage autour du monde, à bord d’un voilier, c’était merveilleux mais épuisant. J’ai lu votre annonce et j’ai été immédiatement conquise par ce projet. Evidemment j’ai demandé à mon fondé de pouvoirs de prendre quelques renseignements sur votre village et je crois savoir qu’il y a un vieux château qui aurait fortement besoin d’être restauré. »

Alors là, j’ai senti un grand intérêt pour ma petite histoire et je peux même dire que j’ai vu briller quelques étoiles dans ses yeux, qu’elle a de très jolis d’ailleurs. Elle m’a tout de suite annoncé qu’il y avait encore des familles d’accueil prêtes à recevoir des nouveaux venus et elle m’en a donné la liste. Je lui demande un instant pour en prendre connaissance et je finis par lui faire part de mon choix. Elle affiche un grand sourire et me demande de l’excuser prétextant un coup de fil urgent à passer dans le bureau d’à côté.

Les murs ont des oreilles surtout quand les miennes sont collées dessus. Je ne sais pas qui elle appelle mais pour sûr elle parle de moi : « Oui, une dame âgée de 65 ans, qui s’est présentée spontanément à la mairie et souhaite venir s’installer au calme dans notre région. J’ai compris qu’elle était mère célibataire d’un fils d’une cinquantaine d’année, certes cela ne va pas relever les effectifs de notre école mais je t’assure son arrivée peut être intéressante pour notre commune. Bon, elle me semble un peu extravagante mais sa situation financière pourrait être une grande chance pour notre village, elle m’a déjà parlé du château à rénover, ce qui serait un atout pour attirer quelques touristes. »

Après encore quelques mots, elle raccroche, je retourne vite sur ma chaise. Elle entre dans le bureau et m’annonce qu’elle peut me présenter tout de suite à la famille si je le souhaite.

Eh bien, allons-y ! Ha, ha, cette fois j’en suis sûre : je l’ai jouer fine !

A la sortie du village nous arrivons devant un petit atelier. De chaque côté de la porte sont accrochées des poteries de toutes les couleurs dans lesquelles sont posées des bouquets de fleurs séchées. C’est charmant ! A l’intérieur les potiers sont affairés, l’un sur son tour et l’autre à la décoration. Tout de suite ils s’interrompent et viennent à notre rencontre, madame la maire fait les présentations : «Ursula je vous présente Jean et Pauline, ce sont nos artistes ». Ils s’avancent vers moi tout sourire et me tapent la bise spontanément. Je n’ai pas l’habitude des toutes ces effusions mais je fais bonne figure.

Ha ! Jean et Pauline… je sens que l’on va bien s’entendre !

SKIPPY

Quel bonheur de respirer l’air de la campagne, d’entendre des gazouillis d’oiseaux, de me rouler dans de l’herbe épaisse et fraîche !!

Je ne sais où promener ma truffe tant il y a d’odeurs nouvelles.

Je cartographie tout, et relève les caractéristiques de chacun de mes congénères afin de mieux les approcher lorsque je les rencontrerai.

C’est que je ne suis pas une femelle facile moi ! Je ne me laisse pas renifler le derrière par n’importe quel bâtard du coin !

Quoique… il y en a un qui a suscité chez moi une érection du poil dorsal dès son approche, non par crainte, mais par émotion. J’ai redressé la tête, les oreilles bien droites, levé la queue et l’ai actionnée pour l’inviter à la rencontre.

Que de sensations lorsqu’il a approché sa truffe de mon…de ma carte d’identité !!

Nous nous sommes tourné autour histoire de nous apprivoiser, et sommes partis ensemble gambader dans les prés.

Il faut dire que c’est un sacré canon : un grand noir robuste au poil luisant, à l’allure fière et racée. Hector, viens là que je te dévore !!!

Il m’a fait découvrir le secteur, parcourir les recoins de chaque ruelle, les murs de chaque maison : le village n’a plus de secret pour moi.

Je me sens tellement bien avec lui.

Il m’a confié son inquiétude vis à vis des enfants qui sont venus chez lui le temps des vacances, et particulièrement de la petite Gabriella.

La gamine a peur de lui ! J’espère que ce n’est pas parce qu’il est noir ! Ce serait un comble : elle est noire aussi !!

Lui, il s’en fout de sa couleur de peau, il a apprécié de lui faire une grosse léchouille

bien baveuse. Il fait la même chose avec ses sœurs Rose et Méline. Pour lui, tous les enfants sont sympas et à croquer, dans le bon sens du terme.

Je lui ai conseillé de s’approcher d’elle en douceur, de poser délicatement sa tête sur ses genoux et de la regarder avec tendresse. Si, de surcroît, il associe tout ça avec un petit couinement plaintif, elle devrait fondre la gamine !!

En plus, cette pauvre gosse, craint de faire peur aux villageois comme elle a fait peur aux petites de la famille parce qu’elle est noire.

Je me dis que si elle arrive au village accompagnée d’ Hector, ça l’aiderait à faire connaissance puisqu’il la rassurerait.

A toi de jouer mon bel Hector, (m’)amadoue moi tout ça !

Noir c’est noir, il y a plein d’espoir !!

C. F.

Récit du retour de Julia

tel que l’a raconté maintes fois Mamadou

avec mille digressions différentes.

Le cinquième matin, je suis parti avec impatience à l’assaut du château qui me nargue depuis le premier jour.j’ai suivi un sentier incertain, mal entretenu, disparaissant souvent sous les broussailles, mais il m’a semblé qu’il avait été emprunté récemment. Je fixe l’entretien du sentier comme priorité, au programme de mon chantier de restauration… mais rapidement mon esprit s’égare dans le souvenir des chevaliers errants de mes lectures de jeunesse.

