10 04 2020
Jeu d’écriture par temps de confinement 19 réhabilitation
Réhabilitez dans un poème, un pamphlet, une lettre (bref sous la forme que vous voulez) un animal ou un objet (au sens très large) mal aimé
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10 04 2020
Jeu d’écriture par temps de confinement 19 réhabilitation
Réhabilitez dans un poème, un pamphlet, une lettre (bref sous la forme que vous voulez) un animal ou un objet (au sens très large) mal aimé
Une homophonie d’une expression ou d’une phrase est une expression ou une phrase différente qui se prononce de la même façon et veulent dire des choses différents. Nous nous contenterons d’homophonie approximative qui donne plus de liberté
exemple : « elle essuie les verres au fond du café » donne pour moi « Elle s’ennuie l’hiver au profond d’Calais »
1 Choisir une phrase parmi celles qui vous sont proposées ou une autre de votre choix
2 trouver une phrase homophonique de la première
3 Ecrire un texte dont la phrase terminale sera une homophonie approximative de la phrase initiale.
Phrases proposées
– « L’ennui monte du sol et s’égoutte du ciel » (A. Drouin)
un monde à portée de main. encore fallait-il que les mains soient agiles. encore fallait-il que l’univers soit moins fragile. car, il ne saurait poursuivre sans l’espoir de dresser un portrait différent. autre que celui de l’ange peint hier. autre que celui d’un démon peint demain.
MS
Impassibles dans leur coin les joueurs
Guident leurs lentes pièces
Deux vieux amis dans un jardin
Incrustés sur leur chaise
Sur leurs quatre genoux une planchette
Sur la planchette un jeu d’échecs
Autour d’eux une bulle
Ni les cris des enfants
Ni les remarques des flâneurs
Rassurés par leur éternelle présence
Ne les atteignent
Mais ces passants s’en sont allés
Des dealers les ont remplacés
Qui manigancent en secret
Contre les bandes rivales
Ils ne les ont pas remarqués
Ce soir le plus jeune est tombé
Alors qu’il avait un jeu magnifique*
Impossible ce coin, les tueurs
visent au lance-pierre
DDor
* merci Aragon
Un monde à portée de main »:avec ses légos,il pouvait imaginer le monde qu’il souhaitait ,il les avait étalés sur la table de la cuisine,pendant que sa mère préparait le dîner.Il piochait au petit bonheur pour monter des murs,insérer des fenêtres.La maison construite,l’idée lui vint d’y ajouter les édifices propres aux communes,la mairie,l’école,les maisons des ses copains.Cela formait une masse compacte et il eut besoin d’aérer cet espace quelque peu confiné en créant des places,en traçant des rues mais il se vit bientôt au-delà du village, il ajouta les chemins qui mènent vers les champs,toujours plus loin,et au moment ou il imaginait de monter le versant,sa mère l’appela,alors ce sera « le mont à porter demain »
BH
Un monde à portée de main » =
Immonde aparté du destin .
» Fatalitas ! Je suis la nasse qui piègera les poissons ,
je suis le kudzu qui envahira vos fondations et vous étouffera sous une chape verte létale ,
je suis le virus qui ébranlera vos certitudes et vous laissera sidérés face à vos mirages « .
HG
Elle a trop à faire pour pouvoir rêver
Mais qu’importe elle se doit de lutter
Pour qu’un jour la planète, triste réalité
Survive aux désastres de la modernité.
Ce combat qu’elle poursuit avec dignité
Elle se doit de le vivre et même de le crier
Elle se doit même d’aller manifester
Et c’est pourquoi en ce jour de mai
Elle suit les verts qui font un défilé.
SM
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Le jardin
Je vois un paysage tiré à quatre épingles
Et dedans un tableau de Monet
Avec des pâquerettes qui font fleurettes
Comme ses nénuphars blancs
Et des verts étincelants de lumière
Qui ruissellent des arbres
Aux feuilles renaissantes.
Je vois un espace encadré d’ocres
les pierres jaunes du Périgord,
des murets de pierre sèche
qui me rappellent d’autres hommes.
Et dedans
une fenêtre ouverte sur un petit coin de liberté.
