écrit en décembre 2018: le journal du K / cousinade des saints

 

Il y a bien longtemps, les Saints décidèrent d’organiser une cousinade. Ils choisirent de se retrouver chez Saint-Germain les Prés qui vivait dans un cadre bucolique et verdoyant. Saint-Priest les Fougères fut bien un peu jaloux mais le calme revint vite. Angoisse n’eut même pas le temps de s’installer. Continuer la lecture de « écrit en décembre 2018: le journal du K / cousinade des saints »

écrit en décembre 2018 / jeu : le journal du K

Consigne :

jeu 1 : le journal du K

Rédiger un court article sur un évènement (fait divers ou autre) inspiré par le nom du lieu où il se produit. Au choix : Angoisse, Sainte Innocence, Saint Priest les fougères, Bouteilles-saint Sébastien, Saint germain des près, Saint Laurent les Bâtons, Bertic-buré, sainte trie, Gout-Rossignol, Souffrignac, Saint Pompont, Bouzic, Rudeau-ladosse, Faux, Cercles, Pezuls (moins vous en savez en réalité sur cet endroit, mieux c’est)

La légende de Saint Pompon.

Il y a très longtemps, entre Angoisse et Saint Laurent des Bâtons, se trouvait un joli petit village blotti dans un trou de verdure où chantait une rivière accrochant follement aux herbes des haillons d’argent. A la belle saison c’était un petit val qui moussait de rayons.

Les habitants avaient tout pour être heureux. En effet, la joyeuse petite rivière un peu volage, qu’ils appelaient la Pomponnette car elle changeait souvent de lit, avait fait leur fortune.Voici pourquoi : leurs voisins, les habitants d’Angoisse qui étaient frappés de crises dépressives aigües récurrentes se voyaient prescrire des cures par un thérapeute venu de Charleville-Mézières très en vogue à cette époque. Il s’agissait tout simplement d’une sorte de cure de sommeil : le patient s’allongeait près de la rivière, tête nue, la nuque baignant dans le frais cresson bleu et les pieds dans les glaïeuls.Ensuite il suffisait, selon la technique dite du lâcher prise, de se laisser aller à faire un somme en s’abandonnant à mère Nature qui vous berçait chaudement et la guérison était quasiment certaine. Continuer la lecture de « écrit en décembre 2018 / jeu : le journal du K »

chapitre A Les femmes du rez de chaussée

26Les soirs d’été, Maria Luisa, Rosanna et Monette (toutes trois habitant au rez de chaussée) se retrouvent souvent dans le hall où il fait bon papoter jusqu’à pas d’heure. Certaines mauvaises langues diraient cancaner.

Elles évoquent souvent leur arrivée à Terrasson. Car devenir locataire « Au long cours », ça se mérite. Marie Charlotte choisit ses locataires lors d’une entrevue digne des castings les plus pointus des réalisateurs du cinéma d’art et d’essai. Oui, il s’agit bien d’un casting. L’immeuble est pour elle, une sorte de plateau de cinéma, ou de scène de théâtre où les acteurs ne sont pas des acteurs. Continuer la lecture de « chapitre A Les femmes du rez de chaussée »

chapitre E une journée de Jeff Blanchard

Sept heures moins le quart, la sonnerie stridente du réveil de Ludovic parvient jusqu’à Jeff et Thomas à travers le studio des quatre Polonais quasiment invisibles. Il leur reste un quart d’heure à profiter de la chaleur du lit, les yeux mis clos errant des tableaux colorés , aux branches du vieux cerisier, plus ou moins feuillu selon les saisons qui les informe du temps du jour. Continuer la lecture de « chapitre E une journée de Jeff Blanchard »

Chapitre F Une journée de Lucien Griffoul

Les journées de la vie de retraité de Lucien Griffoul auraient pu être monotones et répétitives, générant l’ennui, qui bien souvent conduit à la dépression et aux conduites addictives ou suicidaires comme on peut le lire chaque semaine dans la page psychologie de l’Echo de la mode auquel la maman du petit Lucien fut longtemps abonnée, car bien que née à Eybène et mariée à un gars d’Eyvigues elle n’en était pas moins une femme de son temps, moderne et ouverte aux idées nouvelles, y compris en matière d’émancipation féminine, même si le coup de tonnerre de la parution du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir en 1949 n’avait eu que peu d’écho sur les pechs du causse d’Eyvigues et de Simeyrol, suscitant seulement la réprobation indignée du curé de Salignac dans ses prêches dominicaux et la mise à l’index immédiate de l’ouvrage impie qui eut l’honneur de figurer sur le panneau d’affichage dédié au sein de l’église bien en vue des fidèles voisinant avec des noms illustres (Voltaire, Sade, Sartre…) ou moins (Vaillant le journal de Pif, par exemple) . Continuer la lecture de « Chapitre F Une journée de Lucien Griffoul »