feuilleton 24 -25 village cherche habitants 5

Feuilleton étape 5

Réponse d’Anne Cristin à Margot Bourdalet

Margot,

Suite à ma demande concernant mes «  invitées » , Léontine et Léonore, je suis très surprise de ta réponse. Je ne sais pas si en rire ou être offusquée. Je croyais que tu étais nommée médiatrice pour aplanir les problèmes. Je me permets de te dire que ta réponse n’est ni adaptée à la demande que je t’ai faite ni à ta fonction de médiateur. En effet, tu sembles plus vouloir mettre de l’huile sur le feu que régler une situation au demeurant pas très compliquée. De plus me faire parvenir le tarif de tes « honoraires » me semble totalement étonnant du fait que tout le village se met en 4 pour recevoir les nouveaux bénévolement.

Je te remercie quand même et t’informe que Léontine, Léonore, les enfants et les chiens sont déjà repartis avec pour ma part un sentiment de regret et d’échec.

Le secret du tatouage, faustine

Sous l’abri de bus, près de la mairie , un panneau d’affichage présentait les événements festifs de la commune. Je m’approchai donc afin de pouvoir me rendre compte de ce qui était proposé et pour avoir une petite idée du dynamisme de la cité .Deux jours avant notre arrivée , une sortie avait été programmée : un festival de country se déroulait à Valgorge ,bourgade à quelques kilomètres de Castelvielh . Des danseurs habillés en cow-boy, chaussés de santiags et coiffés de l’indétrônable « stetson » paradaient , avenants et souriants. Les manches relevées laissaient apparaître le poignet sur lequel était dessiné le tatouage que j’avais remarqué sur mes yogis. Enfin ce que j’avais pris pour un tatouage ! En fait , il s’agissait d’ un tampon , sésame qui permettait les allées et venues au sein de ce festival .

Mes yogis étaient aussi des danseurs de country .

Solange

Je me sens bien ici.

Les villageois sont très accueillants, l’environnement est très agréable et il y a plein de choses à faire avec toutes ces associations qui œuvrent pour le bien être de la population.

Je me suis d’ailleurs essayée au yoga avec Faustine qui est aussi une prétendante à l’installation dans Castelviehl.

Elle est très chouette cette fille. J’espère qu’elle va pouvoir rester !!

Nous avons papoté toutes les deux après le cours. Elle était contente qu’il y ait autant de monde pour tester le yoga. Et puis elle se sent bien aussi ici.

Elle m’a alertée sur une curiosité que je n’avais pas remarquée: plusieurs personnes portent le même tatouage sur l’avant bras !

Ca c’est bizarre quand même !! Une secte ? Une communauté ? Une marque comme celle que les nazis ont faites sur les juifs ? En cette période de commémoration des 80 ans de la libération du camp d’Auschwitz, ça m’interpelle !

D’autant que, apparemment, le grand-père d’Antoine Coustou aurait eu des antécédents peu avouables il y a qqs années dans le village voisin. Peut être que c’est une des raisons pour lesquelles Antoine ne reste pas !

Je me demande si le grand-père avait aussi un tatouage ?

A moins que ce ne soit lui qui les ait fait aux autres villageois ?? Ça m’intrigue tout ça !

Continuer la lecture de « feuilleton 24 -25 village cherche habitants 5 »

Ecrit en janvier 25, jeu 3: élément déclencheur 3

Jeu 3 élément déclencheur

Voici trois incipits (premières phrases) de romans célèbres

« Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. » (Zola Germinal)

« Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer. » (Pêcheur d’Islande, Loti)

.

Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du restaurant. Comme il portait beau par nature et par pose d’ancien sous-officier, il cambra sa taille, frisa sa moustache d’un geste militaire et familier, et jeta sur les dîneurs attardés un regard rapide et circulaire, un de ces regards . (Bel Ami, Maupassant)

A vous de trouver l’élément déclencheur d’une suite éventuelle pour un roman de votre invention.

