Jeu en temps de confinement 22 – jeu du faussaire, résultats

Bons faussaires mais mauvais experts !

Beaucoup d’abstentions comme dans les scrutins généraux. Les textes les plus cités ont été le 5 et le 6, à égalité et aussi le 1 , mais tout le monde s’est trompé… certains avaient eu des lueurs mais ne s’y sont pas arrêtés ; Eh oui, c’était le 4 :

Phrase de début :

Je me demande par quelle mystérieuse chimie se forme un « petit groupe » : tantôt il se disloque très vite, tantôt il reste homogène pendant plusieurs années, et souvent à cause du caractère disparate de ses membres on pense aux rafles de police qui rassemblent de minuit à l’aube des individus qui ne se seraient jamais rencontrés sans cela.

Phrase de fin:

Mais le voudrait-elle ? On s’efforce quelquefois d’oublier le petit groupe de ceux qui ont présidé à vos débuts dans la vie

Modiano

Jeu d’écriture par temps de confinement – 22- Le jeu du faussaire

13 04 2020

Jeu par temps de confinement – 22- jeu du faussaire

REGLES DU JEU :

1 Il consiste à écrire les premières et dernières lignes d’un roman existant uniquement à partir de mes indications

2 N’allez pas en quête d’autres renseignements, ni sur internet, ni dans l’ouvrage que vous avez dans votre bibliothèque, vous ne pourrez plus jouer

3 Ce soir, je publie les textes anonymés et numérotés en y insérant les vraies phrases

4 Quand vous avez lu les textes vous me renvoyez un mail en votant pour celui qui vous paraît émaner de l’auteur

Vous allez écrire le début et la fin du roman de Patrick Modiano, Mémory Lane

résumé du roman : c’est un très court roman où Modiano, comme à son habitude, réveille des « souvenirs dormants » qui gardent une part de brume. On entre dans l’univers d’une bande disparate faite de rencontres de hasard où le narrateur a été introduit par un camarade de bureau. Les personnages intrigants, complexes, gardent une part d’ombre. Le temps dissout la bande et le narrateur en cherche plusieurs années après les traces.

Indications pour le début: une phrase assez longue, générale, où le narrateur se pose la question de la formation des bandes d’amis

Indications pour la fin : deux courtes phrases où le narrateur s’interroge sur la réaction d’une jeune femme du groupe à des retrouvailles éventuelles.


1

Première phrase :

Comment se fait-il que nous interagissons de meilleure façon avec certaines personnes ? Je crois que cela ne s’explique pas. À un moment donné de nos vies, nous avons besoin de l’autre pour nous identifier à lui, afin de nous dire que nous ne sommes pas seuls à vivre les mêmes émotions. Même au bureau, je dirais même surtout au bureau. C’est l’heure où nous nous détachons de nos amis d’enfance, bien malgré nous, où nous avons envie de retrouver cette complicité perdue avec de nouvelles personnes, plus à même de nous comprendre tels que nous sommes aujourd’hui. C’est comme une alchimie qui naît, nous savons reconnaître nos nouveaux amis avant d’engager la conversation avec eux.

 

Dernière phrase :

Après tout le temps qui a passé, il y a une seule personne que j’aimerais revoir. La seule femme du groupe, la plus flamboyante, la plus indomptable dirais-je même, qui n’a jamais voulu appartenir à aucun homme ; accepterait-elle de me revoir, moi particulièrement ?

2

Première phrase :

Je suis à cette époque étudiant d’histoire, et nous sommes cinq à hanter la bibliothèque nationale, chacun en maîtrise à la Sorbonne. Comment s’est formée notre bande ? Je ne sais plus, je crois que j’ai suivi Fred, qui venait souvent à la même table faire des recherches sur les journaux parisiens de la révolution de Février 1848…Il était amoureux d’une danseuse, Minou, je ne sais si c’était son vrai prénom, et pour la voir un peu, à la sortie des cours de l’académie  Ginette Bastien, il aimait aller au « Quartier Général »,  un petit café de la rue Saint-Germain, au numéro 82 si je me souviens bien. On l’avait accompagné une fois et ça avait pris, comme on dit…Les filles qui venaient de passer trois heures à la barre, tendues par l’exigence implacable de leur professeur, adoraient venir s’y détendre. On parlait de tout, et on riait beaucoup en buvant un verre…. J’avais un petit faible pour Elise, une douce brune au teint pâle, silencieuse et discrète, ce qui l’enveloppait d’une aura de mystère qui m’attirait terriblement.