Alors que je commençais à progresser entre les murs délabrés des enceintes, j’ai été arrêté par une volée de cailloux et un violent :  «  Fous le camp blanc-bec ! Sinon, je te saigne à blanc ! »

J’ai découvert un freluquet boutonneux d’une vingtaine d’année, perché sur un muret de l’ancien donjon. Ne pas répondre à l’insulte. Suivant le fil de mes pensées premières, je lui ai rétorqué : «  Holà, Seigneur des Broussailles, auriez vous perdu le sens de l’hospitalité envers les chevaliers errants qui ne cherchent qu’une juste cause à défendre.Prenez garde à ce que je ne m’en offusque ! »

Le jeune homme en est resté coi. Ses mains chargées de pierres en sont tombées, tandis qu’une chevelure dorée, puis des yeux écarquillés émergeaient au dessus du lierre.Le jeune homme a semblé furieux. Quant à moi, j’avais tout de suite reconnu la jeune fille que l’on cherchait partout depuis le premier soir et dont le portrait avait circulé. J’ai profité de mon avantage.

« Oh, belle et gente Dame, seriez vous l’hôtesse ou bien la captive de ce soudard malotru ! »

Et j’ai poursuivi le jeu sur le même registre jusqu’à ce que les barrières tombent et qu’ils m’acceptent sur leur campement derrière le muret : un abri de fortune bien précaire et un espace dégagé , nettoyé, au milieu duquel un maigre feu était contenu entre des pierres. A côté , une récolte de champignons qui m’a fait bondir :

« je ne m’y connais pas encore bien en matière de champignons, mais voici deux amanites phalloïdes et trois amanites tue -mouche ; elles ont jolies mais si vous n’avez pas l’intention de mourir, mieux vaut ne as y goûter. »

j’ai sorti de mon sac à dos un sandwich au chèvre et à la confiture de châtaigne que je m’étais préparé et le leur ai partagé. Je leur ai indiqué un ancien verger plein de pommes que j’avais repéré en montant et je les ai laissés. Il a fallu que je jure de ne rien dire au village : « croix de bois, croix de fer, si je meurs je vais en enfer !»

Bien entendu, dès mon retour à la ferme, j’ai tout raconté à Irine ; on a retrouvé Bastien et Cyril pour mettre au point une stratégie. Cyril, qui est particulièrement posé s’est chargé de prévenir Stéphane chez Nadia et aussi l’infirmière, Camille Costella, car, à ma description, il avait bien reconnu dans le jeune homme son fils Mathieu, le « branleur «  du village. Il n’a pas donné de détail. Il a bataillé pour obtenir qu’ils ne changent rien à leur comportement, surtout ne tentent rien de leur côté. Ils devaient seulement laisser un accès libre à leur maison, attendre patiemment, nous faire confiance.

La nuit de cette fin d’octobre était claire mais froide. Bastien nous a conduit par un chemin escarpé, connu de lui seul jusqu’au pied du rempart. Nous nous sommes écartés et nous avons remué les buissons, interrompant nos bruitages de longs moments de silence. Le son se propage vite, à travers les pierres vers ceux qui dorment à même le sol. De paroles indistinctes sont descendues du campement. Bastien, qui est expert en la matière, a ponctué notre concert végétal du hululement d’une chouette, plus tard de cris de corbeaux et de grognements de sangliers. Ça commençait à remuer franchement dans le donjon. Alors il a enchaîné : des hurlements de loups, d’abord lointains, étouffés, puis de plus en plus présents avant de faire retomber le silence.

Cinq minutes plus tard, c’était la débandade. Les jeunes ont dévalé le sentier en faisant rouler les pierres Au village, ils se sont séparés, sans un mot, et n’ont même pas été étonnés de trouver les fenêtres de leur chambre entrouvertes. Ils se sont effondrés dans leur lit, sans trouver pour autant le sommeil.

Pendant ce temps, à la ferme, on a beaucoup ri autour d’un vin chaud et d’une bonne flambée.

Ecrit en Novembre 2024 jeu 2: Détourner d’une quatrième de couverture

détourner une quatrième de couverture

Vous choisissez la quatrième de couverture d’un livre. Vous conservez l’argument mais le déplacez dans le temps, dans un autre lieu, dans un autre milieu social .

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d’après DIEU ET NOUS SEULS POUVONS de Michel Folco

A coup sûr le premier des Pibrac n’avait pas la vocation. Si le seigneur de Bellerocaille, dans l’Aveyron, n’avait eu prestement besoin d’un exécuteur. Si Pibrac n’avait eu à choisir entre cet état et les galères, nul doute que lui-même et sa descendance n’eussent point arboré la devise de ceux qu’on nomme familièrement les « bourreaux » : Dieu et nous seuls pouvons.

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Le premier des Piedalu, un jeune homme tout juste sorti de l’école, n’avait absolument pas prévu de devenir trucideur de volailles. Dans cette petite ville de Dordogne, où l’odeur du fumier et le chant des coqs dominent le quotidien, Piedalu se voit forcé de faire un choix cruel : travailler à l’abattoir de volailles ou tenter sa chance dans les galères modernes à savoir, les stages non rémunérés dans une startup locale. Si le propriétaire de l’élevage, Monsieur G., n’avait pas eu un besoin urgent d’un « exécuteur », nul doute que Piedalu et ses descendants n’auraient pas pris le rôle ingrat des « bourreaux de poules ». Leur devise : « Dieu et nous seuls pouvons… trancher le sort de ces poulets. »

B.D.0


A partir « D’or et de jungle » de Jean-Christophe Rufin

en 2050 aux Etats Unis d’Amérique où a eu lieu la captation numérique de tous les états

Nous sommes en 2050. Depuis 25 ans les Etats Unis sont sous le joug de Trump et Elon Musk. Ce dernier qui avait racheté Twitter et l’avait transformé en X, a mis sous sa domination, depuis qu’il est au pouvoir, toutes les puissances numériques et elles doivent lui obéir. Il tient sous son pouvoir toutes les archives numériques et peut faire chanter tous les grands de ce monde. Il veut lui-même devenir le maître du monde et envoyer sur Mars tous ceux qui le gênent. Il a pris la direction de tous les pays grâce à ses réseaux sociaux qui se so0000000nt transformés en une toile d’araignée géante et il dévore régulièrement un état par an.