(il peut déstabiliser le personnage ou la situation initiale en créant une incertitude, en en mettant à mal son assurance, en réveillant une crainte, une peur, en mettant en évidence une contradiction, en mettant un bâton dans les rouages, en détournant du but initial…)

____________________________________________________

Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du restaurant. Comme il portait beau par nature et par pose d’ancien sous-officier, il cambra sa taille, frisa sa moustache d’un geste militaire et familier, et jeta sur les dîneurs attardés un regard rapide et circulaire, un de ces regards

__________________________________________________

Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du restaurant. Comme il portait beau par nature et par pose d’ancien sous-officier, il cambra sa aille, frisa sa moustache d’un geste militaire et familier, et jeta sur les dîneurs attardés un regard rapide et circulaire. « Un de ces regards de joli garçon comme un coup d’épervier » pensa in petto une femme entre deux âges au visage fatigué mais qui avait des lettres et le sens de la formule. Installée à une table au fond de la salle, elle venait de mettre un point final à un petit roman autofictif intitulé Passion compliquée auquel elle travaillait depuis plusieurs semaines dans cet établissement huppé de Saint Germain des Prés fréquenté par l’intelligentsia parisienne.Son regard un peu halluciné venait de croiser celui de George Duroy. « Eh bien, se dit-elle toujours in petto, je crois que je viens de trouver le sujet de mon prochain récit . »

F.V.

Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du restaurant. Comme il portait beau par nature et par pose d’ancien sous-officier, il cambra sa taille, frisa sa moustache d’un geste militaire et familier, et jeta sur les dîneurs attardés un regard rapide et circulaire, un de ces regards .Par ce beau soir d’été ,il se sentait bien, le fait d’avoir osé quitter sa « cambrousse » le rassurait car il allait enfin oser vivre ses rêves ,loin de ses parents défaitistes ,culpabilisateurs ,il travaillerait dans une échoppe à proposer ses modèles aux grands couturiers, …,il… il…

« Lucien ?,mais ,c’est pas possible ,que fais-tu ici? »

Il se retourne ,il voit Edouard ,celui qui l’a fait condamner à sa place ,celui qui a ruiné ses parents ,celui qui lui a pris son amour de jeunesse…Cloué sur place .Pourtant ,il comprend d’emblée qu’il doit l’affronter sur place ,car là va se jouer un grand pan de son avenir…

écrit en janvier 2025: jeu 3 élément déclencheur 2

Jeu 3 élément déclencheur

Voici trois incipits (premières phrases) de romans célèbres

« Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. » (Zola Germinal)

« Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer. » (Pêcheur d’Islande, Loti)

.

Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du

restaurant. Comme il portait beau par nature et par pose d’ancien sous-officier, il cambra sa

taille, frisa sa moustache d’un geste militaire et familier, et jeta sur les dîneurs attardés un regard

rapide et circulaire, un de ces regards . (Bel Ami, Maupassant)

A vous de trouver l’élément déclencheur d’une suite éventuelle pour un roman de votre invention.

(il peut déstabiliser le personnage ou la situation initiale en créant une incertitude, en en mettant à mal son assurance, en réveillant une crainte, une peur, en mettant en évidence une contradiction, en mettant un bâton dans les rouages, en détournant du but initial…)

________________________________________

« Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer. » (Pêcheur d’Islande, Loti)

_______________________________________

« Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer »

Le vacarme de la tempête au dehors rendait difficile toute conversation suivie. Soudain on entendit des coups violents à la porte d’entrée, on alla ouvrir , une rafale de vent balaya la pièce, on referma prestement et le nouvel arrivant fut assailli de questions : on le pressa de dire quel bon vent l’amenait .Il s’exécuta mais le vacarme des éléments déchaînés couvrait sa voix.

-Qu’est-ce qui dit ? Demandèrent les carrures terribles avec leur voix de stentors.

-Que la petite Annie, la fille du patron, vient d’être reçue au capes de lettres mais elle a pas trop le moral parce que du coup elle a le sentiment de trahir sa race répondit quelqu’un .

– Ah, bon ! Repartit une des carrures et pour la météo il a pas des infos ?

F.V.

« Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer ». Pêcheur d’Islande – Loti

La nuit s’annonçait longue, pleine d’alcool et de possibles bagarres. Soudain, la porte s’entrouvrit et une silhouette apparut : un petit garçon, tout blond, tout frêle qui appela « Papa » d’une voix hésitante. Le brouhaha s’estompa légèrement. Cela suffit pour qu’une des silhouettes massives se retourne, s’écarte du bar, et s’approche de l’enfant. Celui-ci murmura quelques mots et le matelot s’accroupit maladroitement, répondit, se releva en titubant un peu. Il hésita, tourna sa casquette sur sa tête, se frotta le menton. Il vida son verre, jeta quelques pièces sur le bar, prit la menotte dans sa grosse patte et tous deux quittèrent les lieux sans un regard en arrière. Les quatre autres les suivirent des yeux et tout reprit comme avant.

