Jeu d’écriture par temps de confinement – 38 – poème de bibliothèque

29 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 38 – poème de bibliothèque

Faites un tour dans votre bibliothèque. Associez quelques titres de livres qui à eux seuls peuvent composer un court poème

Comme exemple vous avez le texte de Francis sur Sepulveda ( jeu 26) mais ça n’a pas besoin d’être aussi long.

A Vous


Allait-il en passer par ces épreuves et exorcismes ou simplement regagner l’espace du dedans ?

         En tout cas, depuis Tarnac et un acte préparatoire jusqu’au fin fond des notes du ravin, tout était échancré, sous les planches courbes et néanmoins, d’une même langue. Loin des alcools, cernés par les mégères de la mer, ce pourrait être l’amour fou car je suis un crabe ponctuel. Amers, nous resterions, si n’était le désir et ma connaissance de l’est.

         Ailleurs, plus rares sont les roses, sans doute, mais je ne suis plus seul à exister.

Les auteurs : Henri Michaux (2),Jean-Michel Gleize, Philippe Jacottet, Dupin,Yves Bonnefoy, Philippe Jaccottet, Salah Stétié, Guillaume Apollinaire, Louis-René des Forêts, André Breton, Jacques Roubaud, Saint-John Perse,Sappho, Paul Claudel, Michaux, Mahmoud Darwich, Jacques Darras,Jean Follain.

MS

La nuit de l’Oracle

L’incolore Tsukuru Tazaki

Et ses années de pèlerinage

Portaient l’infini dans la paume de la main

Les anges distraits voyaient déjà venir demain

Le jour avant le bonheur…

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur!

Les auteurs :Paul Auster, Haruki Murakami, Mathieu Ricard et Trinh Xuan ThuanPasolini, Eri de Luca et Harper Lee 

SD Continuer la lecture de « Jeu d’écriture par temps de confinement – 38 – poème de bibliothèque »

Jeu d’écriture par temps de confinement 29 04 2020 – 38 – poème de bibliothèque

29 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 38 – poème de bibliothèque

Faites un tour dans votre bibliothèque. Associez quelques titres de livres qui à eux seuls peuvent composer un court poème

Comme exemple vous avez le texte de Francis sur Sepulveda ( jeu 26) mais ça n’a pas besoin d’être aussi long et bien sûr, je ne demande pas d’emprunter les titres à un auteur unique .

A Vous

Jeu d’écriture par temps de confinement – 37- abécédaire personnel

28 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement -37- Contribution à un abécédaire personnel

Pour chaque lettre de votre prénom (ou de son diminutif si vous préférez) choisissez un mot évocateur accompagné d’un court texte qui peut être écrit sous une des formes fixes que nous avons déjà vues (tautogramme, haïku, lipogramme…)


Si seulement il, ou elle,

Y venait boire, source vive

La mesure, la note juste

Vouée à vivre d’abandon

Ile promise à l’horizon

Elle resterait  sourire…

 

Sans rancune jamais, la petite sirène revoyait son passé, couchée sur les rochers, les vagues s’écrasaient dans le cri des mouettes, elle ne savait plus devant tant de beauté si toutes ses alarmes et ses passions d’hier valaient une seconde de ce présent si clair

Il y eut dans le ciel, un tournoi de nuages gris et blancs d’un côté, de l’autre noir profond, et les flots en reflets devenaient plutôt sombres, les vagues grossissaient et ouvraient de grands creux

D‘où vint alors l’orage ? Il fut violent et bref, une grêle têtue piquait le littoral et l’on ne voyait plus de la plage étirée que des rideaux blanchâtres qui se tordaient en rythme sous les gifles du vent.