Il nous manque un spider-man numérique qui soit capable de déjouer tous les tours pendables d’Elon Musk qu’on voit partout et tout le temps.

Il faudrait un grain de sable, mais lequel ? Comment empoisonner le réseau numérique, comment bloquer le monde entier en même temps et retrouver une ré-humanisation de la terre comme au temps du Covid ? Une épidémie numérique ? Un virus jamais trouvé jusque là ?

N.C.

Tiré du polar Charlotte chérie :

-résumé : une jeune femme disparaît sans laisser de trace et l’enquête se lance sur un groupe masculiniste (les Incels)

Marcel en a marre des déceptions amoureuses ; Il n’a que des échecs autant sur internet que sur le lieu de son travail. Toutes ces « bonnes femmes » féministes qui ont tous les droits lui font penser qu’il pourrait être kidnappé car trop mâle dans ses approches ou dans ses réflexions. Il doit rester sur ses gardes et éviter de faire un compliment qui serait mal interprété. Alors plutôt que de vivre ainsi sa première action sera de chercher un boulot dans un monde d’hommes avec une virilité de bon sens. S’il arrive à ses fins il pourra trouver un quartier et des sorties correspondant à son univers.

H.L.

A partir de « l’Arabe du futur » de Riad Satouf

Le Viking du futur de Gunnar Larsen

Au cœur du Moyen Age norvégien, voilà une dramatique affaire familiale, celle d’un enfant déchiré entre sa mère Gertrude, fille du roi d’Angleterre (Kund le Grand) et son père Harald1er (dit Harald à la belle chevelure) et dévasté par la perte de son jeune frère enlevé par les sbires de Harald 1er.

Gunnar Larsen confirme dans ce dernier roman, s’il en était encore besoin, son immense talent au style épuré et incisif qui scalpes les noirceurs de l’âme humaine.

A lire absolument au creux de l’hiver.

S.R.

A partir de « Robinson Crusoé » de Daniel Defoe

Vie et aventures étranges et surprenantes de Robin Soncrosué , technico-commercial en informatique. Par Daniel Defaux.

Après quelques voyages en mode routard, Robin jeune informaticien prometteur, s’envole le premier septembre 2069 pour les îles Relampagos au milieu du Pacifique. Mais l’aéronef prise dans une terrible tempête s’écrase en mer. Seul survivant, Robin réussit à gagner une île de l’archipel des Relampagos. Il découvre que tous les habitants sont décédés d’une énième épidémie de Covid. IL récupère et reconditionne une série d’appareils qui lui permettent de se géolocaliser et ainsi de passer commande sur Amazon de sa pizza quotidienne livrée par drone spécial.Un jour des islamocyberterroristes débarquent sur la plage en vue de faire des vidéos d’égorgement d’un mécréant qu’ils ont surpris à écouter de la musique impie. Grâce à un drone militarisé qu’il a bricolé pendant ses heures de loisirs Robin neutralise les terroristes et délivre le jeune mécréant qui d’origine batave répond au nom de Van Dredye. Eperdu de reconnaissance celui-ci se met au service de Robin.

Inspiré d’une histoire vraie, ce roman a connu un succès foudroyant qui ne s’est pas démenti depuis sa publication. Houellebecq depuis l’EHPAD où il résidait alors déclara : «  C’est le roman que j’aurais voulu faire quand j’ai écrit La Possibilité d’une île … zut alors. »De son côté, Annie Ernaux tout en reconnaissant le génie de l’auteur ne put s’empêcher de dénoncer la prégnance des rapports de domination de type colonial jamais remis en question dans un récit trop fortement inspiré par la pensée antiwoke selon elle.

F.V.

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A écrire pour novembre 2024

A

ATELIER D’ECRITURE ALT

vendredi 22 novembre 2024

Centre Culturel Terrasson  18 Hà20H

Jeu 1 : le Feuilleton nouveau : Village cherche habitants

Quelques jours ont passé.Vous avez trois possibilités :

– écrire le point de vue d’un des membres de l’autre famille

– Chacun des textes du jour a mis en lumière un évènement particulier. Vous pouvez rebondir sur cet évènement d’un autre point de vue, même si ce n’est pas vous qui l’avez signalé.

– Vous pouvez adresser, au nom d’un des protagonistes soit anonymement une doléance à Margot Bourdalet

Jeu 2 détourner une quatrième de couverture

Vous choisissez la quatrième de couverture d’un livre. Vous conservez l’argument mais le déplacez dans le temps, dans un autre lieu, dans un autre milieu social .

Jeu 3 se servir d’une amorce de texte

1 en séance :

remplir, sans réfléchir, avant de lire la suite de l’exercice, en colonnes, trois listes sur quatre lignes comme l’exemple vous le montre

Couple de nomsGroupe nominalNom
Ex : Nuit /foudreEx : robe trop courteEx : pluie












– 2 proposition d’amorce de texte :

« La bonne nouvelle tenait en trois mots :…. »

Associez à cette phrase votre premier couple pour débuter votre texte . Vous pouvez modifier l’amorce tout en conservant le sens. Vous continuez ensuite en utilisant le groupe nominal associé et le nom

Ex avec le premier couple :

Au cours de cette nuit funeste où la foudre avait incendié la maison, nous reçûmes une bonne nouvelle qui tenait en trois mots….

-3 proposition de fin de texte :

« J’ai toujours manqué de mémoire »

Vous l’associez comme précédemment à un des couple suivants et vous amplifiez avec le groupe de nom et le nom de la même ligne

– 4 Écrivez un texte qui fait le lien entre les premières et les dernières phrases

PS : Si cette forme est trop compliquée écrivez un texte qui fait le lien entre les deux phrases proposées non modifiées

Ecrit en Octobre 2024 jeu 3: enquête

Jeu 3 A vous l’enquête

Voici l’affaire telle qu’elle est écrite par Félix Fénéon (nouvelles en trois lignes)

« Le médecin chargé d’autopsier Melle Cuzin, de Marseille, morte mystérieusement a conclu : suicide par strangulation »

Vous reprenez l’affaire interrogez un voisin pour en savoir plus sur cette mort mystérieuse ou sur le médecin… Rapportez le dialogue

• Bonjour Monsieur. Je suis l’inspecteur Trucmuche et j’ai qqs questions à vous poser à propos du décès de Mlle Cuzin.