D.DOU

Ils étaient 5 aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer. Nous étions vendredi, c’était la paye de la semaine où une partie était destinée à la boisson pour aider à passer une partie de la nuit entre copains avant de se séparer et rentrer chez soiu.5 c’est bien pour une partie de cartes. L’un d’entre eux déroule le tapis de jeu sur la table poisseuse tandis qu’un autre se saisit du jeu de cartes et commence à les mélanger. La distribution faite, la partie s’engage en alternant carte à jouer et coup à boire. Au fur et à mesure que la soirée s’allonge les cartes se mélangent, les verres s’entrechoquent après chaque partie. 2heures du matin, les visages sont fatigués par la semaine et la boisson. Les caractères se libèrent, quand soudain l’un d’entre eux plus virulent se lève de sa chaise, furieux, renverse la table accusant un autre de tricher . Depuis le début, il n’a pas gagné une seule partie alors que celui d’en face a une chance insolente. Les coups pleuvent, les verres et les bouteilles en déversant tout le contenant jonchent le sol, les noms d’oiseaux fusent à tel point que le tenancier sort son nerf de bœuf pour calmer l’assemblée et leur demande de quitter les lieux immédiatement.

Toujours cette même scène qui se répète tous les vendredis.

H.L.

 » Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer » (Pêcheur d’Islande, Loti)

Soudain, ils sursautèrent lorsque la porte du logis s’ouvrit avec fracas laissant entrer un homme trempé jusqu’aux os et de toute évidence paniqué. Il demanda à boire et annonça sans préambule que c’était la fin du monde. Que voulait-il dire ? Les cinq amis se regardèrent stupéfaits mais déjà l’inquiétude les gagnait. Que faire ? Attendre que cela passe ou décamper au plus loin de cet endroit maudit ?

B.D.

 Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer. » Ils n’osaient pas aborder le sujet qui , ils en étaient certains ,allait sceller la fin de leur amitié .Comment avertir la pauvre Jeanne du décès de son mari? Lequel d’entre eux avait failli dans la sécurité du bateau ? La pêche était -elle devenue plus importante que le sauvetage d’un des leurs? Oui ,il fallait se décider ,aller voir cette jeune veuve ,l’avertir en douceur ,ne pas trop mentir…ne pas dire que l’un était plus responsable qu’un autre …Il allait falloir s’occuper des enfants ,il fallait, il fallait… »Faites ce que vous voulez ,dit l’un ,je me casse ,s’il n’avait pas voulu le gros poisson pour lui tout seul ,il serait encore en vie… »

B.H.

Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer. Ils profitaient de ces quelques heures de repos avant de reprendre la mer lorsque soudain, un bruit assourdissant les prit par surprise et une secousse terrible les projeta contre le mur qui s’écroula sur leurs corps affaissés.

Au bout d’un temps qui lui sembla interminable, plongé dans le noir et dans un silence lourd, Henry, le capitaine du bateau remua un bras puis l’autre, sa tête était lourde, sa jambe droite douloureuse. Il essaya de se lever et n’y parvint pas. Il cria à l’aide, appela ses compagnons mais seul le silence lui répondit. Quelques minutes plus tard il crut entendre au loin les sirènes des secours qui se rapprochaient, des personnes pénétrer dans la salle, demander s’il y avaient des blessés puis il n’entendit plus rien. Son esprit s’était envolé vers quelques contrées lointaines.

Continuer la lecture de « écrit en janvier 2025: jeu 3 élément déclencheur 2 »

Ecrit en janvier 25: jeu 3 élément déclencheur 1

élément déclencheur

Voici trois incipits (premières phrases) de romans célèbres

« Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. » (Zola Germinal)

« Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer. » (Pêcheur d’Islande, Loti)

.

Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du

restaurant. Comme il portait beau par nature et par pose d’ancien sous-officier, il cambra sa

taille, frisa sa moustache d’un geste militaire et familier, et jeta sur les dîneurs attardés un regard

rapide et circulaire, un de ces regards . (Bel Ami, Maupassant)

A vous de trouver l’élément déclencheur d’une suite éventuelle pour un roman de votre invention.