Dernière phrase :

J’angoisse un peu à l’idée de nous retrouver presque tous, vingt ans après…Fred, qui ne s’est pas remis de la mort de Minou dans un accident de voiture où il a été grièvement blessé, m’a parlé d’Elise, devenue danseuse étoile, de son incroyable ascension…Pourquoi était-elle si fuyante avec moi ? J’ai fini par abandonner, finalement même, je l’ai oubliée, mais elle ? Se souvient-elle de cette fois où je lui ai pris les mains où je lui ai tout dit de ce que je ressentais, où elle est partie complètement désolée, me laissant stupide ? Elise, pourquoi ne jamais t’être expliquée ?

3

Première phrase :

 

Je ne sais plus exactement comment cela a débuté et pourquoi nous avons décidé de nous retrouver au café, en bas de ma rue. Tout d’abord, nous n’étions que trois ou quatre selon les jours parmi lesquels Paul et Henri  qui venaient régulièrement. Se sont ensuite joints à nous la bande d’amis de Pierre et cela s’est fait insensiblement. Qu’est-ce qui nous rassemblait ?

 Dernière phrase :

Nina que j’ai rencontrée de façon fortuite à l’entrée du métro, refuse obstinément de revoir Pierre. Est-il associé pour elle à d’autres souvenirs pénibles ?

4

Phrase de Début :

Je me demande par quelle mystérieuse chimie se forme un « petit groupe » : tantôt il se disloque très vite, tantôt il reste homogène pendant plusieurs années, et souvent à cause du caractère disparate de ses membres on pense aux rafles de police qui rassemblent de minuit à l’aube des individus qui ne se seraient jamais rencontrés sans cela.

Phrase de fin :

Mais le voudrait-elle ? On s’efforce quelquefois d’oublier le petit groupe de ceux qui ont présidé à vos débuts dans la vie

5

Phrase de début :

Il arrivait devant le café du coin de la rue, assez lentement pour commencer à imaginer ceux qui seraient déjà accoudés au comptoir, car si sa mémoire lui faisait défaut alors qu’il essayait de revenir exactement sur les circonstances de leurs rencontres, aux uns et aux autres, il lui fallait cependant concéder que l’alchimie qui avait pourvu à cet enchaînement durable relevait d’une sensation étrange dont il était encore capable de ressentir les effets.

Phrase de fin :

Comment n’aurait-elle pas voulu savoir ? D’un coup, l’orage en balaya l’envie

6

phrase de début :

Des fils invisibles tissent un jour, à notre insu, des toiles qui nous relient étonnamment à des êtres d’occasion, appartenant à d’autres univers que le nôtre, que l’on a parfois du mal à cerner, ce que l’on ne cherche pas forcément à faire d’ailleurs, et pourtant ces liens nous retiennent longtemps ensemble et résistent au temps par delà l’éloignement.

Phrase de fin :

J’ai souvent imaginé la croiser par hasard. Saurions nous même nous reconnaître ?