Connaissiez vous bien la victime ?

• Oui, et on ne s’entendait pas très bien.

• C’est à dire ?

• C’était une pochtronne.

• Monsieur, je ne vous permets pas d’insulter la victime.

• Je suis désolé Monsieur l’inspecteur, mais elle était tout le temps bourrée.

Quand elle sortait du bar, qui se trouve à 50 mètres, elle titubait, elle hurlait dans la rue et elle vomissait sur le pas de ma porte !

Je vais enfin gagner en tranquillité !

• Elle était dépressive ?

• Ca , je ne sais pas, mais en tout cas, elle n’avait pas l’air heureux.

Les rares moments où elle était à peu près bien, c’est quand je la voyais dans le jardin s’exercer avec son espèce de ruban : elle faisait de la gymnastique rythmique.

Parfois, elle s’emmêlait les crayons et se retrouvait emberlificotée dans son machin. Ca, ça m’amusait !!

• Pensez vous qu’elle ait pu s’étrangler avec accidentellement ?

• Possible si elle l’a pris en étant saoule !

• Bien, merci Monsieur. Je reviendrai sans doute vous voir.

CF

Quartier nord de Marseille le 10 octobre2024.

-Driiing! Driiiing ! Toc!Toc ! Y a quelqu’un ?

-Oh bonne Mère ! Qu’est-ce que c’est que tout ce raffut?Oui, j’arrive, j’arrive !

La porte s’ouvre.

-Bonjour M.Escartebigre, je me présente : Pascal Prout de C’est Nouveau’s, la chaîne d’information en continu la plus regardée en France. Nous pratiquons aussi le journalisme d’investigaton car nous avons le souci de la vérité pour les Français qui nous écoutent. Car vous le savez on ne nous dit pas tout on nous cache bien desz chosesz. Nos téléspectateurs ont droit à la vérité c’est pourquoi je viens sonner à votre porteM. Escartebigre. Vous connaissez sûrement la pauvre Mlle Cuzin puisqu’elle habitait dans le même immeuble que vous. Or le rapport d’autopsie sur les causes de sa mort nous semble hautement suspect : pensez-vous que Mlle Cuzin ait pu se suicider par strangulation ?

-Ah, peuchère la pauvre c’est une grande perte , j’ai bien pleuré, té, à ses obsèques. Mlle Cuzin, je la connaissais bien , elle passait souvent ses soirées au bar de la Marine et elle ne se faisait pas prier pour remettre sa tournée de pastis vaï ! Et parfois quand il manquait quelqu’un elle jouait à la manille avec nous.Alors oui on la regrette bien !

-Oui M. Escartebigre, mais à C’est Nouveau’s, notre attention a été attirée par le fait que le quartier est majoritairement peuplé de bougn…heu, de gens issus de l’immigration maghrébine ou subsaharienne et on sait que chez ces gens-là M.Escartebigre, l’islamisme, le terrorisme islamiste trouve un terrain favorable. Il y a selon nous tout lieu de penser que cette mort suspecte à un lien avec cette dangereuse promiscuité.D’ailleurs ce rapport d’autopsie plus que fantaisiste est signé d’un certain Dr Mohamed ben Panisse, vous ne trouvez pas cela étrange ?

-Ah, ça vous avez un peu raison M.Prout, on dirait que vous le connaissez le docteur, on peut pas lui faire confiance en effet au docteur, il faut le surveiller comme la bouillabaisse sur le feu à la manille, il triche comme il respire !

-Ah, M.Escartebigre, vous pensez donc comme la rédaction de C’est Nouveau’s que Melle Cuzin institutrice de son état, a été victime d’un ignoble assassinat sûrement de la part d’un de ses élèves fiché S, radicalisé et sous OQTF qui n’avait pas supporté que Melle Cuzin défendît et enseignât les principes de notre République laïque et que pour ce faire elle leur montrait de temps en temps des caricatures du prophète et obligeait les jeunes fille fanatisées à ôter leur voile ? N’est-ce pas cela la vérité qu’on veut cacher aux français ? Avec une administration complice pratiquant la politique du « pas de vague » !

-Ah, M ; Prout vous allez un peu vite en besogne té ! Mlle Cuzin , elle était institutrice et une bonne institutrice hé, tout le monde l’aimait ici dans le quartier mais depuis quelque temps elle déprimait la pauvre mais c’était pas à cause des islamistes ou de la laïcité , non , c’était autre chose . Depuis des années Mlle Cuzin comme ses collègues des écoles de Marseille ils réclamaient des locaux décents pour enseigner car ils en avaient marre des salles de classe pas chauffées l’hiver, des vitres cassées et des plafonds qui s’effondrent ; mais la mairie et l’État ils faisaient rien ; alors MlleCuzin elle s’est mise à boire un peu plus de pastis que d’habitude mais ça n’arrangeait pas les choses et puis quand elle avait un peu dépassé la mesure elle se mettait à nous parler du foulard …

-Ah ! Vous voyez c’est bien de ça dont il s’agit : elle avait des élèves qui portaient le foulard islamique !

-Non M ; Prout vous n’y êtes pas du tout ; Melle Cuzin, elle avait été très choquée quand on a découvert que dans son école des élèves s’adonnaient au jeu du foulard, vous savez ce jeu dangereux parfois pratiqué dans les cours de récréation, Hé bien c’est de ça qu’elle nous parlait Mlle Cuzin … Et ça a fini de la démoraliser, un matin elle n’est pas aillée à l’école ; on l’a retrouvée étranglée dans son appartement, et M. Panisse tout tricheur qu’il soit au jeu de cartes , il s’est pas trompé : Mlle Cuzin elle s’est bien suicidée par strangulation avec son foulard. Bonne journée M. Prout je vous retiens pas plus mes collègues m’attendent pour le pastis de onze heures. Vous savez moi quand je repense à tout ça à cette pauvre Mlle Cuzin hé bé moi ça me fend le cœur ! Pas vous M. Prout ?