(il peut déstabiliser le personnage ou la situation initiale en créant une incertitude, en en mettant à mal son assurance, en réveillant une crainte, une peur, en mettant en évidence une contradiction, en mettant un bâton dans les rouages, en détournant du but initial…)

_______________________________________________________________________________

« Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. » (Zola Germinal)

_________________________________________________________________________________

Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles , d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre , un homme suivait seul , la grande route de Marchiennes à Montsou , dix kilomètres de pavé coupant tout droit à travers les champs de betteraves .

Il marchait à tâtons , posant ses pieds sur le sol irrégulier et un peu glissant , attentif à ne pas tomber . Sans repère , il se décalait souvent et parfois ses pieds frôlaient l’herbe du fossé.

Alors, il rectifiait sa trajectoire et se replaçait sur ces petits dos d’âne , légèrement bombés et brillants et il continuait son chemin . A l’occasion d’une de ces embardées , ses pieds butèrent sur un objet flasque . Il s’arrêta, le palpa et le souleva .Il claqua une allumette et découvrit une sacoche . Il l’ouvrit ,y plongea la main …des liasses de billets frétillèrent au bout de ses doigts .

H.T.

« Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. » Il marchait lentement ,posant chaque pied avec prudence, essayant d’éviter les mottes ,les trous, les branches  cassées ,les ombres menaçantes quand tout à coup ,sur sa gauche ,il entrevit un léger mouvement ,si faible que c’était peut-être un produit de son imagination mais ce bruissement s’accompagna d’une sorte de vagissement ,il se dit :un oiseau , un animal? ou bien …en s’approchant il vit ,dans un panier à peine recouvert d’une légère couverture ,des petits bras qui s’agitaient ,et en levant la couverture ,des yeux étincelants et apeurés!

« Me voilà bien, heureusement que j’approche du village ,mais où le déposer sans que la police découvre ma fuite? »

B.H.

« Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. »

Soudain l’attention d’Etienne Lantier( car c’est le nom qu’on a décidé de lui attribuer) son attention donc fut attirée par un ronronnement qui ne pouvait être autre chose que celui d’un moteur de voiture au loin. Bientôt deux phares trouèrent la nuit et une automobile arriva à sa hauteur et s’arrêta. Tournant la tête, Etienne découvrit celle de la conductrice sous la lueur du plafonnier : c’était une femme entre deux âges au visage fatigué marqué par les premiers stigmates de la vieillesse il remarqua les cheveux ternes et mal tenus des yeux bleus veinés de rouge.

Continuer la lecture de « Ecrit en janvier 25: jeu 3 élément déclencheur 1 »

Ecrit en janvier 2025: jeu 2 poème à rimes imposées

Jeu 2

Poème à rimes imposées
Il faut les reprendre dans l’ordre dans deux strophes:

sentiers, menue, pieds, nue

rien, l’âme, bohémien, femme

_____________________________________________

Un petit tabouret trônait au milieu du sentier

Trainaient sur son assise des coccinelles menues

Dans une flaque limpide baignaient ses pieds

Quatre ils étaient légèrement courbés et nus.

Que faisait-il donc là ? Apparemment rien

Quelqu’un l’avait abandonné , sans état d’ âme

Qui pourrait l’adopter ? Un clown , un bohémien

Ou une nymphe au corps gracieux de femme .

H.T

Elle se balade sur les sentiers

Légère, aérienne, toute menue

Ayant comme des ailes à la place des pieds

Semblable à un ange, entièrement nue.

Elle se balade l’air de rien

Distraite, le vague à l’âme

Se dirigeant vers le hasard, l’esprit bohémien

Confiante et sereine, magnifique femme.

L.D

Elle courait par les sentiers,

De sa silhouette menue,

Elle sautait sur ses deux pieds,

Légère et à demi-nue.

Ne se souvenant de rien,

ni de ses bleus à l’âme

ni du gentil bohémien

qui la voulait pour femme.

B.D.

Elle allait par les Sentiers,

Si fragile, si Menue,

Bêtes et gens à ses Pieds,

Comme surgissant de la Nue.

Elle ne possédait Rien,

Le tourment lui ravageait L’âme,

Elle errait tel un Bohémien,

A la recherche de sa femme.

D.Dou

Le chien aboie dans le sentier

Où la souris toute menue

Semble avoir froid aux pieds

Car la campagne est nue.