7

Phrase de début :

l se demandait quelle idée saugrenue ce collègue de bureau avait-il eu de l’inviter à cette soirée ou tous paraissaient « à l’ouest »,l’un la tête tellement penchée qu’il ne pouvait entrevoir que la pointe de ses  chaussures vernies que n’aurait pas renié un chef de la mafia calabraise,un autre,les yeux levés vers le plafond à la recherche d’une inspiration que la coke qu’il sniffait n’arrivait pas à lui procurer,et ne parlons pas de ce petit rondouillard qui obtempérait à n’importe quelle observation,les jugeant toutes recevables parce que n’en comprenant aucune,mais au milieu de cet amas improbable,il y avait elle,avec ses grands yeux limpides, sa silhouette gracieuse et longiligne,un astre dans ce ciel ténébreux,et c’est pour elle,rien que pour elle ,qu’il s’était décidé à les revoir tous,sachant cependant qu’elle leur était liée par ce fameux pacte secret

phrase de fin :

Depuis qu’elle l’avait revu,les souvenirs les meilleurs étaient remontés à la surface.Et cette fois,elle était bien décidée à ne pas laisser passer sa chance.

8

Phrase de début :

Dans une petite ville de province, au début des années soixante, il n’était pas facile pour un jeune, nouvel arrivant, de se faire des relations, d’intégrer un groupe où se tisseraient des amitiés, voire plus si affinités, comme on pouvait le lire dans la rubrique des petites annonces matrimoniales de la gazette locale…parfois le mieux est de s’en remettre au hasard : dans mon cas ce hasard prit la figure de Gérard Marciano un de mes collègues de bureau.

Phrase de fin :

Très vite la conversation revint sur Jacqueline , Gérard me communiqua son adresse, il insistait pour que j’aille lui rendre visite.Des rumeurs avaient couru dans la petite bande après son départ précipité, elle n’avait plus donné de nouvelles pendant toutes ces années:je ne me faisais guère d’illusions sur l’accueil que je pouvais espérer.

Jeu d’écriture par temps de confinement -21- boule de neige

12 04 2020

Jeu de confinement 21 Boule de neige

Elles arrivent dans nos jardins, là c’est différent c’est un petit poème qui commence par un mot pour le premier vers, deux pour le second et ainsi de suite jusqu’à 7, mettons , ( si vous voulez vous pouvez faire un peu plus) , puis vous repartez en diminuant jusqu’à un

Vous parlez de ce qui vous chante.


Potager

Accessible nécessité

Rangées de tomates

Allées pleines d’aromates

Champs de pommes de terre

Râteau à la main je persévère

Plantation de poireaux, dispersion de jolies fleurs

Nourriture toujours essentielle, quel que soit ce bonheur

Jour d’arrosage me remercie mère nature

De mon activité pour naissance future

Des ingrédients de chaque jour

Demain dessine ses contours

Juste une tige

Un nouveau

Prodige

TD

Jardin

Sentier fleuri

où je descends

parmi les roses pâles

et les pivoines épanouies, savourant

la fraîcheur de l’heure matinale

je cueille, ici ou là une ancolie

fragile demoiselle à la robe plissée

violette ou parme, toujours jolies…

Que je vous aime

fleurs de printemps

qui embaumez

discrètement !

SD

Fière,

Bouquet diamanté,

Pétales de velours,

Comme une offrande céleste,

Qui dandine sur sa tige,

Protège sa corolle au coloris vermeil,

A la cime d’un vieux rosier,

Puis qui chavire sur sa tige,

Dans un désordre de soie,

Comme une valse désenchantée,

Soumise au vent,

Pétales tremblantes,

Domptée.

BH Continuer la lecture de « Jeu d’écriture par temps de confinement -21- boule de neige »

jeu 20 doublettes du lendemain

double P

Il pleut ! Pimprenelle attrape en passant son parapluie. Et hop ! Mais dès qu’elle passe la porte, Saperlipopette ! Il ne pleut plus…Le parapluie est superflu mais Pimprenelle est philosophe, le principal est de pouvoir de promener paisiblement dans le port de Paimpol

Mpot

double L

Une nouvelle Bretelle dans notre ville ?

Elle est belle celle là !

Délocalisés ? Vulnérables ? Dans notre coquille ?

Quel est ce bidouillage électoral ! Et tous ces multiples blablas !

Pourquoi cette  colossale bataille ?