F.V.

Le voisin :Bonjour docteur , nous sommes  tous stupéfaits :mademoiselle Cuzin était une femme si attachante ,en parfaite santé ,et surtout nous ne lui connaissions pas d’ennemis ,qui a bien pu commettre cet acte ?

Le docteur :je ne voyais que rarement cette patiente ,comme vous l’avez si bien dit ,elle était en parfaite santé !

Le voisin :mais elle était une de vos connaissances ,vous l’avez souvent rencontrée au club de bridge de notre petite ville…

Le docteur :oh! vous savez ,je n’y allais pas souvent  ,les consultations tard dans la soirée ne me laissent guère de temps

Le voisin :mais votre dame s’y rendait de temps en temps ,il me semble l’avoir aperçue converser avec Melle Cuzin à la sortie d’une partie ,l’échange paraissait un peu houleux…

Le docteur (s’énervant) :que voulez -vous dire?

Le voisin :oh! Rien de précis ,Je dis simplement que votre dame semblait moyennement apprécier Melle Cuzin ,jeune ,belle ,avenante…et pleine d’esprit…

Le docteur (hors de lui):Allez- vous raconter partout que c’est moi qui ai étranglé cette jeune femme pour masquer une supposée liaison qui risquait d’être dévoilée?

Le voisin (très calme et quelque peu énigmatique):Ecoutez ,faîtes les suppositions que vous vous voulez elles vous appartiennent ,mais je me permets de vous rappeler :Melle Cuzin était en parfaite santé et jouissait de l’estime de tous!

B.H.

A mes enquêtes

«  le médecin chargé d’autopsier Melle Cuzin, de Marseille, morte mystérieusement, a conclu : suicide par strangulation » ???

Je reprends l’affaire de melle Cuzin de Marseille.

Très bizarre , ce résultat d’autopsie : « suicide par strangulation ». Le médecin voudrait signifier qu’elle s’est faite stranguler exprès, sur sa demande et que l’assassin lui aurait rendu service.

La question soulevée est est-ce un suicide ou un meurtre ?

La strangulation n’a rien d’un suicide ;
Il nous faut questionner les voisins, les proches. Que vont ils nous raconter ? Peuvent-ils savoir ? Qu’ont ils vu? Rien, comme d’habitude..

Et qui est ce médecin légiste ? D’où sort-il ? Il a l’air bien fantaisiste. Il faudrait peur être interroger ses confrères.
Je suis allé à la morgue pour voir comment il travaille et ce que racontent ceux qui travaillent avec lui.

Tous me disent qu’il aime bien faire des farces. J’avoue que le métier de légiste est plutôt difficile et délicat… mais faire des farces à qui ? A la police, aux assassins . Je n’y comprends rien.

Il a même tendance à être irritant. Il répond toujours à côté. Il est fuyant. A Toujours employer un mot pour un autre.

Est-ce vraiment un médecin ? Est-ce la même personne dont on parle ?

N.C.

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Ecrit en octobre 2024 : jeu 2 reconstituer un texte

Jeu 2 Reconstituer un texte court

Voici l’amorce : l’endroit était célèbre pour…

Pour la suite vous trouvez :

– un premier « objet » avantageux associé à un fâcheux désavantage.

– un deuxième « objet » avantageux qui permet de compenser ce désavantage

exemple : l’endroit était célèbre pour son panorama (objet avantageux) au sommet d’une falaise vertigineuse ( désavantageux) . Un escalier bien sécurisé de 1500 marches permet de l’atteindre (2éme objet avantageux)

Texte de référence de Jaroslav Hasek dans « le guide du Rien » :

« L’endroit était célèbre pour ses pèlerinages, pour sa source miraculeuse – dont l’eau contient les germes du typhus-, pour son magnifique hôpital où sont envoyés les pèlerins qui ont bu cette eau miraculeuse – ».

L’endroit était célèbre pour ses eaux chaudes et claires infestées de requins.

Une cage immergée permettait de les observer sans crainte.

C.F.

L a Manche:

Seulement 30 kms les séparent de ce qu’ils croient être un « eldorado » ,ou ils pourront trouver du travail ,se reconstruire ,même si le statut de salarié Outre Manche n’est pas forcément un baume salvateur ,le manque de protection contre les accidents ,sans compter les heures élastiques, un rêve fabriqué de toutes pièces par les passeurs sur ce couloir de l’Océan si dangereux…

Et pourtant ,comment ne pas se laisser bercer par le vent caressant cette dentelle de sable qui s’offre au galop des chevaux, aux courses de chars à voile ,aux enfants émerveillés par le tracé des cerfs-volants ?

B H.

New York était célèbre pour sa statue de la liberté mais hélas aussi pour Ellis Island.

Néanmoins l’attractivité de la grosse pomme ne s’est jamais démentie avec ses nombreux musées comme le Moma ou le musée Guggenheim.

Dodou

La voiture est un fabuleux moyen de transport,

on peut atteindre de vertigineuses vitesses,

mais les limitations nous rappellent à la raison .

H.G.T.

L’endroit était célèbre pour son château fort bâti sur un promontoire entouré d’eau. Il fallait attendre marée basse pour y accéder puis revenir sur la terre ferme.

D.L.

L’endroit était célèbre pour ses falaises hautes et abruptes tout autour de l’île. De la haut on voyait la mer approcher avec des vagues énormes qui s’écrasaient contre la roche dans un bruit terrible

N.C.

L’endroit était célèbre pour ses longues étendues d’eau marécageuses et avec tellement de moustiques. Mais il y avait aussi des flamants roses qui venaient se poser avec tant de grâce et qui créaient une population extraordinaire en cette période

N.C.

L’endroit était célèbre pour ses très hautes marches qui nous conduisaient sur une vue des Pyrénées extraordinaire mais voilà très bancales et inégales je ne pouvais pas les emprunter avec mes béquilles.