Oubliant leurs amarres, les bateaux dans le port dansaient en cliquetant, soudain tout s’arrêta et la mer lessivée vit revivre son bleu sous un ciel pacifique, cessa toutes ses plaintes et ses mugissements, sa colère effacée elle était un bain d’huile…

SD

Modeste Moussorgski : c’est ma première rencontre, petite, avec mon prénom, en dehors de… ma pomme. Pour m’apercevoir qu’il s’agissait d’un homme et que ce n’était pas tout à fait mon prénom. Surprise et déconvenue. Ma première « Modesta », en dehors de … ma pomme donc, était cubaine et j’avais déjà plus de trente ans ; c’était une collègue de l’université de Santiago à la retraite depuis longtemps, preuve s’il en était que j’étais bien reliée au XIXème siècle. J’essaie d’avancer dans le XXIème…

 

ouvrir les bras, la porte, son cœur, ouvrir l’œil, les yeux, sa gueule, ouvrir, s’ouvrir, ouvroir

 

dentelle. histoire de famille. dentellière ou couseuse. faire dans la dentelle, pas vraiment toujours. tisser les fils de soie : écriture d’une histoire de vers. écriture ajourée, souvent ajournée et travail à façon

 

exil. père puis mère. exils. car abandonner sa terre et sa langue ont fait de ma mère une exilée malgré elle. le tiers d’une vie ailleurs, pour cause de là-bas impossible à deux. à son corps défendant pour lui. à corps perdu pour elle.

 

strophe. haïku horizontal : à coupler avec le vers à soie. les mûriers en feuilles douces. cocon de printemps coronaviré.

 

tendre. hypertendue, pas encore. en tension ou sur la corde raide autant que carte à jouer. manque de souplesse auquel le yoga remédie doucement.

 

amériques. ailleurs, pour éviter l’exil parental. articulées avec d’autres langues, d’autres longues lianes amicales et ici aussi nouées. grands espaces. espèces d’épices rares pour pimenter toute une vie…

MS

Belle bruyère buissonnante,

Epanouie,éclatante,

Rampante,résistante,

N’ayant nulle nocivité,

Assurément aromatique

Durant des décades,

Elégance éphémère,

Toute tremblante,

Toute troublante,

Estivale espérance.

BH Continuer la lecture de « Jeu d’écriture par temps de confinement – 37- abécédaire personnel »

Jeu d’écriture par temps de confinement – 36 – poème pour un titre

27 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 36 – Poème pour’un titre

Souvent pour écrire ses poèmes en prose, Baudelaire s’est inspiré de titres de tableaux.

Voici quelques titres de tableaux . Choisissez celui qui sera le thème d’un court poème en prose ou en vers (ne mettez pas votre texte en rapport avec le tableau, servez vous seulement du titre) :

– Rêve claustral (Clovis Trouille)

– Ancêtres à venir ( wolfgang Paalen) –

– La maison dans la maison ( De Chirico)

– L’énigme d’une journée (De Chirico) –

– Mélancolie et mystère d’une rue (De Chirico)

– Carte du tendre perpétuel (Paul Cox) –

– Soleil de nuit (Man Ray)

-Voyage originel (Baziotte)

-La vague (Courbet)

-Approche d’un orage (Boudin)


approche d’un orage

 

des gris comme s’il en naissait de

chaque rayon fulgurant les nuages

d’un ciel qui poudroie

poussières de lumière

ondoiements

liserés

de l’horizon

forêts noires

et éclats de soleil

brisures

échappées

sur les roches proches

tournoiement

lent

ample

résonnant

qui noiera bientôt

ardoises

et muraille

MS

L’approche de l’orage .

 

Les nuages moutonnent puis s’amoncellent . Le bleu azur vire au bleu indigo , bleu gris , gris , noir , noir ébène puis noir charbon .

Le vent se lève , quelques bourrasques secouent les arbrisseaux, très vite elles se font de plus en plus impétueuses et les branches des hêtres se cassent et roulent sur les sentiers .

Un éclair flamboyant fissure le ciel et le tonnerre sature l’espace .

Des gouttes d’eau s’écrasent au sol , un rideau de pluie s’avance rageusement et déverse ses aiguilles glacées sur le paysage .

La pluie devient déluge ;

le vent , tornade ;

l’orage , fléau .