Il ne ressemble à rien

Pourtant sa belle âme

Avec ses chants de bohémien

Ne parlent que de la femme.

H.L.

Elle marche solitaire en pleurs sur les sentiers

qui serpentent à fleur de coteau si menue

dans sa jolie robe bleue qui cache ses pieds.

Elle se souvient de ces nuits de vérité nue.

Depuis qu’elle a compris, elle n’a plus peur de rien.

Elle pense à son cher enfant et à l’âme

qui monte haut dans le ciel et le bohémien

perce son lourd secret assis près de sa femme.

D.L

Elle ne voulait pas prendre les sentiers,

Ne pas écorcher ce joli corps si menu,

Bientôt se devinait le village à ses pieds,

Tant pis si elle s’y hasardait presque nue

De son histoire elle ne savait rien,

Tout juste pourrait-elle sauver son âme,

Aucun cadeau n’est fait à un bohémien,

D’autant plus s’il se révèle femme

B.H.

ans crainte des fourrés, j’ai quitté les sentiers,

L’araignée me caresse de sa patte menue

Dans les lacis de branches où j’entrave mes pieds,

Où les lianes et les ronces lacèrent ma peau nue.

Cependant, je jubile et je n’ai peur de rien.

Cette course effrénée m’offre la paix de l’âme.

Je n’ai plus de pays, tout comme un Bohémien.

Fière et libre, je me cogne à ma vie de femme.

D.Dor

Fuyant l’ennui des randonnées aux sentiers

Trop bien balisés dépourvus d’herbe menue

Arthur marchait ses souliers blessés aux pieds

Il va sous les cieux de braise tête nue.

Dans l’aube d’été et au front des palais, rien

Ne bougeait.Ô la féérie du soir dans l’âme !

Il dormait dans la Grande Ourse comme un bohémien

Rêvant d’amours splendides avec une femme !

F.V.

poème original

Sensation – Arthur Rimbaud

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

A écrire pour l’ Atelier du 14 février

ATELIER D’ECRITURE ALT

vendredi 14 février 2025

Centre Culturel Terrasson  18 Hà20H

Jeu 1 : feuilleton :

Poursuite du séjour des invités.

Questions en suspens

état des projets de chacun /Le départ d’Antoine Coustou qui préfère s’installer dans une ville voisine, ce qui ne résout pas l’histoire de l’arrière grand-père/ Suites du retour des jeunes disparus/ Comportement d’Ursula étonnant, voire inquiétant conforté par les témoignages du rat et de Gabriella/ évolution de la crise Eleonore/ Léontine qui inquiète Anne Cristin malgré la non-réponse de Margot / découverte par Faustine d’un curieux tatouage sur le bras de certains habitants du village/ Léontine et sa compagne sont parties et Anne Cristin culpabilise/ Faustine a eu le fin mot des tatouages/ Ursula continue d’inquiéter : elle lave le linge taché de sang repéré dans la voiture par Solange et est allée planquer la voiture plus loin. Elle n’est pas pour rien dans le départ d’Antoine Coustou qu’elle essaie de faire chanter..

Jeu N°2 On connaît la chanson
On écrit une histoire ponctuée par de courts extraits de chansons qui viennent à l’esprit en fonction de l’action

exemple : Chaque jour, je franchis la Vézère pour me rendre au travail, et me vient en tête : « il suffit de passer le pont, c’est tout se suite l’aventure… »

Jeu N° 3 métamorphose

Après vous être éloigné de Terrasson ( ou une autre cité) quelques temps, vous revenez et elle est devenue méconnaissable, métamorphosée, à quelques détails près qui permettent de savoir que vous ne vous êtes pas trompé.

A écrire pour le 24 janvier 2025

A

ATELIER D’ECRITURE ALT

vendredi 24 JANVIER 2025

Centre Culturel Terrasson  18 Hà20H

Jeu 1 : feuilleton :

Poursuite du séjour des invités.