Je découvre la danse des centaines d’insectes
qui virevoltent ou s’affairent à mes pieds,
des dizaines d’oiseaux qui à tous les étages
Font jaillir leurs chants et jouer leurs plumages
Et dedans
J’entends la musique de cette nature en pleine effervescence
Une musique resplendissante,
qui ne demande qu’à être écoutée,
Comme un concerto de Mozart à la clarinette
Un jour de pluie ou de mauvaises nouvelles
Qui nous fait la fête.
Derrière la maison le tas de bois sèche au soleil
Pour quand le froid reviendra tout pareil
Plus loin, j’entends le bruit de quelqu’un qui s’affaire.
Tout est tranquille, un jour de grâce au jardin
Qui ne produit rien si ce n’est le loisir d’y languir.
FL
Une homophonie d’une expression ou d’une phrase est une expression ou une phrase différente qui se prononce de la même façon et veulent dire des choses différents. Nous nous contenterons d’homophonie approximative qui donne plus de liberté
exemple : « elle essuie les verres au fond du café » donne pour moi « Elle s’ennuie l’hiver au profond d’Calais »
1 Choisir une phrase parmi celles qui vous sont proposées ou une autre de votre choix
2 trouver une phrase homophonique de la première
3 Ecrire un texte dont la phrase terminale sera une homophonie approximative de la phrase initiale.
Phrases proposées
8 04 2020
jeu d’écriture par temps de confinement 17 Confinement quand tu nous tiens
Jeu inspiré par « Espèces d’espaces » de Perec
Décrivez une pièce, le jardin (ou une partie de ce jardin) où vous vous tenez agréablement pendant cette période de confinement
Dans un coin de la chambre, ton lit au drap fleuri luit dans la douce pénombre. Les rayures projetées par les fins barreaux blancs sont régulières et rassurantes. Aux quatre coins, tes petites créatures veillent : l ‘éléphant à la robe marine semble songeur, le lapin au doux tissu rose est blotti contre ton nez, le chien orangé a fini sa roulade les fesses en l’air tandis que la biche soigne sa pose. Au milieu de tout cela, tu dors paisiblement telle une petite chenille bien enroulée dans son cocon. Je scrute un mouvement imperceptible et tend l’oreille vers la musique de ta respiration. Un petit soupir rassasié s’échappe de tes lèvres. Ouf. Je respire ton odeur de tartine de pain grillé et profite de cet instant paisible, suspendu.
C’est ici, penchée au-dessus de ton lit, que je me ressource tous les soirs en me disant… Vivement demain
MV
J’ai toujours affectionné les bow-windows et les jardins d’hiver, compromis entre dedans et dehors. La véranda est actuellement ma pièce préférée.
Elle est ensoleillée et la température y est agréable ; la vue sur le jardin permet de contempler les tulipes au sommet de leur beauté et l’oranger de Virginie qui lui, embaume l’air, par les fenêtres ouvertes. Quelques plantes (demandant peu d’entretien car mes capacités jardinières sont en la matière assez limitées) apportent leur touche de verdure.
Nous y déjeunons, ou jouons à quelques jeux de société ressortis des placards.
Le coin lecture (composé essentiellement de deux fauteuils) est surtout utilisé en fin d’après-midi.
Finette la chatte apprécie également cet endroit calme. Elle le prouve en s’y prélassant longuement avant de retourner se défouler au jardin
Ddou Continuer la lecture de « Jeu par temps de confinement 17 confinement quand tu nous tiens »
Lors de ces moments où les soleil répand ses derniers rayons, redonnant à la totalité de notre environnement cette même couleur grise, claire d’abord, puis de plus en plus foncée, au point que tout devient finalement noir (arbres, maisons, animaux passant par là), Maître Mahmut et moi marchons longuement, pas après pas, un pied devant l’autre, vers notre modeste bâtisse faite de pierres empilées les unes sur les autres, surmontées d’un toit constitué de pailles et de tiges de roseaux. Nous revenons, après être descendus vers cet endroit regroupant plusieurs maisons comme la nôtre, disposées circulairement pour former un petit village où les gens vivent tout près les uns des autres, j’avais comme impression, sans pouvoir l’expliquer mais en la ressentant pourtant de tous mes membres, que nous avancions vers cette étendue, bleue et parfois grise une partie de la journée, noire et constellée de taches blanches et brillantes une autre partie de la journée, où nos semblables, comme Mahmut et moi-même, fermons les yeux et reposent leurs consciences.
