Atelier d’écriture 16 octobre 2020 amorce du feuilleton

Secret de famille

Préambule

Je suis allée chez mes parents un dimanche, il y a un peu plus d’un mois. En triant des papiers, avec maman, nous sommes tombés sur une vieille photo sur laquelle je ne dois pas avoir tout à fait un an.

Une photo de la famille rassemblée, c’est exceptionnel : c’était à l’occasion des 60 ans du Grand père Marcellin qui, pour l’occasion avait revêtu son vieil uniforme qu’il tient ordinairement dans la grande armoire sous une housse de nylon transparent pour le protéger de la poussière et des mites … C’était il y a donc trente quatre ans.

Mes parents, Joseph et Yvonne l’encadrent.Je suis dans les bras de maman, je n’ai pas tout à fait un an. Maman porte un tablier. L’évènement a dû être célébré à la maison et la photo a été prise devant le bois du Père Martin. Mon père dans son costume et sa cravate des grands jours a son air sévère. A gauche de maman, Tante Adèle qui vient d’épouser l’oncle Albert. C’est la fille unique du garagiste chez lequel il a fait son apprentissage. Maintenant, ils tiennent le garage du village et leur fils a juste deux ans de moins que moi. Quant au dernier de la ligne, l’oncle Paul, il a 17 ou 18 ans sur la photo. C’est lui qui a repris la ferme familiale et non mon père qui a passé le concours des Postes juste après le certificat et fait son chemin dans l’Administration comme il aime l’affirmer. Continuer la lecture de « Atelier d’écriture 16 octobre 2020 amorce du feuilleton »

Atelier d’écriture 16 Octobre 2020 exercices courants

ATELIER D’ECRITURE – ALT–

Vendredi 16 Octobre2020 

Centre Culturel Terrasson 20 h. 15

Nouveau feuilleton : secret de famille

En séance on a pris connaissance des personnes présentes sur une photo de famille. On ne sait rien de l’une d’entre elles… Les autres si.

Chacun d’entre vous est un des personnages et donne ou pas sa version de l’histoire

en octobre : Hélène L. sera Tante Adèle

LES ABSENTS A LA SEANCE FERONT LEUR CHOIX POUR OCTOBRE

Jeu 1 Bouts rimés

En séance on a proposé des mots et on leur a trouvé une rime.

A chacun de construire son poème : Procrastination / inaction ; Balançoire / passoire;promenade /tambourinade ; maison/raison ; parade / charade ; edelweiss /gneiss; mal / animal

jeu 2 :Gonflage de texte

Il s’agit l’augmenter par 4 ou 5 un texte en introduisant progressivement de nouvelles parties au texte, en respectant l’ordre des mots. Le premier et le dernier mots sont ceux du texte de départ. Une nouvelle ponctuation peut être introduite. Le sens de l’histoire peut être entièrement modifié

3 phrases au choix tirées de « la condition pavillonnaire » de Sophie Divry

–  «  François fut si bouleversé par cette rencontre qu’il se coucha en laissant la vaisselle déborder de l’évier, contrairement à ses habitudes de garçon propre. »

–  «  Dans les rues les plus calmes, les vieux avaient sorti les chaises et discutaient tranquilles. »

– « Il y eut ce repas pour lequel tu t’étais donné tant de mal et avais refusé la charitable ingérence de ta mère »

exemple : Longtemps je me suis couché de bonne heure (Proust)

Longtemps je suis restée derrière la vitre. Je je me suis laissée envoûter par la tempête qui a tordu les arbres, cassé les branches, couché les blés, arraché les tuiles de la grange. Cela a duré une bonne heure.

Atelier d’écriture Juin 2020 jeu 2 : ainsi soit-il/elle

Jeu 2 : ainsi soit il(elle)

Il arrive qu’on traite une personne d’un nom d’animal : rat, loup, cafard, chien, vipère, mouton… (vous pouvez en trouver d’autres)

C’est en général pour souligner un défaut. Imaginez que cette personne se réveille un jour dans la peau de cet animal. Décrivez alors son comportement venant corroborer (ou pas) le qualificatif reçu.