Débrouillez vous sans nous, cessez de nous culpabiliser

Elle n’est pas conciliable avec nos traditions culturelles et  familiales

Bredouilles vous serez et nous  tellement tranquilles 

SM

jeu d’écriture en temps de confinement -20- Doublette

11 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement -20 – Doublettes

1 Vous faites le choix d’une double consonne

2 vous cherchez des mots dans lesquels cette double consonne figure

3 vous écrivez un texte saturé par ces mots à double consonne

Exemple choix de la double consonne DD

Désordonné, mal défendu, Madrid était débordé par Londonderry. Sans démordre de son macdonald au cheddar, Didier décoda avec déduction : « trop individualistes ! Ce sera la débandade, à Bedford, contre Dresde ».


 

 en mots à double R

Il arrivait que les amarres s’arrachent et qu’aguerris, les rameurs arraisonnent cependant leur rafiot le faisant tourner vers l’embarcadère. Sans perdre de temps, ils déchargeraient bientôt leurs bourriches, arrangeraient l’étal et revendraient leurs carrelets, serrans et grogneurs plus quelques invertébrés à faire mariner, n’acquerrant que de quoi repartir à l’aurore.

SD

Double L

À Lille, Lili la Lilliputienne a préparé des lentilles labellisées accompagnées de lamelles de volaille, dont elle se délecte les papilles dans son pavillon rempli de libellules voletant autour des lilas pleins de pollen

LD

Double N

L’annonce cette année d’une bonne maladie désordonnée ne fait pas abandonner de chantonner un jour d’anniversaire derrière les persiennes qui tiennent les personnes à distance en donnant un air étonnant aux chansons les plus anciennes

BH

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Petit plus de jeu 18, homophonie approximative

Un monde à portée de main.

Cela, c’était quand notre vieil Hugues était jeune et tout plein de vie. Toujours à courir dans les champs de blé, à explorer les confins de la France puis plus tard ceux de l’étranger. Chaque destination qui lui plaisait, il s’offrait un voyage quand ses économies puis sa vie familiale le lui permettaient. Curieux de tout, il a eu une vie bien rempli. Mais aujourd’hui ce n’est plus pareil, il se cantonne désormais aux abords de la vieillesse, depuis ce lit sur lequel il passe la majeure partie de sa journée.

Triste constat pour sa virilité et sa jeunesse perdue, on lui a dit :

« Une sonde apportée demain »

jeu d’écriture par temps de confinement -19- Réhabilitation

10 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement 19 réhabilitation

Réhabilitez dans un poème, un pamphlet, une lettre (bref sous la forme que vous voulez) un animal ou un objet (au sens très large) mal aimé

Vous avez été plus inspiré par les objets que les animaux à qui j’ai donné priorité


ANIMAUX

Ma chère petite mygale,

Tes 8 pattes tissant soyeusement ses toiles

Me font revoir ces nuits pleines d’étoiles

Ou même l’au-delà se dévoile

Que d’autre que l’espérance

Quoi d’autre que la transhumance

Unisse le Monde, l’Europe, la France

Que tous s’unissent face à l’ignorance

 TD

araignée

active éternité

devant soie

filet en douce

mue par un don

doué damnée

louée

étoilée

tollé cri

a régné

cependant

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jeu par temps de confinement 18 homophonie approximative

9 04 2020

 Homophonie approximative

Une homophonie d’une expression ou d’une phrase est une expression ou une phrase différente qui se prononce de la même façon et veulent dire des choses différents. Nous nous contenterons d’homophonie approximative qui donne plus de liberté

exemple : « elle essuie les verres au fond du café » donne pour moi « Elle s’ennuie l’hiver au profond d’Calais »

1 Choisir une phrase parmi celles qui vous sont proposées ou une autre de votre choix

2 trouver une phrase homophonique de la première

3 Ecrire un texte dont la phrase terminale sera une homophonie approximative de la phrase initiale.

Phrases proposées

– « L’ennui monte du sol et s’égoutte du ciel » (A. Drouin)

  • « Impassibles dans leur coin, les joueurs
    Guident les lentes pièces. »(Borges)
  • « un monde à portée de main » Maylis de Kérangal

     

    un monde à portée de main. encore fallait-il que les mains soient agiles. encore fallait-il que l’univers soit moins fragile. car, il ne saurait poursuivre sans l’espoir de dresser un portrait différent. autre que celui de l’ange peint hier. autre que celui d’un démon peint demain.