LD
8 04 2020
jeu d’écriture par temps de confinement 17 Confinement quand tu nous tiens
Jeu inspiré par « Espèces d’espaces » de Perec
Décrivez une pièce, le jardin (ou une partie de ce jardin) où vous vous tenez agréablement pendant cette période de confinement.
07 04 2020
jeu d’écriture par temps de confinement- 16- Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué
On part d’une phrase simple et claire et on remplace tous les noms par des périphrases, ce qui a le don de la rendre obscure faute de l’améliorer
périphrase : du grec peri (« autour ») et phrazein (« parler ») periphrazein : « exprimer par », est une figure de style de substitution qui consiste à remplacer un mot par sa définition ou par une expression plus longue, mais équivalente. Autrement dit, elle consiste à dire par plusieurs mots ce que l’on pourrait exprimer par un seul .
Exemple
jour : période objectivement de durée fixe mais subjectivement très élastique
Phrase à compliquer à souhait :
Les soirs où Maître Mahmut et moi regagnions notre campement après être descendus à la bourgade, j’avais la sensation que nous avancions vers le ciel.
(Pamuk, La femme aux cheveux roux)
Vous pensez au moment où les doigts de rose marquent le début de notre temps vital et quotidien, eh bien non, juste à son exact opposé, quand cet individu dont le prénom est digne d’éloge, respecté, sage ou guide, et votre humble servante retrouvions les délices de notre équipement texturé et précaire posé sur d’hautaines courbes de niveau, au retour de cet espace disséminé, pourtant inscrit sur les cartes d’état major, je pouvais sonder en moi et deviner ce qui n’était encore qu’un percept intérieur prédisant que la surface céleste pouvait héberger notre probable arrivage.
MS
La longue période qui correspond à l’opposé du jour ou sa noble seigneurie Mahmut et la silhouette qui me représente rejoignions notre lieu d’habitation aux allures militaires après être descendus dans cet amas de maisons,de commerces et d’édifices publics,j’avais tous les sens en éveil qui me signifiaient que nous avancions vers la voûte étoilée bleu nuit
7 04 2020
jeu d’écriture par temps de confinement- 16- Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué
On part d’une phrase simple et claire et on remplace tous les noms par des périphrases, ce qui a le don de la rendre obscure faute de l’améliorer
périphrase : du grec peri (« autour ») et phrazein (« parler ») periphrazein : « exprimer par », est une figure de style qui consiste à remplacer un mot par sa définition ou par une expression plus longue, mais équivalente. Autrement dit, elle consiste à dire par plusieurs mots ce que l’on pourrait exprimer par un seul .
Exemple
jour : période objectivement de durée fixe mais subjectivement très élastique
Phrase à compliquer à souhait :
Les soirs où Maître Mahmut et moi regagnions notre campement après être descendus à la bourgade, j’avais la sensation que nous avancions vers le ciel.
(Pamuk, La femme aux cheveux roux)
6 04 2020
Jeu par temps de confinement 15 contrainte du prisonnier
C’est un jeu oulipien
Un prisonnier ou une personne en quarantaine doit écrire une lettre à sa femme,ou à un complice, ou au juge, ou au médecin ou au Président de la République mais il n’a que très peu de papier… il doit donc écrire en prenant le moins de place possible et donc en écrivant sans lettre avec jambage ; il se contente de :a, c, e, i, m, n, o, r, s, u, v, w, x
Exemple: Mon amour. Ce mur me mène vers une vie sans saveur. On rumine une évasion.
Un nourrisson avise sa maman .
Coucou , ce cocon m’écrase ; m’aérer avivera mon cœur . Arrivée aussi sec .
HG
mon mec à moi.
ça va… on commence à voir une issue.
sors-moi, sinon on va s’armer en vrai, saisir une crosse version massue, ici, sans raisonner mieux.
rêve-moi, nomme-moi, sors-moi.
amour ever…
MS
coco mon amour. on creuse. came, avoine en sûreté sous saxo rose, casse au riri. Six mai, aurore, ramène caisse, came, avoine, simarre curé, sous sixième marronnier rue rené cassin . on s’casse mon cœur.
Ddor Continuer la lecture de « Jeu d’écriture en temps de confinement – 15- contrainte du prisonnier »