Longtemps j’en ai voulu à mon père pour les prénoms qu’il m’avait donné. J’aurai aimé me prénommer Gotama (l’homme du choix), Vidya (celui qui possède la force), Bishen ‘(l’homme qui bondit) que sais-je encore mais mon père avait choisi je ne sais pas pourquoi un prénom français « Léon » et le prénom d’un animal sacré Tohr (le paon).

Survivre à l’école avec de tels prénoms était un supplice de chaque jour. Dans la cour les uns après les autres des élèves passaient à côté de moi en braillant Léon, Léon…ou encore ils faisaient la roue en virevoltant sur les mains.

Un soir de dépression profonde je me couchais en décidant de ne plus me réveiller.

Je ne saurais jamais quel Dieu comprit ma détresse mais si le corps finit dans les flammes d’un bucher, le karma est immortel et chacun renait dans l’humanité sous une forme ou une autre : homo sapiens, animal ou même insecte ou plante.

Je me réveillais debout sur le toit de l’école mais j’étais réincarné en un magnifique paon au plumage étincelant.

En Inde le paon est un animal sacré car il est le seul à oser attaquer le cobra et à le vaincre. Le profond respect, mêlé de crainte, qu’inspire le paon expliquait pourquoi les élèves présents dans la cour ce jour-là s’étaient agenouillés, les mains jointes sur la poitrine et la tête baissée.

Alors, de ma voix la plus forte, écartant mes plumes comme on écarte un éventail pour qu’elles fassent une roue multicolore ornée de cent yeux perçants comme des flèches, je paonnais un « Léon » à faire trembler les vitres de tout le quartier et clouer au sol ceux qui avaient, quand je n’étais qu’un enfant ,ridiculisés le magnifique animal sacré pour les indiens et pour les grecs.

JZ

En cette période de violences j’ai préféré parler d’un qualificatif plus gentil envers une personne…Toute petite un de mes oncles m’appelait toujours la grenouille d’une part parce que je ne m’arrêter pas de bouger et de sauter partout, de patauger dans la mer mais aussi de parler tout le temps et de saouler tout le monde: «- arrête de jacasser »me disait-il… lamentable erreur !!!! Le terme « coasser » aurait été plus approprié. Plus tard, c’est lui qu’on a surnommé tonton grenouille et quand il est mort j’ai eu beaucoup de peine et j’ai très mal dormi. Je me suis réveillée le matin dans la peau d’une grenouille fatiguée et toute ridée juste capable de sauter de son lit pour aller se plonger dans une baignoire pleine d’eau … pas de nénuphars , quel drame ! vite au frigo , flute des épinards !et vas y que je saute partout, je descends les marches pour aller à la mer , mais où est elle ? Déçue, je vais voir les copines dans l’étang voisin qui m’invitent à participer à un spécial show de l’été : enfin un vrai récital pour me sortir de ma torpeur et je me mis à parler, coasser, jacasser, chanter, parler, coasser , jacasser , chanter parler, coasser , jacasser , chanter….çà vous saoule non ?

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Atelier d’écriture de Juin 2020: jeu 1 fulgurance du souvenir

jeux 1 : la fulgurance du souvenir :