HG Continuer la lecture de « Jeu d’écriture par temps de confinement – 36 – poème pour un titre »

Jeu d’écriture par temps de confinement 35 nouveau logo rallye

LOGO RALLYE

Objectif : Saint Jacques de Compostelle, nous quittons la maison le sac sur le dos. Seul le chat resta et nous fit don d’un doux ronron d’adieu. Et pour un temps, abandonnée la vie d’avant pour peut-être toucher à l’essentiel.

Nous ajustons nos voiles et poussé par le vent de l’aventure, nos pas s’accordent et nos cœurs se gonflent de joie.

Oublié les premières grandes journées de marche pendant lesquelles le corps s’adapte à ce nouvel effort ! Et puis à cette période les pluies diluviennes ne sont pas habituelles et si une averse nous surprend nous étrennerons nos capes de pèlerin.

Au lever du jour, le même rituel autour des soins des pieds, du laçage des chaussures et de l’ajustement du sac sifflait ses mêmes notes pour démarrer une autre bonne journée. Nous cheminons à travers sous-bois, prairies, vignobles, forêts, cols et ce plateau semi-désertique, La Meseta, long couloir de 200kms.

Nous montons, nous bistournons, nous descendons, nous croisons des hameaux, des fermes, des chapelles, des calvaires, nous traversons des ponts et à l’approche de l’ultime étape dans nos têtes tourbillonnait l’émotion du chemin parcouru.

Santiago, place de l’Obradoiro, non je ne cours pas je m’arrête net, nous nous étreignons, nous nous sourions, nos gorges se nouent et à cet instant le mot joie prend tout son sens.

 

jeu d’écriture de confinement, 34, nouvel acrostiche

Acrostiche

 

D evoir se plier aux nouvelles règles

É  crire ces règles pour ne pas les oublier

C ibler les meilleures choses pour nous tous

O bserver la nature qui nous le rend bien

N e pas perdre les bonnes habitudes

F iltrer les actions nocives

I nstaurer de nouvelles habitudes

N ’aimer que des choses simples

E xprimer son bien-être

M ontrer l’exemple à nos enfants

E xprimer ses sentiments

N e pas voyager inutilement

T raverser la France si riche

Jeu d’écriture par temps de coronavirus 27 04 2020 – 36- titre pour un poème

27 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 36 – Titre pour un poème

Souvent pour écrire ses poèmes en prose, Baudelaire s’est inspiré de titres de tableaux..

Voici quelques titres de tableaux . Choisissez celui qui sera le thème d’un court poème en prose ou en vers (ne mettez pas votre texte en rapport avec le tableau, servez vous seulement du titre) :

– Rêve claustral (Clovis Trouille)

– Ancêtres à venir ( Wolfgang Paalen) –

– La maison dans la maison ( De Chirico)

– L’énigme d’une journée (De Chirico) –

– Mélancolie et mystère d’une rue (De Chirico)

– Carte du tendre perpétuel (Paul Cox) –

– Soleil de nuit (Man Ray)

-Voyage originel (Baziotte)

-La vague (Courbet)

-Approche d’un orage (Boudin)


jeu de confinement 35 logo rallye

26 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 35 : Logo-rallye

Dans la phrase proposée , on exclut tous les déterminants, prépositions et conjonctions et ne garde que les autres les mots qui sont en caractères gras. Chaque mot (dans l’ordre où il se trouve dans la phrase originelle) sera utilisé dans une phrase distincte pour construire une courte histoire. Le texte aura uniquement autant de phrases que de mots relevés (10, ici)

La maison resta abandonnée tandis que le vent des grandes pluies sifflait dans les couloirs et tourbillonnait dans les cours (Alvaro Mutis)