H.L.

l’endroit était célèbre pour… sa bibliothèque aux livres reliés de peaux mordorées et dorés à l’or fin, mais la majeure partie de leurs textes avait été effacée par le temps. De sa plus belle plume,Sigismond comblait les lacunes au gré de son imagination.

D.Dor

feuilleton 2024 2025 village cherche habitants / premières impressions

Premières impressions

– L’arrivée des Mercier chez les Marty

Point de vue de l’hôtesse, Nadia

Voici enfin le jour J. J’attends avec impatience la famille Mercier, un veuf avec deux ados, m’a-t-on dit.

Depuis le perron de l’entrée, Léo à mes côtés, je scrute l’allée en pensant à ce que je vais leur dire dès les premiers instants, lorsque j’aperçois leurs silhouettes se détacher au fond du sentier.

  • Ils arrivent, cria Léo tout excité.

Je vais à leur rencontre le cœur battant.

  • Bonjour, dis-je d’un ton peu assuré. Bienvenue chez nous et dans notre village.

Un silence s’installa entre nous. Nos regards se croisèrent, gênés et intimidés.

  • Je m’appelle Nadia et je vous attendais avec impatience. Entrez donc, j’ai fait du café et un gâteau et il y a des jus de fruit pour les enfants
  • Merci, c’est gentil à vous me dit-il après quelques secondes d’hésitation. Moi c’est Stéphane et voici Julia et Alexandre.
  • On n’est plus des enfants me dit Alexandre en me regardant droit dans les yeux.
  • Venez vous mettre à l’aise. Nous nous occuperons de vos affaires plus tard.

Ils rentrèrent. Alexandre, adolescent curieux et intelligent découvrait le salon avec ravissement. Julia ne disait rien, le regard noir rivé sur son portable, le visage fermé. Elle n’avait pas l’air très contente d’être ici.

Après nous être restaurés, je leur fis visiter la maison avec Léo pour guide puis ils prirent possession de leur chambre respective.

  • Vous avez une très belle maison, me dit Stéphane et un joli parc.
  • Nous l’habitons depuis dix ans déjà. Elle est grande et confortable.

Je leur proposai alors de faire un tour dans le village en attendant le retour de mon mari.

Alexandre et Julia ne voulurent pas venir. Au retour je préparai le dîner. Stéphane voulut m’aider.

Il est très sympathique et fort séduisant malgré son air absent, pensai-je en rougissant légèrement, transportée de joie.

Après les présentations avec mon mari un peu froid et distant à mon goût, nous passâmes à table. Stéphane appela ses enfants. Alexandre arriva aussitôt mais Julia se fit attendre. Son père alla la chercher dans sa chambre en râlant après elle.

  • Elle est gentille mais un peu rebelle, nous dit-il gêné.

Il revint quelques instants plus tard, inquiet. Elle n’était pas dans sa chambre et il ne savait pas où la chercher. Nous l’appelâmes, nous partîmes à sa recherche dans toute la maison, dans le parc et dans le village. En vain. Elle avait disparu.

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Antoine Coustou chez Jean et Mariette Tollis

Castelvielh fin octobre

Je suis arrivé il y a deux jours au village. Le voyage a été un peu difficile. D’abord le train puis un bus qui s’est traîné jusqu’à Castelvieilh. Enfin, j’exagère un peu mais mon rythme de citadin surexcité n’a plus l’habitude de cette lenteur relative. J’ai pourtant apprécié de traverser des villages figés dans les temps anciens, des châtaigneraies, des jardins en terrasse, partout. J’ai découvert que ces terrasses se nomment joliment bancels ou faïsses.

Jean et Mariette Tollis m’attendaient sur la place du village. Je devrais plutôt dire Mariette et Jean. Mariette est toujours devant, finit les phrases de son mari, parle, s’agite du matin au soir. Nous nous dirigeons vers une petite maison rustique, coiffée d’un toit de lauzes et flanquée d’un four à pain. Mariette m’explique qu’il s’agit d’une ancienne bergerie qu’ils ont entièrement restaurée et réaménagée lorsqu’ils ont pris leur retraite. Nous entrons dans une grande pièce salon, salle à manger cuisine. C’est simple mais coquet et accueillant comme eux. Juste un petit couac lorsque nous montons vers les chambres. J’ai oublié de prendre des pantoufles et Mariette, très fière de ses parquets cirés me laisse entendre que cela la contrarie un peu.

Un petit tour à la supérette me permettra peut-être de trouver une solution, sinon je resterai en chaussettes.

Retour au rez de chaussée, petit coup de Castagnole, sorte de vin de Noix maison.

Ensuite, c’est une avalanche de questions, un feu croisé d’interrogations sur mes intentions, mon parcours d’écrivain. Ils ont cherché sur Google mais ils sont restés sur leur faim. Je ne suis pas assez célèbre pour y trouver beaucoup d’informations.

Le dîner (Soupe à l’oignon doux, poulet rôti, purée maison, pélardon et crumble au miel de châtaignier) se déroule dans un climat détendu. J’essaie de donner une bonne image de moi et de mes projets. Mes hôtes seront déterminants pour mon avenir et j’ai vraiment envie de m’installer ici.

Le lendemain, rencontre avec Madame le Maire et les autres candidats habitants flanqués de leurs familles d’accueil. Un apéritif nous est servi sur la place du village : échanges de questions – réponses. Avec Tony et Jeanne, c’est presque un coup de foudre amical. Jeanne, la bibliothécaire a eu la curiosité de lire mon dernier livre, ce qui me flatte. De plus, nous nous rendons rapidement compte que nos goûts littéraires et cinématographiques sont très proches. Marie Ange Cassou, amie de mes hôtes, nous rejoint. Elle aussi veut découvrir qui je suis. LesTollis l’ont certainement missionnée pour me cuisiner. Je réponds au mieux : ma famille, mes racines plus anciennes dans la région, du côté de Saint Germain de Calberte…

Les enfants se sont déjà trouvés des copains dans le village et courent autour de nous. Les ados affalés sur un mur, tripotent leurs téléphones en se lançant des regards furtifs et en sirotant des boissons colorées. Nous visitons ensuite le village, ses commerces, sa bibliothèque. Les maisons serrées les unes contre les autres, dégagent une impression de force et de sérénité même si je me demande ce qu’il en est au cœur de l’hiver ou même lors des épisodes cévenols.