Une odeur, un son, une sensation réveille un souvenir…

La truite fraîchement pêchée…

Lorsqu’un pêcheur me rapporte une truite, la sort de son panier et la passe sous l’eau en la vidant, je me retrouve instantanément aux Laupies, en pleine Cévennes, dans la maison de mes grands parents, où un petit évier de pierre accueillait la pêche d’Elisée, mon cher « bon papa », fervent pêcheur qui traquait les « grosses mémères », comme il les appelait, dans les eaux claires de la Dourbie. Comment exprimer ce parfum de fougères coupées au fond du sac, mêlé à celui de ces belles truites fario, lisses et ornées de petits pois noirs et rouges, enveloppées d’un gel fin ? Entre effluves de fougère, d’amande, d’herbe et de bois, ruissellement de l’eau claire, dans l’évier, je sens une indescriptible odeur qui fait surgir les plus anciens souvenirs de ma petite enfance, gravés dans un coin profond de ma mémoire… C’est comme une grotte dans l’espace-temps de ma petite existence où demeurent éternellement vivantes de pures sensations auréolées de confiance, en un temps où le monde rayonnait de tranquillité sage, tant était souveraine la garantie qu’y apportaient les gestes et le savoir-faire bien rodé de mes grands parents… Bientôt mamie prenait sa poêle, et bon papa savait qu’elle les ferait cuire parfaitement « au bleu » et  l’on mangerait les filets bien détachés et fondants de ses belles « mémères », sublimées par le goût du beurre encore finement crémeux…

SD

J’ai acheté une nouvelle lessive aux huiles essentielles de jasmin et lorsque j’ai étendu mon linge je me suis sentie emportée 60 ans en arrière quand je m’amusais à passer entre les draps humides que venait d’étendre ma mère, cela me permettait de me rafraichir et braver ainsi le sirocco qui me brulait la peau. .. Quel délicieux parfum de mon enfance !

J’ai gardé un instant les yeux fermés pour capter et ressentir intensément cette fragrance omniprésente en Algérie : « oui, je me souviens … dès le matin quand j’ouvrais ma fenêtre, j‘étais littéralement envahie par le parfum envoutant du jasmin ! Alors même que cette mémoire olfactive déclenche en moi une indicible émotion réveillant les souvenirs de cette enfance insouciante j’ai la tristesse de constater que je ne supporte plus cette odeur, elle me provoque une crise d’asthme sans précédent. Mais pourquoi ? pourquoi cette allergie soudaine ? Pourquoi après m’être plongée dans mon passé, je sens les souvenirs qui s’éloignent de plus en plus ? Je dois me rendre à l’évidence, mon corps refuse de se prêter à cette mascarade et je lui en veux terriblement car je voudrais me souvenir de ces si beaux moments que mes parents disparus ne sont plus là pour me les rappeler.

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Atelier d’écriture 11septembre 2020

ATELIER D’ECRITURE – ALT–

Vendredi 11 septembre 2020 

Centre Culturel Terrasson 20 h. 15

Supposons que la vie pourra recommencer ainsi que nos activités avec retrouvailles en chair et en os. Voici donc deux petits jeux pour ne pas rouiller

Jeu 1 Si on me demandais… je répondrais

– Soit vous proposez une réponse à une des questions existentielles du professeur Froeppel puisées dans le texte de Tardieu et « les œuvres posthumes du professeur Froeppel » (1978, Gallimard)

1 Étant donné un mur, que se passe-t-il derrière ?

2 Prolongez une ligne droite à l’infinie : qu’est-ce que vous trouverez au bout ?

3 Prenez un mot usuel. Posez le sur une table, bien en évidence et décrivez- le : de face, de dos et de profil.

4 Où la Seine se jetterait-elle si elle prenant sa source dans les Pyrénées ?

5 Comment faites-vous pour surprendre les personnages indésirables qui se glissent dans vos pensées ? Énumérez divers procédés »

– soit vous posez un autre problème existentiel sur ce modèle et lui apportez une réponse

jeu 2 : dans leur tête

Et si vous étiez dans la tête d’un de ces personnages de Sempé, que nous raconteriez vous ?

atelier d’écriture de juin 2020 en terrasse


ATELIER D’ECRITURE – ALT–

Juin 2020 

 

 

 

jeux 1 : la fulgurance du souvenir :

Une odeur, un son, une sensation réveille un souvenir…

Jeu 2 : ainsi soit il(elle)

Il arrive qu’on traite une personne d’un nom d’animal : rat, loup, cafard, chien, vipère, mouton… (vous pouvez en trouver d’autres)

C’est en général pour souligner un défaut. Imaginez que cette personne se réveille un jour dans la peau de cet animal. Décrivez alors son comportement venant corroborer (ou pas) le qualificatif reçu.