MS

Impassibles dans leur coin les joueurs

Guident leurs lentes pièces

Deux vieux amis dans un jardin

Incrustés sur leur chaise

Sur leurs quatre genoux une planchette

Sur la planchette un jeu d’échecs

Autour d’eux une bulle

Ni les cris des enfants

Ni les remarques des flâneurs

Rassurés par leur éternelle présence

Ne les atteignent

Mais ces passants s’en sont allés

Des dealers les ont remplacés

Qui manigancent en secret

Contre les bandes rivales

Ils ne les ont pas remarqués

Ce soir le plus jeune est tombé

Alors qu’il avait un jeu magnifique*

Impossible ce coin, les tueurs

visent au lance-pierre

DDor

* merci Aragon

Un monde à portée de main »:avec ses légos,il pouvait imaginer le monde qu’il souhaitait ,il les avait étalés sur la table de la cuisine,pendant que sa mère préparait le dîner.Il piochait au petit bonheur pour monter des murs,insérer des fenêtres.La maison construite,l’idée lui vint d’y ajouter les édifices propres aux communes,la mairie,l’école,les maisons des ses copains.Cela formait une masse compacte et il eut besoin d’aérer cet espace quelque peu confiné en créant des places,en traçant des rues mais il se vit bientôt au-delà du village, il ajouta les chemins qui mènent vers les champs,toujours plus loin,et au moment ou il imaginait de monter le versant,sa mère l’appela,alors ce sera « le mont à porter demain »

BH

Un monde à portée de main  » = 

 

Immonde aparté du destin .

 

 » Fatalitas ! Je suis la nasse qui piègera les poissons ,

                   je suis le kudzu qui envahira vos fondations et vous étouffera sous une chape verte létale ,

                   je suis le virus qui ébranlera vos certitudes et vous laissera sidérés face à vos mirages « .

HG

Elle essuie les verres au fond du café

Elle a trop à faire pour pouvoir rêver

Mais qu’importe elle se doit de lutter

Pour qu’un jour la planète, triste réalité

Survive aux désastres de la modernité.
Ce combat qu’elle poursuit avec dignité

Elle se doit de le vivre et même de le crier

Elle se doit  même d’aller manifester

Et c’est pourquoi en ce jour de mai

Elle suit les verts qui  font un défilé.

SM

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jeu d’écriture par temps de confinement 17 confinement quand tu nous tiens -Suite

Le jardin

Je vois un paysage tiré à quatre épingles

Et dedans un tableau de Monet

Avec des pâquerettes qui font fleurettes

Comme ses nénuphars blancs

Et des verts étincelants de lumière

Qui ruissellent des arbres

Aux feuilles renaissantes.

Je vois un espace encadré d’ocres

les pierres jaunes du Périgord,

des murets de pierre sèche

qui me rappellent d’autres hommes.

Et dedans

une fenêtre ouverte sur un petit coin de liberté.

Je découvre la danse des centaines d’insectes

qui virevoltent ou s’affairent à mes pieds,

des dizaines d’oiseaux qui à tous les étages

Font jaillir leurs chants et jouer leurs plumages

Et dedans

J’entends la musique de cette nature en pleine effervescence

Une musique resplendissante,

qui ne demande qu’à être écoutée,

Comme un concerto de Mozart à la clarinette

Un jour de pluie ou de mauvaises nouvelles

Qui nous fait la fête.

Derrière la maison le tas de bois sèche au soleil

Pour quand le froid reviendra tout pareil

Plus loin, j’entends le bruit de quelqu’un qui s’affaire.

Tout est tranquille, un jour de grâce au jardin

Qui ne produit rien si ce n’est le loisir d’y languir.

FL