Questions en suspend

état des projets de chacun /Le départ d’Antoine Coustou qui préfère s’installer dans une ville voisine, ce qui ne résout pas l’histoire de l’arrière grand-père/ Suites du retour des jeunes disparus/ Comportement d’Ursula étonnant, voire inquiétant conforté par les témoignages du rat et de Gabriella/ évolution de la crise Eleonore/ léontine qui inquiète Anne Cristin malgré la non-réponse de Margot / découverte par Faustine d’un curieux tatouage sur le bras de certains habitants du village

Jeu N°2 Poème à rimes imposées
Il faut les reprendre dans l’ordre dans deux strophes:

sentiers, menue, pieds, nue

rien, l’âme, bohémien, femme

Jeu N° 3 élément déclencheur

Voici trois incipits (premières phrases) de romans célèbres

« Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. » (Zola Germinal)

« Ils étaient cinq, aux carrures terribles, accoudés à boire, dans une sorte de logis sombre qui sentait la saumure et la mer. » (Pêcheur d’Islande, Loti)

.

Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du

restaurant. Comme il portait beau par nature et par pose d’ancien sous-officier, il cambra sa

taille, frisa sa moustache d’un geste militaire et familier, et jeta sur les dîneurs attardés un regard

rapide et circulaire, un de ces regards . (Bel Ami, Maupassant)

A vous de trouver l’élément déclencheur d’une suite éventuelle pour un roman de votre invention.

(il peut déstabiliser le personnage ou la situation initiale en créant une incertitude, en en mettant à mal son assurance, en réveillant une crainte, une peur, en mettant en évidence une contradiction, en mettant un bâton dans les rouages, en détournant du but initial…)

Ecrit en décembre 2024 , jeu 3 des objets pour une histoire 6

-en séance on fait une liste de cinq « objets » à ramener de vacances .

On plie les listes et l’une d’elles est tirée par chacun.

– On raconte le voyage et les circonstances qui nous ont fait ramener ces objets.

Voici la liste qui a été faite en séance. Pour ceux et celles qui n’y étaient pas et qui veulent jouer, tirez au sort une des listes pour faire le jeu.

1 Un caillou, une spécialité culinaire,une photo, un souvenir de rencontre, des ampoules aux pieds.

2 Un calendrier, une carte postale, un presse-purée, un stylo quatre couleurs, un vase.

3 du sable, des coquillages, une carte postale, une spécialité culinaire, un vêtement.

4 des moules, un coup de soleil, des kilos, des photos, du bronzage.

5 Un coquillage, du bois flotté, un t-shirt, un bijou, une paire de tongs.

6 Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

7 Une amie, un souvenir, des odeurs, des spécialités, de la correspondance.

8 Un livre, une carte postale, du sable, des gâteaux, un torchon.

Liste 6 Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

C’est bien ma veine !

Depuis le temps que je voulais voir le Mont St Michel, il a fallu que ce jour là il neige !

Moi qui rêvais de me faufiler dans les rues étroites à l’abri des remparts, j’ai été gâtée,

Ballottée par le vent glacial j’avais d’incessants vertiges qui me donnaient l’impression constante d’être devant la tour de Pise là où j’avais ressenti pour la première fois ce genre de phénomène.

De surcroît j’avais du mal à réprimer le mouvement de castagnettes des dents tant le froid m’enveloppait.

Moi qui rêvais de me plonger dans un monde médiéval plein de mystères et secrets bien gardés,

Ce fut un cauchemar.

Enfin rentrée à l’hôtel, j’ai pu me réchauffer autour d’un repas frugal mais consistant suivi d’une liqueur de betterave et j’avoue que cela m’a fait du bien. Je ne ressentais plus mes vertiges. J’avais entendu parler de la fameuse omelette de la mère Poulard mais je ne connaissais pas cette spécialité liquoreuse.

Rassasiée, réchauffée, j’étais ravie de pouvoir enfin passer une bonne nuit dans un lit avec cette odeur unique de draps tout propres et bien repassés. J’en frissonnais de bonheur mais c’est un tout autre frisson que je connus cette nuit là car pour couronner le tout, j’ai passé des heures entières à me gratter ! Ce fut une horreur !

Pour apprendre le lendemain matin qu’il était possible qu’il y ait eu des punaises de lit en cette période humide….merci pour l’information

Bref, ce fut une triste expérience, voire même, unique ! Néanmoins, comme le veut la tradition, je devais tout de même rapporter quelques souvenirs marquants de mon séjour:

Je ne trouvais ni punaises de lit ni castagnettes mais j’emportais en souvenir les démangeaisons et rougeurs sur mon corps des premières et le bruit inoubliable sur mes dents des dernières.