Nous sommes ensuite réunis pour une mini-conférence qui va nous résumer l’histoire du village et de la région. La journée se terminera par un buffet gargantuesque. Entre-temps, j’ai enfin pu acheter d’horribles charentaises qui me grattent les pieds mais m’ont valu un sourire irrésistible de la part de Mariette.

C’est au petit déjeuner du deuxième jour que je perçois une petite crispation. Les Tollis sont moins bavards qu’à l’habitude. La Comtoise égrène ses coups dans le vide du silence. Que se passe t’il ?

Mariette a longuement parlé avec son amie Marie Ange (ancienne secrétaire de mairie) à qui j’ai confié la veille une partie de mon arbre généalogique. Il en ressort que mon arrière-grand-père aurait été au cœur d’une sombre histoire dans la vallée voisine. De quoi s’agit-il ? Est-ce une erreur ou bien je suis passé à côté d’un secret de famille ? Je vais multiplier les rencontres dans le village et les échanges avec ma famille pour essayer d’y voir plus clair.

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Point de vue de FaustineLadour

Fiona , ma chère jumelle .

Nous voilà arrivés . Dimanche matin , à Castelvielh . Tu dois être

impatiente de connaître mes premières impressions ,aussi vais-je te les livrer de suite .

Dans le train de nuit ,je n’ai pas beaucoup dormi . Le fait de partager un espace si réduit avec des inconnus m’importunait un peu . Au terminus , nous attendaient nos hôtes .

Ils étaient souriants et visiblement contents de faire notre connaissance .

Nous avons pris un petit déjeuner au buffet de la gare .Olivier nous a très vite mis à l’aise en nous parlant de sa région qu’il aime tant et notamment de son village qu’il administre depuis de nombreuses années .

Figure-toi que la rivère qui coule au pied du village porte le même nom que nous « Ladoure » avec un « e » en plus ! C’est un signe , non !

Nous sommes confortablement logés et en plus , sommes plus ou moins en autonomie .En effet , la famille Marchal dispose d’un petit appartement, indépendant mais adossé à la maison principale , de manière à pouvoir

héberger les remplaçants du docteur quand la famille s’échappe .

Aujourd’hui , évidemment nous allons partager les repas ensemble . Mais à partir de demain , il faudra organiser notre semaine .

Une voiture et des vélos sont à notre disposition .

Le cadre est enchanteur et comme tu t’en doutes notre premier ravissement a été l’ambiance sonore des lieux : silence ou pépiement des oiseaux ou bruissement des feuilles ou chant d’un coq au loin .

Alban est lui aussi sous le charme .Ses yeux brillent et il a ce petit air malicieux qui ne trompe pas .

Nous avons déballé nos affaires .

Je vais faire un brin de toilette et nous irons rejoindre Olivier et Clotilde .

Je te tiens au courant de nos prochaines découvertes .

Bisous verdoyants .

Faustine .

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Journal intime de Miléna Tomasi, 14 ans

Le 21 octobre. 

Cher journal, 

La famille invitée par mes parents est arrivée ce week-end… Je flippais énormément de ce moment, depuis que mes parents se sont proposés pour accueillir des inconnus sous notre toit. Quelle idée de m… J’ai tout essayé pour les faire changer d’avis. Que ce serait pas bien pour mon année de 3e, que je dois préparer le Brevet de manière calme et sans perturbation, que j’ai aussi mes cours de théâtre avec la prof de théâtre, Madame Anne Cristina. Et mes cours de volley, aussi ! Mais ils m’ont dit que c’était que 2 semaines et que ça allait tous nous ouvrir aux autres. Que ce serait une superbe expérience pour tout le monde. Tu parles ! 

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feuilleton 24 25 familles candidates

Portraits des familles réunies

CANDIDATURE Solange Gardien

Je me nomme Solange Gardien, j’ai 60 ans et suis jeune retraitée de la fonction publique : j’étais institutrice.

Célibataire et sans enfant, je suis accompagnée par une chienne, un chat et un rat.

J’habite actuellement dans le centre ville de Niort, entourée de béton où la circulation est incessante.

Même si je ne suis pas très loin de la mer où je peux aller me ressourcer le week-end, j’aspire à plus de tranquillité, de calme, et de verdure, surtout de verdure !

Je suis assez dynamique et aime les défis : je fais beaucoup de randonnées, de bivouacs, j’aime la via ferrata, le canyoning, gravir des sommets, parcourir de longues distances, sauter en parachute…

Je suis férue d’histoire de France, de vieilles pierres. J’aime le cinéma et les romans historiques.

Castelvielh correspond à priori à tout ce que je recherche pour mes animaux et pour moi.

Nous sommes avenants, sociables et altruistes et rêvons de faire partie d’une communauté accueillante, soucieuse de son environnement et de ses voisins. Il est certain que je ne vais pas favoriser le rajeunissement du village, mais j’ai quelques neveux et nièces que je peux convaincre de venir !

Invitée chez Mathias Pradelou et Karine Vigier

Matthias Pradelou (38 ans) et Karine Viguier (39 ans), famille recomposée, avec 4 enfants en garde alternée : Tom, 10 ans, Polly, 8ans, Émeline , 4 ans, et Théo, 4 ans. Lui qui est né dans le village, travaille dans le cabinet de géomètres au Vigan. Elle est secrétaire au cabinet du Docteur Marchal et maire de la commune.

Adresse : 43, rue de la belle Estelle

Stéphane et Monique Mercier

Madame la Maire,

Je m’appelle Stéphane Mercier, j’ai 46 ans. Je suis veuf depuis 2 ans.

Je suis père de jumeaux de 16 ans Julia et Alexandre.