La maison était située au sommet de la colline. Emma, ma grand-mère y resta tout le temps qu’a duré la guerre et y mourut en 1950 . Abandonnée depuis tant d’années, elle n’était plus qu’une masure, étouffée sous les ronces et la verdure. Le vent d’autan qui la frappait toujours du même côté lui avait fait un mur de mousse. De grandes failles apparaissaient en haut sous la toiture qui semblait prête à s’effondrer.Les pluies de toutes les saisons passées avaient fait leur œuvre d’infiltration et de lente érosion…C’était pour les oiseaux, un véritable paradis, ici les moineaux piaillaient dans le roncier, là, sur la grosse branche médiane du cèdre bleu, un beau merle sifflait, son  bec jaune  d’or pointé vers le ciel…Ma maman m’avait beaucoup parlé de cette maison où elle passa son enfance, du couloir au carrelage noir et blanc dont elle aimait tant les lignes et les dessins géométriques en perspective. J’ai voulu essayer d’entrer, malgré le danger, la porte gonflée avait fini par céder, mais déception, au lieu du beau carrelage luisant il n’y avait qu’un voile épais de poussière et un amas de feuilles mortes qui tourbillonnait dans le courant d’air tout à coup plus vif. J’étais saisie par le contraste entre les descriptions de ma maman, lorsque vivait cette grand-mère aux mille savoirs ancillaires et qui connaissait si bien la médecine des simples qu’elle s’était sauvée de la grippe espagnole, et le cours des choses que je voyais aujourd’hui éteintes, abandonnées, réduites à l’état de ruines et proche de totalement disparaître, la mémoire seule en sauvait le passé enfui.

SD

     Jamais elle n’aurait pensé appeler maison ces quelques murs, ces poutres anciennes qui soutenaient encore tuiles et chéneaux. Elle resta là à imaginer ce qu’aurait pu être la suite, sans cette échappée au bout du monde, loin de ce qui était devenu une masure.

         La vigne vierge l’avait même abandonnée pour se concentrer sur un unique pan de mur. De son côté, le vent peinait à se frayer difficilement un chemin dans les ronces qui avaient envahi la cour. Seules, de belles et grandes tiges de roses trémières se penchaient vers les fenêtres ouvertes.

         Les pluies ne semblaient rien avoir changé à ce décor désormais sauvage, immuable.

         Pourtant, en s’approchant davantage de la porte, elle sifflait comme avant, comme si, à ce signal, les ombres allaient s’animer. Par les couloirs, mais de quoi parlait-on, le papier-peint s’était effondré. Il tourbillonnait à peine dans l’air doux et précédait la présence ancienne d’une voix qui un jour l’avait pressée, lui intimant l’ordre de s’en aller, sans se retourner.

         « Fuis, vite, cours ! »

MS

Comme chaque fois qu’elle s’était absentée trop longtemps, la maison l’accueillait avec un air de reproche. Cette fois encore, elle resta un moment sur le seuil, l’estomac noué. La grande pièce abandonnée quelques semaines plus tôt ne masquait pas sa tristesse. Elle ouvrit les fenêtres pour que le vent du matin lui redonne vie. Il avait balayé les grandes plaines et apportait des nouvelles du monde. Le parfum des dernières pluies d’orage remplaçaient celui de la poussière. Dehors, sur la plus haute branche du tilleul, un merle sifflait sa joie. Le couloir tapissé d’affiches d’exposition de ses peintres préférés lui redonna le sourire et elle gagna sa chambre-bureau. Les souvenirs tourbillonnaient autour d’elle et la réconfortaient. Elles avaient retrouvé leur sérénité et ensemble, elles allaient pouvoir attendre la reprise des cours.

Ddor Continuer la lecture de « jeu de confinement 35 logo rallye »

Jeu d’écriture par temps de confinement 34 – confinement blues – quelques haïkus en plus et un acrostiche

Haikus

 

le jasmin jaillit

à peine encore ponctué de blanc

chaleur d’été

 

 

un merle moqueur

plongeant dans le feuillage verni

terre vaine et remuée

 

 

vrilles de capucines

oiseaux bercés par le vent d’été

nid abandonné

 

Acrostiche

Comme il est doux de t’écouter

Oiseau chanteur sous ma fenêtre

N’es-tu pas ce beau roitelet

Fou d’amour pour sa roitelette ?

Il te faut de la patience

N’arrête pas de l’appeler

Elle te répondra si elle pense

Mener à bien sa destinée

En ce moment de solitude

Ne t’arrête pas de chanter

Tu me donnes ta plénitude.

Maman de S