Je ramenais cependant une boule de neige avec le Mont St Michel et une bouteille de liqueur de betteraves mais alors, le plus extraordinaire de mes objets de vacances fut le T-shirt de la Tour de Pise que je découvris dans une vieille échoppe qui recensait les plus jolies tours du monde mais avec toutefois une abondance de T-shirt de la Tour Gabriel que les touristes s’arrachaient..

Beaucoup de personnes s’interrogeront vraisemblablement sur le fait inouï de ramener une Tour de Pise et non une Tour Gabriel de ses vacances en Normandie mais moi je n’oublierais jamais le pourquoi.

S.M.

Par radinerie ou nostalgie du temps de sa jeunesse de routard infatigable, Olivier alla se loger à la pire auberge de jeunesse d’Atacama ; promiscuité, matelas suspects, huit lits superposés dans la chambrée, punaises de lits assurées. Durant la journée, Olivier visitait les alentours. Beaucoup d’autochtones s’étaient reconvertis dans le tourisme et servaient de guide au volant de leur 4×4 équipés pour le désert . Celui qu’Olivier avait choisi était haut en couleurs : arrivé en retard au rendez vous fixé le matin, il était très excité et manifestement ivre. Il avait dû taper abondamment dans la bouteille de liqueur de betteraves ( cadeau minable laissé par un touriste teuton),. Dès le départ, après quelques embardées, olivier se sentit un peu inquiet, malgré, posée sous le pare-brise, la boule du Mont Saint-Michel sous la neige, protecteur lointain, (encore un cadeau minable laissé par un touriste breton ou normand). Le sommet du kitch fut atteint quand le guide, une fois son blouson oté découvrit un horrible tee-shirt de la tour de Pise (cadeau minable d’un touriste italien, ils pullulent à Atacama). Olivier pensa, souriant en lui-même, qu’il ne manquait plus que des castagnettes pour achever la kitchitude. Olivier n’était pas, bien sûr un touriste espagnol. Dieu merci !

S.R.

Continuer la lecture de « Ecrit en décembre 2024 , jeu 3 des objets pour une histoire 6 »

écrit en décembre 2024 Jeu 3 Des objets pour une histoire 2 – 4- 5- 8

Décembre Jeu 3 objets pour une histoire

-en séance on fait une liste de cinq « objets » à ramener de vacances .

On plie les listes et l’une d’elles est tirée par chacun.

– On raconte le voyage et les circonstances qui nous ont fait ramener ces objets.

Voici la liste qui a été faite en séance. Pour ceux et celles qui n’y étaient pas et qui veulent jouer, tirez au sort une des listes pour faire le jeu.

1 Un caillou, une spécialité culinaire,une photo, un souvenir de rencontre, des ampoules aux pieds.

2 Un calendrier, une carte postale, un presse-purée, un stylo quatre couleurs, un vase.

3 du sable, des coquillages, une carte postale, une spécialité culinaire, un vêtement.

4 des moules, un coup de soleil, des kilos, des photos, du bronzage.

5 Un coquillage, du bois flotté, un t-shirt, un bijou, une paire de tongs.

6 Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

7 Une amie, un souvenir, des odeurs, des spécialités, de la correspondance.

8 Un livre, une carte postale, du sable, des gâteaux, un torchon.

2 Un calendrier, une carte postale, un presse-purée, un stylo quatre couleurs, un vase.

Quelle surprise ! une carte postale dans ma boîte aux lettres. Je lâche mon presse –purée, mes légumes attendront et m’empresse de lire le message écrit avec un stylo 4 couleurs . C’est Lilas qui m’indique avoir fait la découverte d’un vase magnifique pour compléter sa collection. Mais où est-elle partie sa carte n’indiquant pas spécialement le lieu ; Je regarde mon calendrier pour ma rappeler que nous sommes au mois de juin et qu’à cette date elle passe ses journées à CHYPRE .

H.L.

4 : des moules, un coup de soleil, des kilos, des photos, du bronzage.

Lorsque j’avais 6 ans, j’ai appris à nager en Bretagne, à Dinard, dans une piscine bétonnée sur la plage qui se remplit ou dont l’eau se renouvelle quand la mer monte. Elle reste pleine lorsque la mer se retire.

Je faisais aussi de l’escalade sur les rochers avec mon père, ramassais des bigorneaux pour le repas, faisais des châteaux de sable avec ma sœur.

Des souvenirs comme des madeleines de Proust.