Feuilleton 2019 2010 épilogue

Chapitre 9 : Où l’on verra que l’auteur ayant accepté de relever le défi insensé de conclure ce feuilleton ajoute à la difficulté de cette tâche titanesque en refusant de choisir une des trois propositions ci avant émises pour les valider toutes les trois !

« Fred, si l’un de nous ment, on ne peut pas continuer… »

Bien que je fusse un peu surpris je n’en laissai rien paraître (enfin je crus n’en rien laisser paraître : Marianne ne s’en laissait pas si facilement conter on le verra sous peu) mais je ne fus pas pris au dépourvu au moins ; en effet suite à mes scrupules relatifs à la crainte, si l’on consommait le mariage, de me trouver compromis dans une relation incestueuse, j’avais pris la décision d’en parler à quelqu’un et à qui d’autre qu’à Marianna, la psy qui nous accompagnait depuis le début, pouvais-je me confier ?J’eus donc à ma demande un entretien avec elle au cours duquel je déballai toute la vérité sur mon histoire.

– Je m’en doutais depuis le début, me dit-elle avec la mauvaise foi caractéristique des gens de sa profession, mais je ne pouvais rien dire il fallait que cela vienne de vous. Suivit un long développement savant sur l’œdipe et les théories de Freud à ce sujet. Puis elle me conseilla sentant combien il était difficile pour moi de parler à Marianne de mettre par écrit ma confession et de la lui donner à lire au moment opportun. Continuer la lecture de « Feuilleton 2019 2010 épilogue »

Jeu d’écriture par temps de confinement- 49- carte postale

10 05 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 49 – Cartes postales

(contraintes de Perec et Mallarmé)

Tout d’abord, selon les contraintes de Georges Perec qui en a écrit 243 différentes, rédigez 2 cartes postales :

– les 5 entrées propres à tout message inscrit sur une carte postale écrite dans les règles de l’art : LOCALISATION – CONSIDERATIONS – SATISFACTIONS – MENTIONS – SALUTATIONS

– à leur tour combinées avec un triple choix : 

Ville

Région

Hôtel

Météo

Sieste

Bronzage

Nourriture

Plage

Bien-être

Insolation

Activités

Rencontres

Bisous

Pensées

Retour

Exemple : « Un petit mot de Quimperlé ! On se dore au soleil. Fruits de mer à gogo. J’ai appris à faire les crêpes. Mille pensées » 

«  Vacances à Narbonne. Calme divin, cassoulet maison. Un peu de pétanque pour garder la ligne. Baisers »

  • Ensuite, selon un procédé de utilisé par Mallarmé, vous rédigerez une adresse en vers même si je doute que la poste actuelle distribuerait ce courrier:

    exemple : Monsieur Monnet que ni
    L’été ni l’hiver ne leurre
    habite en peignant Giverny
    Sis près de Vernon dans l’Eure
    ou encore : A toutes jambes, facteur, chez l’
    Editeur de la Décadence
    Léon Vannier, quai Saint Michel,
    Dix-neuf, gambade, cours et danse


Repos forcé à La Borie Basse.

Lecture, écriture et cuisine sont les 3 mamelles du confinement.

Rencontres très limitées et de hasard.

Baisers confinés qui ne demandent qu’à s’envoler.

 

Dominique Dorgambide

Amie d’Euripide

Atelier d’Ecriture

Qu’il perdure

Centre Culturel

Rue Marcel Michel

Terrasson

Sans façons

Avec saucisson

Et Jurançon.

