Ecrit en mars 2020, texte borné 3

Texte borné:

14 phrases étaient proposées: Chaque joueur en a tiré deux au sort : la première commence son texte, la seconde le termine

Avant d’entrer, assieds-toi sur cette malle.

Armel regarda longuement la jeune femme qui faisait face à l’océan, paysage gris et bleu que le breton affectionnait tant. Elle semblait perdue dans ses pensées contemplant l’horizon. Derrière eux, la vieille maison de granit montait la garde, elle qui avait accueilli tant de marins et d’amis de passage sur ce petit port. Ce jour-là, le chemin de Malika avait croisé celui d’Armel et en la voyant si perdue, si émouvante il avait songé, je veux te combler de cadeaux et « je parerai tes bras de bracelets ».

DDou

Ecrit en Mars 2020, texte borné 2

jeu n°1 : texte borné

Des phrases sont numérotées entre 1 et 14. Les joueurs en ont tiré deux au sort : la première sera la début de votre histoire, la seconde la fin

Je vais par les chemins où mon caprice me mène

Ou plutôt mon chien qui veut qu’on je promène.

Mes rêveries fugaces s’envolent avec le vent.

je chantonne en rythmant notre lent mouvement .

Je cherche les traces de la vie comme elle va,

Une fleur nouvelle ou l’empreinte d’un pas

Quand le profond silence se fait angoissant

Je vais vers la ville, avide, le pas pressant

Dans les rues grouillantes, j’aime me glisser,

Entendre les pas, les voix, les klaxons stressés,

Saisir les bribes éparses d’un dialogue tronqué.

Mais pourtant ma place n’est pas dans ce quinquet

Et j’aspire au moment où tranquille,

A pas feutrés, midi s’empare de la ville.

DDor

Ecrit en mars 2020 : Texte borné 1

jeu n°1 : texte borné

Des phrases sont numérotées entre 1 et 14. Les joueurs en ont tiré deux au sort : la première sera la début de votre histoire, la seconde la fin

J’aurais passé ma vie à faillir m ‘embarquer, et chaque essai s’est révélé calamiteux : achats foireux, histoire d’amour ratée, accidents répétés. Tout ne fut sue choix erronés, catastrophes annoncées et pourtant je suis encore là, seul avec mes béquilles et ma vue basse, enfermé dans un silence mortifère qui m’oppresse, perdu dans un labyrinthe où je l’enfonce, mon coude glissant sur les murs froids de cette prison infinie, cherchant une issue improbable. Mon rêve peut-être encore possible dans lequel je pourrai encore une fois m’embarquer.Ô que je m’ennuie entre ces murs nus

SR

Ecrit en février 2020, publie-poésie, 7

publi-poésie

Voici quelques affiches de publicité . Vous pouvez en choisir une ou en trouver une autre mieux et utiliser les mots (une partie du moins) et l’image pour créer un texte

 

Telle une gazelle , Michoko jeune et jolie Africaine marchait dignement dans la savane portant de lourdes charges sur le haut du crâne. Dans son dos Kirikou,espiègle gamin ne cessait de s’agiter et de réclamer une sucrerie.

Quand enfin la douceur chocolat -caramel coulait dans sa gorge, il babillait de plaisir. Alors , tendrement, sa mère l’appelait « La pie qui chante« 

Ecrit en février 2020 : Publi-poésie 5

publi-poésie

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Je sème à tout vent,

Des mots, des images,

Des portraits, des tableaux, des cartes.

 

M’avez-vous reconnue ?

Je suis la Semeuse,

Connue de tous.

 Je sème à tout vent,

Est une devise due à l’architecte Emile Reiber (1826-1893):

l’instruction donnera des fruits.

Avant d’être petit, nouveau, illustré, complet, universel, il fut un homme, Pierre Larousse (1817-1875).

« Instruire tout le monde et sur toutes choses » était son but.

La Semeuse serait l’œuvre d’un Gersois, Emile Augé, chargé des illustrations pour Larousse.

DDou

 

 

Ecrit en février 2020 : publi-poésie 4

publi-poésie

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Lycéens, étudiants, ouvriers, cadres, et même retraités ? Vous n’avez plus de plaisir dans vos études, votre travail ou votre quotidien ? Osez le VéloSolex des années 50, économique et sportif, vous avez le choix de pédaler à votre guise. Rien de tel pour reprendre goût au travail à l’usine et à la vie !

Ecrit en février 2020: publi-poésie3

publi-poésie

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Si vous avez la migraine,

Achetez le chapeau Laurent,

Mettez-le toutes les s’maines

Il vous protège contre le vent

Avec deux cerceaux de baleines

Il tient en tête, est élégant,

Vous n’aurez plus jamais la migraine

Et en serez content, longtemps!

SD

 

Ecrit en février 2020 : publi-poésie 2

publi-poésie

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PUBLI-POESIE

Astrolabe ou Astrolin? Cette peinture vous embarque dans ses nuances laquées, elle apporte dans toute les gammes de couleurs l’éclat velouté de sa texture fluide et satinée, Astrolin c’est à coup sûr solide et divin!

SD

Coquette, Dame Lune veut se refaire la plume. Cette entreprise s’avère des plus périlleuse et des plus acrobatique. Aussi elle convoque GEORGET FILS fabriquant à CHATENET LES NANTES, cet établissement étant réputé pour accomplir des travaux de rénovation exceptionnels.

Une montgolfière amène les quatre valeureux peintres au plus près de la Lune et un panier nacelle, baptisé pour l’évènement l’ASTROLIN, est accroché autour d’elle délicatement avec des fils d’or. Continuer la lecture de « Ecrit en février 2020 : publi-poésie 2 »

Ecrit en février 2020 : publi-poèsie 1

publi-poésie

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Il parait que la gourmandise est un vilain défaut, voir un péché mortel, c’est ce que disent mes maîtres. Ils sont toujours négatifs, c’est leur spécialité ! Mais pour moi, Brun d’un œil, c’est ainsi qu’ils m’appellent, quand Isabelle, leur fille, me donne des petits biscuits dont la saveur est inimitable je ne me sens pas alourdi par le péché, mais au contraire plus léger car je me régale, c’est exquis.

 JZ

Drame en série à Grenoble

Les biscuits Brun, c’est une institution à Grenoble. Léger, exquis, inimitable, le biscuit des frères Brun connaît un succès mondial. Il bénéficie d’un plan marketing très affûté qui vise un cœur de cible bien identifié : la petite fille gourmande, issue des catégories sociales favorisées. Malheureusement, il y a quelques mois, un militant du parti animaliste révolutionnaire et antispéciste s’est glissé dans l’équipe et son travail de sape idéologique a abouti à l’édition d’une affiche publicitaire appelant à la fraternisation d’espèces différentes. Le mot « camarade ! » figure de façon discrète certes mais explicite sur l’affiche en question. Laquelle affiche ne se limite pas à cela : elle dénonce aussi l’égoïsme des animaux appartenant à la classe dominante : il est clair que la petite fille refuse de partager son biscuit et ce qui devait arriver, arriva : un peu partout dans les beaux quartiers de Grenoble, les petites filles de bonne famille se sont fait dévorer avec leur biscuit par leurs chiens qui, ayant vu l’affiche, ont pris subitement conscience de l’injustice flagrante dont ils étaient victimes depuis des millénaires

F.V.