Continuer la lecture de « écrit en décembre 2024 Jeu 3 Des objets pour une histoire 2 – 4- 5- 8 »

Ecrit en décembre 2024 -3- Des objets à ramener de vacances 1

Décembre Jeu 3 objets pour une histoire

-en séance on fait une liste de cinq « objets » à ramener de vacances .

On plie les listes et l’une d’elles est tirée par chacun.

– On raconte le voyage et les circonstances qui nous ont fait ramener ces objets.

Voici la liste qui a été faite en séance. Pour ceux et celles qui n’y étaient pas et qui veulent jouer, tirez au sort une des listes pour faire le jeu.

1 Un caillou, une spécialité culinaire,une photo, un souvenir de rencontre, des ampoules aux pieds.

2 Un calendrier, une carte postale, un presse-purée, un stylo quatre couleurs, un vase.

3 du sable, des coquillages, une carte postale, une spécialité culinaire, un vêtement.

4 des moules, un coup de soleil, des kilos, des photos, du bronzage.

5 Un coquillage, du bois flotté, un t-shirt, un bijou, une paire de tongs.

6 Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

7 Une amie, un souvenir, des odeurs, des spécialités, de la correspondance.

8 Un livre, une carte postale, du sable, des gâteaux, un torchon.

liste 1Un caillou, une spécialité culinaire,une photo, un souvenir de rencontre, des ampoules aux pieds.

De retour de mon séjour sur les bords de l’atlantique, je me souviens de ma rencontre avec un pêcheur à pied qui m’avait invité à le suivre sur l’estran à la recherche de quelques crustacés. Il avait enfilé ses cuissardes et je n’avais que mes espadrilles, résultat : j’ai récolté plus d’ampoules aux pieds que de bigorneaux !

Au retour, ce pêcheur sympathique et fin gourmet m’a montré comment faire une éclade, cette spécialité charentaise très prisée des touristes. Après avoir disposé de façon ingénieuse et même artistique, des moules sur un lit d’aiguilles de pin, il a allumé le feu aux aiguilles et laisser les moules s’ouvrir à la chaleur. J’en ai profité pour faire une belle photo.

Avant de repartir, je suis allée faire un petit tour sur la plage pour fouiller le laisse de mer où j’ai eu le bonheur de dénicher quelques jolis coquillages, du bois flotté et un petit caillou percé poli par la mer.

Mais il est temps de rentrer : la mer monte !

B.D

Il était mon père mais il était surtout géologue. Alors, lorsqu’il m’avait proposé de l’accompagner dans les Hautes Alpes où il se rendait pour affaires et d’y rester tout le week-end pour faire de la randonnée je m’étais méfié.

A juste titre…Il comptait passer une journée à retrouver un « caillou », comme il disait, qui aurait bien orné sa collection. Au cours d’une randonnée de l’été il n’avait pas eu suffisamment de place dans son sac pour le prendre et l’avait mis de côté ; comprenez que la bête devait être assez lourde pour qu’il préférât la mettre dans mon sac à dos. Toujours est-il que j’acceptai le marché sachant que, vu où il voulait aller, je pourrais de mon côté faire un tour au col de la Noire, dont j’aimais l’ambiance haute montagne à plus de trois mille mètres d’altitude.

Ce jour-là je le laissai partir à la recherche de ses ophiolites ou serpentines, je ne sais plus, des roches vertes en tout cas, et en deux heures de marche j’atteignis le col. C’était une journée froide et belle d’automne, ciel bleu sans nuage, vue jusqu’aux Alpes du Nord avec au fond la calotte glaciaire du versant sud-est du Mont-Blanc.

Je savais que mon père allait consacrer beaucoup de temps à effectuer des relevés géologiques pour actualiser la carte qu’il établissait avec l’association Haut Alpine de géologie. Aussi j’avais le temps.

Pendant que je rêvais un peu j’entendis un roulement de pierres sur le chemin juste en dessous du col. Arriva une jeune fille qui, comme moi, profitait de la belle fin de saison pour visiter ce coin des Hautes Alpes. Nous fîmes connaissance et comme c’était l’heure de manger chacun sortit son pique-nique. J’avais du pain, la traditionnelle boîte de sardines et un fruit.

Continuer la lecture de « Ecrit en décembre 2024 -3- Des objets à ramener de vacances 1 »