DDou

Un petit coucou de Terrasson, dans cette si belle région du Périgord. Il fait un temps superbe en ce mois d’avril, il fait soleil quasiment tous les jours. Je fais beaucoup de bains de soleil… Sur mon balcon. J’ai pris un de ces coups de soleil, au moins ça me donne l’impression d’être en vacances ! Je vous fais de gros bisous, j’espère vous revoir lors de prochaines (vraies) vacances, espérons cet été ?

Monsieur et Madame Évasion

Cyprès de la Liberté

Au cœur des Landes

LD

Cher.es ami.es,

Bien arrivée à bon port. Je vous remercie pour toutes ces pages, sous forme de proses et de vers. J’espère bien partager de futurs châteaux de sables maintenant que les plages sont rouvertes. Ou presque. Je vous espère en pleine forme.

Des pensées pour vous depuis cette toulou-saine ville.

 

Ami facteur, hâte le pas

adresses tu trouveras

de Domi écoute les consignes

boîtes aux lettres et merveilles

sur le chemin te feront signes

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Jeu d’écriture par temps de confinement 10 05 2020 – 49- carte postale

10 05 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 49 – Cartes postales

(contraintes de Perec et Mallarmé)

Tout d’abord, selon les contraintes de Georges Perec qui en a écrit 243 différentes, rédigez 2 cartes postales :

– les 5 entrées propres à tout message inscrit sur une carte postale écrite dans les règles de l’art : LOCALISATION – CONSIDERATIONS – SATISFACTIONS – MENTIONS – SALUTATIONS

– à leur tour combinées avec un triple choix : 

Ville

Région

Hôtel

Météo

Sieste

Bronzage

Nourriture

Plage

Bien-être

Insolation

Activités

Rencontres

Bisous

Pensées

Retour

Exemple : « Un petit mot de Quimperlé ! On se dore au soleil. Fruits de mer à gogo. J’ai appris à faire les crêpes. Mille pensées » 

«  Vacances à Narbonne. Calme divin, cassoulet maison. Un peu de pétanque pour garder la ligne. Baisers »

  • Ensuite, selon un procédé de utilisé par Mallarmé, vous rédigerez une adresse en vers même si je doute que la poste actuelle distribuerait ce courrier:

    exemple : Monsieur Monnet que ni
    L’été ni l’hiver ne leurre
    habite en peignant Giverny
    Sis près de Vernon dans l’Eure
    ou encore : A toutes jambes, facteur, chez l’
    Editeur de la Décadence
    Léon Vannier, quai Saint Michel,
    Dix-neuf, gambade, cours et danse

Jeu d’écriture par temps de confinement – 48- la langue de l’entreprise

9 mai 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 48 -la langue de l’entreprise

Parmi ses marottes, demander à leurs salariés de décrire leur activité avec le plus de précision possible. Les verbes sont employés de préférence à l’infinitif ou au participe présent ; ils peuvent être conjugués à la troisième personne du singulier, sans mentionner le pronom personnel.

Thierry Beinstingel a rédigé ainsi tout un roman : CENTRAL dont voici un extrait :

« Donnant en face de la porte d’entrée, le bureau des agents des dérangements, rarement présents en pleine journée. Un casier de bois avec les noms pour le courrier. Le matin, les entendre trimbaler du matériel, commenter les notes : pas possible, pas réaliste, pondu par un chef n’y connaissant rien… Jurant, plaisantant. Une petite pièce jouxtant leur salle, encombrée d’outils, de câbles, de Taxiphones démontés, le terme précis étant « cannibalisés ». Imaginer ces boîtes de ferrailles se jetant l’une sur l’autre pour s’entre-dévorer. »

Décrire ainsi, au choix :