La maladie et le décès de ma femme ont fait que j’ai perdu pied et je n’ai pas été suffisamment présent pour mes enfants pendant cette période. J’ai réalisé qu’ils étaient en train dans sombrer quand j’ai été convoqué au commissariat car ils avaient commencé à faire des bêtises, je vous passe les détails…

Julia a toujours été un peu rebelle, elle déborde d’énergie tandis que Alexandre est un doux rêveur , mais il suit toujours sa sœur même dans ses débordements car ils sont très fusionnels.

Pour les sortir du milieu dans lequel ils s’étaient embarqués j’ai pensé à déménager et en découvrant votre annonce je me suis dit que ce serait une opportunité à saisir.

Je suis informaticien, je crée des logiciels et je travaille à la maison.

Si vous acceptez de nous laisser tenter l’aventure je pense que nous pourrions trouver une place dans votre village, Julia pourrait y faire du sport et Alexandre qui adore la nature pourrait développer son projet de devenir apiculteur.

J’attends avec impatience votre réponse avant de leur en parler

Cordialement

Stéphane Mercier

invités par La famille Marty

Le mari : Laurent Marty, 50 ans, né au village, allure sportive, front dégarni, yeux verts, cheveux noirs grisonnants coupés courts, barbe clairsemée. Il travaille à l’office des eaux et forêts, aime la nature et est sensibilisé aux problèmes environnementaux, participe à quelques manifestations organisées sur le sujet.

Très amoureux de sa femme.

L’épouse : Nadia Marty née Lagarde. 35 ans, née à Paris qu’elle quitte à 20 ans pour suivre son mari. Menue, taille moyenne, blonde, yeux bleus clairs, cheveux longs ramenés en chignon . Sympathique et douce. Traductrice, travaille à la maison.

Elle aime la musique, la poésie et la peinture mais elle aimerait avoir plus de temps à consacrer à cet art.

Ils ont un petit garçon de 5 ans qu’elle a eu après avoir fait 2 fausses couches. Elle aime son mari. Elle désire un autre enfant mais il hésite.

L’enfant : Léo 5 ans, blond aux yeux bleus, ressemble à sa mère, espiègle, attachant, toujours en mouvements. Très sociable, aime l’école, aime jouer et inventer des histoires. Il joue souvent avec sa petite voisine Héloïse.

La famille vit dans une grande maison moderne, très claire et ensoleillée.

Un grand jardin derrière la maison un peu en désordre. Au milieu un tilleul où l’été il fait bon se retrouver en famille ou entre copains. Au fond un vieux figuier, un saule pleureur et un immense palmier, une piscine.

Nadia s’ennuie un peu seule des journées entières. Elle fréquente peu de monde en dehors des collègues de son mari. Elle n’a pas d’amis et ne se sent pas totalement intégrée depuis son arrivée il y a 15 ans.

La proposition de la municipalité d’inviter des postulants à passer 15 jours dans une famille en vue d’une future installation l’a séduite et elle se porte candidate avec enthousiasme et joie. Son mari reste plus mesuré et prudent. Il n’est pas tout à fait d’accord pour vivre cette expérience mais cède devant l’engouement de sa femme qu’il veut heureuse et épanouie.

Adresse 210 rue du Rieutort

Candidature d’Antoine Coustou.

Je me nomme Antoine C. Je suis écrivain et j’aimerais être accueilli dans votre village au moins pendant un an. Pour le moment, je vis en Isère mais n’y ai que des attaches provisoires. En effet, mon nouveau projet d’écriture consiste à revenir sur les pas de mes ancêtres originaires du village voisin de C et également de C : les Bastide, les Passebois et les Meynadier notamment et d’écrire leur histoire courant sur les deux derniers siècles. Ces terres âpres ont été le terrain d’aventures à peine croyables que je commence à peine à explorer et que je serais ravi de partager.

J’ai 45 ans ; j’ai été marié et j’ai une fille de 20 ans étudiante qui vit avec sa mère. Mon rêve serait de créer une résidence pour artistes et C parait idéal pour ce projet, ni trop éloigné d’une ville moyenne mais ayant conservé son authenticité, son patrimoine et ses traditions. Je peux participer au financement de ce lieu qui me tient réellement à cœur et j’en serais donc le premier occupant. Mes écrits précédents ainsi qu’un héritage m’assurent des revenus réguliers même si ma notoriété n’est que confidentielle.

Je ne suis ni très liant ni taciturne. J’aime débattre et échanger. Résider à C me permettrait de rencontrer les habitants qui ont certainement bien connu ma famille. Des querelles autour des héritages m’ont éloigné de ces terres que j’ai bien connues et aimées, enfant. Je serais très heureux de remettre mes pas d’adulte dans mes pas de jeunesse.

Je serais ravi de vous rencontrer pour expliciter mes motivations qui vous convaincront, je l’espère de faire de moi l’un de vos voisins.

Invité chez Jean et Mariette Tollis

Jean et Mariette Tollis 70 et 68 ans, anciens instituteurs du village. Ils connaissent tout le monde et sont très bavards. Ils jardinent avec passion. Ils sont très méticuleux.

Adresse : 185, rue du petit pont

candidature de Faustine Ladour

Je m’appelle Faustine Ladour

J’ai 28 ans.

Je suis professeure de Yoga.

Mon compagnon se nomme Alban Pérart.

Il a 30 ans et il est expert comptable.

Nous voulons nous installer dans un lieu reposant et bucolique, loin du stress des grandes villes et de leurs banlieues.

Notre appartement est survolé par des dizaines d’avions qui atterrissent à Roissy et nous subissons des nuisances sonores insupportables.

Nous formons un couple jovial, dynamique, serviable, et sommes prêts à découvrir et à nous installer dans les Cévennes

Invités par Olivier Marchal et Clotilde Balin

Olivier Marchal et Clotilde Balin ; lui est le médecin du village (comme son père auparavant) et elle a un magasin de chaussures au Vigan. Ils ont la cinquantaine. Ils vivent dans une grande maison au fond d’un parc fermé par de hauts murs. Leurs enfants, Sylvain, Rémi et Rebecca font des études en fac à Montpellier.

Adresse : 289, rue du vieux château

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