  • La visite d’une exposition.
  • Une sieste
  • les courses au super marché
  • L’achat du journal
  • Une séance de lèche-vitrines
  • Une séance au cinéma
  • Une séance au théâtre
  • Un repas en famille
  • Autre…

Il n’y a rien de plus délicieux que d’être allongé ,aux heures les plus chaudes de la journée  , dans une pièce , plongée dans un clair-obscur et d’écouter le froissement des rideaux volant , le cri strident des mouettes , le tumulte étouffé des enfants s’amusant , au loin , sur la plage et de sentir les fragrances iodées de cette ambiance marine ; paressant rêveusement dans une bulle intime , indolente et engourdie

HT

Ces petites réunions de famille, souvent, ayant lieu le dimanche midi. Tout le monde étant en repos, petits et grands.

Toujours féliciter l’hôte pour son bel accueil. Trinquer d’abord avec lui, puis avec les autres convives. L’apéritif sur la terrasse ensoleillée n’en finissant plus et commençant à tourner des têtes. Conversations de plus en plus animées. Engloutir des cacahuètes ou des biscuits beaucoup trop salés, et penser que l’on n’aura plus beaucoup de place dans l’estomac pour le repas gargantuesque qui va suivre. Se lever et s’attabler ensuite à la grande table du salon, où les petits plats dans les grands nous attendent. Table d’ailleurs superbement bien dressée, nous ouvrant l’appétit (malgré ces fichues cacahuètes addictives). Verres de vin (rouge, rosé, blanc, au choix) pour les grands, eau plate pour les petits (ou bien ce soda tant apprécié, si difficile à leur refuser en ce jour spécial). Conversations croisées, brouhaha général. Certains monopolisant la parole, d’autres essayant de la prendre en vain. Sujets de conversation banals, sérieux, captivants ou bien ennuyeux parfois. Grands éclats de rire suscités par certains autres ; le vin n’étant peut-être pas étranger à cela. Ventre se gonflant au fur et à mesure des plats, s’ouvrir le bouton du pantalon discrètement pour être plus à l’aise. Le dessert, étape attendue et redoutée à la fois. Le café ensuite, pour faire semblant de digérer mieux. Les conversations se faisant plus rares. Certains proposant ensuite une petite marche digestive, d’autres préférant se vautrer sur le canapé devant un match de rugby. Nouveau café en fin d’après-midi. Puis se dire au revoir, se dire que l’on va remettre ça, chez un autre hôte. Car se retrouver en famille étant si bon.

 

LD

Auchan,par temps de confinement

Attendre à un mètre de distance l’un de l’autre dans la file ,à l’extérieur,en réajustant son masque.

Reconnaître une copine du jardin partagé:faire monter la température entre la bouche et le nez en parlant, baisser  le masque,le remonter.

Se désoler pour les semis,la récolte des fèves et des petits pois.

Réfléchir à réparer la pompe.

Avoir soupçonné des pesticides dans la mare.

Puis,à l’intérieur de la grande surface:

-oublier le mètre entre les clients

-prendre du papier toilette mais pas trop

-dire des pardon,pardon dans chaque allée

-foncer vers tous les produits « bio »,en pensant au virus

Passer à la caisse:

-entendre la caissière épatée par le prix exorbitant de la vitre

-très contente d’avoir eu la prime de 1000 euros en plus de la prime de Noèl

-ne pas comprendre une revalorisation par le salaire

Sortie:

-acheter le « Sans Logis »:

-apprendre la montée des divorces

-apprendre l’égoisme des enfants nés dans un milieu religieux/ceux nés dans un milieu laic(enquête de la fondation John Templeton,organisation  chrétienne.

Retour à la maison:

-« bonjour madame (91 ans),un peu d’aide?Non,moi pas besoin!

-« bonjour madame(92 ans),un peu d’aide?Non,moi pas besoin!

-poignée de la porte lustrée avant d’entrer.

-achats aspergés dans la baignoire

Assise:ouf!

BH

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